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Full text of "Memorias de la Real Sociedad Espa de Historia Natural"

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NATURAL HISTORY 





[A.M.N.H. 
ldf7 > 



MEMORIAS 



REAL SOCIEDAD ESPAÑOLA DE HISTORIA NATURAL 



MEMORIAS 

DE LA 

REAL SOCIEDAD ESPAÑOLA 



DE 



HISTORIA NATURAL 



TOMO VI 



MADRID 



F-ñ.sKo ij:e; tiecoi^etos, so, e^^jo 

PALACIO DE BIBLIOTECA Y MUSEOS NACIONALES 
1909 



■n-i3esí>-'h»^,5 



MADRID. — IMPRENTA DE FORTANET, LIBERTAD, 29, — TELEFONO 99 1 



Tomo VI.— Memoria 1." 



ETTJIDE 



SUR LES 



ARACHNIDES RECÜEILLIS AU MAROC 



M. MARTÍNEZ DE LA ESCALERA EN 190] 



EUGENE SIMÓN 

Président honoraire de la Société entoraologique de France. 



Les Arachnides du Maroc ne nous étaient guére connus jus- 
qu'ici que par les espéces recueillies par nous-méme, il y a plus 
de quarante ans, en mai 1 868, sur le trajet de Tánger á Fez et 
par quelques grosses espéces rapportées du Djebel Demnata, á 
l'ouest de Marrakech, par un voyageur du regretté botaniste 
I^". Cosson. 

Les recherches de AL de la Escalera nous ont íait connaitre la 
faune maritime de la región la plus occidentale, les principales 
localités explorées par cet habile naturaliste sont Casablanca 
(Dar-el-Beida, des Árabes), Mazagan (El-Bridja) et surtout 
Mogador (Soueíra) (l). 

La faune du Maroc est intimement liée á celle, beaucoup 
mieux connue, de l'Algérie, plus de la moitié des espéces obser- 
vées sont communes aux deux régions ; mais á cóté de ees res- 
semblances on doit signaler certaines difíerences intéressantes, 
surtout á Mogador, on l'influence océanique se fait sentir. 

On y trouve V Enoplognatha diversa (Blackwall), VAgelena 
canariensis Lucas, le Xystiais squalidus E. Sim., décrits des 



(i) Les Arachnides recueillis par M. de la Escalera aux environs de 
Marrakech, out été malheureusement perdus au cours du voyage. 
Memorias de la Real Sociedad española de Historia natural, tomo vi, 1909. 



EUGÉNE SIMÓN 



iles Canarias et Madére ; les rapports avec la faune de ees iles 
de TAtlantique sont indiques par la prédominence des Dysdera, 
qui sont cependant Tespéces différentes, et par une belle espéce 
nouvelle Cerbahis nigriventris qui est surtout voisine du C. Ver- 
neaiii E. S. des Canaries. 

L'une des Araignées les plus ahondantes á Mogador, Ptcrotri- 
cha AiLSSCi'ei'í L. Koch, est cgalement commune dans l'Europe 
occidentale, mais jusqu'ici étrangére aTAlgérie; une autre, ¿rj//(?- 
dcs major E. Sim., n'était au contraire connue que du Sénégal. 

M. de la Escalera n'a pas retrouvé les trois plus remarquables 
espéces de notre voyage (Chedima purpurea, Leptopelma elonga- 
tum, Olios Baulnyi), en revanche il a découvert á Mogador le 
Cerbalus dont nous avons parlé plus haut, le Titanidiops maroc- 
canus E. S., seul représentant du groupe des Idiops dans le Nord 
de l'Aírique et plusieurs autres espéces nouvelles qui seront 
décrites dans les pages suivantes. 

En resume sur 1 10 espéces d'Arachnides trouvées par M. de 
la Escalera, 48 se retrouvent en Algérie et en Europe surtout 
austro-occidentale, 20 en Algérie seulement, 9 en Algérie et en 
Egypte, 3 dans les iles Madére et Canaries, une (Scytodes ma- 
jor E. S.) au Sénégal, une (Runciniopsis flavida E. S.) n'était 
connue que de TAfrique tropicale, 4 sont des formes presque 
cosmopolites, enfin 24 sont jusqu'ici propres au Maroc. 



Fam. Aviculariidae. 

Gen. Titanidiops. 
T. maroccanus, sp nov. 

9- ^'Ong 17-19 mm. Cephalothorax laevis et glaber, parte 
cephalica setis nigris validis et erectis paucis munita, pallide 
luh'o-testaceus, oculis in niaculis parvis nigris sitis. Oculi qua- 
tuor antici aream angustam et longissimam occupantes, dúo an- 
tici ad marginem frontalem siti parum prominuli, subrotundi et 
Ínter se juxta contigui, posticis saltem V;, majores. Oculi quatuor 
postici, superne visi, in lineam subrectam, medii ovati laterali- 
bus, longe ovatis et subrectis, plus triplo minores, inter se quam 



ARACHNIDES RECUEILLIS AU MAROC 



-a lateralibus remotiores. Abdomen breve et convexum, pallidc 
■cinereo-testaceum, pilosum. Chelae castaneae, opacae, dentibus 
rastelli validis ad angulum inordinatis et valde prominulis. Par- 
tes oris fulvo-rufulae, pars labialis ad apicem dentibus binis den- 
tibusque multo minoribus paucis armata, coxae ¡ntus, usque ad 
apicem, valde et inordinate dentatae. Sternum laeve pedesque 
pallide lútea, metatarsis tarsisque leviter rufulo-tinctis, coxis 
I' paris haud spinulosis, 3' parís postice vitta crebre setosa mu- 
nitis, reliquis articulis ut in T. syriaco aculeatis. 

(^. Long. 13 mm. Cephalothorax multo humilior, pallide ful- 
vo-testaceus, parte cephalica leviter rufescenti-tincta, thoracica 
granulis par\'is conspersa. Chelae multo minores. Partes oris mu- 
ticae, dentibus carentes. Pedes multo longiores et graciliores, 
pedum I' paris patella subtus aculéis acutis 2-2 armata, tibia sub- 
tus aculéis similibus 4-4 et utrinque aculéis brevioribus dentifor- 
mibus paucis et inordinatis munita, intus calcare apicali bifido, 
ramulo exteriore longiore, nigro, acuto et divaricato, insigniter 
armata, metatarso gracíli, tibia haud vel vix breviore, levissime 
•curvato, et subtus et intus breviter seriatim aculeato, tarso acul- 
éis inferioribus et lateralibus aculeisque apicalibus inordinatis 
munito, unguibus dentibus longis subconLiguis 6 vel 7 pectinatis. 
Pedes-maxillares longi, fulvi, temore subrecto, supra setis spini- 
formibus iniquis uniseriatis armato, patella mutica, parallela, sal- 
tera triplo longiore quam latiore, tibia patella paulo longiore 
leviter fusiformi, extus, prope apicem, acúleo interiore et área 
longitudinali leviter convexa, crebre spinulosa, munita, tarso sub- 
parallelo supra ad apicem aculéis 3 vel 4 contiguis munito, bul- 
bo fusco-castaneo, lobo depressiusculo, spina lobo longiore, vali- 
da, acuta et curvata. 

A T. syriaco, cui valde affinis et subsimilis est, differt femina 
magnitudine minore, oculis mediis anticis frontalibus posticis 
evidentius majoribus, subrotundis et inter se juxta contiguis (in 
T. syriaco oculis frontalibus ovatis, obliquis et inter se distincte 
separatis). 

Mogador. 

Décou\'erte des plus intéressantes, car le groupe des Idiops 
n'avait jusq'ici aucun réprésentant dans le Nord de l'Afrique. 

Mem. R. Soc. esp Hist. nat., vi, 1909. 



EUGÉNE SIMÓN 



Le genre Titanidiops E. Simón, est largement distribué car 
il compte des espéces dans l'Afrique tropicale (T. compactus 
Gerstaecker, laciistris Vococ\i^ etc.) dans l'Inde (T. fortis, cons- 
tructor Pacock) et une en Syrie (T. syriacus O. P. Cambrid- 
ge) , décrites sons les noms génériques á' Idiops et d'Acan- 
thodon. 

L'espéce du Maroc se rapproche surtout du T. (Idiops) syria- 
cus O. P. Cambr. 

Gen, Pachylomerus. 

P. occidentalis sp. nov. 

9- Long. 17 mm. Cephalothorax laevis pedesque obscure 
fusco-picei. Chelae nigrae. Sternum laeve, coxae femoraque 
subtus, praesertim postica, dilutiora et fulvo-rufula. Abdomen 
magnum, nigro-lividum, pilosum, subtus regione epigastri, pla- 
gulis spiraculorum mamillisque dilutioribus et luteo-testaceis. 
A Pachylomero aedificatorio , cui subsimilis est, differt oculis 
mediis posticis albis et planis, leviter angulosis saltem haud lon- 
gioribus quam latioribus (in P. aedijicatorio longe ovatis et sub- 
rectis), tibia pedum-maxillarium et intus et extus denticulis par- 
vis uncatis, ad apicem densis, versus basin sensim rarioribus et 
uniseriatis, instructa (in P. aedijicatorio^ utrinque vittam crebram, 
usque ad basin ductam, designantibus) et praesertim tibia 4' pa- 
rís ad latus exterius spinulis acutis, saltem decem fere inordina- 
tis, munita (in P. aedijicatorio mutica vel fere mutica). 

Tánger. 

Remplace probablement le P. aedijicatorius au Maroc. 

Nota. M. de la Escalera a rapporté de Casablanca, Mazagan 
et Mogador quelques jeunes Nemesia indeterminables. 

Gen. Leptopelma. 

L. cavicola E. Simou^ in Act. Soc. linn. Bord., xlii, 188S 
(1889), p. 20. 

Mogador. 

Nous avons découvert cette espéce en Algérie, dans la región 



ARACHNIDES RECUEILLIS AU MAROC 



des hauts plateaux. et nous avons décrit son terrier qui est des 
plus complexc (loe. cit., pl. xiii, f. 3). 

Ou peut aussi trouver au Maroc le L. elongatum E. Sim. 
L. africana Ausserer (i). 

Gen. Ischnocolus. 

I. maroccanns (E. Simón). — Aviadaria m. E. Simón. Aran, 
nouv., 2'' mém., Liége, 1873, P- ^S- 

Aux caracteres que nous avons donnés pour distinguer cette 
espéce de VI. audaliisiacns E. S. il faut ajouter que les épines 
des tibias antérieurs sont moins nombreuses; chez /. mai'occainis 
en dessous les épines n'occupent que la moitié externe de l'ar- 
ticle dont la face interne ne présente que 3 ou 4 épines submé- 
dianes, tandisque chez /, andahisiacus en-dessous les épines oc- 
cupent toute la surface de l'article, au moins dans la moitié 
básale, et sa face interne offre, dans la moitié básale, un groupe 
irrégulier de 7 ou 8 fortes épines ¡négales qui se confond avec 
les épines inférieures. 

Tánger. 

Nous avons découvert cette espéce en 1868, sur le trajet de 
Tánger á Fez. 

I. numida sp. nov. 

cf. Long. 12-15 mm. Pallide fusco-rufescens, cephalothora- 
ce albo-sericeo-subargenteo-piloso sed in medio leviter flavido- 
tincto, pedibus albido-pilosis, abdomine dilutiore et flavido- 
sericeo-piloso, in fundo maculis fuscis triseriatis, medianis parvis 
subtriquetris, lateralibus longis et obliquis ornato. Ab /. algeri- 
co Th. et mogadorensi E. Sim. praesertim differt, metatarsis I' 
paris superne muticis, leviter curvatis, subtus usque ad basin 
crebre et longe scopulatis (in alteris sp. rectis, subtus brevius et 
rarissime scopulatis), tibiis I' paris, intus, in dimidio apicali, 

(i) Synonymie absolument certaine, Ausserer ayant décrit L. africana 
sur un individu provenant de nos chasses, qui lui avait été communiqué 
par le Rev. O. P. Cambridge. 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1909. 



EUGENE SIMÓN 



niuticis, in dimidio basali aculéis validis 4 vel 5 tere ¡nordinatis 
munitis, tibia pedum-maxillarium intus, prope basin, acúleo seti- 
íormi munita (in alteris sp. aculéis vel setis spiniformibus sub-api- 
calibus tantum munita). Ab /. t/ii/etauo Pavesi, differt metatarsis 
1' paris longioribus, acúleo dorsali carentibus, aculéis interio- 
ribus tibiarum anticarum brevioribus et paucioribus (in /. tiine- 
tano saltem decem). Ab /. andalnsiaco et maroccaiio, cui praeser- 
tim affinis est, differt cephalothorace albo (non flavido-sericeo) 
piloso, metatarsis anticis longioribus, curvatis et longius scopu- 
latis, etc. 

Maroc. (Vaucher, sans localité precise.) 

Répandu en Algérie dans la región des hauts plateaux, mais 
jusqu'ici inedit. 

I. mogadorensis sp. nov. 

9- Long. 10-12 mm. Pallide fusco-rufescens vel olivaceus, 
cephalothorace pilis longis sericcis subargenteis albido-roseis, ad 
marginen! albis, crebre vestito, pedibus albido-pilosis, abdomine 
albido flaventi-piloso, sericeo, maculis parvis obscurioribus seria- 
tis, vix expressis notato. Ab /. algeríco^ cui subsimilis est, dif- 
fert magnitudine minore, cephalothorace roseo haud luteo-seri- 
ceo pubescente, metatarsis I' paris superne muticis (in I. algeri- 
na superne, ad marginem interiorem, acúleo longo subbasilari 
munitis), tibiis I' paris intus aculéis longis biseriatis (l-l vel 2) mu- 
nitis sed aculéis basalibus brevioribus carentibus, subtus plu- 
riaculeatis et utrinque acúleo apicali, extcriore curvato interiore 
subrecto, munitis (in /. algcrico acúleo apicali interiore curvato 
tantum munitis), pedum-maxillarium tibia intus, in parte apicali, 
setis spiniformibus binis armata et tarso ápice lobo genitali plus 
duplo longiore (in /. algcrico vix longiore). 

Mogador (Martínez de la Escalera). 

En grand nombre. 



ARACHNIDES RECUEILLIS AU MAROC I I 

Fam. Atypidae. 

Gen. Atypus. 

A. affinis major subsp. nov. 

cf. Long. 15 mm. A typo differt cephalothorace nigro-opaco, 
crebrius coriaceo-varioloso, oculis mediis anticis lateralibus sal- 
tem triplo majoribus, oculis mediis posticis parvis a lateralibus 
distinctius separatis, chelarum ungue dente basali cónico vali- 
diore munito, magnitudine multo majore. — Tarsi pedum cunc- 
torum superne mutici. 

Mogador. 

Martínez de la Escalera n'a recueilli qu'un seul mále. Alalgré 
sa grande taille et certaines petites différences dans la disposition 
oculaire, nous le considérons comme une forme occidentale de 
V Atypus ajjinis. 

Cette espéce est au reste la seule du genre qui se trouve dans 
le Nord de l'Aírique: A. coriacens E. Simón (décrit de Daya, 
sur un seul mále) et A. ccdrornm E. Simón (décrit du Djebel 
Mahadid, sur des femelles seulement) ne sont aussi que des for- 
mes locales, faiblemcnt caractérisées. 

Fam. Eresidae. 

Gen. Eresus. 

E. albopictus E. Simón, in Ann. Soc, ent. Fr., 1873, p. 352 (9). 
E. LiicasiY.. Simón, ibid., p. 353 (cf). 

Mogador. 

Les deux sexes ont été trouvés simultanement par Martínez de 
la Escalera, ce qui confirme l'identité spécifique des E. albopic- 
tus et Lucasi qui était douteuse jusqu'ici; VE. Lncasi, qui cor- 
respond au mále, a été décrit de Marnia, dans le département 
d'Oran prés la frontiére du Maroc, \ E. albopictus a été décrit de 
Sicile, sans doute par confusión de localité. 

Nota. Eresus ¡liger Petagna, se trouve aussi au Maroc, nous 
l'avons regu tout récemment de Ber-Rechid, par M. H. Leipp. 
Mem. R. Soc. esp. Hist. nat , vi, 1909. 



EUGÉNE SIMÓN 



Gen. Stegodyphus. 

E. lineatus (Latreille). 

Mogador. 

Les individus recueillis á Mogador se rapportent á la forme 
typique. 

Fam. Dictynidae. 

Gen. Dictyna. 

D. conducens O. P. Cambridge, in Pr. Zool. Soc. Lond., 1876, 
p. 556, tab. Lviii, fig. 3. — D. palmarum E. Simón, Ar. Tun., 
1885, p. 33. 

Mogador. 

Espéce répandue dans toute la región désertique du Nord de 
l'Afrique. 

Fam. Zoropsidae. 

Gen. Zoropsis. 

Z. spinimanus (L. Dufonr). — Dolomedes spinimanus'L. Dufour, 
in Ann. Se. Phys,, v, 1 820, p. 204. — Dolomedes ocreatus 
C. Koch, in Wagner, Reisen in Reg. Alg., in, 184I, p. 212. — 
Lycosoides algerica Lucas. — Hecaerge Wrighti Blackwall. — 
Zoropsis Albertisi Pavesi. — Zoropsis ocreata auct. recent. 
Tánger. 

Répandu en Algérie, en Espagne, en Provence et en Italie. 

Une soigneuse étude de la description du Dolomedes spinima- 
nus de L. Dufour, m'a convaincu quelle ne pouvait s'appliquer 
qu'au Zoropsis ocreata (C. Koch) qui est au reste commun en 
Espagne. 

II me paraít probable que les Z. Quendenfeldti et triangularis 
Dahl (de Tánger) tres sommairement décrits (in S. B. Ges. na- 
turf. Berlin, 1901, p. 192) ne différent pas de Z. spinimanus; 
il n'y a pas á teñir compte de la taille qui varié pour les femel- 
les de 12 á 25 millimétres. 



ARACHNIDES RECUEILLIS AU MAROC 13 

Z. xylina sp. nov. 

Q. Long. 15-18 nim. A Z. spinimanu á'úÍQrt imprimís mag- 
nitudine minore, chelarum margine inferiore dente apicali minu- 
tissimo (2° plus duplo minore), plaga genitali evidenter longiore 
quam latiore, leviter rhomboidali, angustius nigro-marginata, 
septo membranáceo albido ápice rufulo, pubescentia corporis et 
artum albido-lutea. Cephalothorax luteus, valde fusco-maculatus 
ct v'ittatus. Abdomen supra crebre fusco-atomarium et reticula- 
tum, antice vitta longitudinali sat angusta, postice maculis bise- 
riatis nigricantibus, notatum. Pedes postici valde annulati. 

Mogador. 

L'espéce est représentée dans le sud Oranais par une varíete 
beaucoup plus pále (Z. xylina Vibcrti E. Simón). 

Fam. Sicariidae. 

Gen. Loxosceles. 

L. distincta (Lucas). — Scytodcs d. 11. Lucas, ín Expl. Alg., 
Art. I , p. 104, tab. 2, í\g. óf. — Loxosceles erythí'ocephala 
E. Simón, Ar. nouv. etc., 2'' mém., 1873, p. 38 (non C. Koch). 

Tánger. 

Gen. Scytodes. 

S. major E. Simón, ín Ann. Soc. ent. Fr., 1885, p. 385. 

Mogador. 

Commun á S.* Louis, au Sénégal, dans les maisons. 

S. velutina Heinckcn <Sr L^oive, in Zool. Journ., v, 1835, p. 321. 

Mogador. 

Répandu dans une grande partie de TAfrique. 

S. velutina delicatula E. Siman. — Scytodes d. E. Simón, 
Ar. Nouv. etc., 2'" mém., 1873, p. 29. 

Mogador. 

En méme temps que le type, plus commun. 
Mcm. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1909. 



14 



EUGÉNE SIMÓN 



Fam. Dysderidae. 

Gen. Dysdera. 
D. atlántica sp. nov. 

f^, 9- Long. 7-9 mm. A D. acimlata et hicidipedi E. Sim., 
differt imprimís l'emoribus l' paris aculéis 2 vel 3, femoribus 
2' paris acúleo único vel aculéis binis, intus ad apicem armatis, 
bulbi processu apicali setis longis binis, iniquis et cruciatis, mu- 
nito. K D . pharaonis differt oculis anticis ad marginem clypei 
quam inter se remotioribus (clypeo lato), bulbo ápice setiformi^ 
apophysi postica recta et acata, a margine lobi contigua. 

Mogador. 

D. crocata C. Koch, Ar. v, 1839, p- 81, ff. 392-394-— ^- ^^la^^'- 
riisia Thorell, Rem. Syn. eur. Spid., 1873, p. 467. 

Tánger. 

Espéce commune dans tout le Nord de l'Afrique. 

D. mauritanica sp. nov^ 

(j^, 9- Long. 7-15 mm. A D. crocata C. Koch, cui valde af- 
finis est, imprimís differt femoribus cunctis muticis, cephalotho- 
race, saltem in lateribus, grossius coriáceo et subpunctato, in 
femina convexiore, bulbi maris apophysi postica paulo majorc, 
subrotunda vel obtuse truncata, processu apicali bifido, ramulo 
superiore minute et fere aequaliter furcato, altero acuto. 

Mogador. 

D. mauritanica aurantiaca subsp. nov. 

Magnitudine paulo minore, cephalothorace, chelis sternoque 
fulvo-aurantiacis, pedibus pallide flavidis, sterno maris subtilius 
vermiculato, feminae omnino laevi et nitido. 

Mogador. 

D. ravida sp. nov. 

(-^, 9. Long. 6, 7 vel 8 mm. A D. crocata differt femoribus 
quatuor anticis acúleo interiore subapicali, femoribus 3' paris 



ARACHNIDES RECUEILLIS AU MAROC 15 

aculéis 2 vel 3 uniseriatis, femoribus 4' parís supra ad basin 
aculéis sat longis biseriatis I -4 (vel 5) armatis, bulbo apophysi 
postica brevi sed multo crassiore atque obtuse truncata, loro 
superiore spinulis minutissimis echinato, processu apicali fere 
aequaliter et acute fisso. 
Mogador. 

Gen. Ariadna. 

A. spinipes (Lucas). — Scgestria s. H. Lucas in Expl. Alg.^ 
Art. I, p. 98, tab. I, fig. 7. — Ariadna insidiatrix Audouin, in 
Descript. Eg., ex Savigny, tab. I, fig. 7 (non Forskol). 

Mogador. 

Répandu dans presque toute le región méditerranéenne. 

Gen. Segestría. 

S. florentina (j^oi-i-/), — Arancaf. P. Rossi, Fn. Etr., 11, 1790^ 
P- 133. 
Mogador. 
Commun dans toute la región méditerranéenne. 

Fam. Drassidae. 

Gen. Drassodes. 

D. lutescens (C. Koch). — Drassiis aegyptiis O. P. Cambridge. 

Mogador. 

En tres grand nombre. Espéce dominante, au reste répandue 
dans toute la región méditerranéenne. 

D. severus (C. Koch). — Drassiis siinilis L. Koch. 

Maroc (Vaucher, sans localité). 

Répandu dans presque toute la región méditerranéenne. 

D. dalmatensis (L. Koch). — Drassus mmuscnlus L. Koch, 
E. Simón. — Drassus delinqiiens O. P. Cambr. — } Drassus 
pictus Thorell. 

Mem, R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1909. 



I 6 EUGÉNE SIMÓN 

Mogador. 

Se trouve dans toute la región méditerranéenne et aux iles 
Canarios. 

D. nigroscriptus sp. nov. 

(^. 7-10 mm. Cephalothorax fulvo-rufescens , antice saepe 
infuscatus, haud nigro-marginatus, pilis luteo-nitidis longis, ad 
maximam partem plumosis, crebre vestitus. Oculi antici in lineam 
procurvam, inter se anguste separati, medii nigri et rotundi, la- 
teralibus albis et late ovatis, paulo majores. Oculi postici in 
lineam multo latiorem, vix procurvam, medii paulo majores, 
anguloso-triquetri, inter se subcontigui, a lateralibus late distan- 
tes. Área mediorum longior quam latior et antice quam postice 
paulo latior, Clypeus oculis anticis fere duplo latior. Abdomen 
oblongum, pallide luteum, supra antice linea nigra tenui, vittam 
lanceolatam designante, postice punctis nigris transversim seria- 
tis et, supra mamillas, macula majore, ornatum, crebre fulvo- 
]Dubescens et punctis albido-pilosis biseriatis decoratum. Chelae 
et partes oris fusco-rufulae. Sternum fulvo-rufulum, antice sat 
attenuatum. Pedes robusti, pallide fulvi, sat longe et tenuiter 
pilosi, tibiis quatuor anticis aculéis inferioribus 2-2, apicalibusque 
minoribus et tibia I' paris aculéis lateralibus interioribus binis 
armatis, metatarsis parce scopulatis, aculéis basilaribus binis 
validis et longis, munitis. Pedes postici valde et numeróse acul- 
eati, patellis utrinque uniaculeatis, tibiis 3' paris aculéis dorsalibus 
binis, tibiis 4' paris acúleo dorsali submedio parvo, munitis. Pe- 
des-maxillares fulvi; patella superne visa parallela, saltem '/., lon- 
giore quam latiore; tibia patella breviore, vix longiore quam 
latiore, apicem versus levitcr ampliata, apophysi haud carinata, 
sat gracili, ápice vix ampliata et obtuse truncata, cum ángulo 
inferiere producto et subacuto; tarso sat anguste ovato; bulbo 
ramulo interiore apophysis sat angusto, nec carinato nec denta- 
to, ápice vix ampliato et leviter curvato. 

9. Long. 8-12 mm. A mari differt cephalothorace convexiore, 
antice plerumque valde infuscato, tibiis I' paris muticisvel acúleo 
parvo submedio tantum munitis, tibiis 2' paris plerumque aculéis 
submediis binis aculeoque subbasilari armatis. Plaga genitalis 



ARACHNIDES RECUEILLIS AU MAROC 1 7 

evidenter longior quam latior, rufula, antice haud transversim 
striata, fovea media antice aperta, costam nitidam parallelaní, 
haud SLilcatam, includcnte, utrinque ramulo marginis infuscato 
obtuso, nec fisso nec acuminato. 

A Drassodc macellino clypeo multo latiore, tibiis anticis, 
praesertim ¡n maris, subtus pluriaculeatis, patellis posticis utria- 
que aculeatis, tibiis posticis aculéis dorsalibus munitis, metatarsis 
anticis raro scopulatis, tarsis 3' parís haud scopulatis picturaque 
abdominis abunde diftert. 

D. nigroscriptus deminutus subsp. nov. 

cf , 9- I-ong. 4-8 mm. A typo differt magnitudine multo mi- 
nore, pictura abdominis plus minus obsoleta, tibiis 4' paris femi- 
nae acúleo dorsali carentibus. 

Mogador. 

Gen. Scotophaeus. 
S. viator (L. Koch). 

Mogador. 

Tres répandu en Algérie, en Espagne, en Sicile, en Corsé et 
dans le midi de la France. 

Nota. Cette espéce étant de beaucoup la plus commune du 
genre Scotophaeus en Algérie, il est fort possible que ce soit 
elle qui ait été décrite par H. Lucas sous le nom de Drass/is 
validus (in Alg. Art., p. 214, pl. xn, fig. 10), mais comme d'au- 
tres espéces, auxquelles la description de Lucas convient egal- 
ement bien, se trouvent aussi en Algérie, cette synonymie reste 
incertainé. 

(jen. Melanophora. 

M. rustica L. Koch, Beitr. Kenn. Arachn. Fauna Tirols, 11, 
1872, p. 309. — DrassTis Razoiimowskyi P. Pavesi, Cat. Rag. 
c. Ticino, 1873, p. 123. — -Prosthcsiiiia rustica et larifuga E. Si- 
món, Ar. Fr., iii, p. 93. 

Mogador. 

Espéce tres largement distribuée en Europe, dans le Nord de 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1909. 2 



l8 EUGHNE SIMÓN 

l'Afrique, dans les iles de TAtlantique et une partie de I'Asic 
jusqu'en Chine, mais partout rare et isolce. 

M. atlántica sp. nov. 

9. Long. ó mm. Cephalothorax fusco-piceus fere niger, sub- 
tilissime coriaceus et opacus, pilis tenuibus fulvis et nigris cons- 
persus. Oculi antici in lineam valde procurvam, inter se appro- 
pinquati, medii nigri lateralibus, albis et ovatis, minores. Oculi 
postici in lineam vix recurvam, subaequales, medii subtriquetri, 
a lateralibus quam inter so vix remotiores (spatio interoculari 
oculo non multo minore). Clypeus oculis anticis paulo latior. 
Abdomen oblongum, nigrum, obscure cervino-pubescens, subtus 
regione ventrali dilutiore fusco-testacea. Chelae sublaeves, setis 
nigris validis et longis, sed iniquis, conspersae. Sternum nigro- 
nitidum. Pedes nigricantes, coxis metatarsis tarsisque paulo dilu- 
tioribus et fusco-piceis, femoribus quatuor anticis intus macula 
magna confusa fulvo-olivacea subpellucente notatis, metatarsis 
quatuor anticis tarsis haud vel vix longioribus, usque ad basin 
crebre et longe scopulatis, i mutico, 11 aculéis basilaribus binis 
armato. Plaga genitalis nigro-nitida, postice leviter attenuata at- 
que obtusa, antice plagula depressa sed costa obtusa divisa, pla- 
ga parum minore sed postice abrupte angustiore atque acuta, 
impressa. 

Mogador. 

Assez voisin de M. Ercbea Thorell; s'en distingue par ses 
métatarses de la I''' paire mutiques, ses yeux médians postérieurs 
un peu plus resserrés que les latéraux, la plagule antéricure de 
son épigyne divisée par une cote longitudinale etc. 

M. barbata L. Koch. 

Mazagan. 

Se trouve aussi en Algérie. 

Gen. Echemus. 

E. Escalera! sp. nov. 

9. Long, 7 mm. Cephalothorax pallide fusco-rufescens haud 
nigro-marginatus, pilis pronis plumosis luteo-nitidis vestitus. Ocu- 



ARACIINIDES RECUEILLIS AU MAROC I9 

li antici in lineam procurvam, medii nigri lateralibus albis majo- 
res, Ínter se distantes a lateralibus contigui. Oculi postici in li- 
neam modice procurv'am, medii ovati et obliqui (leviter angulosi) 
vix majores, a lateralibus quam inter se paulo remotiores. Cly- 
peus oculis lateralibus anticis angustior. Abdomen oblongum, 
fusco-testaceum, sat crebre luteo-cinereo-pubescens. Chelae, 
sternum pedesque pallide fusco-rufescentia. Chelae laeves, sub- 
tilissime transversim striatae. Sternum lae\'e. Pedes modice longi, 
tibiis metatarsisque quatuor anticis muticis, metatarsis usque ad 
basin sat crebre scopulatis. Pedes postici sat numeróse aculeati, 
tibiis acúleo dorsali debili subbasilari munitis. Plaga genitalis 
paulo longior quam latior, fusco-castanea, fovea máxima, carinula 
rugosa antice latissima sed postice acuminata et subtriquetra, 
omnino divisa, impressa. 

Mogador. 

Espéce intermédiaire aux genres Echeniiis et Melanophora. 

Gen. Gnaphosa. 

O. zeugitana Pavcsi. — G. liLCtifica E. Simón. 

Maroc, sans localité (Vaucher). Mogador (Martínez de la Es- 
calera). 

Se trouve aussi en Algérie et en Tunisie; tres rarement en 
Provence ct aux iles Baleares. 

Gen. Pterotricha. 

P. Aussereri (L. Koch). — Gnaphosa A. L. Koch, Beítr. Kenntn. 
Arachn. Eauna Tirols, ii, p. 298. — Pythonissa A. E. Simón, 
Kulczynski. 

Cette espéce, assez répandue dans le midi et le centre de la 
France, connue de Suisse, du Tyrol et de Hongrie, indiquée de 
Tunisie par P. Pavesi, n'a jamáis été rencontrée en Algérie. EU 
parait cepcndant tres commune á Mogador, Martínez de la Esca- 
lera en a rapporté un grand nombre d'individus. 

Nota. Nous avons décrit du Cap Blanc, sur la cote mau- 
ritanienne ou Sahara maritime, une espéce du méme genre sous 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vr, 1909. 



EUGÉNE SIMÓN 



le nom de P. (Calülcpis) chazaUac E. S., fort voisine du P. ScJiaef- 
ferí Aud., tres répandu dans le Sahara algérien ct égyptien. 

Fam. Palpimanidae. 

Gen. Palpimanus. 

P. gibbulus L. Dufoiir. 

Mogador (Martínez de la Escalera). — Maroc (Vaucher, sans 
localité). 

Espéce répandue dans presque toute l'Aírique, en Arable et 
dans rinde. 

Nota. La famille des Palpimanidae est en outre rprcsentée 
au Maroc par le Chedima purpurea E. Simón. 

Fam. Zodariidae. 

Gen. Storena (subgen. Selamia). 

S. (Selamia) tribulosa sp. nov. 

(¿'. Long. 6,5 mm. Cephalothorax fusco-piceus, parte cepha- 
lica laevi, thoracica subtiliter coriaceo-striolata atque opaca. Ocu- 
li íere ut in ¿^ reticiilata ordinati sed quatuor medí!, superne visi 
aream haud vel vix longiorem quaní latiorem occupantes, antici 
posticis majores. Abdomen oblongum, superne albido-testaceum, 
in medio rufulo-tinctum, punctis paucis lineolisque transversis 
valde anguloso-arcuatis notatum, in lateribus crebre nigro-punc- 
tatum et marginatum, subtus fulvum, regione epigastri durius- 
cula et rufula, regione ventrali vittis binis nigris convergentibus 
et dentatis notata. Sternum rufulum et nitidura. Chelae fusco- 
piceae, nitidae sed subtilissime coriaceae, setis validis nigris, 
apicem versus densioribus, vestitae. Pedes fulvo-rufuli, femori- 
bus nigro fuscove olivaceis, tibiis utrinque infuscatis, aculéis 
pedum anticorum fere ut in S. reticiilata ordinatis sed metatar- 
sis aculéis validis paulo brevioribus 3-3 munitis (in .S'. reticiila- 
ta 4-3). Pedes-maxillares fere ut in .S". reticiilata sed apophysi 
tibiali extus ad basin costa obtusa dilatata et abbreviata munita 



ARACHNIDES RECUEILLIS AU MAROC 21 

'(in 5". reticiilata casta haud dilatata, usque ad mcdiuní apophysís 
ducta, munita). 
. Mogador. 

A ^. histrionica differt pedibus anücis aculeatis et oculis nie- 
diis anticis posticis majoribus. A 5. segnientata differt aculéis 
metatarsorum anticorum majoribus, oculis mediis anticis posti- 
cis multo majoribus et pictura abdominis. 

Fam. Pholcidae. 
Holocnemus sp. ? 

Tres jeune, probablement //. rivulatus Forskól. 
Mogador. 

Fam. Theridiidae. 

Gen. Bpisinus. 

E. truncatUS Latreille. — E. higiibris E. Simón, Ar. nouv, 
2® mém., Liége., 1873, p. 123. — E. /nmiCaZ/íí Kulczynski. 
Frag. iii, 1905, p. 431. 

Maroc (Vaucher, sans localité). 

Nous le connaissions deja d'Algérie, on se trouvent aussi deux 
autres espéces du genre, E. maciUipes Cav^anna et algeriais 
Lucas._ 

Gen. Euryopis. 
E. acuminata (Lucas). 

Mogador. 

Commun dans toute le N. de l'Afrique, 

Gen. Theridion. 

T. aulicum C. Koch. — T. rufoliiieatuní Lucas. 

Mogador. 

Commun dans la región méditerranéenne, 

T. petraeum L. Koch, Beitr. z. Kenntn. d. Arachn. Fauna Tirols, 
2, 1873, P- 246. — A/E. Simón, Ar. Fr., v, i, 1881, p. TJ. 
Mogador. 

Mem. R. Soc. osp. Hist. nat., vi, 1909. 



EUGÉNE SIMÓN 



Cette espéce, décrite du 'Fy^'o^' assez répandue dans le Midt 
de la France, en Corsé et en Espagne, n'avait pas encoré été 
signalée dans le Nord de TAfrique, mais nons la possédions de- 
puis longtemps d'Algérie. 

T. dromadarius E. Simón, in Ann. Soc. ent. Fr., i88o, Bull., 
p. xciv. — T. palustre Pavesi, in Ann. Genova, l88o, p. 328. 
Mogador. 

Répandu dans la Basse Egypte, en Tunisie, en Algérie et aux 
iles Canaries. 

T. musivum E. Simón, Aran, nouv., 2'^ mém., Liége 1873^ 
p. 94. — Ibid. Ar. Fr., v, 1, 1881, p. ill. 

Mogador. 

Les points brunátrcs de l'abdomen, au lieu d'étre uniformes et 
denses sur toute la face dorsale, sont répartis par groupes for- 
mant de larges dessins peu réguliers sur fond blanchátre testacé; 
noiis possédons des individus semblables du Sud de 1' Algérie. 

Gen. Teutana. 

T. grossa (C. Koch). — Thcridion pidchellinn H. Lucas, in B. 
Webb et Bert., H. N. Can., ii, Ent. (1841), p. ^á^.—Th.ful- 
vohiniilatum H. Lucas, in Expl. Alg., Ar., p. 267, pl. xvii, f. 9. 

Mogador. 

Espéce presque cosmopolite. 

Gen. Latrodectus. 

L. tredecimguttatus (Rossi) lugubris (L. Dnfoiir). — Latro- 
dectus Erebus Audouin, in Descript. Eg., i, pars iv, j:. 137 
(ex Savigny, atlas, tab. iii, fig. 9). 

Tánger, Casablanca, Mazagan, Mogador. 

En tres grand nombre. Cette forme unicolore parait rempla- 
cer le type dans le Nord de l'Afrique. II est a noter que la fe- 
melle seule est unicolore, le mále ne différe en rien du L. tre- 
decimguttatus typique de Corsé. 



ARACHNIDES RECUEILLIS AU MAROC 23 

Gen. Lithyphantes. 

L. paykuUianus (Walckenaer). 
Tánger, Mogador. 

L. maurus sp. nov. 

9. Long. 8-10 mm. CephalothoraK laevis, pallide íusco-rufes- 
cens. OcLili ut m L. paykidliano ordinati. Abdomen magnum, 
breviter ovatum, convexum, supra nigro-nitidum, late et sinuose 
albido-marginatum ct saepe transversim segmentatum, vitta 
media lata, marginem anticum haud attingente, antice posticeque 
attenuata, in dimidio apical! dentata, paulo ante médium macu- 
las fuscas binas longritudinales et leviter incurvas includente, or- 
natuní, subtus pallide testaceum, albido-atomarium et utrinque 
parcissime nigro-notatum. Sternum pedesque fulvo-rufula. Pedes 
robusti, nigro-setosi. Fovea genitalis subrotunda vel obtusissime 
([uadrata, utrinque crasse, postice subacute marginata, septo 
fuK'o-nitido, obtuso et abbreviato divisa. 

A L. payhdliano, cui affinis est, differt tegumentis cephalotho- 
racis et abdominis ad maximam partem pallide testaceis, pedi- 
bus fulvis haud annulatis et praesertim structura genitali (in 
L. paykiilliaiio arca genitali haud foveolata, postice carinula ni- 
gra transversa simplici et subacuta discreta). 

Mogador. 

Nota. Cette espéce devra étre comparée au L. nobilis Fho- 
rell, de l'ile Madére, qui m'est inconnu en nature. 

L. latefasciatus E. Simón, Aran. Nouv., 2'"' m., Liége, 1873, 

p. 83, pl. II, f. 31. 

9 vitta media abdominis saepe divisa et seriem macularum 
formans. 

Mogador. 

Nous avons découvert cette espéce en Sicile á Catane; le des- 
sin dorsal de son abdomen est assez variable. 



Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vr, 1909. 



24 EUGÉNE SIMÓN 

Gen. Enoplognatha. 

E. diversa (Blackwall).— Epeira d. Blackw., m Ann. Mag. Nat. 
Hist. (3), V, p. 262. — Enoplognatha d. Kulczynski, Arachn. ins. 
Mad. &, 1899, p. 58 (578), pl. vil, ff. 42-43 et 45. 

Mogador. 

Epeira diversa Blackwall, décrit de Tile Madére, a été consi- 
deré longtemps comme synonyme de Enoplognatha mandibu- 
laris Lucas. 

W. Kulczynski (loe, cit.) en a tout récemment indiqué les 
caracteres; mais jusqu'ici l'espéce n'avait pas été trouvée sur le 
continent. 

Fam. Argiopidae ('X 

Gen. Tetragnatha. 

T. nitens (Audouin). 

Mogador, Mazagan. 

Espéce répandue dans la región méditerranéenne, une grande 
partie de l'Afrique et de l'Asie. 

Gen. Argiope. 

A. Bruennichi (Scopoli). 

Tánger, Casablanca. 

Répandu dans la región méditerranéenne, une grande partie 
ds l'Europe et en Asie jusq'au Japón. 



(i) La section des Erigotie ^'-X représentée á Mogador par plusieurs 
espccei dont Martínez de la Escalera, n'a recueilli que des jciines non 
déterminables appartenant aux genres Eiitelecara et Trachelocamptus et 
une femelle du genre Prosopothaeca. 

Nous avions rapportcTde nolre voyage au Maroc: Lophocaremim ¡nedi- 
tiim Cambr. (L. heterogasler Cambr.), L. coccineum Cambr., Exechophysis 
biícephahis Cambr., Oedolliorax (Gojigylidium) iingitami'i'E.. Simón, Erigone 
vam?is Audouin. 



ARACHNIDES RECUEILLIS AU MAROC 2$ 

A. lobata {Pallas). 

Tánger, Casablanca, Mazagan. 

Répandu dans la región niéditerranéenne et une grande partic 
de l'Afrique. 

Gen. Cyrtophora. 

C. citricola (Forskül). — Epeira opitntiac L. Dufour. 

Mazagan. 

Espéce tres largement distribuée dans le Sud de l'Europe, en 
Afrique, dans l'Arabie et dans l'Inde. 

Gen. Larinia. 

L. lineata (Lucas). — Id. E. Simón, Ar. Fr. i, p. 117. 

Mogador. 

Aussi en Algérie et en Corsé; nous le connaissions déjá du 
Maroc. 

Gen. Araneus. 
A. Circe (Aiidoiiin). 

Tánger, Mogador. 

Cette espéce représente le groupe de VA. angulatus dans le 
Nord de l'Afrique, de l'Egypte au Maroc occidental; elle n'est 
pas synonyme de X Epeira Schreibersi Hahn, comme ou l'a cru 
jusqu'ici. 

A. dromadarius cuculliger subsp. nova. 

9. Cephalothorax pallide fusco-rufescens, parte thoracica obs- 
curiore, prope marginem fere nigra, sed macula media longe tri- 
quetra flavido-opaca notata, parte cephalica lata et leviter con- 
\exa. Oculi medii aream circiter aeque longam ac latam et 
antice quam postice latiorem occupantes, postici, singulariter ni- 
gro-limbati, anticis paulo majores, spatio oculo latiore inter se 
distantes. Oculi laterales a mediis late distantes, utrinque sub- 
contigui et subaequales. Abdomen magnum, convexum, haud 
longius quam latius, antice arcuatum, utrinque prominulum et 
obtuse turbinatum, postice declive et obtusum (fere ut in A. dro- 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat. vr, 1909. 



26 EUGÉNE SIMÓN 

madario)., laete fulvo-testaceum, superne antice macula parva 
alba triquetra, postice vitta foliiformi paruní expressa fusco- 
reticulata notatum, subtus regione epigastri infuscata, regione 
niamillari nigra utrinque maculis albis parvis binis notata. Partes 
oris sternumque nigra, laminae testaceo-marginatae. Pedes ful- 
vo-rufuli. coxis femoribusque subtus minute et parce fusco-nota- 
tis, tibiis metatarsisque, saltem posticis, pallide fusco-rufulo-an-' 
nulatis, aculéis tenuibus fuscis nigrisve armati. Scapus vulvae 
olivaceus, subrotundus, cuíco medio profundo tenui, sed postice 
leviter ampliato et nigro-marginato, omnino divisa, uncus brevis 
marginem scapi parum superante, fulvus, semicircularis, foveo- 
latus. 

Mogador. 

A typo differt imprimis parte thoracica macula media flavido- 
opaca acute triquetra ornata, plaga genitali olivácea (in typo 
plerumque nigra). 

Le type se trouve en Algérie (Tlemcen, Edough). 

A. arganicola sp. nov. 

(^. Long. 4-5 mm. Cephalothorax obscure fulvo-rufescens^ 
utrinque late et confuse nigro-marginatus, parte cephalica antice 
linea tenui, prope médium punctis binis subgeminetis fuscis,. 
notata, crebre albido-pilosus, fronte angusta. (3culi medii aream 
magnam, leviter prominulam, circiter aeque longam ac latam ec 
antice quam postice latiorem, occupantes, sed spatium inter 
medios posticos oculo fere dimidio latius, medii antici posticis 
majores. Oculi laterales a mediis modice distantes, utrinque pro- 
minuli et subcontigui, anticus postico major. Abdomen breve, 
postice attenuatum, supra fusco-cinereum, albido-atomarium, 
linea media nigra albo-marginata tenui sed leviter fusiformi et 
postice vitta foliiformi nigro-reticulata et flexuosa, notatum, sub- 
tus late nigrum, utrinque maculis albidis angulosis binis (postica 
majore) notatum. Sternum fusco-olivaceum, utrinque fere ni- 
grum, linea media flavido-opaca sectum. Chelae fusco-castaneae. 
Partes oris fuscae, late testaceo-marginatae. Pedes fulvo-rufuli, 
femoribus anticis fere usque ad basin, posticis ad apicem nigris, 
patellis infuscatis, tibiis latissime mctatarsis anguste nigricanti- 



ARACHNIDES RECUEILLIS AU MAROC 2J 

annulatis, aculéis fuscis longis et numerosis armati, coxis I' paris 
subtus ad apicem carinóla transversa rufula munitis, femoribus 
2' paris, aculéis erectis gracilibus albis trinis uniseriatis subtus 
armatis, tibiis 2' paris haud incrassatis sed curvatis, intus, in 
dimidio basali, denticulis nigris validis sed iniquis, biseriatis 6-6 
vel 6-/, instructis. Pedes-niaxillares fulvi, ápice infuscati, patella 
supra ad apicem prominula et subconica, setis binis longissimis 
munita, tibia brevi, superne fere obtecta, tarso apophysi basali 
nigra, longa, erecta, sat gracili sed obtusa, intus prope médium 
leviter angulosa, in dimidio apicali incurva, bulbo ovato, máximo, 
ad maximam partem nigro, superne subtiliter concentrice striato. 
9- Long. 5-7 mm. Cephalothorax obscure fulvo-rufescens, par- 
te thoracica valde infuscata, cephalica linea media tenui abbre- 
v'iata, prope médium vitta transversa angulosa et antice utrin- 
que vitta obliqua, oculos medios posticos attingente, fuscis, 
notata, albido-pubescens. Oculi medii inter se aequales, aream 
circiter aeque longam ac latam et antice quam postice latiorem, 
occupantes, spatium inter posticos oculo fere dimidio latius. 
Oculi laterales a mediis sat distantes, utrinque angustissime 
separati, anticus niger postico paulo major. Abdomen haud vel 
vix longius quam latius, antice late arcuatum, utrinque obtusum 
vix prominulum, postice declive et obtusum (fere utin A. dia- 
dcmato)^ supra obscure cinereum et tenuiter fusco-reticulatum, 
antice linea transversa nigra anguloso-recurva, in medio amplia- 
ta et maculam parvam subquadratam albo-marginatam inclu- 
dente, prope médium macula parva longitudinali, postice lineis 
binis flexuosis, convergentibus, vittam foliiformem íormantibus, 
notatum, subtus macula nigra transversa, semicirculari, utrinque 
albo-marginata, notatum. Sternum fusco-olivaceum, vitta media 
flavida, postice attenuata et evanescente, divisum. Pedes fulvo- 
rufuli, femoribus ad apicem late nigro-annulatis, patellis infus- 
catis, tibiis metatarsisque annulo medio (saepe confuso) annulo- 
que apicali angusto nigris, notatis, tarsis ápice fuscis, aculéis lon- 
gis, alteris nigris, alteris subpellucentibus sed ad radicem nigris, 
armati. Uncus vulvae rufulus, simplex, vix duplo longior quam 
latior, ápice sensim attenuatus sed obtusus, superne leviter con- 
vexus, sed su Ico carinulaque marginatus. 

Mem. R. 9oc. esp. Hist- nat-, vi, 1909. 



28 EUGÉNE SIMÓN 

Mogador. 

Ab A. dalmaíico, cui affinis est, ¡mprimis differt tibia 2' parís 
maris magis curvata et intus, tantum in dimidio basali denti- 
culata. 

A. (Hypsosinga) albovittata (]\'estrmg). 

Mogador. 

Habite une grande partie de l'Europe ; nous le connaissons 
d'Algérie et nous l'avons indiqué de Tripolitaine. 

Fam, Thomisidae. 

Gen. Thomisus. 

T. albus {Gmeliu). — Th. ouustus E. Sim. (scc. Walckenaer) 
Ar. Fr., ii, p. 251. 
Tánger, Casablanca, Mazagan, Mogador. 

Gen. Runcinia. 

R. depressa E. Simón, in S. B. Akad. Wiss. Wien, t. cxvi 

1906, p. 1 166. 

Maroc (Vaucher, sans localitc precise). 

Nous avons décrit récemment cette espéce de Mongalla en 
Nubie; noús la possédions déjá de la Basse Egypte et du Sahara 
algérien, ce qui lui donne un habitat tres étendu. 

R. (Runciniopsis) flavida E. Simón, in Bull. Soc. zool. Er., 

1881, p. I. 

Mogador. 

Nous avons décrit cette espéce de Zanzíbar, nous l'avons trou- 
vée depuis au Transvaal, nous l'avons regué du Natal et du 
Dahomey sur la cote occidentale, de sort? quelle parait répan- 
<lue dans toutes les régions chandes de l'Afrique, mais jusqu'ici 
elle n'avait pas été trouvée dans la zone nord du continent. 

Gen. Xysticus. 
X. squalidus E. Simón, in Ann. Soc. ent. Er., 1 883, p. 286. 
Mogador. 
Espéce décrite des íles Canaries. 



ARACHNIDES RECUEILLIS AU MAROC 29 

La seule du genre recueilÜe en granel nombre á Mogador 
par Martínez de la Escalera. 

(ien. Oxyptila. 

O. albimana (E. Simón). 

Mogador (Martínez de la Escalera), Maroc (Vaucher, sans 
localité). 

Commiin dans toute la región méditerranéenne. 

O. blitea ü. Simón, Ar, Fr., ii, p. i^Q. 

Alogador. 

Aussi en Algérie et en Tunisie. 

Gen. Synaema. 
S. globosum {Fabr.) 

Mogador. 

Commun dans toute l'Europe et la región méditerranéenne. 

Gen. Philodromus. 
P. lepidus Blackzuall. — P. maritimus E. Simón. 

Mogador. 

Espéce répandue dans le ^Wá'i de l'Europe et le Xord de 
l'Afrique. 

Nota. La famille des Thomisides est représentée dans l'C^uest 
du Maroc par d'autres espéces, Martínez de la Escalera v a re- 
cueillis des Oxyptila, des Philodromits et des Xystiais, certaine- 
ment diíYérents de ceux signalés plus haut, mais trop jeuncs pour 
étre determines avec certitude. 

Fam. Clubionidae. 

(jen. Eusparassus. 

E. argelasius oraniensis (Lucas). — Olios orauiensis Lucas, 
Expl. Alg., Ar., p. 201, pl. II, f. 9. —Sparasstis cuj'ra.v Black- 
wall, in Ann. Mag. Nat. hist. ( ^ s), I, 1 8/2. — Ocvpctc Pritscht 
C. Koch A. M., in Abh. Senck. Ges., 1872-73, p. 14. — Spa- 
rassíis oraniensis E. Simón, Rev. Sparass., 1874, p. 255. 

Mem, R. Soc. esp. Hist. uat., vi, 1909. 



30 EUGÉNE SIMÓN 

Tánger; nous l'avions trouvc antérieurement sur la route de 
Fez ; se trouvc aussi en Algérie. 

E. oraniensis Lucas, que nous considérions jusqu'ici comme 
une espéce propre, ne nous parait aujourd'hui qu'une forme 
lócale de VE. argdasius Latr., dont le type, tres répandu en 
Espagne, se trouve aussi prés d'Oran á la montagne de S.^ Cruz; 
les caracteres que nous avons donnés pour Ten distinguer ne 
sont pas constants sauf ceux qui concernent la coloration de la 
face ventrale; dans VE. argelasius type les yeux antérieurs sont 
généralement égaux, dans VE. oraniensis les médians sont un 
peu plus gros que les latéraux, mais on trouve des formes de 
transition. 

Nota. Cette espéce est encoré représentée dans le Nord de 
rAírique par deux autres formes locales qu'il nous est aussi im- 
possible de séparer spécifiquement; nous en donnons ci-aprés 
les caracteres. 

Nous ne savons á laquelie de ees formes rapporter Eusparas- 
siis argelasius maxinins E. Strand, décrit réceniment de l'Oasis 
de Tiout (Algérie sud-occid.) et de Tunis. 

1. E. zxg%\2.%m'S> (Latteille) forma ty pica. 

Abdomen subtus vitta ventrali nigra, lata sed postice attenua- 
ta, linea media íuh^a divisa, notatum. Tibiae annulo basali an- 
nuloque apicali nigris ornatae. Sternum fusco-castaneum. (3culi 
quatuor antici inter se subaequales. 

Espagne, Algérie occid. aux environs dXlran. 

¿. E. argelasius atlanticus subsp, nova. 

Magnitudo paulo major. Abdomen subtus vitta A'entrali nigra 
lata et postice attenuata, integra sed antice, pone plagulam geni- 
talem, minute emarginata, notatum, Sternum nigrum. Tibiae an- 
nulo basali annuloque subapicali nigris ornatae. Oculi medii an- 
tici lateralibus paulo majores. 

Maroc: Djebel-Demnata, á l'Ouest de Marrakech. 

3. E. argelasius syrticus subsp. no\a. 

Magnitudo praecedentis. Abdomen subtus vitta ventrali nigra 
lata sed postice attenuata integra ornatum. Pubes corporis et 



ARACHNIDES RECUEILLIS AU MAROC 3 t 

íirtum albidior. Sternum fulvum. Tibiae anticae nigro-biannulatac. 
Oculi quatuor antici inter se subacquales. 
Tunisie désertique du Sud. 

4. E. argelasius oraniensi^ Lucas. 

Abdomen subtus fulvum vel confuse et tenuiter fusco-Hnea- 
tum. Sternum fulvum. Tibiae annulo basali fusco annuloque sub- 
apicali obsoleto saepe nullo ornatae. Oculi medii antici laterali- 
bus scmpcr paulo minores. 

Tunisie, Algérie, surtout occidentale, ]\Iaroc. 

E. [Sparassits) Letourneuxi E. Simón, est une espéce propre 
qui se trouve surtout dans les montagnes de la Kabilie et du 
N. de la 'í'unisie; aux caracteres que j'en ai donnésou pcut ajou- 
ter que la petite fossette antérieure membraneuse de son cpigync 
€st plus courte et plus large que celle de VE. argelasiiis et non 
prolongée en pointe dans le sillón median de la plagule pos- 
térieure. Les tibias antérieurs n'oífrent pas traces d'anneau api- 
<:al. La face ventrale de l'abdomen est fauve comme la dorsale, 
mais elle offrc, de chaqué cóté, une fine ligne longitudinale, et 
au milieu deux lignes semblables subgéminées, brunátrcs. 

Gen. Micrommata. 
M. ligurinum (6". Koch). 

Maroc (Vaucher, sans localité). 

Répandu en Algérie et dans le Sud de l'Europe; décrit de 
Gréce. 

Gen. Cerbalus. 

C nigriventris sp. nov. 

9- Long. 1 8 mm. Cephalothorax evidentcr longior quam 
latior, antice parum attenuatus, fronte lata, \-alde convexus, an- 
tice et praesertim postice declivis, fusco-castaneus, albo-sericeo- 
pilosus. Oculi postici, superna visi, in lineam subrectam, medii 
íateralibus circiter V;¡ minores, a lateralibus quam inter se duplo 
remotiores. Oculi antici majores, in lineam multo angustiorem 
rectam, medii lateralibus paulo majores et a lateralibus quam 
Mem. R. Soc. esp. Hist. nat , vi, 1909. 



32 EUGÉNE SIMÓN 

ínter se evidenter remotiores. Arca mediorum subparallela et 
paulo longior quam Jatior. Abdomen magnum, subglobosum^ 
supra flavidum et albo-sericeo (in medio leviter flavido) pilosum, 
subtus nigerrimum et nigro-velutinum. Chelae robustissimae et 
convexae, fusco-piceae, laeves, antice ad basin, praesertim extus, 
albo-pilosae, margine inferiere sulci dentibus trinis, duobus an- 
ticis aequis, ultimo minore, armato. Partes oris, coxae sternum- 
que nigerrima. Pedes modice longi, parum robusti, omnino flavo- 
rufcscentes et albopilosi, aculéis nigr.is ordinariis armati (vulva 
haud plañe adulta). 

Mogador. 

A C. bclnino Karsch (pidchcri'imo Y.. Sini.) diftert magnitudine 
minore, pedibus brevioribus concoloribus (in C. beluino patellis 
nigris), chelarum margine interiore dente medio apicali haud nia- 
jore, oculis anticis majoribus, etc. 

A C. Verneaid E. Sim. (ex ins Canariae), cui praesertim affinis 
cst, diíTert imprimís sterno coxis ventreque nigerrimis, cephalo- 
thorace haud testaceo-marginato, área oculorum mediorum pau- 
lo longiore quam latiore, pedibus, praesertim anticis, breviori- 
bus, abdomine supra flavido concolore, etc. 

Cebrennus ... sp..? 

Mogador. 

Espéce sans doute voisine de C. castaneitarsis^ dont Martínez 
de la l^Lscalera n'a recucilli que des jeunes. 

Gen. Chiracanthium. 

C. striolatum E. Simón, Ar. Fr., iv, p. 263. 

Mogador. 

Aussi en Algérie, en Espagne et dans le Midi de la rVance. 

Gen. Cltibiona. 

C. párvula Lucas. — Ibid. E. Simón, 1. c, p. 235. 

Mogador. 

Commun á l'Europe et au Nord de l'Afrique. 



ARACHNIDES RECUEILLIS AU MAROC 33 

Gen. Micaria. 
M. coarctata (Lucas). 

Mogador. 

Aussi en Algérie et en Tunisie. 

Gen. Mesiotelus. 
M. mauritaiiicus sp. nov. 

(^. Long. 4 mm. Cephalothorax obscure fulvo-olivaceus, 
tenuissime nigro-cinctus. üculi nigro-cincti, quatuor postici in 
lineam leviter recurvam, medü ínter se quam a latcralibus remo- 
tiores. Oculi antici in lineam vix procurvam, naedii, nigri et ro- 
tundi, latcralibus, albis et late ovatis, paulo minores, inter se 
distantes a latcralibus contigui. Abdomen fuscum vel nigellum, 
sericeo-pubescens. Chelae, partes oris, sternum pcdcsque pallide 
tulvo-olivacea, pedum anticorum femoribus ad apicem patellis 
tibiisque leviter infuscatis, tibiis anticis aculéis Jongis et setifor- 
mibus 2-2 setisque brevioribus crebre biseriatis, metatarsis, 
prope basin aculéis tenuibus et longioribus binis , subtus ins- 
tructis. Pedes- maxillares fulvi ápice leviter infuscati; tibia patella 
haud longiore, ápice leviter incurva, apophysi apicali nigra, ex- 
tus robusta, fere parallela sed ápice sat abrupte acuta, diámetro 
articulo saltem haud longiore et non multo longiore quam latio- 
re, inferné visa acutissima et ápice leviter incurva, extus armata; 
tarso sat anguste ovato atque acuto; bulbo sat convexo, spina 
acuta antice directa armato. 

Femina haud plañe adulta. 

Mogador. 

A Ai. (Chiracanthió) tenuissimo L. Koch, differt cephalothorace 
nigro-marginato, oculis mediis anticis lateralibus paulo minoribus, 
pedura-maxillarium tibia paulo breviore, apophysi breviore ar- 
mata, bulbo convexiore, spina robustiore, non setiíormi, munito. 
A M. (Drasso) spímtloso Thorell, differt imprimís cephalothora- 
ce nigro-marginato et tibiarum anticarum setis seriatis inferiori- 
bus aculéis multo brevioribus. 

Mem. Soc. esp. Hist. nat., VI, 1909. 3 



34 EUGENE SIMÓN 

Fam. Agelenidae. 

Gen. Agelena. 

A. agelenoides (Walckenacr).—Dolomedcs a. \\\, Apt., ii, 
supp., p. 450. — Ibid. H. Lucas, in Expl. Alg., Ar., p. 131, 
pl. VI, í". 9. — A. augustifrons E. Sim., Aran, nouv., 2*^ mém., 
Liége, 1870, p. 20. — A. agelenoides E. Sim., Ar. Fr., ii, 
1875, 115- 
Mogador. 
Nous l'av'ons trouvé en grand nombre sur la route de Tánger 

á Fez, en 1 868. 

Espéce fortement caractérisée par son apophyse patellaire 

courte, tres comprimée en palette obtuse, ses yeux antérieurs 

relativement petits et espaccs, avec les médians un peu plus 

petits que les latéraux. 

Habite aussi l'Algérie occidentale et l'Espagne. 

A. canariensis H. Lucas, in Webb et Berthelot, II. X. Can., 
Entom., 1 84 1, p. 37. 

Mogador. 

Nous l'avions regu antérieurement du Djebel Demnata. 

Cette espéce indique un rapport entre la faune du Maroc et 
celle des Cañarles. 

A. canariensis se rapproche plus des espéces européennes, 
A. labyrinthica Cl. et siniilis Keyserling, que des autres Agelena 
du Nord de l'Afrique; la patella de sa patte-máchoirc, un peu 
plus longue que large, ofíre á l'angle supéro-externe une apo- 
physe noire, épaisse, assez courte, conique subaigué, dirigée en 
avant, le tibia, un peu plus court que la patella, offre á l'angle 
inféro-externe une apophyse un peu plus longue, également 
épaisse mais fauv^e, non atténuée et obtuse (l). 



(1) L'apophyse tibíale d'^. labyrhithica est plus longue, droite, dirigée 
obliquement en haut, altcnuce subaiguü; celle d'^. simil/s Keyserl. est tres 
épaisse, peu attcnuce, cchancrce á rextrcmité avec l'angle supérieur 
prolongé en petite poiute comprimee et obtuse, relevce et recourbée. 



ARACHNIDES RECUElLLlS AU MAROC 3^ 

Les yeux antrricurs sont gros, resserrrs et presque égaux. 

L'abdomen noirátre offre en dessus une large bande longitu- 
dinale rougeátre bordee de chaqué cóté d'une ligne jaune légé- 
rement sinueuse, doublce exterieurement d'une fine ligne noire. 

Gen. Tegenaria. 

T. parietina (Fonrcrov). 

]\[ogador. 

Individus de tres grande taille. 

T. domestica (Clcrck). 

I'anger, Alogador. 
Espéce cosmopolíte. 

Gen. Textríx. 

T, variegata E. Simón, Ar. nouv., r mém., Licge, 1870, p, 24. 

Mocrador; en grrand nombre. 

Nous l'avons décrit de Tánger et de Gibraltar. 

( )n trouve aussi au Maroc le T. subfasciata E. Simón, décou- 
vert sur le trajet de Tánger a Fez et retrouvé depuis dans 
l'Algérie occidentale. 

Fam. Lycosidae. 

Gen. Lycosa. 
L. radiata Latreille (forma major). 

Casablanca, Mazagan, Mogador. 

Espéce rcpandue dans toute la región méditerranéenne. 

L. maurusia sp. nov. 

C5^. Long. 12-15 mm. CephalothoraK longus, auguste ovatus, 
antice lev'iter acclivis et truncatus, niger, crebre fulvo-cervino- 
pubescens (versus marginem sensim albidior) sed lineis fuscis 
nigrisve radiantibus, parum regulariter segmentatus. Oculi antici 
ínter se fere aeque séparati, raedii evidenter majores, in lineaní 
modice procurvam, linea oculorimi secunda paulo angustiorem. 
Clypeus ocuHs lateralibus anticis haud \'el vix angustior. Spatium 

Mem. R. Hoc. esp. Hist uat., vi, 190i'. * 



36 EUGÉNE SIMÓN 

Ínter oculos laterales ser. l'*'' et oculos ser. 2^^ clypeo liaud vel 
vix minus. Oculi ser. 2^® magni, spatio oculo vix V4 angustiore 
Ínter se disjuncti. Oculi dorsales lineam transversam linea oculo- 
rum secunda paulo latiorem occupantes. x^bdomen supra crebre 
fulvo-cervino-pubescens et, praesertini postice, late albo-margi- 
natum, in dimidio basali lineis longitudinalibus binis nigris, vit- 
tam lanccolatam designantibus, in dimidio apicali vittis trans- 
versis nigris, tenuissime albo-margínatis segmentatum, subtus 
nigerrímum et albo-marginatum. Sternum nigrum, rarius fusco- 
castaneum, parce et tenuitcr nigro-setosum. Chelae validae, 
nigrae, antice crebre albido-luteo-pilosae sed intus ad apícetn 
fere glabrae, margine ínferíore sulci dentibus validís trinis con- 
tíguis armato. Pedes longi, fulvo-rufuli, breviter albido-pilosi, 
immaculati, tibiis anticis apicem versus metatarsisque obscurio- 
ribus fere nigris, aculéis ordinariis armati. Pedes -maxillares 
fulvo-rufuli et albido-pilosi, tarso ápice nigro , tibia longiore 
quam latiore et patella paulo longiore, tarso ovato ápice longe 
attenuato. 

5. Long. 12-15 mm. Pedes breviores, antici ápice vix infuscati. 
Sternum nigrum, interdum fusco-castaneum. Plaga genitalis fus- 
co-castanea, antice tansversim plicata, foveola media superficiali, 
angusta et longa, antice minute bilobata, carinula angusta sed ad 
marginen! posticum valde transversim ampliata, divisa. 

Espéce du groupe de L. radiata mais bien reconnaisable á ses 
yeux de la seconde ligne beaucoup plus gros et á la coloration 
dorsale de son abdomen. Elle ofíre un peu le faciés des L. fabj'i- 
lis et inquilina Cl. d'Europe, qu¡ appartiennent cependant á un 
autre groupe. 

L, cunicularia E. Simón, in Ex. Tun., Ar., 1885, p. 7. 

Mogador. 

Espéce tres répandue en Algérie et en Tunisic dans la región 
des hauts plateaux, remarquable par ses moeurs, car elle ferme 
son terrier d'un opérenle magonné analogue a celui des Nemesia, 
mais fixé á Toriñce d'une autre maniere (cf. E. Simón, loe. cit,, 
p. 8). 



AKACIINIDES RECUEILLIS AU MAROC 37 

L. mogadorensis sp. no\-. 

(^. Long. 15 nim. Ccphalothorax ovatus, ant'cc sensim eleva- 
tus et truncatus, supra flavido prope marginem crebre alho- 
pubescens, parte thoracica vittis duabus latissimis nigris, extus 
valde dentatis et lineolis radiantibus fulvo albidove pilosis, seg- 
mentatis, decoratus. Oculi antici fere aequi (medii vix. majo- 
res) Ínter se appropinquati, in lincam \-alde procurvam, dimi- 
dio diámetro oculorum ser. 2^*" angustiorem. Clypeus diámetro 
oculorum latcralium anticorum multo angustior. Spatium inter 
oculos laterales ser. I^" et oculos ser. 2""" angustum. Oculi se- 
rie! 2^*" maximi, spatio oculo saltem ^/.¡ angustiore inter se se- 
parati. Oculi dorsales magni, lineam transversam linea ocu- 
lorum secunda haud vel vix latiorem occupantes. Abdomen 
ovatum, supra sat longe albo-püosum, utrinque leviter fusco ful- 
voque variegatum, in parte basali vitta longitudinali nigra pos- 
tice truncata et utrinque biangulosa, in parte apicaii maculis 
par\'is nigris angulosis biseriatis ornatum, subtus crebre niveo- 
pubescens, regione epigastri in medio nigra, regione ventrali \-it- 
tis binis parallelis nigerrimis, apicem haud attingentibus, notata. 
Sternum fulvo-rufescens, crebre et longe albido-pilosum. Partes 
oris fusco-castaneae. Chelae nigrae, ad basin et extus, usque ad 
apicem, crebre albido-luteo-pilosae, intus ad apicem fere glabrae, 
parce nigro-crinitae, margine inferiore sulci \"alde tridentato. 
Pedes longi, metatarsis tarsisque gracilibus, fulvo-rufuli, crebre 
et breviter albo-pilosi, femoribus utrinque leviter fusco-variega- 
tis et sublineatis, tibiis cunctis subtus ad basin atque apicem an- 
guste nigro-notatis, aculéis ordinariis armati. Pedes-maxillares 
fulvo-rufuli, crebre albo-pilosi, tarso ápice nigro, tibia patella 
cerciter aequilonga, tarso ovato ápice acuminato. 

Mogador. 

A L. cuntcularia E. Sim., cui valde affinis est (cephalothorace 
oculisque similibus) differt imprimis clypeo angustiore et regione 
ventrali abdominis nigro bivittata. 

L. cinérea (Fabricius). 

Mogador, 

Espéce répandue dans toute l'Europe. 
Mem. R. Soc. esp. Hist. nat ; vi, 1909. 



38 EUGKNE SIMÓN 

L. lacustris E. Simón, Ar. ?>., iii. 1876, p. 280. 

Mogador. 

Répandu dans la región méditerranéennc et une grande partie 
de rEurope. 

(ien. Pardosa. 
P. próxima C\ Koch. 

Mogador. 

Espéce commune dans tout le Xord de rAfrique et le Midi 
de l'Europe, 

P. venatrix (Lucas). — Lycosa fiddis Canibr. — Lycosa galerita 
L. Koch. 

Mogador. 

Tres largement distribué comme le précédent. 

P. obscuripes sp. nov. 

9. Long. 8-10 mili. Cephalothorax nigrinus, vitta media sat 
lata, integra, in parte cephalica postice leviter coarctata et punctis 
binis fuscis notata, in parte thoracica postice sensini acuminata 
et utrinque vitta marginali \'alde dentata et leviter fusco-\'arie- 
gata, obscure fulvo-testaceis, cervino albidoque pilosis, decora- 
tus. (OcLili antici in lineam modice procurvam, medii lateralibus 
majores, spatio oculo non multo angustiore Ínter se distantes. 
Sternum fuscum vel nigcUum, vitta media lútea, plus minus lata, 
sectum. Abdomen oblongum, supra nigellum, breviter et crebre 
cervino-pubescens, antice vitta longitudinali nigra coarctata, 
albido-marginata, dein acubus transversis seriatis et, supra ma- 
millas, macula parva longitudinali, albido-testaceis et albo-pilosis 
sed saepe confusis et subobsoletis, decoratum, subtus albidum, 
albido-luteo rarius flavido-pubescens, utrinque linca nigro-punc- 
tata marginatum et saepe, pone rimam, vitta media nigrina ab- 
breviata, notatum. Pedes obscure luhi valde nigro-lincati et sub- 
annulati, interdum fusci \'el nigricantcs, coxis trochanteribus 
tarsisque, saltem posticis, dilutioribus et rufulis, cervino albido- 
que pilosi, tibiis anticis aculéis infcrioribus longis 3-3, metatarsis 
anticis aculéis 2-2 subtus armatis. Plaga genitalis rufula, fovea 



ARACHNIDES RECUEILIIS AU MAROC 39 

augusta, ovato longitudinali, carinula integra, antico tenui pos- 
tice abrupto ampliata et plagulam, antice truncatam postice acu- 
minatam, designante, divisa. 

A P. strigillata E. Sim., cui affinis est, diffcrt vittis cephalo- 
thoracis angustioribus, abdomine supra obscuriore, subtus albido 
et utrinque linea nigro-punctata niarginato, sterno luteo-vittato 
et carinula genitali tenui postice abrupte (non sensim) ampliata. 

Alegador. 

En tres grand nombre. 

Fam. Oxyopidae. 

Gen. Oxyopes. 
O. globifer E. Simón, Ar. I^^-., ni, p. 222 (nota). 
?^Iogador. 

Fam. Salticidae. 

Gen. Cyrba. 

C. algerina (Lucas). — Salticiís a. H. Lucas, in líx. Alg., Ar., 
p. 148, pl. VI, f. 6. — Cyrba a. E. Simón, Ar. Er. ili, p. 167. 
Maroc (X'^aucher). 

r^spéce répandue dans presque toute la región méditer- 
ranéenne. 

Cien. Heliophanus. 
H. .machaerodus sp. nov. 

(f. Long. 3 mm. Cephalothorax sat longus, niger, crebre coria- 
ceo-vermiculatus, utrinque, prope oculos posticos, laevis, iulvo 
nitido-pubescens, parte cephalica parce nigro-crinita, thoracica 
linea marginali tenui nivea cincta. Pili oculorum pauci et breves, 
albido-lutei. Clypeus fere glaber. Abdomen oblongum, nigrum, 
superne pilis pronis fulvo-nitidis, viridi roseoque micantibus, \-es- 
titum, antice linea transversa, postice utrinque, prope mamillas, 
macula parva niveo-squamulatis decoratum. Chelae coriaceae et 
parce granulosae, nigrae, aeneo-tinctae. Sternum pedesque nigra, 
metatarsis fulvo-rufulis, tarsis fulvis, femoribus, patellis tibiisque 

Mem. R. Soc esj). Hist uat., vi, l'.'OO. 



40 EUGÉNE SIMÓN 

superne parce niveo-squamulatis. Pedes-maxillares nigri, fcmore 
patcllaque supra acl apicem macula niveo-squamulata ornatis; 
femorc crasso clavato, ad basin attcnuato, subtus subtiliter gra- 
nuloso, intus haud mucronato, apophysi subapicali, diámetro 
articulo longiore, recta et acutissima, armato. 
Mogador. 

Gen. Attulus. 

A. saliens (Cambridge). — -Attus s. Cambr. , in Pr. Zool. Soc, 
Lond., 1876, p. 620. — Id. E. Simón, Ar. Tun., 1885, p. 4. 

Mogador. 

Espéce répandue dans toute la región désertique du Nord de 
l'Afrique. 

(jen. Salticus. 

S. mutabilis Lucas, in Expl. Alg., Ar., p. 168, pl. vui, f. 8. — 
CaUicthera id. E. Sim., Ar. ]<>., ni, p. 70. 

Mogador. 

Espéce communc dans le Midi de l'Europe occidentale et en 
Algérie. 

(ien. Pseudicius. 

P. tamariecis E. Simón, Ar. ']\m., 1885, p. 2. 

Mogador. 

Espéce répandue dans toute la región désertique de la Tuni- 
s¡e, de r Algérie et du Maroc; toujours sur les Tamarix. 

Gen. Habrocestum. 

H. Bovaei (Lucas). — Salticus B. II. Lucas, in Expl. Alg., Ar., 
p. 179, pl, IX, f. 7. 

Mogador. 

Aussi en Algérie. 

Gen. .^lurillus. 

E,. luctUOSUS f/v?íí:íT^$;). — Salticus 1. 11. Lucas, loe. cit., p. 139, 

pl. V, f. 7. 

Maroc (V^aucher, sans localité). 
Aussi en Algérie et en Espagne. 



ARACHNIDES RECUEILLIS AU MAROC 4I 

Gen. Phlegra. 

P. BresnieTÍ (Lilias). — -Saltícits B H. Lucas, loe. cit., p. 154, 
pl. VII, t. Z. — Phkgra B E. Simón, Ar. Fr. lll. 

Mogador. 

Espéce commune dans presque toute la región méditer- 
ranéenne. 

Gen. Thyene. 

T. imperialis (\V. Rossi). — Altas regillns L. Koch. — Thya 

iinpcrialis E. Simón (olim). 

Mogador. 

Espéce largement distribuée dans l'P^urope méridionale, en 
Afrique, en Arable, dans l'Inde et en Malaisie. 

Gen. Hasarius. 

H. Adansoni (Audoiiin). 

Mazagan, Mogador. 

Espéce presque cosmopolite. 

Ordo Solifugae. 

(jen. Galeodes. 

G. Olivieri E. Simón, in Ann. Soc. ent. Fr., 1879, p. 10 1. — 
Ibid Kraepelin, Palp. u. Solit"., in Tierr., xii, IQOI, p. I4. 

Maroc (Vaucher, sans localitc precise). 

G. Blanchardi E. Simón, in BuU. Soc. zool, Fr., xvi, 1891, 
p. 198. — /¿/¿/Kraepelin, 1. c, p. 1 5. 

Maroc (Vaucher, sans localité precise). 
Décrit du Chott Melrir, 

Gen. Paragaleodes. 

P. occidentalis (E. Simón). — Galeodes o. E. Sim., in Expl. Tun., 
Arachn., 1 885, p. 44. — Paragaleodes 0. Kraepelin, 1. c, p. 25. 

Casablanca (Martínez de la Escalera), Maroc (V^aucher, sans 
localité precise). 
Décrit de Fez. 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vr, 1909. 



42 EUGKNE SIMÓN' 

Gen. Solpuga. 

S. Quedenfeldti Kraepeliii, ¡n Mt. Mus. Hamburg., xvi, 1809, 
p. 214, pl. I, f. 2. — Ibid., Palp. u. Solif., in Tierr., xii, 1901, 
p. ^T. 

'J'anger, Casablanca (Martínez de la Escalera), Maroc (Vau- 
cher, sans localité precise). 
Décrit de Casablanca. 

S. Persephone (E. Simón). — Zcria p. E. Simón, ¡n Ann. Soc. 
ent. Er., 1879, p. ii^.—Solpuga p. Kraepelin, 1. c, p. Gj . 
Maroc (Vaucher, sans localité precise). 

(jen. Blossia. 

B. spinosa E. Simón, in Ann. Soc. ent. Er., 1880, p. 400. — 
Ibid Kraepelin, 1. c, p. 102. 

Mazagan, Casablanca (Martínez de la Escalera), Maroc (A^au- 
cher, sans localité). 

Ordo Chernetes. 

Olpium pallipes (Lucas). 
Mogador. 

Ordo Opiliones. 
Gen. Cosmobuiius. 

C. granarius {H. Lucas). - Phalangium granarinm, jiavo- 
luiilincatum (?), P. Icvipes H. Lucas, in Expl. Alg. Ar., pp. 289- 
290, — Cosm. granarins E. Simón, Ar. Er., vii, p. 189. 

Mogador. 

En tres grand nombre. Répandu dans toute l'Algérie et le 
Sud de l'Espagne. 

(ien. Phalangium. 

P. albounilineatum //. Lucas, 1. c, p. 284. — } P. numidicmn 
H. Lucas, ibid., p. 285 {^). 

Mogador. 

Commun dans toute l'Alcréne. 



ARACHNIDES RECUEILLIS AU MAROC 43 

Dichranochirus nov. gen. 

A Dasylobo dilTert tubere oculorum mutico et laevi, magno 
transverso sed profunde canaliculato. Pedum-maxillarium patella 
brevi et obliqua sed intus processu cylindraceo, articulo plus 
quadruplo longiore, insigniter munita, tibia patella plus quadru- 
plo longiore, intus ad apicem leviter convexa. — A Dicranopalpo 
Dolesch. (Prosalpia L. Koch) cui pedibus-maxillaribus sat simi- 
lis est, differt imprimis chelarum articulo basali subtus mutico. 

D. ramosus sp. nov. 

Long. trunci 4-5 mm. Corpus laeve et muticum, albido-cine- 
reum, utrinque leviter nigricanti-atomarium. Tuber oculorum 
laeve et albidum, magnum, transversum sed profunde canalicu- 
latum. Chelarum articulus basalis subtus fere niger, supra fusco- 
rufulus sed tuberibus minutissimis albidis setiferis conspersus, 
articulus apicalis in dimidio basali nigerrimus, in dimidio altero 
albus, digiti nigri. Pedes-maxillares albidi, femore annulo sub- 
apicali, tibia annulo basali annuloque subapicali nigris cinctis, 
processu patellari tarsoque ad apicem nigris; femore gracili et 
subrecto, subtus ad basin apophysi albida, antice directa, diáme- 
tro articulo paulo longiore, obtusa et leviter curvata munito; 
patella parva et obliqua, processu interiore longissimo, recto, 
apicem versus leviter et sensim ampliato, sat crebre piloso, mu- 
nita; tibia levissime curvata, processu patellari paulo longiore, 
intus sat crebre pilosa atque ad apicem minute convexa ; tarso 
longo, ápice curvato. Pedes albidi, minute et parce seriatim fusco- 
notati, patellis fuscis, femoribus tibiisque annulo fusco lato sub- 
apicali notatis, tibiis 2' paris metatarsisque cunctis articulis spuriis 
tenuissime fusco-cinctis. 

Mogador. 

En crrand nombre. 



Madrid, 15 de Mayo de 1909. 



Mem. R. Soc. esp. Hist, nat., vi, 190'.». 



Tomo VI.— Memoria 2 



GRAPTOLITOS 

CITADOS EN CATALUÑA 



POR 



M. FAURA Y SANS, Pbro. 



El inmortal Linneo fué quien introdujo en la ciencia, á media- 
dos del siglo XVIII, la palabra Graptolithus, que proviene del grie- 
go graptos y lithos^ piedras escritas, cuya denominación es idén- 
tica á la que reciben vulgarmente en Cataluña de ped?'es cs- 
crites. 

Estos poliperos extinguidos y característicos del silúrico, vi- 
vieron en condiciones poco conocidas, así como su organización 
general; por lo cual nada de extraño es que se haya discutido 
tanto acerca del grupo á que deberían corresponder. Actual- 
mente se les lleva al de los Hidi'oidcos, caracterizado por las 
hidrotecas ó celdillas que con tanta regularidad presentan. Es 
común compararlos con los sifonóforos actuales, suponiendo que 
nadarían libremente por la superficie de las aguas, agrupándose 
y formando colonias. 

Generalmente presentan una serie de celdas unidas por un 
canal común cilindroideo y desprovisto de tabiques, que en la 
parte pedicular termina casi en punta; unos presentan las hidro- 
tecas solamente á un lado, y reciben el nombre de Monograp- 
tns, y otros en los dos lados del cilindro axial, llamándose enton- 
ces Diplograptiis. 

Al principio se clasificaron indistintamente los Graptolitos con 
el nombre de Monograptiis^ colocándolos al nivel del silúrico su- 
perior; pero después fueron muchos los géneros que se estable- 
cieron, señalándoseles períodos característicos ó exclusivos para 

Memorias do la Real Socieclnd española de Historia natural, tomo vr, 19CÍ>. 



46 



M. FAURA Y SANS 



(2) 



cada uno de ellos, si bien más modernamente se ha observado el 
paso de algunas especies á los pisos ó niveles inmediatos á los 
que se suponía estaban adscritos. 

La clasificación cronológica de los géneros establecidos, es 
como sigue: 





Cam- 
briense. 


ORDOVICIENSE 


GOTHLANDIENSE 






Aremico 

* 
* 
* 

* 
* 


Llan- 
. deils. 

* 
* 

* 
* 

* 


Lian- 
do very. 


Taran- 
non. 


Wen- 
lock. 


Ludlow. 


Didimograptus . . . 

Dicellograptus 

Tetagraptus 

Loganograptus .... 

Dichograptus 

Retrograptus 

Plerograptus 

Amphigraptus 

Cccmograptus 

Rastrites 


* 


* 


* 

* 


* 




Cyrtograptus 

Monograptus 


* 



Corresponde esta ordenación al silúrico de Inglaterra, uno de 
los más clásicos y el más parecido al de Cataluña; y por esta 
razón no sigo la cronología del de Bohemia, estudiado primero 
por Barrande, como también por Geinitz, y más modernamente 
por M. Perner. 

Falta, no obstante, una clasificación general, metódica y exac- 
ta de estos seres, á pesar de las muchísimas publicaciones re- 
ferentes á ellos, que resultan todas incompletas por referirse á 
los estratos de comarcas determinadas. Se hace por tanto, abso- 
lutamente necesaria una monografía que unifique y relacione 
todos los importantes trabajos locales que han aparecido, redu- 
ciendo el considerable número de especies que continuamente 
se están estableciendo. Semejante anarquía es debida, sin duda, 
al desconocimiento por parte de los descriptores de las muchas 
publicaciones que respecto del particular han aparecido en estos 
últimos años. 

El distinguido jialeontólogo M. Barrande fué el primero que 



(3) 



r.RAPTOLITOS CITADOS EN CATALUÑA 



47 



presentó una excelente monoj^rafía, tratando exclusivamente de 
los Graptolitos (l), en la que, con su ingenio superior, descifró 
la naturaleza de estos poliperos y presentó su clasificación, que 
ha servido de base pai'a ulteriores y concienzudos estudios hechos 
por otros geólogos, estableciendo este cuadro sintético de divi- 
sión genérica: 



(9 

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Eje sólido á lo 
largo de cada 
serie de cé- I 
lulas; cabeza 
muy alargada 
y continua . . 



Células suce- 
sivas en con- 
tacto, ó jun- 
tas, más ó 
menos e x- 
tendidas .. . 



Una sola serie ) 
de células. . j 

Dos series pa- \ 
ralelas, una 
á cada lado 
opuesto de 
un mismo 
eje. ...... 



Monoprioii. 



Diprion .. . I 



Células su- \ 
cesivas si 
ningún con 
tacto entre 
sí 



Una sola serie de células 
in i y íS 

( dispuestas á lo largo de f g 

2 se- ^ s 



un eje filiforme, 
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Sin eje sólido; la I Células suce- [ Una serie (?) . • • ') ^ !: 

cabeza muy i sivasencon- > f s*^ 

f / \° 

\ tacto V Dos senes de células ; á 



reducida 



Luego deduce la distribución vertical de los Graptolitos de 
Bohemia, según la división estratigráfica que él fijó, con las co- 
rrespondientes especies características de sus niveles. 

(i) Barrande, Giaptolilcs de Bohcme. 1850. 



Mem. R. Sc^'. esp. Hist. nat., vi, 1909. 



48 



M. FAUR,\ y SANS 



(4) 







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(S) GRAPTOLITOS CITADOS EN CATALUÑA 



49 



En 1859 James Hall, en su obra de Paleontología (l), trató de 
clasificar y ordenar los GraptoUtos de Nueva-York; pero en esta 
nueva clasificación existe mucha confusión en punto á la desig- 
nación de especies, y además no se ordena, estratigráficamente, 
como se puede ver por este cuadro sinóptico rudimentario. 

/ G?'aptol¿ihus. 
I Phyllogr-aph¿s. 
\ Rasfrites Barr. 
Graptolitos. . . Gladiolites. 

(Rciiolites. 
Reteogr aptas. 
Tham7iograptiis (n. g.) 

Para hacer el estudio general de los Graptolitos relacionados 
con los otros poliperos, es importantísimo el trabajo de Milne- 
P>Jwards y Jules Haime (2), en el que se sintetiza la investiga- 
ción, desde el punto de vista fisiológico, de todos los poliperos 
fósiles. 

Además de esta monografía de carácter general, deben recor- 
darse otras publicaciones hechas ya con más detalle y precisión, 
á saber: la de M. Perner, acerca del silúrico de Bohemia (3); los 
trabajos del distinguido geólogo Bresson; G-L. EUes ha publicado 
muchísimas notas de GraptoUtos; hizo muchísimas clasificaciones 
de especies nuevas para la ciencia E.-M.-R, Wood; además la ex- 
tensa é importante monografía de los Graptolitos de Sajonia de 
íl. B. Geinitz (4), en la que se establece una tabla de sinoni- 
mias, admitiendo solamente unas sesenta especies dentro de los 
siguientes géneros: Diplogi'aptiis , Nereograptiis , CladograptiiSy 
Monograptus y Rctiolitcs; recientemente Lapworth estudió per- 



(i) Hall, Natural Histoi-y of New- York. 

(2) Milne-Edvvards et Haime, Motiographie des Polypiers fossiles des 
terrains Paleozoiques, precede d'un tablean general de la classification des 
polypes. Archives du Museum, t. v. 

(3) Pernerj Graptoliies de Bokeme. 1899. 

(4) Geinitz, Die Graptolithett, ein monographischcr Versnch sur beur- 
tlieilutig der GrauwaclieJiformation in Sachsen und den angrenze7iden Lun~ 
derabtleilt¿7igen sowie der sihirischcii Formation überliaupt. 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1909. 3 



501 M. FAURA Y SANS (6) 

fectamente la fauna graptolítica de Inglaterra y es la mejor re- 
lacionable con la nuestra; conapletó estos estudios Mac-Coy (ij, 
por último Johon Murray tiene también interesantes publicacio- 
nes, y no lo son menos las de A. Denckmannde, de Berlín. 

Los citados estudios, realizados sobre localidades clásicas, han 
servido para el reconocimiento de los Graptolitos de Cataluña, 
siendo M. Barrois con el Dr. Almera, quienes han precisado el 
nivel de los muchos yacimientos encontrados hasta el día en 
nuestro Principado. 

La presente nota se limita á presentar una síntesis de dichos 
hallazgos, por hacerse poco menos que indispensable, para pre- 
cisar los niveles de los nuevos estratos fosilíferos que se A'ayan 
descubriendo en nuestra región. Constará de tres partes: Prime- 
ramente daremos cuenta de la Bibliografía sobre los Graptolitos 
de Cataluña; luego determinaremos el orden estratigráfico de ellos, 
\-erticalmente considerado, en los muchos yacimientos conocidos, 
señalando solamente los más típicos dentro de este orden crono- 
lógico; y por último, seguirá el catálogo de las especies citadas 
en el suelo catalán, indicando con un número entre paréntesis las 
obras en que consta la presencia de las correspondientes especies, 
determinando luego el nivel preciso de cada una de ellas y la 
localidad en que se ha encontrado, para terminar con un índice 
alfabético cronológico de todas las especies que se citen en este 
catálogo. 

§ I 

Bibliografía de los «Graptolitos» de Cataluña. 

I. — Almera. — Importancia del descubrimiento del Alonograp- 
tits pj'iodon en Sant Vicens deis liorts. — -Crónica Cientí- 
fica. 1 89 1. 

2. — Explicación somera del mapa geológico de los alrededores 

de Barcelona. — Crónica Científica (25, iii y 10, vuj. 1892. 

3. — Moneada et Sardanyola. — BulL Soc. gcol. de Francc; 

(i) Mac-Coy, Graptoliles silii/ ian. 



i(7) GRAPTOLITOS CITADOS EN CATALUÑA ^I 

T," serie, t. xxvi, Reunión extraordinaire de la Socicté géo- 

logiqíie cí B.xrcclone (Espagíie). 1898. 
.4. — Almera.— (jracia et Coll (Horta), et 'l'ibiclabo et Esplu- 

gas. — Bnll. Soc. gcol. de France; 3'' serie, t. xxvi, id. 

1898. 
5. — Ga\-á, BrugLiés, Begas et Vailirana. — Bitll. Soc. gcol. de 

France; y- serie, t. xxvi, id. 1898. 
•6. — Más Graptolitos en la mole del Tibidabo (Barcelona). — 

Mein, de la Real Academia de Cien, y Art. de Barcelona; 

época 3."^, vol. IV, núm. 21. 1902. 

7. — Excursión geológica dirigida á estudiar las relaciones del 

grupo de Mongat con el de \^allcarca. — Mem. de la Real 
Academia de Cien, y Art. de Barcelona; época 3.^, vol. iv, 
núm. 25. 1902. 

8. — Excursión á Moneada y Sardanyola. — Bol.de la Com. del 

Mapa gcol. de España; t. xxvii, pág. 156 (68). 1903. 

9. — A Gracia y el Coll (Horta), y al Tibidabo y Esplugas. — 

Bol. de la Com. del Mapa geol. de España; t, xxvii, pági- 
na 16/ (79). 1903. 

10. — Excursión á Gavá, Brugués, Begas y Vailirana. — Bol. de 
la Com. del Mapa geol. de España; t. xxvii, pág. 224 ( 136). 
1903. 

II. — Almera v Boeill. — Consideraciones sobre los restos fósi- 
les cuaternarios de la Caverna de Gracia (Barcelona). — 
Mem. de la Real Academia de Cien, y Art. de Barcelona; 
época 3.'^, vol. IV, núm. 33. 1903. 

12. — Almera y D'Angelis. — Contribución á la fauna paleo- 

zoica de Cataluña. — Versión del manuscrito original latino 
de M. D'Angelis. — Bol. de la Real Academia de Cien, y 
Art. de Barcelona; época 3."", vol. i, núm. 20. 1898. 

13. — Contribución á la fauna paleozoica de Cataluña. — Bol. de 

la Real Academia de Cien, y Art. de Barcelona; época 3.""^ 

vol. i, núm, 26. 1899. 
14. — Barrois. — Observations sur le terrain silurien des en\'irons 

de Barcelone. — Ann. Soc. gcol. du Nord; t. xix y xx. 

1891-1892, 
15- — Observaciones sobre el terreno siluriano de los alrededo- 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat , vr, 1909. 



52 M. FAURA Y SANS (8^ 

res de Barcelona. — Extracto del Bol. de la Com. del Mapa 
geol. de España. 1893. 
16. — Barrois. — Xouvelles observations sur le silurien des en- 
virons de Barcelone. — Bull. de la Soc. géol. de France; 
3.'' serie, t. xxvi. 1 898. 

17. — Xote sur les Graptolites de la Catalogne et leurs ré- 

lations avec les étages graptolitiques de France.-— ^/¿/Z. de^ 
la Soc. géol. de France; 4.^* serie, t. i, pág. 638. 1901. 

18. — Nuevas observaciones sobre las faunas silurianas de los 

alrededores de Barcelona. — Bol. de la Coni. del Mapa 

geol. de España; t. xxvii. 1903. 
19. — FoNT V Saguk. — Xota sobre el silúrico superior del valle 

de Camprodón (Pirineos Catalanes). — Bol. de la Real 

Soc. Esp. de Hist. Nat; pág. 102. 1902. 
20. — Curs de Geología dinámica y estratigráfica aplicada á 

Catalunya. 1905. 
21. — Mallada. — Catálogo general de las especies fósiles encon- 
tradas en España. — Bol. de la Com. del Mapa geológico de 

España; i. xvin. 1891. 
22. — Explicación del ^lapa Geológico de España. — Mem. de la 

Com. del Mapa geol. de España; t. 11 (Sistemas: Cambriano 

y Siluriano). 1 896. 
23. — RoussEL. — Etude stratigraphique des massifs montagneux 

du Canigou et de TAlbére. — Bull. de la Carte géol. de la 

France; t. vm, núm. 5-» pág. 279. 1896. 



§ n 



Relación vertical de los estratos gothlandienses 
de Cataluña. 

La distribución vertical de los principales niveles graptolíti- 
cos conocidos hasta el presente, es casi idéntica á la del silúrico- 
de Inglaterra ; señalaremos solamente los principales yacimien- 
tos, que son al mismo tiempo los característicos de los niveles 
establecidos, prescindiendo de los que están en estudio, tales 



''g) GRAPTOLITOS CITADOS EN CATALUÑA 53 

<:omo el de las pizarras carburadas de Montagut, en Malgrat, 
que, aunque raros y mal conservados, resultan de gran impor- 
tancia como característicos del Gothlandiense. También omiti- 
mos el rico yacimiento que se encuentra entre Aiguafreda y La 
Mora, recientemente descubierto por el Dr. Almera, así como los 
varios que tiene en estudio D. Luis ]M. Vidal, en la provincia de 
Lérida, sumamente interesantes por cierto, ya que están muy bien 
conservados en ellos sus fósiles, y el de cerca de Poblet (Tarra- 
gona), con jMonograpUis Priodon^ hallado por el mismo geólogo. 

Por lo tanto esta nota se refiere á los yacimientos fosilíferos, 
de los que M, Barrios y el Dr. Almera han determinado los ni- 
veles á que puedan referirse, sin omitir los citados por AI. Rous- 
sel, cuyos estudios han podido precisar la verdadera cronología 
de los estratos del Gothlandiense, único piso hasta el presente, 
en el que los GraptoUtos están bien manifiestos en Cataluña. 

La relación vertical de los estratos gothlandienses de la re- 
gión, queda esquematizada en el cuadro siguiente, desde el más 
antiguo al más moderno: 

,' Ca'nFarres (Santa Creud'Olorde). \ 

I Pas deis Lladres, del Coll de la J , . , 
T, -, ' AT . j ^r ,, - ' Aphtamtes de 

I . Llandovery . . - Mata de Vallví = \ 

/ Sant Vicens deis Horts \ 

v Brugués ; 

/ Poligné (Bre- 

i taña), 
í Camprodon ) \ 

2. Tarannon. ... ¡„ ,,., , ^ ,,, ==, Pales. - Rases. 
1 orre Vileta de Cervello ) j 

f Sentein (Piri- 

\ neos). 

Castell Sigró á Molins de Rey \ / Pizarras am- 
(Santa Creu d'Olorde) ¡ i pelíticas de 

3. Wenlock .... ^ Ca'n Tindoré de S. Bartomeu de > = Menardais, 
la Cuadra (id.) \ / d'Andouille 

Pizarras de Gracia / v (Bretaña). 

( Vallcarca (caracterizado por el ] 

4. Ludlow Ceraü-ocans) ^^jMontmajou 

(Moneada ) ' (Pirineos). 

Los ejemplares extraídos de estos yacimientos, que se conser- 
van bien ordenados en la colección paleontológica del Museo 
Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., ti, 1909. 



54 M. FAURA Y SANS (lo)> 

del Seminario Conciliar de Barcelona, son numerosísimos, si bien 
muchos de ellos están en malas condiciones de fosilización; no 
obstante, son excelentes los de las pizarras ampelíticas de Cam- 
prodón, recogidos por Mossén Font y Sagué, como también los 
de las calizas negras; y no lo son menos, aunque no tan abun- 
dantes, los de las pizarras negras de la Font del Carbó de Gra- 
cia ; luego siguen los de Cervelló, también algo frecuentes, y los 
numerosísimos de Santa Creu d'Olorde, pero todos aplastados y 
reducidos á una débil impresión en aquellas pizarras de un color 
blanco ó ceniciento. Todos los restantes yacimientos del país. 
son, no solamente pobres en ejemplares, sino que estos se hallan 
. muy mal conservados. 

Sólo nos resta dar cuenta por orden alfabético de todas las. 
especies citadas en los yacimientos señalados anteriormente. 



§ ni 

Catálogo de los «Graptolitos» de Cataluña. 

Monograptus. 

1. M. attenuatus Haphi, 

1901.— Barrois (/7J, pág. 638. 
1902.— Almera [ó), 6. 

Gothlandiense (Llandovery). — Pizarras blanquecinas silíceo- 
térreas del Pas deis Lladres (de Santa Creu á Vallvidrera), ó sea 
en el Coll de la Mata. 

2. M. basilicus Lapw, 

1893.— Barrois (75), pág. 15. 
1896.— Mallada {22), 310. 
1898. — Almera (5), 791. 
1 90 1. — Barrois (77), 638. 
1902. — Almera ((í), 8. 
1903. — ídem (70), 227 (139). 

Gothlandiense (Wenlock). — Pizarra de cerca la casa Tintoré 
(S. Bartomeu de la Cuadra); pizarras de Brugués, aunque M. Bar- 
rois duda de su exactitud. 



(i i) GRAPTOLITOS citados en. CATALUÑA .55 

3. M. Becki Barr. 

1 89 1. — Mallada [21), pág. 26. 
1896.— Roussel {23), 287 (9I, 
1898. — Almera (^), 746. 
1901. — Barrois (/7), 639. 
1902. — Almera (<5), 8. 

» — ídem (7), 4. 

> — Font (/p), 103. 
1903. — Almera y Bofill (//), 4. 

» — Almera (p), 172 (84). 
1905. — Font (20), 248. 

Gothlandiense (Tarannon). — Calizas y pizarras negras de Cam- 
prodón; pizarras blanquecinas del CoU (Barcelona); pizarras car- 
buradas de Estaña á Ouerforadat. 

4. M. Cinganl. 

1902. — Font {19), pág. 103. 
Gothlandiense (Tarannon). — Pizarras de Camprodón. 

5. M. colonus Barr. 

1893. — Barrois (/f), pág. 15. 

1896.— Mallada (22), 310. 

1898.— Almera (j, 4,5), 734, 79i, 798. 

» —Barrois (/d), 829. 
1901. — ídem (77), 638, 64. 
1902. — Almera (6), 8, 9, 10. 
1903.— ídem (c?, Q, io\ 158 (70); 227 (139), 234 (146). 

» — Barrois {18), 272 (184). 
1905.— Font (20), 251. 

Gothlandiense (Ludlow). — Pizarras grises del monte del casti- 
llo de Moneada; pizarras amarillentas y otras obscuras en Cer- 
velló (cerca de la torre Vileta, camino de la iglesia del Remey, 
junto al torrente Guadaló). 

— (Wenlock). — Pizarra gris-obscura de la torre Vileta de Cer- 
velló ; en las pizarras de Brugués, que deberían corresponder al 
Llandovery, siendo dudosa su presencia en este yacimiento, se- 
gún M. Barrois. 

6. M. communis Lapic. 

1901.^ — Barrois [ij)^ pág. 138. 
1902. — Almera [ó'), 6. 
Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1909. 



56 M. FAURA Y SANS (l2) 

Gothlandioisc (Llandoveryj . — Pizarras blanco-grisáceas del 
Pás deis Lladres (Coll de la lAIata, de Santa Creu á V^allvidrera). 

7. M. concinnus Lapw. 

iS93.—Barrois (/,-), pág. 15. 
1896.— Mallada (_'_'), 310. 
1898. — Almera (5), 791. 
1 90 1. — Barrois (/"Z), 638, 639. 
1902. — Almera [ó), 7, 8, 
1903. — ídem (70), 227 (139). 
1905.— Font {20), 248. 

Gothlandioise (Tarannon). — Pizarras semi-ampelíticas y en 
calizas negruzcas de Camprodón. 

— (Llandovery). — En las pizarras blancas de Brugucs. 

8. M. convolutus Hisi. 

1 90 1. — Barrois (77), 638. 
1902. — Almera {6), 6, 7. 

Gothlandicnse (Llandovery). — En las capas pizarreñas de San- 
ta Creu d'Olorde, en ca'n Ferrés; y de Sant Vicens deis Horts, 
en las pizarras blanquecinas de cerca del Mas Duran. 

9. M. crenularis Lapw. 

1 90 1. — Barrois (77), pág. 638. 
1902. — Almera (¿5), 6. 

Gothlandiense (Llandovery). — Pizarras de Santa Creu d'Olor- 
de, junto á la casa Ferrés. 

10. M. cyphus. 

1896.— Roussel {23), 287 (9). 

Gothlandiense (Tarannon). — De Estaña á Querforadat, en las 
pizarras carburadas. 

11. M. dubius Sness. 

1 90 1. —Barrois (77), pág. 640. 
1902.— Almera (d), 9. 

Gothlandiense (Wenlock). — Pizarras ampelíticas y compactas 
de casa Montaner, hoy Parque Güell de Barcelona (Gracia). 



(13) GRAPTOLITOS CITADOS EN CATALUÑA 57 

12. M. Flemingii Sa/¿. 

1901. — BaiTois (//), pág. 640. 
1902. — Almera (ó), lo. 

> —ídem (7), 4. 
1903. — Almera y Bofill ('//), 4. 

Gothlandicnse (Ludlow). — Pizarras de la vertiente del cerro de 
j\Iora en Vallcarca de Barcelona (Gracia). 

13. M. galaensis (.^) Lapiv. 

1 90 1. — Barrois (//j, pág. 639. 
1902. — Almera {ó"), 8. 
» — Font (/^), 103. 
1905. — ídem {20), 248. 

Gothlandiensc (Tarannon). — Pizarras semi-ampelíticas y cali- 
zas negras de Camprodón. 

14. M. geminatus Barv. 

1 90 1. — Barrois (77), págs. 638, 639. 
1902. — Almera [ó), 8. 
» — Font {iQ), 103, 
1905. — ídem (20), 248. 

Gothlandiense (Tarannon). — Pizarras semi-ampelíticas y cali- 
zas negras de Camprodón. 

— (Llandovery). — -Pizarras blancas, finas, silíceas, de Santa 
Creu d'Olorde, junto la casa de Ferrés. 

15. M. cfr. Halli Barr. 

1 90 1. — Barrois (/7). 

1902. — Almera (d), pág. 6. 

Gothlandiense (Llandovery).— Pizarras del Pás deis Lladres (de 
Santa Creu d'Olorde á Vallvidrera). 

16. M. Hissingeri Carrut. 

iqoí.— Barrois {17), pág. 639. 
1902, — Almera {ó), 9. 
» - — Font {19), 103, 
1905.— ídem {20), 248. 

Gothlandiense (Wenlock). — Pizarras de la Torre Vileta de 
Cervelló. 

— (Tarannon). — Pizarras negras y calizas de Camprodón. 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1909. 4 



58 M. FAURA Y SANS (14) 

Var. jaculum Lapw. 

1892. — Almera (2), pág. 6. 
1893.— Barrois (75), 14, 15. 
1896.— Mallada (2^), 310. 
1898.— Almera (f), 791. ■ 

1 90 1.— Barrois (//), 638, 639. 
1902. — Almera [6), 6, 7 y 8. 
1903. — ídem (/o), 227 (139). 
1935. — Font {20), 251. 

Gothlandiense (Wenlock). — Pizarras de cerca la casa Tintoré, 
de Sant Bartomeu de la Cuadra. 

— • (Tarannon). — Torre Vileta de Cervelló, junto al torrente 
(juadaló. 

— (Llandovery). — Pizarras blanco-gris, silíceas del Pás deis 
l.ladres (de Santa Crea d'Olorde á Vallvidrera), en el coll de la 
Mata, y también en las de Brugués. 

Var. nudus Lapw. 

1893.— Barrois (75), pág. 15. 
1896.— Mallada {22), 310. 
1898.— Almera (5), 791. 
1902. — ídem (d), 7. 
1903. — ídem (70), 227 (138). 

Gothlandiense (Llandovery). — Pizarras blancas de Brugués. 

17. M. latus .í> Mac. Coy. 

1902. — Almera ((í), pág. 6. 

Gothlandiense (Llandovery). — Pizarras blanquecinas del Pás 
deis Lladres (de Santa Creu d'Olorde á Vallvidrera). 

18. M. loMferus? Mac Coy. 

1901. — Barrois (77), pág. 638, 639. 
1902. — Almera {6\ 6 y 8. 

:> — Font (7p), 103. 
1905. — ídem (ío), 248. 

Gothlandiense (Tarannon). — Calizas negras y pizarras semi- 
ampelíticas de Camprodón. 

— (Llandovery). — Pizarras de .Santa Creu d'Olorde, juntó á 
la casa Farrés. 



(15) GRAPTOLITOS CITADOS EN CATALUÑA 59 

Var. Marri Pemer. 

¡901. — Barrois (77), pág. 638. 
1902. — Almera ((5), 6. 

Gothlandicnse (Llandovery). — Pizarras de Santa Creu d'OIor- 
de, en ca'n Farrés. 

19. M. Nilsoni Barr. 

1891. — Mallada (2/), pág. 25. 
1 90 1. — Barrois (77), 640. 
1902. — Almera {ó), 9 y 10. 
1905. — Font (.jo), 251. 

Gothlandiense (Ludlow). — Pizarras rojizas y otras ampelíticas 
de Cervelló, cerca del torrente Gaudaló. 

— (Wenlock). — Pizarras de la Torre Vileta de Cervelló. 

20. M. nuntius-^" Barr. 

1 90 1. — Barrois (77), pág. 638. 
1902. — Almera (d), 7. 

Gothlmidiense (Llandovery). — Pizarras blancas y grises de 
Brugués (Gavá). 

21. M. priodon Broun, 

1 89 1. — Almera (7). 

» — Barrois {14). 

T — Mallada (27), pág. 25. 
1892. — Almera (2), 6 y 7. 
1893. — Barrois (75), 14. 
1896.— Mallada (22), 309. 
1898. — D'Angelis (72), 345. 

» —Almera {4, 5), 746, 799. 
1899.— D'Angelis (7j), 2. 

1901. — Barrois (77), 639, 640. .... 

1902. — Almera (ó), 8, 9. 

» — ídem (7), 4. 

» — Font (7p), 103. 
1903.— Almera (p, 70), 172 (84), 235 (147). 
1905.— Font (20), 248. 

Gothlandiense (Ludlow). — Pizarras del cerro del Castillo de 
Monteada; y en las pizarras de Vallcarca (Barcelona). 

— (Wenlock). — Pizarras blanquecinas de junto á la casa 
Farrés, de Santa Creu d'Olorde; casa Tintoré, de San Bartomeu 

Mem. R Soc. esp. Ilist. nat., vi. 1909. 



6o M. FAURA T SANS (l6) 

■de la Cuadra; la torre Vileta de Cervelló; pizarras ampelíticas 
de casa Montaner, hoy Parque Güell, en el sitio conocido por la 
Font del Carbó. 

— (Tarannon). — Pizarras y calizas negras de Camprodón. 

— (l.landovery). — En el Puig Castellá de San Vicens deis 
Horts. 

22. M. proteus Barr. 

1893. — Barrois í/f), pág. 15. 
1896.— Mallada {22), 310. 
1898.— Almera (5), 791. 
1 90 1, — Barroiá (//), 638. 
1902. — Almera (lí), 7. 
1903. — ídem (/o), 226 (138). 

Gotlhandieiise (Llandovery). — Pizarras de Brugués, y en el 
Pás deis Lladres de Vallvidrera á Santa Creu d'Olorde, ó sea en 
el CoU de la Mata. 

23. M. Rfemeri Barr. 

1893. — Barrois (/j), pág. 14. 
1898.— Almera (j), 735. 
1 90 1. — Barrois (//), 640. 
1902. — Almera (<í), 10. 

— —ídem (7), 4- 
1903. — Almera y Bofill (//), 4. 

» — Almera (>y), 160 (72). 

Gothlandiense (Ludlow). — Pizarras de la vertiente del cerro de 
la Mora, en Vallcarca (Barcelona); en pizarras blanquecinas del 
cerro del Castillo de Moneada, y probablemente en Santa Creu 
d'Olorde. 

24. M. Riccartonensis Lapw. 

1898. — Almera (5), pág. 798. 

» — Barrois {16), 829. 
1901. — ídem (77), 639. 
1902.— Almera (¿í), 9. 
1903. — ídem (/O), 234 (146). 

» — Barrois {iS), 272 (184). 

Gothlandiense (Wenlock). — Pizarras de un gris obscuro, cerca 
la casa Tintoré, de Sant Bartomeu de la Cuadra; y en la Torre 
Vileta de Cer\'elló. 



(i 7) GRAPTOLITOS CITADOS EN CATALUÑA 6l 

25. M. Salteri? Gein. 

1893.— Bairois (/f), pág. 14. 
1896.— Mallada {22), 310. 
1901.— Barrois (i/), 639. 
1902. — Almera {6), 7. 
1905. — Font [ig], 251. 

Gothland'icnsc (Tarannon). — En Cervelló (Torre Vileta), To- 
rrente Guacíalo. 

26. M. scalaris. 

1896. — Roussel (.?.?), pág. 287 (9). 
Gotlilandiaisc (Tarannon). — ^De Estaña á Ouerforadat. 

27. M. tenuis Pórt. 

1892. — Almera (.?), págs. 6, 7. 
1S93. — Barrois (/j), 14. 
1896.— Mallada (22), 310. 

Gotlilandiense. — Pizarras obscuras ele Torre Vileta de Cerve- 
11(3, y de Santa Creu d'ülorde. 

28. M. turriculatus Barr, 

1901. — Barrois (//), pág. 639. 
1902. — Almera (íí), 8. 
» — Font (/p), 103. 
1905.— ídem (20), 248. 

Gotlilandieiise (Tarannon). — Pizarras y calizas de Camprodón. 

29. M. uiicinatus Tullb. 

1 90 1. — Barrois (77), pág. 640. 
1902, — Almera (í5), 9. 
1905. — Font (20), 251. 

Gothlaiidiense (Ludlow). — Pizarras rojizas y ampelíticas de 
Cervelló (Torre Vileta y junto al camino del Remey). 

30. M. vomerinus ISüch. 

1893.— Barrois (75), pág. 15. 
1896.— Mallada {22), 310. 
1898.— Almera (f), 791. 
1 90 1. — Barrois (//), 638. 
1902. — Almera ((5), 7. 
1903.— ídem (/o), 226 (138). 

Gothlandiense (Llandovery). — Pizarras de Brugués, 

Mem R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1909. 



(J2 M. FAURA Y SANS {'1 8) 

31. M. vulgaris? IVooí/. 

1 90 1. — Barrois (/7), pág. 640. 
1902. — Almera (ó), 9. 

Gothlandiensc (Wenlock sup.) — Pizarras de Torre Vileta de 
Cervelló, y en el 3'acimiento de Gracia' (?). 

Rastrites. 

32(1). K. Liniiíei Barr. 

1896. — Roussel (//"), pág. 2S7 (9). 
1905. — -Font (jo\ 249. 

Gothlandiciise (Llandovery). — En las pizarras carburadas de 
Estaña á Ouerforadat. 

33 (-2). R. peregrinus Barr. 

1 89 1. — FJarrois (/,?). 

» — Mallada (2/), pág. 26. 
1898. — Almera (5), 799. 
1903.— ídem (/o), 23 s (144)- 
1905. — Font (20), 249. 

Gothlandiensc (Tarannon). — Pizarras de Santa Creu d'Olorde. 

Cyrtograptus. 
34(1). C. Gayi Lapw. 

1 90 1. — Barrois (77), pág. 639. 
1902. — Almera {ó), 8. 

» — Font (/^), 103. • 

1905. — ídem {20), 248. 

GothliUidiensc (Tarannon). — Pizarras y calizas negras de Cam- 
prodon. 

35(2). C. Murchisoni Carr. 

1898.— Almera (5), pág. 798. 

» — Barrois {ló), 829. 
1903. — Almera (70), 234 (146). 

» — Barrois (a^), 272 (184). 

Gothland'wise (Wenlock). — Pizarras de la Torre Vileta de 
Cervelló. 



(i 9) GRAPTOLITOS CITADOS EN CATALUÑA Ój 

36(3). C. cf. moniliformis (non Murch) Tiillb. 
1 90 1. — Barrois (//), pág. 640. 
1902. — Almera {ó), 10. 

Gothlandicnsc (Ludlow). — Pizarras obscuras de Cervelló, en el 
torrente de Guadaló. 

Diplograptus. 
37(1). D. folium. 

1896. — Roussel (2?), pág. 287 (9). 
1905.— Font (20), 249. 

Gothlandiense (Llandover}^). — Pizarras carburadas de Estaña á 
Ouerforadat. 

38(2). D. palmeus Barr. 

1896.— Roussel {23)^ pág. 287 (9). 
1901. — Barrois (//), 368. 
1902. — Almera (í^), 7. 
1905. — Font (20), 249. 

Gothlandiense (Llandovery). — Pizarras carburadas de Estaña á 
Ouerforadat; pizarras de c'an Earrés d'Olorde. 

39 ^3> siniiatus Nich. 

1901. — Barrois (/7), pág. 638. 
1905. — Almera (6), 6. 

Gothlandiense (Llandovery). — Pizarras de Santa Creu d'Olorde. 

Caliptograptus. 

40. C. digitatus. 

1S96. — Roussel (jj), pág. 287 (9). 
Gothlandiense (Tarannon (.?')). — Pizarras de Estaña á Ouerfo- 
radat. 

Climacograptus. 

41. C. scalaris. 

1896. — Roussel {23), pág. 287 (9). 

Gothlandiense (Tarannon (.?)). — De Estaña á Ouerforadat. 

Retiolites. 

42. R. Geinitzianus. 

1806.— Roussel {23), 287 (9). 
Gothlandiense (Tarannon (?) ). — De Estaña á Querforadat. 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1909. 



é4 



M. FAURA Y SANS 



(20) 



* 
* * 



En el siguiente índice cronológico acompaña á cada una de 
las especies ahora citadas en el Catálogo^ el nivel correspondien- 
te á que pertenecen, identificándolo con los datos sintéticos del 
silúrico de la Gran Bretaña. Además, á continuación, se inserta- 
rán las especies citadas en el silúrico de Bohemia por Barrande, 
y luego las reconocidas en el de Sajonia por Geinitz, para hacer 
patentes ciertas diferencias de nivel de algunas especies: 



ÍNDICE CRONOLÓGICO 





Ordo- 


Gothlandiense. 


Silúrico 
de Bohemia 


Silúrico de Sajouia 


I. Mojiograpins aí- 


vi - 
cíense 


Llan- 

do- 
very. 


Ta- 
ran- 
non. 


Wcn- 

lock. 


Lu- 

dlow. 


se 
Barr 

D 


;un 
ande. 

E 


seg 
a 


ún Gei 

b 


nitz. 










teiiuai iisWiiTplí 


— 


* 


— 


— 


— 


— 


— 


— 


— 


— 


2 

3 


- basilicus'La^vj . 
- Becki Barr .. . . 


I 


1 


— 











-f 




t 


1 


4 


- dingani Ba rr. . 


— 


— 




— 


— 


— 




— 


— 


— 


5 


- colontis Barr . . 


— 


— 


— 


:;: 


* 


+ 


-f 


— 


1 


t 


6 


- communis L. . . 


— 


* 


— 








— 


— 


— 





— 


7 


- concinmis L . , . 


— 


* 


* 


— 


— 


— 


— 


— 





— 


8 


- coiivolictiix Hisi 


— 


* 


— 


— 


— 


— 


— 


— 


t 


t 


9 


- cr entilar is L . . 


— 


t 


— 


— 





— 


— 


— 





— 


10 
1 1 


- cyplms 

- dubius Suess. . 


. 




* 


" 





I 





— 





— 


12 


- l'lemingü Salt. 


— 


— 


— 


— 




— 


— 


— 


— 


— 


13 


- galaensis} L , . 


— 


— 


* 


— 


— 


— 


— 


— 


— 


— 


14 


- gemmatiis Barr. 


- 


* 


* 


— 


-- 


— 


-f 


— 


— 


T 


15 


- cfr. Hallei Barr 


— 


* 


— 


— 


— 


— 


-f 


— 


t 


t 


16 


- HissingeriCar. 


— 


— 


* 


* 


— 


— 


— 


— 


— 


— 


- -\<ir. JacK- 






















lum Lapw. 
- - V a r . midus 


— 


* 


* 


* 









" 




" 


Lapw. . . . 

1 7. - la tus} Mac Coy. 


I 


* 


— 












1 


1 


t 


18. - lobiferus) Mac 






















Coy 


— 


* 


* 


— 


— 


— 


— 


— 


~ 


— 


- - var. Marri 






















Perner.. . 


— 


* 


— 


— 


— 


— 


— 


— 


— 


— 


19. - Nilsoni Barr. . 


— 


— 


— 


^ 


* 


— 


+ 


— 


JL 

! 


t 


20. -nuníius'í Barr. 


— 


* 


— 


— 


— 


— 


+ 


— 


1 


T 


21. 


-priodoii Bronn. | 


— 


* 


* 


>;: 


H! 


+ 


-4- 


— 


t 


I 



(2 1) 



GRAPTOLITOS CITADOS EN CATALUÑA 



65 



22. Aloiiogr apt H s í 
proíeus Barr. 


Ordc- 

vi- 
:iensc- 


Gothlan 


diense. 


Silúrico 
de Bohemia 


Silíirlcc 


de Sajonia 


Llaii- 

(1.)- 

very. 


Ta- 
ran- 
non. 


Wen- 
lock. 


Lii- 
dlow. 


segí 
Barra 

D 


n 
nde. 

E 
+ 


según Geinilz. 
abe 

- t t • 






23. - A'a'/«í'// Barr . . 


— 


- 


— 


— 


* 


+ 


+ 


t 


t 


t 


34. - Riccartonensis 






















Lapw 

25. -SalterP. Gein. ; 


— 


— 


* 


* 


^ 


" 








1 


— 


26. - scalaris 


-- 


^- 


* 


-- 


-- 


— 


— 


-- 


— 


— 


27. - tenuis Port . . . 


— 


— 


? 


•j 


— 


— 


— 


— 


— 


— 


28. -tiirriculatiís 






















Barr 


— 


— 


* 


— 


-- 


— 


-h 


— 


t 


t 


j 29. - uiicinatus Tull. 


— 


- 


— 


— 


* 


— 


— 


— 


— 


— 


30. - vomerümsNich 


— 




— 


^ 


— 


— 


— 


-- 


— 


— 


31.- vulgar ¡s} Wood 


— 


— 


— 


* 


— 


— 


— 


— 


— 


— 


32(1). Rasti ¡tes Liti- 






















nei Barr. . . 


- 


* 


- 


-^ 


— 


— 


+ 


— 


— 


— 


33(2). -peregrinus^ 
Barr 






* 




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_ 


4- 





. 





34(1). Cyrtograptus 
Grayi L . . 




^ 


* 




„ 

















35(2). - Miirchisoni 






















Carr 


— 


— 


— 


* 


— 


— 


— 


— 


— 


— 


36 (3). - cf . monilifor- 
mis Tullb. 




_ 






* 

















37(,). Diplograpius 
foliiim. . . . 




* 


^ 


._ 




















38(2) -palme7is'Qa.r\- 


— 


* 


- 


— 


— 


— 


+ 


— 


— 


— 


39(,). -j7«//íz/?/{j-Nich 


— 


* 


— 


— 


— 


— 


— 


— 


— 


— 


40. Caliptograptus 
digitahis .... 


_ 


_ 


* 


_ 




















4 1 . Ciimacogr aptus 






















scalaris. . . . 


— 


— 


* 


— 


— 


— 


— 


— 


— 


— 


42. Retiolites Geinit- 






















ziatius 


-- 


— 


* 


— 


— 


— 


+ 


" 


~ 


" 



En resumen, que con las 42 especies citadas, correspondientes 
á los cuatro tramos del silúrico superior, podrá reconocerse la 
suma importancia del Gothlandiense en Cataluña, comparándolo 
con los escasos y poco conocidos yacimientos de Craptoliíos del 
resto de España. 

Madrid, 8-1V-09. 



Mem. R, Soc. esp. Hist. iiat., vi, 1909, 



Tomo VI.— Memoria 3.« 



ESTUDIO ANATÓMICO 



DE LA 



PIEL DEL GALLIPATO 

(Pleurodeles Waltlii Mich.) 

POR 

JOSÉ COGORZA 



Examen macroscópico. 

Examen exterior. — La piel del gallipato, como la de todos los 
anfibios, está formada por tres capas de elementos anatómicos, 
superpuestas y de origen diferente. La más exterior es la epider- 
mis; constituye la superficie limitante externa del animal y es de 
origen ectodérmico. La capa media, inmediatamente subyacente 
á ésta, es el dermis y se origina del mesodermo. La tercera, que 
está en relación con los órganos subcutáneos, es la capa subcu- 
tánea y aparece formada, como el dermis, á expensas del meso- 
dermo. Durante el desenvolvimiento postembrionario del animal, 
estas diversas capas sufren varias transformaciones y además 
originan diferentes órganos, muchos de los cuales pierden su 
conexión con la piel, se hacen independientes en su topogra- 
fía y funcionamiento y constituyen porciones del sistema ner- 
vioso central en unos casos, órganos de los sentidos en otros; por 
tanto, no hemos de ocuparnos de ellas en el presente estudio. 
No asi de las glándulas cutáneas, aún más numerosas en el ga- 
llipato que en otros muchos anfibios, pues éstas quedan como 
órganos constantes de la piel y son por su abundancia uno de 
los detalles característicos de la de estos vertebrados. 

Examinada exteriormente, la piel del gallipato aparece blan- 
da y rugosa, sobre todo en las regiones laterales del tronco y 
Mem. K Soc. esp. Hist. nat., vi, 1909. 



68 J. COGORZA (2)» 

de la cola, debiéndose las rugosidades á la existencia de nume- 
rosos surcos transversales y longitudinales que, cruzándose en 
ángulos diferentes, limitan así pequeñas eminencias de la piel. 
Sólo en la piel superior de la cabeza y en la que forma las 
membranas caudales superior é inferior, aparece lisa, como lo 
es en todo el cuerpo en la generalidad de los anfibios. 

Estas elevaciones de la piel presentan tamaño diferente, des- 
de dos ó tres milímetros de longitud á medio milímetro en los 
individuos adultos. También varía el tamaño según las regiones 
del cuerpo; en la piel de la garganta y en la de la parte inferior 
de los brazos es donde se observan las de mayor extensión, 
mientras en las porciones laterales inferiores del tronco existen 
las más pequeñas. Su contorno es poligonal y bien definido en 
la piel de la garganta, pentagonal en las porciones superiores del 
tronco y redondeado en las más inferiores, hasta llegar á la piel 
del vientre donde son menos aparentes. Estas verrucosidades se 
hacen más 6 menos visibles, según los distintos movimientos de 
la piel y dependen, según los datos hace ya muchos años expues- 
tos por Eberth para otros anfibios, de la contractilidad de las fibri- 
llas musculares lisas que se encuentran en el dermis, las cuales, 
acortándose, acentúan los surcos de separación y dan mayor 
relieve á las prominencias. 

Además de estas verrucosidades, existen diseminadas en dis- 
tintas regiones del cuerpo, otras prominencias de forma más fija 
y constante, que corresponden á órganos diferenciados de la 
piel. Examinadas éstas con una lente, se presentan como emi- 
nencias cónicas que en la cima ó en las partes laterales próxi- 
mas á ésta, muestran pequeñas aberturas, de bordes gruesos y 
redondeados. Dichas eminencias, relativamente grandes, corres- 
ponden á glándulas cutáneas y son muy abundantes en las re- 
giones dorsal y lateral del tronco y de la cabeza, siendo escasas 
ó desapareciendo en la piel del vientre. Con frecuencia, la cima 
de estas eminencias glandulares lleva células muy ricas en pig- 
mentos pardo ó negro, que las hace destacarse como puntos 
negros sobre el fondo verde de la piel. En las de la parte supe- 
rior de la cabeza y anterior del tronco, es muy visible este- 
detalle. 



(3) ESTUDIO ANATÓMICO DE LA PIEL DEL GALLIPATO 69 

Las de la región lateral del tronco, suelen presentarse bor- 
deadas de una zona de color amarillo pálido. 

Mezcladas á estas eminencias glandulares, se observan otras 
generalmente más pequeñas, siempre provistas de células pig- 
mentadas, pero sin aberturas y que corresponden á órganos 
táctiles de la piel, que ya han sido descritos minuciosamente por 
Merkcl en la piel de la rana. En el gallipato existen estas man- 
chas táctiles muy abundantes en la piel de la cabeza, y, sobre 
todo, en la garganta. 

Por último, pueden obser\'arse asimismo diseminadas en dis- 
tintos puntos del cuerpo, otras aberturas glandulares especiales, 
las cuales se presentan como abultamientos de la piel que en la 
parte más externa están provistos de una hendidura alargada. 
Raras veces estos órganos aparecen aislados; casi siempre for- 
man grupos de dos, de tres y hasta de cuatro; pero siempre dis- 
puestos en serie lineal, colocados los unos tras de los otros. Su 
tamaño varía de uno á tres milímetros. 

Existen, además, en el gallipato adulto, otros órganos indu- 
dablemente sensoriales, perceptibles á simple vista en distintos 
puntos del cuerpo, pero que en la garganta y en las partes late- 
rales del tronco, forman largas líneas que pueden seguirse fácil- 
mente á la simple vista (fig. T.^). Generalmente existen en la gar- 
ganta dos líneas que, partiendo del punto medio de la mandíbula 



Fig. i.''' — Disposición de los órganos sensoriales en el gallipato adulto. 

inferior, corren paralelas al borde de ésta, dirigiéndose hacia 
atrás, forman en cada lado una curva que bordea el brazo y 
llegan á la porción lateral del tronco, donde corren en línea 
recta desde la base del brazo hasta la base de las extremidades 
posteriores, formando una verdadera linea lateral. Con frecuen- 
cia la línea termina en este punto, pero en algunos individuos se 

Mem. R Soc. esp. Hist. nat., vi, 1909. 



70 J- COGORZA. (4) 

continúa á lo largo y en la parte superior de la cola. Un detalle 
que me ha llamado la atención, es que no en todos los indivi- 
duos que he examinado, aparecen igualmente desarrolladas las 
dos líneas laterales, derecha é izquierda. En algunos, una de las 
dos tiende á reducirse; y en otros, desaparece por completo, 
no encontrándose entonces sino la de un solo lado. Las líneas 
del borde de la mandíbula son más constantes. En los individuos 
viejos son estos órganos menos visibles que en los individuos 
jóvenes, en los que frecuentemente aparecen de un color blan- 
quecino que los hace destacarse con perfecta claridad. El hecho 
de conservarse estos órganos sensoriales en el animal adulto, es 
excepcional en el grupo de los anfibios, en los que, con raras 
excepciones (Siredon, Daciylethra), sólo se encuentran en el 
período larvario, y demuestran, en unión de otros varios deta- 
lles, el carácter arcaico de la organización del gallipato. Líneas 
de glándulas agrupadas acompañan siempre á estas líneas de ór- 
ganos sensoriales. 

Color.— K\ color de la piel en el gallipato, como en muchos 
vertebrados, pero principalmente en los anfibios, tiende á ase- 
mejarse al del medio en que estos animales habitualmente vi - 
ven y sufre cambios en relación con los del medio que los ro- 
dea. Generalmente se encuentran los gallipatos en las aguas 
corrientes ó estancadas, provistas de abundante vegetación, que 
alberga los pequeños animales de que se alimentan, y así obser- 
vamos que el color de la piel es en toda la parte superior del 
cuerpo de un verde aceitunado más ó menos claro, sobre el 
cual se destacan grandes manchas, pardas ó negras, de contorno 
irregular y de límites poco marcados. Estas manchas son más 
frecuentes y están próximas unas á otras en la línea media del 
dorso, pudiendo adoptar á los lados de la cola una disposición 
regular, que repite la de los segmentos metaméricos de que esta 
consta. En los lados del tronco y en los puntos que correspon- 
den á la terminación de las costillas, se observa una serie de 
manchas redondeadas, de color anaranjado ó rojo, que se desta- 
can con claridad sobre el fondo verde de la piel; tanto más, cuan- 
to que con frecuencia aparecen bordeadas de una zona de color 
negro ó pardo obscuro. Estas manchas no existen en ningún 



(5) ESTUDIO ANATÓMICO DE LA PIEL DEL GALLIPATO 7 1 

otro anfibio, y constituyen, por tanto, uno de los caracteres es- 
pecíficos de la especie que nos ocupa. Su número es de siete á 
diez, según el tamaño de los individuos, y casi siempre son en 
número diferente á uno y otro lado del cuerpo, encontrándose 
frecuentemente una más en un lado que en el otro. Con auxilio 
de una lente pueden observarse en el animal vivo y hacia las 
regiones periféricas de estas manchas, pequeñas aberturas que 
corresponden á glándulas cutáneas. Cuando el animal se ve 
amenazado, comprime los músculos laterales del tronco, y los 
extremos de las costillas salen por el centro de las manchas, lle- 
gando en ciertos casos á romper la piel, sirviendo esto como un 
medio de defensa al animal. El color de estas manchas no es 
completamente uniforme en toda su extensión; hacia el centro, 
en la zona que corresponde á la terminación de la costilla, es- 
tán formadas por una substancia más clara y transparente que 
la del resto, mientras el color anaranjado ocupa la periferia. La. 
parte inferior del cuerpo, sobre todo la garganta y el vientre, es 
de color más claro, amarillo, ó amarillo verdoso, y también pro- 
vista de grandes manchas obscuras, que en el vientre se disponen 
en filas longitudinales en número de cinco á seis. En algunos in- 
di\'iduos aparece en la línea media del pecho una raya clara que 
se destaca vivamente del fondo general. 

Los bordes del ano, así como los bordes libres de la aleta que 
rodea la cola, sobre todo en el borde inferior, son de color ana- 
ranjado, de tono igual al de las manchas costales. Este mismo 
color se observa también en la parte inferior de los dedos de las 
extremidades anteriores y algunas v^eces en los de las posteriores. 

Este tipo general de coloración puede presentar normalmen- 
te ligeras variaciones, debidas á las condiciones locales. Las más 
importantes se reducen á que las manchas obscuras se acla- 
ren, y por tanto se hagan menos perceptibles ó desaparezcan 
casi en totalidad , siendo entonces los colores dominantes el 
verde aceituna en la parte superior del cuerpo y el amarillo 
verdoso en la inferior. r)tras variaciones más importantes pre- 
senta el color de la piel, relacionadas con la época del celo, 
con las variaciones de la alimentación y con otras causas que 
estudiaré más adelante al ocuparme de la fisiología de la piel. 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1909. 



72 J. COGORZA (6) 

Formaciones especiales de la piel. — La piel del gallipato presen- 
ta en determinadas regiones formaciones particulares destinadas 
á usos muy diversos y que prestan con frecuencia, dentro del 
grupo de los anñbios, caracteres importantes para la distinción 
de las especies. Todas las capas de la piel entran á constituir 
algunas de estas formaciones, mientras otras están formadas ex- 
clusivamente á expensas de la epidermis. Entre las primeras es- 
tán, la piel que forma los repliegues de los labios y de los pár- 
pados, las membranas interdigitales y la membrana que rodea la 
cola. Entre las segundas, deben mencionarse las callosidades 
braquiales de los machos y los callos palmares y plantares en 
los dos sexos. 

La piel de la cabeza presenta partes diferenciadas en relación 
con los órganos de los sentidos (membrana nictitante, párpados); 
pero su estudio no corresponde á el de la piel. En la boca, la 
piel forma dobleces que constituyen los labios; en ellos se pre- 
senta muy gruesa y provista de numerosas glándulas, cuyas 
aberturas externas aparecen bien visibles; también son frecuen- 
tes en ella los órganos sensoriales. Las membranas interdigitales 
son rudimentarias en las manos y están reducidas á un estrecho 
repliegue que bordea los dedos y que sólo se extiende entre és- 
tos en la base de las primeras falanges. En los pies, la membrana 
que bordea los dedos está más desarrollada y la que los une en 
la base ocupa toda la extensión de la primera falange de cada 
dedo. El aspecto de estas membranas interdigitales no difiere 
del resto de la jmcI. La cola está, asimismo, bordeada por un 
i'epliegue membranoso que comienza en la región dorsal por 
encima del ano, rodea toda la cola y se termina en el borde pos- 
terior del ano. El borde libre de esta membrana caudal, es fino 
y delgado en la parte superior, y más grueso y redondeado en 
toda la región inferior. En la línea media dorsal del tronco se 
observan en algunos individuos rudimentos de una membrana, 
que no llega sino hasta la mitad del cuerpo; pero en general ese 
está desprovisto de repliegues membranosos. 

Las formaciones debidas á una modificación de la epidermis, 
son, como ya he dicho, las callosidades braquiales del macho y 
los callos ó tari palmares y plantares en los dos sexos. Las pri- 



<7) 



ESTUDIO ANATÓMICO DE LA PIEL DEL GALLIPATO 



75 





meras son temporales, duran únicamente el tiempo del celo, es 
•decir, desde Mayo á Julio y caen después según se desprende de 
las observaciones realizadas por Boscá (l). Su aspecto (fig. 2.^) 
es el de una tumefacción muy visible, que ocupa toda cara in- 
ferior de los brazos, extendién- 
dose por la palma de la mano 
y llegando hasta el extremo de 
los dedos. Esta tumefacción há- 
llase coloreada por un pigmen- 
to negro intenso, que forma una 
mancha de contorno claramen- 
te dibujado. Una faja de color 
amarillo corre todo á lo largo 
del borde anterior del brazo y 
de la mano y limita el borde 
anterior de las tuberosidades 
braquiales, haciéndolas desta- 
blarse con perfecta claridad en 
esta región. Los bordes poste- 
riores no tienen límites tan fijos 
y se continúan insensiblemen- 
te con el tegumento común. La superficie de estas tuberosida- 
des (lám. II, fig. I.^) aparece dividida en pequeñas porciones se- 
paradas por surcos de color amarillento que se cruzan en distin- 
tas direcciones. Con frecuencia, se observan en algunos individuos 
las tuberosidades braquiales como divididas en dos porciones, una 
que corresponde al brazo, y otra que es común al antebrazo y 
á la mano. En el dibujo adjunto puede formarse idea de estas 
singulares formaciones epidérmicas. 

Las tuberosidades braquiales son en cierto modo permanen- 
tes, pues en épocas normales puede observárselas siempre, si 
bien reducidas á una tumefacción de la piel, de color amarillo 
más ó menos claro. En la época del celo, una activa prolifera- 
ción celular, determina la formación de un verdadero callo que 



Fig. 2." — Aspecto total del callo 
braquial. 



(i) E. Boscá. — Nota sobre el Plcurodelcs Waltlii Mich, Anales de la 
Sociedad española de Historia natural, tomo vi, cuad. i (Act., pág. 20). 
Mem. R. Soc. esp. Hist. nat , vr, 1909. 



74 J- COGORZA (8) 

aumenta considerablemente el espesor de la piel, apareciendo 
entonces el pigmento pardo ó negro que forma la mancha ca- 
racterística. Pasada la época del celo caen en junto estas capas 
últimamente formadas, pero queda la piel con un espesor y un 
aspecto claramente distinto al de los tegumentos adyacentes. 

Además del callo braquial, obsérvanse en las extremidades 
del gallipato formaciones análogas á las que se ven en otros mu- 
chos anfibios y que, de una manera general, han sido denomi- 
nadas tori articularis. En la especie que nos ocupa, se presen- 
tan como eminencias redondeadas que se encuentran sobre la 
cara palmar de la mano y sobre la planta del pie. Son en núme- 
ro de dos en cada extremidad (fig. 3.^) y están situadas, en las 
manos, en el primero y cuarto espacios metacarpio falanginos» 



\s^L^ 




Fig. 3.* — Forma y posición de los tori articiilnres: <?, en las extremidades 
anteriores; h, en las posteriores. 

siendo su superficie aparentemente lisa y de color amarillento 6 
rojizo, y en el pie, en el primero y quinto espacios metacarpio 
falanginos y con el mismo aspecto exterior que se observa en 
las extremidades anteriores. En los sitios correspondientes á las 
articulaciones de las falanges, sólo se ven rudimentos de forma- 
ciones de esta clase, y esto sólo en muy contados individuos. 
Su forma es la de una verruga hemisférica, de superficie rugosa 
y de contornos bien limitados. Su tamaño es diverso, pero en 
general, las que corresponden á los dedos externos son mayores- 
que las de los internos. 



(g) ESTUDIO ANATÓMICO DE LA PIEL DEL GALLIPATO 75: 



Kstructura de la piel. 

EPIDERMIS 

Constititcióii de la epidermis. — La epidermis del gallipato es. 
gruesa, en general, presentándose constituida por cinco ó siete 
capas de células que en todas las regiones muestran claramente 
diferenciados el estrato germinativo., formado por el conjunto de- 
las capas más profundas, y el estrato córneo, que lo está única- 
mente por la capa más externa. El espesor de la epidermis, con- 
siderada en totalidad, es variable de unas regiones á otras, sien- 
do más delgada en la garganta y en el vientre que en los lados- 
del cuerpo y en la cola. El máximum de espesor que puede al- 
canzar corresponde á la piel de los dedos, á los callos braquiales, 
á los tori articulares y á los bordes de la abertura anal. Estas di- 
ferencias de espesor son debidas no á un aumento ó disminución 
en el número de capas celulares, sino más bien á la diversidad de 
tamaño de las células en cada una de estas regiones y también á 
la diferencia de espesor de los espacios intercelulares que las se- 
paran. Independientemente de estas variaciones regionales, se 
observan, además, en algunos puntos espesamientos considera- 
bles de la epidermis, frecuentes en la garganta, brazos y lados deí 
tronco, formados por acumulaciones celulares que profundizan 
rebasando las capas superficiales del dermis y que pudieran es- 
tar relacionadas con terminaciones nerviosas especiales, presun- 
ción que yo no he podido comprobar. 

La superficie externa de la epidermis, lisa en la piel del vien- 
tre y de la cola, presenta en las demás regiones numerosas ele- 
vaciones y depresiones de forma y tamaño variables, que dan 
lugar en las secciones de los cortes á una línea extremadamente 
sinuosa (lám. i, fig. I.'^ y 2.^). La superficie interna, en contacta 
con el dermiSj'muestra asimismo iguales inflexiones, aunque nun- 
ca tan acentuadas como las de la superficie externa. 

Estrato córneo. — El estrato córneo está formado en la mayor 
parte de los casos por una sola capa de células aplanadas, cuyo 
límite de separación con la capa superior del estrato germinativa 

Mem. R. Soj. esp. Hist. nat., vi, 1909. 



76 J. COGORZA (lO) 

« 

forma en los cortes una línea claramente definida, paralela á la 
superficie externa. El contorno de las células en las secciones es 
rectangular, y poligonal cuando se examina la superficie libre de 
la piel: todas presentan un núcleo bien perceptible. Las superfi- 
cies de contacto de unas células con otras ofrecen numerosos 
y desiguales dientecillos que constituyen un modo de unión fuer- 
te y resistente entre ellas. La cara inferior limitante con el es- 
trato germinativo posee también prolongaciones menos nume- 
rosas, pero de mayor tamaño que las anteriores, que aseguran la 
•adherencia con aquél. Esta adherencia no es tan grande, sin em- 
bargo, como la que se establece entre las distintas capas del es- 
trato germinativo: de aquí la facilidad con que el estrato córneo, 
•S2 desprende de la piel en grandes extensiones del cuerpo en las 
épocas de muda. 

Sobre las células del estrato córneo, en la parte que corres- 
ponde á su superficie libre, existe una estrecha faja cuticular que 
la mayor parte de las veces se extiende uniformemente sobre 
toda la superficie de la piel; pero en el gallipato, como en la 
rana, según Gaiipp^ los casquetes cuticulares son independien- 
tes, peculiares á cada célula y no forman un todo continuo. 

En algunas regiones, las células del estrato córneo muestran 
una disposición que se separa mucho de la ya indicada. En lugar 
de estar unidas completamente por sus caras laterales lo están 
s')lo en la base, quedando separadas en la parte superior, que no 
€S lisa, sino que aparece con grandes gibosidades cubiertas de 
espinitas. El límite superior del estrato córneo es, por esto, una 
línea muy sinuosa y no una línea recta, como en los casos nor- 
males. Las células, además, son altas y de sección casi cuadrada. 
Puede observarse esta disposición con toda claridad en la piel de 
los dedos y de los brazos (lám. ii, fig. 2.^), sobre todo cuando está 
más desarrollado el callo braquial. Yo no he podido observar ri- 
betes cuticulares en las células así modificadas, pero es posible 
•que existan. 

Estrato genniíiatlvo. — Componen el estrato germinativo todas 
las capas celulares de la epidermis, con excepción de la que 
constituye el estrato córneo. Todas sus células están provistas 
<:le un núcleo voluminoso y son redondeadas ó prismáticas. Las 



^Il) ESTUDIO ANATÓMICO DE LA PIEL DEL GALLIPATO 77 

•que forman la capa más profunda, ó sea la que está en contacto 
con el dermis, son altas, cilindricas y dispuestas con cierta regu- 
laridad, presentando la base franjeada, pues están provistas de 
prolongaciones espiniformcs que engranan con desigualdades 
semejantes existentes en la superficie del dermis, asegurándose 
así la unión de éste con la epidermis. La línea de separación de 
estas dos capas tegumentarias aparece en los cortes sinuosa, y 
■en algunas regiones, la piel de los lados del cuerpo entre otras, 
se presenta ondulada con gran regularidad, como si la capa su- 
perficial del dermis tuviese en estos parajes numerosas papilas. 
Las células de los estratos superiores son también alargadas, 
pero no tanto como las de esta primera capa, y las que se en- 
cuentran en contacto con el estrato córneo son á veces aplana- 
das y córneas en su mayor parte, por lo que, en preparaciones 
coloreadas, toman un aspecto muy parecido á las de aquél, dis- 
tinguiéndose fácilmente de las otras capas del estrato germinati- 
vo. Después del proceso de descamación esta capa es la que vie- 
íie á constituir el estrato córneo. Sckuóerg' (l), que ha dado á 
conocer estos hechos en la rana y en el tritón, la llama capa de 
-compensación y la distingue de las restantes que forman el es- 
trato germinativo. 

Las células de la epidermis están unidas entre sí por medio 
de pequeñísimas prolongaciones, comunicándose además unas 
•con otras por medio de puentes intercelulares. A pesar de estos 
medios de unión, existen numerosos espacios linfáticos intercelu- 
lares, sobre todo en las capas inferiores del estrato germinativo, 
en los cuales suelen observarse leucocitos y las delgadas ramifi- 
caciones de las melanóforas epidérmicas. 

Diversas clases de células epidérmicas. — Examinando con de- 
tenimiento las distintas capas epidérmicas puede observarse que 
en ellas habitan elementos celulares diferentes por su forma y su 
estructura. Aparte de las células epitelianas comunes, á las cua- 
les me he referido exclusivamente en el párrafo anterior, existen 



(i) Schuberg, Ueber den Bau jciid die l'iinclion der Haftapparate des 
Laubfrosches. — Arb. a. d. zoolog. zootom. Inst. zar Würzburg, Bd. to, 1891. 
Mem. R. Soc. esp. Ilist. nat., vi, 1909. 



78 J. COGORZA (12^ 

células glandulares en forma de botella, células estrelladas, leu- 
cocitos y células pigmentarias ó cromatóforas. 

Las primeras son muy abundantes en la piel del gallipato, 
pero están en ella desigualmente distribuidas, no existiendo ó 
presentándose pocas en el vientre y en la nuca; en la piel lateral 
del tronco es donde se presentan más frecuentemente, tanto, 
que á ^•eces aparecen en los cortes formando series ó filas. En 
las preparaciones teñidas con carmín y hematoxilina absorben la 
materia colorante con menos intensidad que las células epitelia-- 
nas comunes, y esto hace que se destaquen del color general- 
que toma el resto del tejido y que pueda observárselas con faci- 
lidad. Su forma, que ha sido descrita con detalle por F. E ScJml^ 
z.\ Pfitznei', Ebcrth y otros histólogos en varias especies de an- 
fibios, nó se separa aquí del tipo general, presentando una por- 
ción redondeada ú ovoidea en la que se encuentra un núcleo ve-- 
xiculoso, y otra porción, dirigida siempre hacia la superficie libre 
de la epidermis, que es estrecha y alargada, en forma de cuello. 
De aquí el nombre de células frascos que les dieron Pfitzner y 
Schnlzc^ con el que generalmente se las reconoce hoy. Estas cé- 
lulas se encuentran siempre en los estratos superiores de la capa 
germinati\'a, inmediatamente debajo del estrato córneo. Ebathf 
Schitlze, Pfitzner y otros autores, sostienen que en las especies 
por ellos estudiadas el cuello de estas células no llega á la super- 
ficie libre de la epidermis, sino que sobre ellas se extiende el es- 
trato córneo. Las preparaciones que yo poseo demuestran que, 
al menos en el gallipato, el cuello de estas células atraviesa el 
estrato córneo y se abre libremente en la superficie de la piel. 
Yo me inclino á creer, por esto, que dichas células desempeñan 
una función secretora análoga á la que desempeñan en otros mu- 
chos vertebrados acuáticos células homologas, y no como opina 
PJitznei% que supone no tienen otra misión que la mecánica de 
fijar sólidamente el estrato córneo al estrato germinativo. 

Entre las células del estrato germinativo se encuentran, ade- 
más, cromatóforas ó células pigmentadas. Ciaccio (l) señaló, ya 

(i) J. V. Ciaccio, Interno alia minuta fahbrica dclla pellc delta rana esca- 
lenta. Palermo, 1867. 



^13) ESTUDIO ANATÓMICO DE LA PIEL DEL GALLIPATO 79 

hace mucho tiempo, células análogas en la epidermis de la rana. 
Su fornia es semejante á la de las cromatóforas del dermis, pues 
lienen, como éstas, un cuerpo redondeado central, provisto de 
;un núcleo voluminoso y numerosas prolongaciones ramificadas, 
é. veces extraordinariamente largas, que penetran y corren por 
jos espacios intercelulares epidérmicos. Están provistas de un 
abundante pigmento pardo-obscuro y granular. No todas las re- 
-giones de la piel poseen células de esta clase, pues la del vientre, 
lados del cuerpo y garganta no las presentan, siendo frecuentes 
^n la piel de la nuca, lados de la abertura anal y brazos, y muy 
abundantes en la epidermis de los dedos. Pueden ocupar todas 
las regiones del estrato germinativo, pero se las observa con más 
-frecuencia en las porciones medias de éste, ordenadas, en oca- 
rsiones, con cierta regularidad que se hace bien perceptible en la 
piel de los dedos. 

A pesar de su fuerte pigmentación, como son poco abundan- 
íes y están aisladas y dispersas, deben tomar escasa parte en la 
•coloración general de la piel. 

Mediante procedimientos de disociación química puede com- 
probarse que las células epidérmicas, contra lo que parece des- 
prenderse de la observación de los cortes, no tienen todas una 
figura poliédrica ó redondeada, sino que con mucha frecuencia 
poseen prolongaciones más ó menos largas que les dan una for- 
ma estrellada. lín el gallipato, estas células estrelladas son íre- 
x;uentes, observándose que su número aumenta ó disminuye en 
proporción notable, según las épocas del año, siendo más abun- 
dantes en primavera y verano que en invierno. Estas células 
han sido estudiadas recientemente con mucho detenimiento por 
.5'. Mayer {l), el cual las supone originadas por células epitelianas 
comunes que han sufrido un proceso de degeneración ó descom- 
posición, cuya finalidad consistiría, según el autor citado, en dar 
al líquido que circula por los espacios interepiteliales, disoh'ién- 
.dose en él, elementos nutritivos para alimentar las restantes cé- 



(i) S. INIayer, Beitriige ziir Histologie luid Physiologie des Epitliíls. Lo- 
tos Jahrb. f. Naturwisscnsch. Bd. 12, 1892. 
Mem R. Soc. esp. Hist. nat., yi, 190'J. 



8o .1. COGORZA (14) 

lulas epitelianas. La observación que yo he indicado más arriba^ 
encontraría explicación entonces en la teoría de Mayer. 

Regiones de la epidermis particularnicnte viodificadas. — La epi- 
dermis presenta células fuertemente modificadas en diferente» 
partes de la piel, sobre todo en la que forma el callo braquial 
del macho, en la de los dedos, en la de los toriarticulares, en las 
manchas puntiformes que, como he indicado al hacer el examen 
macroscópico de la piel, se ven abundantemente repartidas por 
diversas regiones de ésta y en la de los bordes del ano. 

La piel del brazo presenta en la región del callo braquial, sur- 
cos profundos 'longitudinales y transversales que clan en los cor- 
tes un perfil característico, tal como puede verse en la lám. i, 
fig. I.^ La epidermis que cubre y forma en gran parte el callo es 
muy gruesa, con un espesor dos veces mayor que la del resto deí 
brazo. Este cambio de espesor se manifiesta bruscamente desde 
los límites del callo y es debido á un aumento de capas celula- 
res, pues la epidermis del brazo presenta cinco á seis capas, 
mientras el callo tiene siete ó más, al mayor tamaño de las 
células, sobre todo las del estrato córneo y á una mayor an- 
chura de las zonas de separación intercelulares. Tampoco es 
igual en toda la extensión del callo este espesor, pues hay sitios 
en que se hace aún mayor, presentando en ellos la epidermis á 
modo de bolsadas celulares que profundizan en el dermis, for- 
mando en éste abultamientos considerables. Las células de la 
primera capa del estrato germinativo, son altas, proporcionadas, 
y su porción basilar traza una línea de separación con el dermis 
perfectamente clara. Siguen á ésta dos ó tres capas celulares 
irregularmente dispuestas, cuyos elementos son más ó menos 
redondeados; después otras dos ó tres capas de células muy 
aplanadas, dispuestas en estratos regulares, y por último se en- 
cuentra el estrato córneo. Las células de ésta son muy grandes, 
con núcleos basilares, y su sección es rectangular, con los bor- 
des provistos de numerosos y desiguales dientecillos que se ven 
también en toda la superficie libre de la célula. Todas están 
fuertemente pigmentadas, con un pigmento granular de color 
pardo más ó menos obscuro. El color negro que presenta el callo 
braquial, es debido exclusivamente á esta capa de células. La 



(15) ESTUDIO ANATÓMICO DE LA PIEL DEL GALLIPATO 8 1 

parte superior de estas, que aparece en los cortes con sección 
irregularmente rectangular, es independiente en cada célula, y 
por esto, la línea que dibuja el contorno exterior del estrato cór- 
neo es muy sinuosa. 

La epidermis que cubre los dedos presenta también particu- 
laridades dignas de mención, aunque sean muy semejantes á las 
que ofrecen en los mismos órganos las ranas, las salamandras, 
y en general todos los anfibios. En los extremos de los dedos, lo 
mismo los de las extremidades anteriores que los de las poste- 
riores, la epidermis alcanza un espesor considerable, siendo vi- 
siblemente más gruesa en la cara palmar que en la dorsal (lám. ii, 
fig. 3."). Hállase constituida en esas regiones por gran número de 
capas celulares, lO á 12, que presentan una disposición caracte- 
rística. Las cuatro ó cinco capas basilares son aquí de células 
muy alargadas, dispuestas en filas radiales y con anchas zonas de 
separación entre sí. El límite entre la epidermis y el dermis no es 
claro, pues la base de la primera de estas capas forma como in- 
tumescencias redondeadas que penetran en el espesor del dermis, 
dibujando así su conjunto en las secciones una línea fuertemente 
ondulada. Todas estas células alargadas pertenecientes á los pri- 
meros estratos epidérmicos, muestran en la base una denticula- 
ción tuerte y acentuada. Siguen después dos ó tres estratos de 
células aplanadas, cuya forma contrasta notablemente con la de 
las que constituyen las capas primeras, y encuéntrase después 
el estrato córneo, formado por dos capas de células, también 
aplanadas, que en las preparaciones coloreadas se destacan cla- 
ramente de las restantes. Las células de este estrato córneo, son 
altas y presentan en la superficie libre gibosidades característi- 
cas, tal como puede observarse en la lám. ii, fig. 2.^ En las res- 
tantes partes de los dedos, las células epidérmicas van aparecien- 
do poco á poco según se observan cortes del extremo distal á la 
base, ordenadas y dispuestas con la regularidad normal, des- 
apareciendo entonces la indecisión de límites entre las dos capas 
de la piel. En las zonas que corresponden á los toriarticulares, 
las tres capas de células epidérmicas mencionadas se hacen más 
visibles y el estrato córneo, muy grueso, llega á estar formado 
por tres capas de células. 

Mem. R. Soc. esp. Ilist. uat., vr J909. 5 



S2 J. COGORZA (l5) 

La piel que rodea los bordes de la abertura anal presenta una 
epidermis con caracteres particulares (lám. i, fig. 2.^). Esta piel 
muestra en ciertos parajes altas y grandes papilas formadas por 
profundos pliegues de la piel. La epidermis que cubre estas di- 
versas partes, muestra espesores muy diferentes en unos y otros 
puntos; la que cubre las porciones más elevadas de las papilas, es 
-delgada, constituida por cuatro ó cinco filas de células, la que 
cubre los fondos de los repliegues es, por el contrario, extraor- 
dinariamente gruesa, con un espesor que contrasta con el de las 
partes primeramente indicadas. La capa de células basilares está 
en todos los casos formada por elementos de gran tamaño, muy 
regularmente dispuestos y formando con el dermis una línea de 
separación muy clara. Las porciones delgadas de la epidermis 
presentan todas las capas que siguen á esta primera, constituidas 
por células aplanadas que constituyen estratos muy claros; las 
porciones gruesas están formadas por gran número de capas ce- 
lulares, de las cuales las que siguen á la primera ó de la base, 
son redondeadas y grandes, y las más exteriores son aplanadas 
y parecen continuación de las que forman los estratos de las 
porciones delgadas. El estrato córneo está constituido por una 
sola capa de células que presentan su superficie libre convexa, 
de modo que el límite exterior de la epidermis, forma una curva 
ondulada por estar las células bien unidas entre sí, siendo las lí- 
neas intercelulares poco perceptibles. 

Otras porciones modificadas de la epidermis muy interesantes, 
son las manchas puntiformes, perceptibles á simple vista, tan 
abundantes en la piel del gallipato y de otros anfibios. Estas man- 
chas están formadas por elevaciones de la piel de formas diver- 
sas, desde la cónica perfectamente regular, hasta la redondeada 
ó abombada. En su formación toman parte la capa dérmica y la 
epidérmica, pero es esta última la que por su estructura y su 
coloración les da su aspecto característico. Examinadas por la 
parte superior (lám. iii, fig. I.'), aparecen como manchas formadas 
por células epidérmicas fuertemente pigmentadas, que se distin- 
guen de las células circundantes por su tamaño, que es algo ma- 
yor, por su contorno perfectamente regular, poligonal, y por las 
anchas y claras zonas que las separan. En la inmensa mayoría de 



(n) 



ESTUDIO ANATÓMICO DE LA PIEL DEL GALLIPATO 



83 



estas manchas, un espacio claro, también de contorno poligonal 
y situado en el gallipato muy raras veces en el centro de la 
mancha, cosa frecuente en las especies del género Tritón, indica 
la abertura de salida del conducto cscretor de una glándula cu- 




FiG. 4."'*— Sección transversal de una colina glandular 
de la piel de la garganta, 

táneo. Es frecuente observar manchas con dos aberturas glan- 
dulares. El contorno de estas manchas es irregular, y los límites 
entre ellas y el epitelio circundante no es muy definido, porque 
las células próximas de éste muestran también algo de pigmen- 
to que difumina esos límites. La extensión de estas manchas es 




FiG. 5.a -Sección transversal de una colina glandular 
de la piel de la nuca. 



muy variable, estando algunas constituidas tan solo por dos ó tres 
filas de células, mientras otras lo están por doce ó catorce filas. 
En los cortes, estas manchas aparecen con una estructura tí- 
pica. Se muestran (figs. 4.^ y 5-^)) según ya he indicado, como 

Mem. R. Soc. esp. Hist iiat., vr, IDÜ'J. 



84 J. COGORZA (18) 

eminencias que á veces alcanzan hasta medio milímetro de al- 
tura, de forma cónica ó redondeada, formadas por una elevación 
del dermis que constituye el núcleo, rodeada por las capas epi- 
dérmicas modificadas. El número de capas celulares que forman 
la epidermis de estas eminencias, varían de unas regiones á otras 
de la piel, guardando siempre consonancia con las capas epidér- 
micas de esas regiones. Las células de la base son alargadas, 
robustas, y van aumentando de tamaño progresivamente desde 
los límites de la eminencia hasta el centro de ésta. Siguen á esta 
capa, otra ú otras dos capas de células, pequeñas é irregularmente 
dispuestas, y después otras capas cuyas células, colocadas con 
mucha regularidad, son grandes y de sección rectangular. Sobre 
éstas últimas se extiende el estrato córneo, continuación del que 
reviste las regiones inmediatas de la piel, pero que al llegar á la 
eminencia, adquiere repentinamente gran espesor, disponiéndose 
las células que lo forman con perfecta regularidad y presentán- 
dose llenas de pigmento pardo ó negro muy abundante y fina- 
mente granular. Una cutícula muy perceptible s.^ extiende por 
encima de todas ellas, formando una línea ondulada clara y bien 
dibujada. 

Durante la descamación de la epidermis, esta capa de células 
pigmentadas cae, y por tanto, la mancha puntiforme desaparece. 
Pero la capa de células que se encuentra situada debajo de ésta, 
transparente y sin pigmento entonces, va poco íí poco adquirien- 
do ese pigmento, á expensas quizá, como supone Ehrmann (l), 
de las melanoforas del dermis, siempre muy abundantes debajo 
de estas eminencias, y al cabo de algún tiempo adquiere el as- 
pecto y el color de la capa que desapareció durante la descama- 
ción. Una interpretación distinta de estos hechos, llevó á Ehr- 
viann á suponer que estos puntos negros de la piel, no son for- 
maciones duraderas, basándose para esto en observaciones he- 
chas en la rana. Este autor, observó de Junio á Septiembre dos 
individuos de rana esculenta, de los cuales, uno tenía muchos 



(1) S. Ehrmaun, Ueber Nervenerdiguiigen in den Pigmentzellen dci 
Froschhaut. — Sitzungsberg. de K. Ak. de Wissench . Math-nat. Bd., 
84, 1882. 



(i 9) ESTUDIO ANATÓMICO DE LA PIEL DEL GALLIPATO 85 

puntos negros en la mitad posterior del cuerpo, mientras en la 
anterior eran aquéllos muy escasos; al cabo de algún tiempo 
presentáronse nuevos puntos en la parte anterior, mientras en la 
posterior desaparecieron. El segundo individuo, que tenía todo 
el cuerpo cuajado de esos puntos negros, los perdió en el trans- 
curso de dichos meses. De esto, deduce Ehrviann que estas emi- 
nencias puntiformes son formaciones que pueden aparecer y des- 
aparecer en puntos diversos de la piel. De las observaciones que 
yo he podido hacer en el gallipato, creo poder deducir, por el 
contrario, que estas formaciones son siempre permanentes, y que 
se hacen ó no visibles según exista ó no la capa de células exte- 
riores pigmentadas. 

En cuanto á la verdadera naturaleza de estos órganos de la 
piel, hay asimismo gran incertidumbre. Gaiipp (l), en su notable 
monografía Anatomía de las ranas, indica que bien pudieran ser 
residencia de los aparatos del tacto de Meckel, opinión que tam- 
bién comparte Ehrmann; pero sin negar que puedan tener signi- 
ficación de aparatos nerviosos terminales, es muy significati\a la 
dependencia de estas eminencias epiteliales con las glándulas de 
la piel. En efecto, siempre se encuentran glándulas, una ó dos, y 
en ciertos casos hasta tres, en el área por ellas ocupada, y estas 
glándulas tienen su conducto de desagüe, recto unas veces, fle- 
xuoso otras, excavado á través de las capas celulares que for- 
man la eminencia. Dichas glándulas pertenecen casi siempre al 
grupo de las mucosas, y este dato pudiera indicar que tales dis- 
posiciones anatómicas, estuviesen más bien en relación con la 
segregación de esas glándulas y no que fuesen exclusivamente el 
asiento de terminaciones nerviosas especiales. 

DERMIS 

Constitución del dermis. — La segunda capa de la piel es el 
derm.is, que en el gallipato presenta la estructura característica 
de todos los anfibios. Daré, por tanto, á continuación unas indi- 
caciones generales sobre la estructura de esta parte de la piel 
en los anfibios, donde mejor se ha estudiado (anuros y urodelos), 

(i) E. Gaupp, Auaíom/e des /'rose/íes. Braunsch. — Weig, 1904. 
Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1909. 



S6 J. COGORZA (20) 

observando en cada punto las modificaciones que la del gallipato 
presenta comparada con las demás. La capa dérmica se divide 
claramente en los anuros en dos porciones: una superficial, colo- 
cada inmediatamente bajo la epidermis conocida con el nombre 
de estrato esponjoso, atendiendo á su estructura, ó estrato glan- 
dular (Stiedd), por ser en ella donde radican las numerosísimas 
glándulas de la piel, y otra, más profunda, situada entre esta 
primera y la tela subcutánea, llamada estrato compacto. 

El estrato esponjoso deja á su vez reconocer al examen dife- 
rentes capas. Inmediatamente bajo la epidermis, existe una estre- 
cha zona de separación, el ribete limitante ó fronterizo, que en 
las preparaciones coloreadas aparece claro y fácilmente visible. 
Sigue después otra zona donde residen los elementos colorantes 
de la piel, formados por células de dos clases, las xantoleuco- 
foras en la parte superior y las melanoforas inmediatamente de- 
bajo, y, además, por numerosos vasos sanguíneos que forman 
una red de mallas horizontales, particularmente gruesos y nume- 
rosos en las manchas laterales anaranjadas del gallipato. Esta 
zona es denominada por estos caracteres zona vascular. El tejido 
fundamental de esta capa es el conjuntivo, muy poroso, para 
alojar todos estos diferentes elementos y á más los conductos de 
desagüe de las glándulas de la piel, y en él se observan muchos 
núcleos en forma de estrella ó de huso. Por último, la capa más 
profunda es denominada estrato glandular, también constituida 
por tejido conjuntivo poroso, que presenta en distintos sitios es- 
pacios linfáticos y contiene numerosas células estrelladas y fusi- 
formes, y, según Eberth, también muchas células amiboideas. En 
el gallipato aparecen además diseminadas y aisladas, más fre- 
cuentes en unas regiones que en otras, células pigmentarias obs- 
curas ó melanoforas. Esta capa sirve de residencia á las glándu- 
las de la piel, y las fibras que la forman se entrecruzan en todas 
direcciones, si bien la mayor parte toman una marcha ascenden- 
te y caminan casi perpendiculares á la epidermis. 

El estrato compacto que sigue al anterior, sin límites bien mar- 
cados en el gallipato, está constituido por tejido conjuntivo, cu- 
yas fibras reunidas en paquetes que forman ondulaciones, mar- 
chan paralelas á la superficie epidérmica. Esta capa superior del 



(2 i) estudio anatómico de la piel del gallipato 87 

estrato compacto comúnmente muy espesa en todas las ranas y 
que ha recibido de Katschenko el nombre de capa en forma de 
cedazo, está atra\'esada en dirección vertical por numerosos fila- 
mentos de tejido conjuntivo, dispuestos con gran regularidad en 
muchas regiones (garganta, nuca, espalda) y que desde las ca- 
pas más inferiores del dermis, llegan hasta la superficie inferior 
del estrato esponjoso, donde cambian de dirección, haciéndose 
horizontales y constituyen así el modo de unión de estas dos 
capas del dermis. La porción inferior del estrato compacto es 
también fibrosa, más compacta que la porción superior y en 
ella se observan numerosas células conjuntivas, pero no vasos 
sanguíneos ni linfáticos. También en esta capa se ven elementos 
que la atraviesan en dirección vertical, siendo uno de estos ele- 
mentos, paquetitos de tejido conjuntivo, tenues y aislados, que 
naciendo en las capas del tejido subcutáneo, pasan á través de 
los filamentos horizontales y llegan hasta las capas superiores 
del estrato compacto. En la piel de la espalda pueden observar- 
se además células musculares aisladas y verticales, aunque son 
en número escaso. 

Además de estos elementos ascendentes, cuyo fin es estable- 
cer firmes conexiones entre las distintas capas de la piel, exis- 
ten otros que tienen mucha importancia para la constitución ge- 
neral de ésta. Son los denominados paquetes perforadores, de 
gran tamaño y robustez que, desde la tela subcutánea donde 
tienen su origen, se dirigen verticalmente, atravesando todas las 
capas del dermis y se terminan en la epidermis. Estos paquetes 
perforadores están constituidos por elementos heterogéneos, fila- 
mentos de tejido conjuntiv^o, células musculares, que á veces 
reunidas forman delicados filamentos musculares, vasos sanguí- 
neos, nervios y células melanoforas muy abundantes. Las fibras 
musculares, que son más frecuentes en los paquetes perforado- 
res de la nuca, de la espalda y de la garganta, comienzan, según 
Eberth^ en la porción media del estrato compacto, formando 
parte de aquellos hasta la epidermis. Maiirer y Fícalbi (l), por el 



(i) ^.Yic'aVoi, Riceixhe sulla stnittura minuta della pclle degli Anfibi. 
Atti della R. Acc. Peloritana ¡n Messina, t. vi, 1896-97. 
Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vr, 1909. 



88 J. COGORZA (22j 

contrario, opinan que dichas fibras tienen su origen en la misma 
tela subcutánea. La terminación de estos musculillos en el epi- 
telio no está aún bien estudiada, y este punto es objeto de con- 
trov^ersia entre los anatómicos. 

Los filamentos elásticos que acompañan á los paquetes perfo- 
radores, han sido muy bien estudiados por Tonkoff (l). Según 
este autor, esos filamentos que son siempre muy delicados, pe- 
netran en los paquetes perforadores por la base del estrato com- 
pacto y caminan reunidos formando hacecillos, de los cuales, 
unos dan ramificaciones horizontales al llegar á la parte supe- 
rior de este estrato compacto, y otros siguen todavía más arriba, 
atraviesan todas las capas del dermis y van á perderse por fin con 
ramificaciones sumamente tenues bajo el epitelio. Otros, por 
último, abandonan los paquetes perforadores y formando arca- 
das se anastomosan con los filamentos de otros paquetes próxi- 
mos y van á ponerse en relación con las glándulas, formando 
uno de los componentes de la cubierta de éstas, desempeñando, 
según Tonkoff^ un papel muy importante en el desagüe de las 
secreciones. 

Los filamentos elásticos que son uno de los componentes del 
tejido conjuntivo dérmico, presentan en el gallipato diferencias 
regionales; en la piel de la garganta son muy fuertes y robus- 
tos, en la de las manos y los dedos aparecen más numerosos que 
en otras partes. 

Tela subcutánea. — Los tejidos subcutáneos que realizan la 
unión de la piel propiamente dicha, dermis y epidermis, con los 
músculos, huesos, etc., preséntanse muy desigualmente desarro- 
llados en la piel de los anfibios. Grandes espacios linfáticos, ais- 
lan la piel, de los órganos subcutáneos, y de aquí, que la solda- 
dura de estos elementos entre sí, se observe únicamente en re- 
giones muy limitadas. En las ranas, estos sacos linfáticos son 
tan grandes, que la piel muéstrase libre de adherencias con los 
tejidos interiores en grandes extensiones y esta es la causa de la 
facilidad con que, mediante la disección, puede separarse la piel 

{\) W. Tonkoff, Ueber dic elasiisclien Fasern in der FroscliJiaut. 
Arch. f. mikr. Anat. u. EntvvikI. Bd. 57, 1900. 



(23) ESTUDIO ANATÓMICO DE LA PIEL DEL GALLIPATO 89 

del resto del cuerpo. En el gallipato obsérvase esto mismo, pero 
no tanto como en la rana, pues la capa de músculos superficiales 
está muy desarrollada y los tejidos subcutáneos se continúan con 
los septa intermusculares, aumentando esto las líneas de unión de 
la piel y de los tejidos interiores y reemplazando los anchos es- 
pacios linfáticos de la rana, por espacios linfáticos más pequeños, 
más numerosos y á veces más regularmente dispuestos. En al- 
gunas regiones del cuerpo, el tejido subcutáneo está muy des- 
arrollado, por ejemplo en la piel de la cola y en la de las manos 
y pies, donde puede observarse una gruesa capa de tejido con- 
juntivo, muy rica en filamentos elásticos y que contiena vasos 
sanguíneos sumamente gruesos y nervios. 

En la mayor parte del cuerpo, los espacios linfáticos tan fre- 
cuentes en esta región de la piel, dividen el tejido subcutáneo 
en dos capas, una superficial en contacto con la capa más infe- 
rior del dermis y otra profunda que se une á los órganos inte- 
riores. Las superficies de estas dos capas e|ue limitan el espacio 
linfático, están formadas por un endotelio. Los delgados tabi- 
ques que separan estos espacios linfáticos unos de otros, son los 
restos del tejido subcutáneo, que en los primeros tiempos del 
desarrollo, forma una masa continua que va desde el dermis á los 
músculos y huesos. 

En ciertas regiones de la piel, la capa superior del tejido sub- 
cutáneo, encuéntrase abundantemente provista de células ligera- 
mente ramificadas que contienen una materia granular de color 
gris. Son las células intcrferenciales de que hablaré después y 
que en el gallipato no son muy abundantes, á causa sin duda de 
la frecuencia con que se presentan células pigmentarias de otra 
naturaleza en casi todas las regiones de la piel. 

Células pigmentarias. — Existen en el dermis de la piel del 
gallipato cuatro clases de células pigmentarias, todas ellas de 
gran importancia, por lo que se refiere á la coloración general 
del animal, que ellas determinan casi exclusivamente, pues aun- 
que como ya hemos visto, existen también algunas de estas cé- 
lulas en la epidermis y en los tejidos subcutáneos, éstas no to- 
man parte alguna en dicha coloración de conjunto. Siguiendo la 
nome.iclatura propuesta por Keller al estudiar las células pig- 

Mem. R. Soc esp. Hist. nat., vi, 1909. 



90 y. COGORZA (24)^ 

mentarias de la piel de los reptiles, estos grupos de células co- 
rresponden á las denominadas por este autor xantóforas, leucó- 
foras, xantoleucóforas y melanóforas. 

Las primeras son células redondeadas ó poliédricas, de gran 
tamaño, que se encuentran bajo la laminilla fronteriza del dermis 
formando á veces compactas agrupaciones, como sucede en el 
borde superior y posterior de la cola y, sobre todo, en las man- 
chas laterales que marcan el punto de terminación de las costi- 
llas en la piel. Estas células contienen una materia colorante 
líquida, que aparece al examen bajo forma de grandes ó peque- 
ñas gotas de color rojo ó anaranjado y pertenece, según todas 
probabilidades, á las materias colorantes grasas conocidas bajo et 
nombre de lipocromas; uno de cuyos caracteres específicos es 
que resisten la acción de las lejías sódicas y potásicas, disolvién- 
dose fácilmente en alcohol, cloroformo y éter. El color blanco 
amarillento que toman las regiones de la piel donde se acumulan 
las células que contienen este pigmento, en los ejemplares con- 
servados en alcohol, es debido á la disolución, por éste, de dicha 
materia colorante. Las leucóforas se encuentran, como las xan- 
tóforas, en las capas superficiales del dermis, y con más frecuen- 
cia en la capa superficial de la tela subcutánea. En el gallipato 
son poco abundantes. Contienen un cuerpo gris ó blanquecino, 
formando finos granulos, al cual Lcydig (i) calificó con el nom- 
bre de pigmento irisador, en su gran trabajo sobre el tegumento 
de los anfibios. Según investigaciones más recientes de Kriiken- 
berg-, se componen de guanino. Estos granulos presentan á veces 
aspecto cristalino y se disuelven en la lejía sódica y potásica. A 
la luz reflejada muestran un color gris ó pardo, y á la directa son 
blancos ó de colores vivos, sobre todo azul. Como estos cplores 
se producen por interferencia, dichos granulos han recibido por 
Biedermann el nombre de granulos interferenciales. No poseen 
un pigmento especial, pero toman, por dicha causa, una parte 
principal en la coloración ó en los fenómenos de cambio de colo- 
ración de la piel, como más adelante veremos. 



([) F. LeycÜCT, Intcgumcnt briinst'igcr Fische wid AmpJübicn. Biolog. 
Centralbl. Band., 12. 1882. 



(25) ESTUDIO ANATÓMICO DE LA PIEL DEL GALLIPATO 9 1 

I.as xantoleucóforas son células de la mayor importancia. Tie- 
nen Ibrma poliédrica y redondeada que, según algunos autores, 
muestra tendencia á la forma estrellada, circunstancia que yo no 
he podido comprobar. Son abundantísimas en casi todas las re- 
giones de la piel del gallipato, y habitan, formando un estrato 
■casi continuo, inmediatamente bajo la laminilla fronteriza que 
separa la epidermis del dermis. En su interior se observan gra- 
nulos de guanino interferenciales y una materia colorante ama- 
rilla, dispuesta bajo forma de gotitas, que pertenece al grupo 
■de las lipocromas, y que, según investigaciones de Krukenberg y 
Khunc, referentes á la rana, es idéntica á la materia colorante 
roja ó anaranjada de que antes he hecho mención al hablar de 
las xantóforas. Los importantes caracteres químicos de ambas 
substancias son iguales. El color de las soluciones concentradas 
en alcohol, éter y cloroformo es amarillo puro, mientras las solu- 
ciones más diluidas presentan un color verde amarillento; las 
soluciones sulfocarbonatadas son de color anaranjado. Kühne 
supone también que esta materia colorante es idéntica al pig- 
mento amarillo del ojo de la rana y al del cuerpo graso de los 
órgano sexuales. Aunque yo no he podido hacer estudios quími- 
cos respecto á las liprocromas del gallipato, por deducción de 
todos estos hechos, creo probable que las materias colorantes 
amarillas ó rojas que se encuentran en la piel de este anfibio, son 
una misma substancia, y que, además, ésta es igual á la que cons- 
tituye los pigmentos amarillos ó rojos de la piel de la rana, de la 
hila y de otros anfibios. 

La manera de presentarse estos elementos colorantes, granu- 
los interferenciales y lipocromas, en el interior de las xantoleu- 
cóforas, es sumamente interesante para comprender el mecanis- 
mo de los cambios de coloración de la piel de los anfibios, y 
como según lo que yo he podido observar en el gallipato, mués- 
transe en éste las mismas disposiciones que han sido observadas 
con gran cuidado y descritas minuciosamente en las ranas y en 
la hila, yo me limitaré aquí á indicar lo más interesante que res- 
pecto á este asunto se encuentra en las obras clásicas, principal- 
mente en la Anatomía de las ranas ^ de Ecker Gaicpp. 

Una primera disposición de estos elementos colorantes, con- 
Mcm. R Soc. esp. Hist. nat., vi, 1909. 



92 J. COGORZA (26) 

siste en que los granulos de guanino se reúnen en la parte 
inferior de la célula, próximos unos á otros, formando una espe- 
cie de disco, sobre el cual se extiende la lipocroma distribuida 
en pequeñas gotitas. Esta disposición ha sido denominada estado 
de expansión del pigmento. La coloración de los granulos de gua- 
nino es enmascarada entonces por el amarillo de la lipocroma, y 
la célula toma este último color, que influye en la coloración ge- 
neral. En otras circunstancias, puede operarse un cambio nota- 
ble de posición en los granulos de guanino y en el pigmento ama- 
rillo, de tal manera que el segundo no viene á estar difusamente 
extendido sobre la capa de granulos interferenciales, sino que 
aparece aglomerado en determinados sitios, formando como una 
masa redondeada. Esta disposición ha sido denominada estado de 
aglomeración del pigmento. En este estado pierde su importancia 
la coloración general, siendo dominante entonces la de los granu- 
los de guanino. Estos, entonces, se observan más ó menos apre- 
tados unos junto á otros, siendo esta la causa de la coloración 
gris de la piel en muchos casos. 

La cantidad de granulos de guanino en una célula es siempre 
muy constante; no sucede lo mismo con la lipocroma, cuya can- 
tidad está sujeta á variaciones debidas á diferentes causas fisioló- 
gicas, principalmente á la abundancia ó no de alimentos de que 
el animal dispone, y esto hace que, además de las circunstancias 
más arriba indicadas, pueden estas otras influir en los cambios 
de coloración de la piel, como veremos en el estudio fisiológico 
de este trabajo. 

Dichos cambios de posición, expansión y apelotonamiento del 
pigmento, pueden considerarse como fenómenos vitales de la 
célula, pues se realizan bajo la influencia de muy variadas cir- 
cunstancias, y es indudable, según se desprende de distintos ex- 
perimentos fisiológicos realizados por Bicdermann (r), que están 
bajo el dominio del sistema nervioso; pero, que yo sepa, no se 
ha dado la demostración anatómica de estos hechos, es decir, na 



(i) W. Biederman, Ueher den Farhcnweschsel dcr /''rosehe. — Arch. f. d. 
ges. Plysiol. des Menschen iind der Thiere. — Bnd., 51, 1892. 



(27) ESTUDIO ANATÓMICO DE LA PIEL DEL GALLIPATO 93 

se ha logrado hasta el presente demostrar la relación entre las 
terminaciones nerviosas y las xantoleucóforas. 

Otra clase de células pigmentarias del dermis del gallipato son 
las melanóforas, las cuales son extraordinariamente abundantes 
en todas las regiones de la piel. Tienen la forma característica, 
profusamente ramificada, están provistas de un núcleo volumi- 
noso alojado en el cuerpo de la célula, y contienen, en abundan- 
cia, una materia pigmentada granular de color pardo, más 6 me- 
nos obscuro, la melanina. Se encuentran en muy diversas partes 
de la piel, pero principalmente hállanse en los estratos superiores 
del dermis, formando una capa espesa que se destaca claramente 
en los cortes, situada debajo de la capa de las xantoleucóforas y 
encima ,de los cuerpos de las glándulas, paralela á la superficie 
superior del dermis. De esta región, que parece ser el asiento 
principal de las melanóforas, pueden éstas llegar, por encima, 
hasta la misma epidermis, y por aljajo, no sólo á las inmedia- 
ciones de los cuerpos de las glándulas y el tejido conjuntivo que 
separa á éstas unas de otras, sino que se incorporan además á los 
paquetes perforadores, llegan á las capas de la. tela subcutánea y 
acompañan en su trayecto á los vasos sanguíneos de la piel. 

El número de melanóforas que se observan en la piel del ga- 
llipato no guarda la misma proporción en unas ú otras regiones 
del cuerpo. En general, puede decirse que no ha^;" región alguna 
que esté desprovista de esta clase de células pigmentarias. Pero 
hay regiones, como la piel del dorso y de la nuca, y también las 
porciones laterales del tronco, que las presentan en grandísima 
abundancia, y lo mismo puede decirse de todas aquellas otras 
partes en las que existen grandes manchas negras ó pardas per- 
manentes. Otras, por el contrario, presentan pocas melanóforas, 
y éstas aisladas y pequeñas, como sucede en la piel de la gar- 
ganta, en la de las manchas laterales que corresponden á la ter- 
minación de las costillas y en la que bordea la parte superior de 
¡a cola. 

A la observación microscópica se presentan estas células con 
dos aspectos muy distintos. En uno, aparecen con numerosas 
ramificaciones que parten de unos cuantos brotes fuertes y ro- 
bustos, derivados del cuerpo de la célula y que dan al aspecto de 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1909. 



94 J. COGORZA - (28) 

ésta, en conjunto, una figura ramificada característica. En las 
partes donde existen muchas melanóforas, sus ramificaciones se 
entrelazan mutuamente, formando entre todas una espesa red de 
mallas irregulares y apretadas. Otro aspecto es el que estas cé- 
lulas presentan cuando han sido muertas y fijadas bajo la influen- 
cia de ciertos reactivos, y en él aparecen como pequeñas man- 
chas negras, de contornos irregulares y ángulos aislados y bas- 
tante separadas unas de otras. Las melanóforas, cuando están 
vivas, presentan cambios análogos, y esto, unido á su forma es- 
trellada, hizo pensar á los primeros observadores que dichos as- 
pectos dependían de que estas células eran contráctiles y de que 
en unos casos se presentaban en estado de expansión, emitiendo 
múltiples ramificaciones, y en otro en estado de contracción, du- 
rante el cual se contraían, recogían esas ramificaciones y adopta- 
ban una forma redondeada. Observaciones muy detenidas y re- 
petidamente comprobadas han hecho comprender que no es esta 
la explicación de tales hechos, sino que los dos aspectos que á 
la observación presentan las células melanóforas se deben, no á 
estados de contractilidad ó retracción de estas células, que con- 
servan siempre su forma ramificada, sino á movimientos del pro- 
toplasma, que arrastra consigo los granulos pigmentarios de me- 
lanina. Así, cuando á la observación la célula toma aspecto ra- 
mificado, es porque el protoplasma se extiende por todas las ra- 
mificaciones, y arrastrando consigo los corpúsculos pigmentarios 
hace aparecer en aquélla su forma total, mientras que cuando el 
protoplasma se contrae y abandonando las ramificaciones se con- 
centra en el cuerpo celular, sólo éste aparece pigmentado, y las 
ramificaciones, desprovistas ahora de pigmento, se hacen invisi- 
bles. El primer estado se ha denominado estado de expansión 
del pigmento, y el segundo estado de apelotonamiento del pig- 
mento. 

Glándulas. — La piel del gallipato, más que la de otros anfi- 
bios, hállase caracterizada, entre otrag cosas, por la gran canti- 
dad de glándulas que contiene. La forma fundamental de todas 
ellas es la descrita por Flemnimg con el nombre de alveolar sen- 
cilla, es decir, que están formadas por un cuerpo glandular re- 
dondeado y un conducto de secreción estrecho y más ó menos 



{29) ESTUDIO ANATÓMICO DE LA PIEL DEL GALLIPATO 95 

alargado. Son formaciones epidérmicas que profundizan en las 
■capas superiores del dermis, donde el cuerpo glandular tiene su 
asiento. En su disposición topográfica obsérvanse siempre las 
mismas relaciones con los elementos que componen el dermis- 
Los cuerpos glandulares están alojados en el estrato esponjoso, 
.cuyo desarrollo regulan, y por encima de ellos se extienden, 
formando una capa atravesada por los conductos escretores, las 
zonas de las xantoleucóforas y las melanóforas. Dichos conduc- 
tos, que son muy estrechos en relación con el diámetro del 
cuerpo glandular, atraviesan las distintas capas de la epidermis, 
siguiendo en ocasiones un trayecto perpendicular á la superficie 
libre de ésta, y en otras, una dirección más ó menos oblicua, 
terminándose en la capa externa de la piel. 

Algunas particularidades que se refieren á su estructura y á 
su función fisiológica permitieron á Engehnann (l) dividir las 
glándulas de la piel de los anfibios en dos grupos, que son ad- 
mitidos hasta hoy y que reciben los nombres de glándulas mu- 
<:osas uno y glándulas glandulares otro, denominaciones que Ni- 
coglu propone sean sustituidas por el de glándulas mucosas y 
glándulas ponzoñosas, más esencialmente fisiológicas. Yo las de- 
signaré indistintamente con estos nombres. 

La distribución de las glándulas de uno y otro grupo, en las 
distintas regiones de la piel, ofrece también caracteres particu- 
lares. Las glándulas mucosas deben considerarse como las glán 
jdulas más generales, pues su repartición es más uniforme que la 
de las glándulas venenosas, que, aunque no faltan en ninguna 
región glandular, ofrecen el contraste de que mientras en unos 
sitios son muy abundantes, como en la piel de los dedos de las 
extremidades anteriores, en la región aual y en las manchas la- 
terales del tronco, en otros son muy escasas, como en la piel del 
vientre y en la de las extremidades posteriores. Tanto unas como 
otras muestran en el gallipato una repartición bastante regular, 
pues se las observa formando filas que en la cabeza, tronco y 
cola siguen una dirección longitudinal, así como en las cxtremi- 

(i) Th. W. Engelmann, Die Ilautdrüsen des frosches. — Arch. f. d. Ges., 
Physiol., Bd 5, 1872. 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 190'J. 



96 J. COGORZA (30)' 

dades anteriores y posteriores, donde, particularmente en los 
dedos, este modo especial de distribución se hace muy claro y 
visible. Con frecuencia, grupos de dos ó tres glándulas desembo- 
can próximas unas <á otras en partes de la piel que afectan la 
forma de depresiones longitudinales, más ó menos grandes, cu- 
yos bordes se elevan formando un repliegue redondeado. Estas? 
depresiones, visibles á ojo desnudo, pues tienen de uno á dos 6 
tres milímetros de longitud, son frecuentes en las partes latera- 
les del tronco y se ordenan á veces formando líneas perfecta- 
mente visibles (fig. I.^). Una de estas líneas corre á lo -largo dé- 
la porción dorsal del tronco y de la cola hasta el extremo de 
ésta. Otra comienza en la garganta, llega hasta el ojo, donde se 
'divide en dos porciones poco visibles que, bordeando este ór- 
gano, una por la parte superior y otra por la inferior, confluyen 
detrás de éste, continuando hasta el arranque de la extremidad 
anterior, formando después una línea muy clara y manifiesta 
desde dicho punto hasta la base de la extremidad posterior, 
Todas las glándulas alineadas de este modo, pertenecen al gru- 
po de las glándulas venenosas. Sólo algunas regiones de los de- 
dos, principalmente los extremos de éstos, carecen de glándulas. 

La estructura histológica de todas las glándulas de la piel del 
gallipato muestra en ellas un número de caracteres fundamenta- 
les que les son comunes. Refiérense éstos á que los cuerpos glan- 
dulares están siempre constituidos por tres capas: una exterior, 
formada por una red de fibras elásticas pertenecientes al tejida 
conjuntivo en que se encuentra alojada la glándula; otra consti- 
tuida por un número variable de fibrocélulas musculares, y una 
capa interior, la más importante desde el punto de ^'ista funcio- 
nal, formada por un epitelio glandular. 

Los conductos escretores de todas las glándulas están consti- 
tuidos por un tubo fino y delicado que se abre paso á través de 
las capas epidérmicas hasta el exterior. En las secciones, su con- 
torno muestra unas veces limites perfectamente rectos, mientras 
otras el conducto se hace flexuoso y de límites ondulados. La 
abertura exterior es redondeada y limitada por dos ó varias cé- 
lalas de núcleos alargados y muy gruesos (fig. 6.^). La estructu- 
ra de estos conductos no es igual en todas las glándulas, pudien- 



(30 



ESTUDIO ANATÓMICO DE LA PIEL DEL GALLIPATO 



97 




do observarse en el gallipato, con respecto á este punto, diferen- 
cias muy curiosas é interesantes. La estructura más general es la 
que se considera como típica en los demás anfibios. En ella (lámi- 
na III, fig. 2.''), el revestimiento 
del conducto, en su tercio ó mi- 
tad externo, está formado por las 
células del estrato córneo, que, 
al llegar á la boca del conducto 
glandular, se invaginan y pene- 
tran por él, dándole el color par- 
do ó el amarillento propio de las 
células de dicho estrato. Estas 
células hállanse ordenadas con 

eran reeularidad; lo que da al -,, ,a ai * ^ i' i i 

fc> &> 'i tiG. 6. — Aljertura de una glándula 

conducto escretor un trayecto en la superficie de la piel, 

de límites rectos y bien dibuja- 
dos. Durante el proceso de descamación de la epidermis esta 
parte se renueva y cae periódicamente. 

La mitad inferior del conducto está formada por dos capas de 
células, una interior y otra más exterior, pertenecientes al epite- 
lio limitante, dispuestas también muy regularmente y distin- 
guiéndose por esto de las células próximas de aquel y además 
por su forma, que es algo más alargada. La región limitante en- 
tre el conducto y el cuerpo glandular, está además reforzada 
exteriormente por algunas células musculares, pertenecientes á 
la capa media del cuerpo glandular, que penetran en dirección 
ascendente y llegan hasta el espesor de las primeras capas epi- 
dérmicas. 

Otra disposición (lám. iii, fig. 3.'') consiste en que las células 
del estrato córneo, sumamente grandes, forman la pared casi 
completa de todo el conducto escretor, y este presenta un tra- 
yecto ancho y flexuoso, con aparentes dilataciones ó ensancha- 
mientos en algunas partes. Las dos capas celulares que siguen 
inmediatamente á ésta, forman alrededor suyo un revestimien- 
to bien perceptible. Puede observarse esto en algunas glándulas 
de la piel de los dedos, en la del callo braquial y en la que bor- 
dea el ano. 

Mem. Soc. esp. Hist. nfit., vi, 1909. 6 



98 j. COGORZA (32) 

La tercera modificación (lám. 111, fig. 4.^) consiste en la presen- 
cia de una vasta cavidad alargada, cuya sección transversal es 
piriforme ó en forma de ocho, correspondiendo la parte más es- 
trecha á la superficie de la piel, cavidad que se desenvuelve en 
el espesor del epitelio alrededor del conducto escretor. Este 
no es continuo, pues la porción basilar penetra por la base en 
•dicha cavidad, y después de un corto trayecto, se interrumpe 
bruscamente; la porción superior, revestida por el estrato cór- 
neo penetra también en dicha cavidad, partiendo de la super- 
ficie después de seguir un trayecto más ó menos largo. La ca- 
vidad que rodea el conducto escretor, puede considerarse, por 
tanto, como un ensanchamiento de éste, formado en el tercio 
inferior de su trayecto. El tamaño de este ensanchamiento es 
muy variable; en unos casos se manifiesta como un pequeño es- 
pacio claro que rodea la base del conducto escretor, y en otros 
llega á adquirir tal desarrollo, que ocupa casi todo el espesor 
de la epidermis y puede su sección ser tan grande como la del 
cuerpo glandular mismo. Como yo he tenido ocasión de observar 
■en algunas de mis preparaciones, la secreción glandular se vier- 
te en esta cavidad, que puede llenar completamente y. sale des- 
pués al exterior por la porción terminal del conducto escretor. 

Las paredes de estas cavidades están constituidas por dos ó 
tres capas de células epidérmicas, que se diferencian de las res- 
tantes del epitelio, por ser más alargadas y por estar dispuestas 
con regularidad. La primera ó las dos primeras de estas capas, 
al ponerse en contacto con la parte superior del conducto es- 
cretor, se ¡nvaginan y acompañan á éste en todo su trayecto, 
formándole un estuche celular. Análoga disposición se observa 
en el trayecto glandular de la parte inferior. Tal forma de con- 
ductos escretores, puede observarse en aquellas regiones de la 
piel, cuya epidermis es muy espesa, como ocurre en la de los 
dedos, en la del callo braquial y en la del ano. 

Las glándulas mucosas y las glándulas venenosas se distin- 
guen j)or algunos caracteres que conviene indicar. Las primeras 
fion pequeñas comparadas con las segundas, el diámetro de los 
cuerpos glandulares oscila de 3 mm. á 6, mientras en las vene- 
nosas puede llegar á tener hasta 14 y 16 mm. El epitelio que 



(33) ESTUDIO ANATÓMICO DE LA PIEL DEL GALLIPATO 99 

reviste interiormente el cuerpo de las glándulas mucosas, se 
compone de una capa sencilla de células, de las cuales las más 
grandes ocupan el fondo de la glándula, disminuyendo después 
progresivamente en tamaño, á medida que se acercan al con- 
ducto escretor. Sólo en una pequeña región situada en la pro- 
ximidad de éste, se observan, en vez de una, dos capas de cé- 
lulas, más bajas y fusiformes que las otras, que se continúan 
por la primera parte del conducto escretor. Estas células de- 
muestran claramente en los cortes un aspecto distinto, según 
su estado funcional, ya descrito muchas veces por Engelniaim, 
Junius^ Gaupp. La capa de células musculares es en estas glán- 
dulas muy delgada y se compone de unas l6 á 20 células fusi- 
formes con núcleos alargados. Están en disposición meridiana 
con relación al cuerpo glandular. 

En las glándulas venenosas, el epitelio está constituido por 
una m.asa protoplásmica, en que las líneas de separación de unas 
y otras células no son perceptibles, y la existencia de éstas se 
evidencia por los núcleos que son muy numerosos. La capa 
muscular hállase bien desarrollada y está constituida por grue- 
sas células que tienen igual posición que en las glándulas mu- 
cosas. 

Formas especiales de las glándulas en algunas regiones de la 
piel. — La forma típica de las glándulas mucosas y venenosas, 
tal como acaba de ser descrita, puede presentarse modificada 
en algunas regiones, originando formas glandulares distintas. Los 
conductos escretores muestran ya variaciones considerables en 
su longitud y en la manera de ser de su trayecto, cuando se 
examinan las glándulas de los dedos, de la piel del ano, del callo 
braquial y se las compara con las que existen en las demás re- 
giones del cuerpo. En ellas los conductos son muy largos, á ve- 
ces más largos que el diámetro de la glándula. En el extremo de 
los dedos faltan las glándulas; pero éstas aparecen más abajo, 
dispuestas entonces en filas longitudinales muy regulares, sobre 
todo en la cara palmar. No he encontrado en el gallipato, ni 
glándulas arracimadas,- ni glándulas realmente tubulares como 
las descritas por Heidenhain en la salamandra, en el tritón y en 
otros anfibios. Glándulas muy grandes y alargadas, algo pareci- 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1909. 



100 J. COGORZA (34) 

das á las de este último tipo, sí pueden observarse en la base de 
los dedos de las extremidades posteriores y sobre todo en las 
papilas de la piel del ano (lám. i, fig. 2.^), pero realmente no se 
trata de verdaderas glándulas tubulares. 

Una región de la piel eminentemente glandular, es la que ro- 
dea las manchas laterales que se encuentran en el extremo de 
las costillas (lám. i, fig. 3.^). En estas manchas, la región cen- 
tral está desprovista de glándulas y en ella se observa el estuche 
fibroso que recibe el extremo de la costilla, pero en compensa- 
ción la parte periférica presenta tal abundancia de ellas, que no 
hay región de la piel más abundante en órganos de esta clase en 
el gallipato. Son de gran tamaño y están ordenadas en filas lon- 
gitudinales, siguiendo la disposición general. La mayoría son 
glándulas venenosas. 

Vasos saugiiíncos. — La piel del gallipato está provista de nume- 
rosos vasos sanguíneos que en toda la región del tronco proceden 
de la vena pulmo cutánea. La disposición de estos vasos es bas- 
tante regular. Los tejidos subcutáneos contienen muchas ramifi- 
caciones que forman una red muy nutrida paralela á la superficie 
de la piel. De esta red profunda, parten gruesas ramificaciones 
ascendentes que penetran por los grandes paquetes perforado- 
res, atraviesan las diferentes capas del dermis y llegan hasta la 
superficie inferior de la epidermis. En esta región se descompo- 
nen en una red superficial que corre por la capa de las xanto- 
leucóforas y de las melanóforas, formando mallas muy apreta- 
das. El estrato compacto del dermis carece por completo de 
vasos. 

Todos los vasos sanguíneos están constituidos por una mem- 
brana interior endotelial y por una capa de fibras musculares, 
cuyos núcleos alargados se ven muy bien en las secciones. Ade- 
más, están revestidos exteriormente por una capa de melanófo- 
ras, tan abundantes en algunos sitios, como en la piel que rodea 
Jas manchas laterales, que los ocultan por completo. 

Nervios de la piel. — Las dificultades que la jíiel del gallipato 
presenta á la investigación de los nervios cutáneos, por la abun- 
dancia de cromatóforas que en todas partes existe, las cuales 
enmascaran en muchos trayectos la marcha de éstos, y además 



(35) ESTUDIO ANATÓMICO DE LA TIEL DEL GALLIGATO 10 1 

por la inseguridad aquí de los métodos de impregnación hasta 
ahora conocidos para re\'elar las fibrillas nerviosas, aun aquellos 
que como los de Cajal, dan tan seguros y m?gníricos resultados 
■en otros órganos, hacen sumamente difícil el estudio de esta cues- 
tión. Los resultados que yo he obtenido empleando en unos ca- 
sos el ácido ósmico, y en otros el método de Cajal, me permi- 
ten hacer las siguientes indicaciones, aunque sin darlas todas 
por completamente definitivas. 

La mayoría de los nervios que llegan á la piel, corren por los 
-espacios subcutáneos, dando numerosas ramificaciones que for- 
man en dicha región un plexo profundo. De éste nacen ramas 
de dirección perpendicular á la piel, que penetran en el espesor 
de ésta, incorporándose á los paquetes perforadores y atraviesan 
todo el estrato compacto del dermis, llegando así al estrato glan- 
dular, donde forman entre las glándulas un tupido plexo super- 
ficial. Las últimas ramificaciones de éste, debe suponerse funda- 
damente que se terminan en las células glandulares, en las fibras 
musculares lisas, en los vasos, en las células pigmentarias y en 
los órganos nerviosos sensoriales de la piel. 

Terminaciones uciviosas sensoriales de la //V/.— Forman és- 
tas, dos grupos bien definidos, constituidos el uno por delgadísi- 
mas ramificaciones amielínicas, que corren en todas las regiones 
de la piel por espacios intercelulares epidérmicos, y el otro por 
dos clases de órganos sensoriales terminales. De las primeras no 
me ocuparé, pues se encuentran en todos los anfibios hasta hoy 
estudiados, habiendo sido descritos recientemente por Retziiis (l) 
y Bnnge (2). 

Los segundos constituyen las manchas táctiles, descritas cir- 
cunstancialmente por Merkel (3), que se encuentran abundan- 
temente en el gallipato, y las colinas nerviosas que, característi - 



(i) G. Retzius, Ucber die sensiblen Nerveiiendigwigen in den Epiihelien 
bei den WirbeLthieren. Biolog. Untersuch., Bd 4. 

(2} R. Bunge, Dic Nerveiiendigwigcii der I'rosclihaul. Iiiaug, Dis?.^ 
med. Fac, Halle a. S. 1892. 

(3) F. Merkel, Ueber die Endigtmgeii der sensiblen Nerven in der Haut 
der Wirbelthieren. Rostock, 1880. 

Mora. R. Soc. esp. Hist. uat , vi, 1909. 



I. COGORZA 



(36) 



cas de las larvas de los anfibios, sólo se encuentran en el adulta 
en muy limitado número de especies. 

Tienen estas en la larva la forma ya conocida (fig. 7.^), es de- 
cir, la de un mamelón grandular constituido por numerosas célu. 




.T-'S^-n' 






FiG. 7.^ — Colina nerviosa de la piel de la cabeza en la larva del gallipato. 



las epiteliales, indiferentes ó de sostén, alargadas y con los nú- 
cleos en la base; su conjunto forma una cripta, dentro de la cual 
existen de ocho á doce células más cortas, sensoriales, que están 
en comunicación con el exterior medio de una finísima pestaña. 
Estos aparatos se forman á expensas de una de las grandes cé- 
lulas que constituyen el estrato basilar de la epidermis de la lar- 
va. En las larvas más jóvenes, estos corpúsculos sensoriales es- 
tán incluidos en el espesor de la epidermis y sobre las células 
que forman el revestimiento exterior, se acumulan gran canti- 
dad de granulaciones pigmentarias que señalan con una mancha 
parda ó negra en la superficie de la piel la posición de la colina 
sensorial. En las larvas de más edad, el órgano sensorial crece 
rápidamente y forma un saliente bien perceptible en la superfi- 
cie de la epidermis, estado en el que lo representa la adjunta 
figura. 

En el adulto, estos órganos son frecuentes en la piel de la gar- 
ganta, y en la de las partes laterales de la cabeza y del tronco. 
Su forma (fig. 8.^*) es más alargada que en los de la larvM y se 
encuentran siempre en el fondo de una cavidad excavada en la 
epidermis, pero en amplia comunicación con el exterior. Las dos 
capas de células epidérmicas más superficiales toman un aspecto 
particular en la \'acuidad del corpúsculo, se aplanan y le for- 
man una especie de revestimiento exterior que sólo se interrum- 
pe en la parte superior, donde queda una abertura circular que 



(37) 



ESTUDIO ANATÓMICO DE LA PIEL DEL GALLIPATO 



103 



pone en comunicación el órgano sensorial con el medio am- 
biente. Es digno de notarse, además, que estas terminaciones 
nerviosas se encuentran siempre situadas en el punto que co- 




FiG. 8.^ — Coüna nerviosa de la piel de la cabeza en el gallipato adulto. 

rresponde á la terminación de uno de los grandes paquetes per- 
foradores que, desde las capas más profundas de la piel llegan 
hasta la superficie interior de la epidermis. 

Es un dato interesante la presencia de estos órganos senso- 
riales, que corresponden indudablemente á los órganos de las 
canales laterales de los peces, en el gallipato adulto, pues según 
indica Malbranc y Biignion (i), estos órganos, muy constantes 
en las larvas de todos los anfibios, no se presentan sino rarísimas 
veces (Dactyletra, Axolote) en el adulto. 



(i) E. Bugnion, Recherches sur les organs sensi/-'/s qui se trouvent dans 
l'epiderme du proie'e et de Vaxolotl. BuU. de la société vandoise des scien- 
ces naturelles. Vol. xu. 1873. 



Mem. R. Soc. csp. Hist uat. vi, 1909. 



EXPLICACIÓN DE LAS LAMINAS 



Lámina I. — Fio. i.^ Corte transversal de la piel del callo braquial. 

FiG. 2.^ Papilas de la piel que bordea el ano, mostrando 

glándulas muy alargadas. 
FiG. 3.^ Corte paralelo á la superficie de la piel de una 
mancha lateral, donde las glándulas muy abun- 
dantes están dispuestas en series. 

a). Corte del estuche fibroso que recibe el 
extremo de la costilla. 
Lámina H.— Fio. i.'' Superficie del callo braquial vista con poco au- 
mento. 
FiG. 2.^ Células del estrato córneo en la piel de los dedos. 
FiG. 3.* Corte transversal del extremo de un dedo. 
a). Cara palmar. 
b). Cara dorsal. 
Lámina III.— Fig. i.^ Una colina glandular vista por la superficie ex- 
terna. 
FiG. 2.^ Sección longitudinal del conducto glandular en 

una glándula de la piel de un dedo. 
FiG. 3.^ Sección longitudinal del conducto glandular en 

una glándula de la piel que rodea el ano. 
Fig. 4.^ -Sección longitudinal del conducto escretor de 
una glándula de la piel del callo braquial. 

NOTA. Todos los dibujos del presente trabajo han sido hechos por 
el joven alumno de la Facultad de Medicina D. Fermín Muñoz Urra, al 
cual me complazco en dar aquí público testimonio de mi agradecimiento 
y afecto. 

Madrid, Agosto de 1909. 



Mem. R. Soc. esp. Hlst. nat., vi, lOOy. 



Mem. de la R. Soc. Esp. de Hist. Nat. 



Tomo VI.— Lám. i 




1.^ 





3.^ 



LIT. J PALACIOS 



Mera, de la R. 8oc. Esp. de Hist. Nat. 



Tomo VI.-LÁM. II 




1.^ 




# ^ 



2.^ 




LIT J PALACIOS 



Mem. de la R. Soc. Esp. de Hist. Nat. 



Tomo VI.— LÁM. III 









^ 



1^ 




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3/' 



4.^ 



LIT. J. PALACIOS 



Tomo VI.— Memoria 4.« 



ESTUDIO GEOLÓGICO DE liNZAROTE 



Y DE LAS 



ISLETA.S OA.nsrjL:E^iA.s 



EDUARDO H.-PACHECO 



PROLOGO 

Los trabajos de investigación geológica que aquí expongo son 
•el fruto de la campaña que durante todo el mes de Junio y parte 
de Julio de 1907 realicé por la isla de Lanzarote y por las pró- 
ximas islillas Graciosa, Clara y Alegranza, al Norte de la prime- 
ra, y por la de Lobos, entre Lanzarote y Fuerteventura, explo- 
raciones de las cuales apareció un sucinto relato con algunas 
conclusiones provisionales en el Boletín de nuestra Sociedad, al 
retorno del viaje. 

Debo hacer constar, como allí dije, que la expedición realiza- 
da no es sino parte de la campaña más extensa que por la ini- 
ciativa de nuestra Sociedad y con la subvención de la yunta 
para el estudio del Noroeste de África debía llevar á cabo en com - 
pañía de mi sabio maestro el profesor D. Salvador Calderón, tan 
competente en geología canaria. El viaje proyectado compren- 
día á más de la exploración de Lanzarote la de Fuerteventura, 
islas ambas muy poco estudiadas y de gran interés científico, 
especialmente la de Fu&rteventura, por cuanto en ésta creíamos 
poder encontrar datos que quizás resolvieran, entre otros proble- 
mas geológicos, los referentes á la edad de las Canarias y á los 
movimientos de emersión que parece han experimentado es- 
las islas. 

Memorias do la Real Sociedad espaüola do Historia natural, tomo vi, 1909. 7 



loS E. H. -PACHECO (2)» 

El Sr. Calderón, á causa del mal estado de su salud, no pudo 
realizar la expedición, acordándose aplazar el viaje á Fuerteven- 
tura y, por iniciativa suya, realizar yo una primera correría por 
Lanzarote que sirviera de avance á las más detenidas investiga- 
ciones que se hicieran luego. 

Aunque el estudio de las Isletas no estaba comprendido en eí 
plan, entendí que su exploración resultaría interesante, y por 
ellas hice un ligero recorrido, que no dejo de proporcionarme 
útiles enseñanzas. 

No tengo la pretensión de haber hecho un trabajo completo, 
cosa difícil siempre en geología, y más no disponiendo de un 
mapa topográfico detallado á gran escala. De buena gana hubie- 
ra aguardado á publicar los resultados de mis investigaciones á 
la vuelta de un segundo viaje consagrado á \-isitar detenida- 
mente algunos sitios de la isla y á resolver algunas dudas, de las 
que siempre surgen, después de los trabajos de campo, cuando 
en la calma del laboratorio se presentan problemas para cuya 
resolución es necesario interpretar hechos y fenómenos y exami- 
nar de nuevo lugares por donde se pasó de prisa y de los cua- 
les los datos que se tienen no son todo lo completos que fuera 
menester y que una nueva inspección sobre el terreno comple- 
taría; pero teniendo en cuenta que el esperar á la realización de 
otro viaje retrasaría indefinidamente la publicación, me he deci- 
dido á exponer los resultados de mi campaña, sin perjuicio de 
que más adelante, si llega el caso, emprenda un trabajo comple- 
mentario del presente. Si por fin llega á realizarse la proyectada 
campaña por Fiierteventura, será la ocasión propicia de volver 
á Lanzarote y ya con más datos intentar resolver algunas cues- 
tiones dudosas y llenar algunas lagunas que en la presente Me- 
moria existirán, sin duda. 

Los trabajos geológicos que me han servido de precedentes 
para el mío son escasos, pues estando la isla de Lanzarote fuera 
del rumbo de los buques que hacen la travesía al África del Sur 
ó á América, no ha sido tan visitada por los naturalistas como 
las de Tenerife, Gran Canaria ó La Palma, sitios de escala de di- 
chos barcos; así es que aparte de algunos trabajos de menor im- 
portancia, las publicaciones que tratan de la geología de Lanza- 



(3) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS IO9 

rote, y á los que aludo repetidamente en mis escritos, casi que- 
dan reducidos á los que expongo en la nota que va á continua- 
ción del prólogo. 

Con el objeto de que la expedición resultara lo más fructífera 
posible acordóse que me acompañara el Sr. D. Francisco Aranda 
Millán, doctor en Ciencias Naturales y entonces alumno del Mu- 
seo de Historia Natural, y que iba encargado especialmente de 
las recolecciones zoológicas; en el Sr. Aranda encontré un ani- 
moso, incansable é inteligente compañero. 

Desde el primer día nos acompañó en todas nuestras corre- 
rías por Lanzarote y las Isletas nuestro actual consocio en la 
Española de Historia Natural, D. José Pereyra Galviati, de Arre- 
cife, perito agrónomo por la Escuela de Agricultura de Mont- 
pellier, persona de gran cultura científica, muy conocedor de la 
isla y á cuya inteligente cooperación durante toda la campaña se 
debe mucha parte del éxito que pueda haber tenido la expe- 
dición. 

El Sr. D. Manuel Medina Rodríguez, miembro también de la 
Española de Historia Natural, ilustrado delegado de Farmacia en 
Lanzarote y Fuerteventura, fué otro excelente auxiliar que rea- 
lizó con nosotros varias excursiones. 

Ocasión es ésta de hacer constar que, durante nuestra expedi- 
ción, hemos encontrado en los habitantes de Lanzarote todo gé- 
nero de facilidades para el desempeño del cometido que nos lle- 
vaba á la isla. Especialmente queremos manifestar nuestra gra- 
titud por los auxilios y facilidades ó datos de interés que nos han 
suministrado, á los hermanos Ramírez Doreste y al Sr. Hernández 
Sayer, de Las Palmas; á la Srta. Josefina Manrique, que nos dio 
interesantes noticias respecto á la isla, procedentes de documen- 
tos de su difunto padre; á D. Santiago Cullen, administrador ge- 
neral de los condes de Santa Coloma, en Lanzarote y Fuerteven- 
tura, y á los Sres. González, Roche, Lubari y Tresguerra, de 
Arrecife, igualmente que al ilustrado cura párroco de Tinajo, se- 
ñor Rodríguez Romero y á su convecino T). Francisco Duran, al 
oficial que mandaba el destacamento de artillería de Haria, Don 
^Mariano del Fresno, y al entonces alcalde de Guatisa, D. Jorge 
Ortiz. 

Mem. R. Soc. esp. Hist. aat., vi, 1939, 



no E. H. -PACHECO (4) 

Por parte de los torreros que sirven los faros de Lobos y Ale- 
granza, encontramos tan amable acogida que sería falta imper- 
donable no mostrarles desde estas páginas nuestro afecto y agra- 
decimiento. 

Tanto en la capital de la isla, por parte de las autoridades y 
particulares, como en los más pobres caseríos ó cabanas de pes- 
cadores donde el azar nos llevó á alojarnos, hemos hallado tal 
amabilidad, desinterés y deseos de sernos útiles, que sería una 
ingratitud pasar en silencio este noble proceder que tanto honra 
á los habitantes de Lanzarote. 

Queda por decir dos palabras respecto á la manera cómo he- 
mos efectuado nosotros exploraciones y de los medios de comu- 
nicaciones que existen para visitar Lanzarote y las Isletas. 

Entre Las Palmas y Arrecife, hay un servicio regular de va- 
pores correos una vez á la semana, vapores que, aunque de poco 
tonelaje, son bastante cómodos. La travesía se hace en menos de 
un día marchando el barco todo á lo largo de la costa oriental 
de Fuerteventura y Lanzarote, y generalmente cerca de tierra, 
lo cual permite formarse una idea de conjunto sobre el aspecto 
y constitución de estas islas. 

Por el interior de Lanzarote, casi el único medio que existe 
para viajar es el camello; generalmente nosotros realizábamos las 
expediciones á pie, utilizando el animal como bagaje para la im- 
pedimenta. Dada la falta de manantiales en la isla, conviene lle- 
var siempre provisión de agua para un día. 

Las comunicaciones entre las Isletas y Lanzarote son ñíciles 
por lo que se refiere á Lobos y (Graciosa. A la primera se va 
desde Punta Papagayo, en el extremo Sur de la isla, en donde 
existe una colonia de pescadores en cuyos chinchorros puede 
hacerse la travesía; éste es el medio de comunicación que utili- 
zan generalmente en Lanzarote para pasar á Fuerteventura, 
atravesando el estrecho llamado La Bocaina. Igualmente puede 
pasarse á Graciosa atravesando en una lancha de pescadores el 
estrecho del Río desde las salinas situadas en la base del acanti- 
lado de Guatifay. 

Más difícil es el viaje á la isleta Clara y especialmente á 
Alegranza y Roque del Este, pues sólo en condiciones favorables 



(5) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS I I I 

se arriesgan los pescadores de Graciosa á efectuar la travesía con 
sus chinchorros, pues frecuentemente lo proceloso que está el 
mar entre las islas, á causa de las corrientes, lo impide por com- 
pleto. 

Nosotros efectuamos la expedición en el pailebot que surte 
mensualmente el faro de Alegranza, según expuse á la Sociedad 
en la nt)ticia que di de nuestro viaje á mi regreso á Madrid. 



Mem. R. Soc. esp. Hist. uat , vi, 1909. 



E. H. -PACHECO (6) 



NOTA BIBLIOGRÁFICA 



No incluímos aquí sino aquellas obras, trabajos y mapas que 
se refieren especialmente á Lanzarote, y algunos otros directa- 
mente relacionados con la geología de los territorios por nosotros 
estudiados. 

Sigo en esta nota un orden cronológico, citando primero los 
trabajos impresos y después los mapas ó cartas. 

Las obras á que nos referimos, son: 

BucH (Leopold de). — Dcscription physiqíLC des lies Canarics. 
Traduit de 1' allemand , por C. Boulanger. París, 1836. — En 
esta obra, con motivo del viaje del autor á Lanzarote, en 1815, 
dedica un interesante capítulo á dicha isla, en el que incluye un 
relato de la gran erupción de 1730 á 36. 

Hartung (Georg.) — Dic geologisclien Vcrlialtnisse der Inscln 
Lanzarote imd Fuerteveutura. Zürich, 1857. — Importante y ex- 
tenso trabajo, consecuencia del viaje del autor, en 1850, á las 
islas mencionadas, y que es el que me ha servido de principal 
fundamento para mi estudio. 

Fritsch (K.) — Reisebilder von den Canarischen Inseln. Pet. 
Mitt., 1867. — Con valiosos datos geográficos y geológicos. 

Calderón (Salvador). — Edad geológica de las Islas Atlánticas 
y sn relación con los continentes. «Bol. Soc. Geog. Madrid», xvi, 
1884, págs. 3/7-399. 

— Areniscas y dnnas de las Islas Canarias. «Actas de la 
Soc. Esp. de Hist. Nat.» Madrid, 1884. Tomo xiii, págs. 53-(5-- 
Trabajos ambos fundamentales, y que por referirse á ienóme- 
nos del conjunto del archipiélago, contienen datos de gran inte- 
rés para Lanzarote, y á los que nos referiremos con irecuencia. 

SiMONY (Oskarj. — Die Canarischen Inseln^ insbesondere Lan- 



'{"]) ESTUDIO GEOLÓGICO DK LANZAROTE Y DE LAS I5LETAS CANARIAS II 3 

taróte lUid dic Islctas. «Schriften Ver, zur Verbr. naturwiss. » 
Wien, XXXII, 1892. 

— Aufnahiieii aiLJ den Canarischcii Inseln. «iXnnalen de K. K. 
Naturhistorischen Hofmuseums.» Wien, 1 892. — El profesor Si- 
mony, que hizo una larga campaña por Canarias, recorriendo 
Lanzarote, en 1890, es el naturalista que ha estudiado más dete- 
nidamente las Isletas y á quien se deben casi todos los datos que 
de estos islotes se tienen. La mayor parte de las alturas de mon- 
tañas que figuran en mi mapa, son datos de Simony. Su catálo- 
go de hermosas fotografías, tamaño 98 X 24, contiene más de 
75 vistas, algunas panorámicas, de Lanzarote y de las Isletas, 
permitiendo formarse cabal idea de muchos fenómenos geológi- 
cos, como puede comprobarse por algunas reproducciones que 
ilustran nuestro trabajo. 

vSapper (Karl). — Beitriige zur Keuntnis von Palma niid Lan- 
zarote. «Petermanns Geogr. Mitteilungen», 1906, Heft, vii. — Este 
folleto, al que acompaña un mapa del que luego hablaré, está 
basado, por lo que se refiere á Lanzarote, en los datos obteni- 
dos por el autor durante su correría (Octubre, 1905) por esta 
isla y, tanibicn, en las noticias deducidas de las publicaciones 
de Simony. Se trata de un trabajo principalmente geográfico, 
hecho muy á conciencia, y al cual nos referiremos repetidas 
\'eces. 

Brun (Albert). — Qnciqucs rechcrchcs sur le Volcanisnie au Pico 
de Tcyde et au limanfaya. Extr. des «Archives des Sciencies 
physiques et naturelles», Fevrier, 1908. — Folleto que se refiere 
•casi exclusivamente á las emanaciones caloríficas de la montaña 
del Fuego en Lanzarote, para estudiar lo cual Mr. Brun, acom- 
pañado de jMr. IL F. Montagnier, realizó una excursión en Sep- 
tiembre de 1907 á la citada montaña, poco después de nuestra 
expedición. 

De otros trabajos más ó menos relacionados con Lanzarote y 
Jas Isletas ó con los fenómenos que en estas islas se han realiza- 
do ó se realizan, daremos la correspondiente nota bibliográfica 
al ocuparnos de ellos. 

Por lo que atañe á mapas y cartas marinas, las que más han 
;servido para trazar mi mapa geológico, son los siguientes: 

Mem. K. Soc. csp. Ilist. nat., vi, 1909. 



114 E. H.-PACHECO f8> 

CosLLO (Francisco). — Atlas de España. Islas Canarias. Hoja, 
segunda. Madrid, 1849. — Aunque con grandes inexactitudes, ha 
sido el mapa de Coello el que contenía mayor número de datos 
topográficos, hasta el moderno de Sapper, de 1906. 

Arlett. — Carta de la isla de Lanzarote, levantada en i8jj^ 
Dirección de Hidrografía. Madrid, 1852. Corregida en 1868. 

Dirección de Hidrografía.— Cízr/í? occidental de África. Hoja^ 
segunda. Comprende desde Puerto Cansado hasta Cabo Boj ador 
y las Islas Canarias, según los trabajos de Vidal y Arlet. Ma-^ 
drid, 1853. 

Pasquín (Manuel). — Plano de los puertos de Naos y Arrecife^. 
en la isla de Lanzarote, levantado en i8§j. Dirección de Hidro- 
grafía. Madrid, 1 877. Corregido en 1 882. 

Depósito Hidrográfico. — Planos de los estrechos del Río y de 
Bocaina. Madrid, igoo. 

La carta de Arlett, en la que están fundamentadas todas las. 
posteriores, es la más apropiada para hacerse cargo de la forma 
de las costas y de su aspecto, conteniendo la edición de la Di^ 
rección de Hidrografía de 1868, numerosos sondeos con la na- 
turaleza del fondo del mar en las cercanías de Lanzarote. Tanto- 
ésta como las siguientes cartas, son principalmente marinas, 
conteniendo escasos y dudosos datos respecto á la topografía de- 
las islas. 

Hartung (G.) — Geologische Karte der Inseln Lanzarote und 
Fuerteventura. — -Es el mapa que acompaña al trabajo geológico- 
antes mencionado; en él se señalan ya los macizos basálticos de 
los extremos de la isla y el gran campo lávico de la erupción de- 
1730 á 36, como también la del volcán Tinguatón, de 1 824. 

Sapper (Karl). — Kartenskizze von Lanzarote. Gotha: Justus- 
Perthes, 1 906. — Este mapa, del cual es complemento la Memo- 
ria geográfica antes citada, está fundamentado en la carta de 
Arlett y en los estudios y observaciones de Simony, según indi- 
ca el autor. Está á escala de I : 1 50.000, y con curvas de nivel de 
100 en 100 metros. Contiene la indicación de la mayor parte de 
las montañas y conos volcánicos de la isla, y mucho mejor seña- 
lados que en el geológico de Hartung, el contorno y situación de 
los campos de lava del siglo xviii y del extremo NE. de la Isla^ 



(g) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE V DE LAS ISLETAS CANARIAS II5 

Acompaña al mapa general de la isla otro detallado, á escala 
I : 50.000 del macizo de la montaña del Fuego . La carta de 
Sapper ha sido el principal auxiliar de mis trabajos. 

Vidii, (Primitivo Miguel). — Carta indicadora del fondo del At- 
lántico entre la Península y Canarias. «Mem. R. Soc. Esp. de 
Hist. Nat.», tomo iv. Memoria I."" Madrid, 1906.— Está he- 
cha según los sondeos efectuados para el tendido y reparaciones 
de los cables telegráficos entre España y las Canarias, y nos ha 
proporcionado interesantísimos datos para la resolución de va- 
rios problemas geológicos. 



Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1909. 



Il6 E. H.-PACHECO (lo) 



PRELIMINARES 



Clasificación de las formaciones geológicas 
y plan de la obra. 

I"2n el csludio de Lanzarote y de las Isletas distinguiremos las 
siguientes formaciones geológicas: 

1 Rocas de cimiento, tan solo conocidas por cantos lanza- 
dos al exterior por algunos volcanes situados en diversos lugares 
de la isla. 

Estas rocas corresponden en su mayor parte á la formación 
que Hartung llama del trap y de la sienita, la cual aflora extensa- 
mente en Fuerteventura. 

En la parte petrográfica es donde estudiaremos tales rocas, 
pues no aflorando en parte alguna de la isla no podemos hacer 
consideraciones algunas respecto á su tectónica. 

2 Formación volcánica acida. Está reducida en Lanza- 
rote á un pequeño islotillo traquítico que aflora en la base de los 
Ajachcs, Formamos con la roca que lo constituye un grupo, á 
pesar del escaso desarrollo (¡ue alcanza en la isla, por represen- 
tar á la formación litológica que en otras Canarias adquiere gran 
extensión. 

Lo reducido del único afloramiento que hemos encontrado y 
el ser tan solo una especie litológica la que lo integra, hace que 
no le dedic^uemos un capítulo, ocupándonos tambii'n de la roca en 
cuestión en el. estudio que destinemos especialmente á petro- 
grafía. 

3 Formación basáltica de erupción homogénea. Es 
muy extensa en Lanzarote componiendo el gran macizo del Nor- 
te, al Sur la escarpada sierra de los Ajachcs, y además algunos 
otros afloramientos, como el que existe en la zona media de la 
isla, sobre el cual se eleva Montaña Blanca. 



(i i) estudio geológico de lanzarote y de las isletas canarias 117 

4 Formación basáltica de erupción explosiva. Es la 

más extensa, correspondiendo á ella las numerosas alineaciones 
de conos eruptivos y sus acumulaciones de lavas, tobas y lapillis. 
En esta formación, que cubre á la anterior, distinguiremos dos 
subgrupos: 

A. Serie volcánica antigua. 

B. Serie volcánica moderna. 

5 Formaciones subaéreas no volcánicas comprendien- 
do en ellas: 

A. Depósitos calcáreos concrecionados. 

B. Depósitos y corrientes de arenas voladoras. 

Hartung, que es el geólogo que ha dedicado á la isla un tra- 
bajo de alguna extensión, considera á Lanzarote constituido por 
tres sucesivas formaciones basálticas, á saber: 

1 Formación basáltica antigua (Die altere Basaltformation), 
que corresponde exactamente con la que nosotros llamamos de 
erupción homogénea. 

2 Formación basáltica jo\-en (Diejüngere Basaltformation), 
que comprende el subgrupo A de la formación 4 nuestra, más 
los volcanes Corona y Quemada de Orsula y extenso mal-país 
de la cueva de los Verdes, que nosotros comprendemos en el 
subgrupo B. 

3 Formación basáltica más joven (Diejüngste Basaltforma- 
tionj, en la cual estudia las erupciones del siglo xviii y el volcán 
Tinguatón de 1S24, que nosotros, juntamente con los volcanes y 
mal-país mencionado en el número anterior, estudiamos en el 
subgrupo B de la formación basáltica de erupción explosiva. 

Esto por lo que respecta á la clasificación de las formaciones 
geológicas. 

Por lo que atañe al plan y distribución del trabajo, lo des- 
arrollamos en ocho capítulos, estudiando en el I la Fisiografía y 
aspecto general de Lanzarote y de las Isletas, capítulo que com- 
prende cuatro partes, destinadas, la primera á las relaciones 
tectónicas que tiene Lanzarote con las otras Canarias, demás is- 
las y bancos submarinos próximos y con la zona inmediata del 
continente africano, describiendo en las otras tres las costas y el 
aspecto general de la isla y de sus diversos territorios. 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1909. 



Il8 E. H. -PACHECO (12) 

Los capítulos del II al VI inclusives, se destinan al estudio de 
las formaciones basálticas en el orden de su antigüedad relati- 
va, según las hemos expuesto antes, dando primero la descrip- 
ción geográfico-geológica de cada una y luego su historia geo- 
lógica. 

En el VII estudiamos el origen y formación de las numerosas 
costras calcáreas que cubren á veces á los basaltos, y además 
los interesantes depósitos de arenas calcáreas con sub-fósiles y 
las bandas de arenas voladoras, también calcáreas y de origen 
marino. 

El capítulo VIII está destinado exclusivamente á la descrip- 
ción y génesis de las Isletas, que geológicamente deben incluir- 
se en la serie antigua de la formación basáltica de erupción ex- 
plosiva. 

Un breve resumen con algunas conclusiones terminará nues- 
tro estudio. 

Independientemente de este trabajo, y como complemento de 
él, publicaremos un estudio petrográfico de Lanzarote y de la 
Isleta, que no incluímos aquí por premura de tiempo. 



(13) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS II9 



CAPÍTULO I 
Fisiografía y aspecto general. 

I 

RELACIONES TECTÓNICAS 

Fuertevcntura, Lanzarote y las Isletas constituyen una unidad geográfica 
y geológica. — El conjunto forma una alineación de SW. á NE. prolon- 
gada por el banco Concepción. — Forma y naturaleza basáltica de este 
conjunto. — Razones que hacen suponer que las Canarias no forman una 
agrupación de volcanes dispuestos radialmente alrededor de otro prin- 
cipal. — Considerada la situación de las islas Salvajes y de los bancos 
próximos al archipiélago, las Canarias forman cuatro alineaciones orien- 
tadas de SW. á NE. — Importancia de este arrumbamiento en las próxi- 
mas costas africanas y fallas del Sahara. 

Lanzarote y Fuerteventura son las dos islas más orientales 
de las Canarias, y, por lo tanto, las más próximas al continente 
africano, del cual las separan un centenar de kilómetros, distan- 
cia que próximamente existe entre Cabo Juby en la costa africa- 
na y punta Ballena, en Fuerteventura. 

Ambas islas son largas y estrechas. Fuerteventura, que es la 
inás meridional, mide unos I20 kilómetros de largo por 20 de 
anchura media; Lanzarote sólo óo de longitud y menos de 20 de 
anchura, estando situadas una á continuación de la otra y alinea- 
das en la misma dirección de SW. á NE. 

Teniendo en cuenta este arrumbamiento, y c|ue el estrecho de 
la Bocaína que las separa, alcanza tan solo una anchura de una 
docena de kilómetros con una profundidad mínima de 40 metros 
y máxima de 90, y que en el estrecho existe la isleta de Lobos 
con más tres kilómetros de longitud, y considerando por otra 
parte la identidad de constitución geológica de ambas islas, se 
comprenderá que Lanzarote y Fuerte\'entura deben considerarse 
como una unidad geográñco-gcológica. 

Mem. R. Soc, esp. Hist. nat., vi, 1909. 



I20 E. H. -PACHECO (14) 

En esta unidad deben incluirse también las isletas Graciosa, 
Clara, Alegranza y el Roque del Este, situadas al Norte de Lan- 
zarote y que tienen igual naturaleza geológica. Graciosa está se- 
parada tan solo de la última por el estrecho del Río cuya pro- 
fundidad en algunos sitios es menor de 8 metros y su anchura 
de un kilómetro escaso. Otro par de kilómetros separan Gracio- 
sa de Clara, y menos de diez en la distancia entre Clara y Ale- 
granza, que es la más septentrional. Separado por una docena 
de kilómetros al NE. de Lanzarote y menos de una quincena al 
E. de Graciosa existe el islote, también basáltico, llamado Roque 
del Este; islillas todas que pueden considerarse como la prolon- 
gación hacia el NE. del alargado grupo volcánico Fuerteventura- 
Lanzarote. 

También al Sur del grupo existe otra prolongación submarina 
que avanza 1 5 millas hacia el SW. déla punta de Jandía, extre- 
mo meridional de Fuerteventura, con profundidades variables 
entre IQ y 70 brazas, bajando el banco desde su terminación 
SSW. en rapidísima pendiente hasta profundidades muy supe- 
riores á los I.OOO metros (l). 

De los numerosos sondeos efectuados junto á estas islas resul- 
ta que la curvM batimétrica de lOO metros situada á muy corta 
distancia de las costas, rodea todos los espacios situados entre 
las islas é isletas, desde el extremo meridional del banco que 
acabamos de mencionar hasta el Norte de Alegranza. Concéntri- 
ca con ella, c incluyendo al Roque del Este, que la anterior de- 
jaba fuera, existe la curva de 200 según representamos en nuestro 
mapa, y también muy próxima está situada la de I.OOO metros. 
De todo lo cual se deduce que las islas de Fuerteventura, Lan- 
zarote y las Isletas, constituyen en su conjunto una gran alinea- 
ción montañoso-volcánica submarina no interrumpida, dirigida 
de SW. á NE, con una longitud de unos 240 kilómetros de lar- 
go, la cual desde las profundidades oceánicas superiores á I.OOO 
metros se eleva mediante empinadas escarpas y taludes rapidí- 



(i) Vigil, El foiidj (hl mar entre la Península y Canarias. — «Mer. de 
la R. Soc. Esp. Hist. Nat.», tomo iv. Mem. I.^ 1906. 



(15) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 12t 

simos, hasta sobresalir á veces más de 600 metros de la super- 
ficie del mar ó llegar á muy cerca de ella. 

Tal alineación puede aún considerarse prolongada hacia el NE. 
por el banco Concepción, que comienza á un centenar de kilóme- 
tros de Alegranza, y el cual, á juzgar por los sondeos señalados 
en la carta de Vigil, extiéndese en una longitud de 80 kilóme- 
tros en dirección de SW. á NE. elevándose desde fondos supe- 
riores á 1.500 metros á gS brazas de la superficie, estando el 
sitio culminante á los I2°45' longitud W. de Grenwich y 20"5o' de 
latitud. El citado banco es de naturaleza basáltica, con escar- 
pas rapidísimas y forma en lo alto una gran meseta de superficie 
muy irregular decreciendo en altitud hacia el SW. y desciende 
abruptamente por el NE. hacia las graneles profundidades que lo 
circundan. 

Expuesta la situación que guardan Lanzarote y las Isletas en 
la gran alineación de que forman parte, vamos ahora á tratar de 
establecer la conexión que el alineamiento mencionado guarda 
respecto al territorio africano inmediato y respecto á las otras 
islas del archipiélago canario. 

Los geólogos que han tratado de explicarse la razón de la al 
parecer irregular situación de las Canarias, las han considerado 
como un ejemplo típico de grupo volcánico con un volcán cen- 
tral, dominando á los restantes por su altura y el número de 
sus erupciones, que sería en este caso el Teide, correspondiendo 
las demás islas á volcanes de menor importancia situados radial- 
mente alrededor del principal (l). 

Esta manera de ver no nos parece aplicable á las Canarias, pues 
aparte de lo que hemos dicho respecto á la disposición alineada 
de Euerteventura, Lanzarote y las Isletas, el profesor Calderón 
estima que Gran Canaria, aunque desmantelada por las acciones 
evasivas, no puede considerarse inferior en importancia por los 
fenómenos volcánicos en ella realizados á los que han origina- 
do el Teide; la enorme extensión de la Caldera de la Palma se 
aviene mal asimismo con el carácter subordinado que la corres- 



(i) Credner, Traite de Gcol^gic et de Palconiologic. — F. Savy. París. 
Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vr, 1009. 



122 E. H. -PACHECO ( 1 6) 

pendería en tal hipótesis. Por lo demás, no se aprecia en el con- 
junto del archipiélago esta disposición radial. 

Si consideramos formando parte del grupo canario las peque- 
ñas islas vSalvajes, al Norte de Tenerife, y nos fijamos en la situa- 
ción de los grandes bancos, que semejantes al Concepción, antes 
referido, existen en estos mares, veremos que pueden estimarse 
las islas del archipiélago como constituyendo varias alineaciones 
paralelas dirigidas en su conjunto de SW. á NE. (fig. i.^), y que 
contando desde la costa son: l.^ Buertev entura, Lanzarote, las 
Isletas y el banco Concepción; 2.^ Gran Canaria, en la cual la di- 
rección mencionada se acusa por la Isleta, unida á ella por estre- 
cho istmo arenoso; 3.'' Hierro, Gomera, Tenerife y dos bancos, 
situados el primero á los ij''2o' long. y 30^2^' lat. y el segundo á 
los j2''2o' long. y ji" lat.; 4.^ Palma, Salvajes y el banco del 
Dacia. 

Extendiendo el estudio al archipiélago Madera, parece apre- 
ciarse también una quinta alineación, que formarían Madeira., 
Porto-Santo y el banco del Seine. 

En el continente africano son también patentes las alineacio- 
nes del SW. al NE. Toda la costa sahárica desde el cabo Ghir al 
cabo Blanco sigue la alineación dicha, siendo especialmente pa- 
tente en la amplia escotadura situada entre los cabos Ghir y Jubi 
y en todo el litoral del Sahara español desde el cabo Bojador al 
Blanco. 

La península y bahía de Río de Oro, según el profesor Ouiro- 
ga, reconoce por origen una falla dirigida en la dirección men- 
cionada, y otro tanto puede aplicarse á la península del cabo 
Blanco y la bahía del Galgo, según parece indicarlo su direc- 
ción y forma. 

Hacia el interior del continente se observa que la terminación 
occidental de la cordillera del Atlas y el Anti-Atlas coinciden 
también con la dirección expuesta, y Quiroga (l) observó que la 
meseta del Tiris desciende hacia la costa y hacia el interior por 
fallas paralelas también de S\\\ á NE., teniendo le mismo arrum- 



(i) Quiroga, Apuntes de U7i viaje por el Saham occidoital. — «An. Soc. 
Esp. Hist. Nat.», lomo xv. Madrid, 1886. 



•(17) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 1 23 

bamiento la cuenca de la Sebkja de Vyil, ocupada en su fondo por 
un pantano salífero. 

Mejor que por los datos expuestos, puede comprenderse lo 
que decimos por el adjunto mapa de las fracturas y alineaciones 
montañosas del NW. de África y de las Canarias. ?klás adelante 
será ocasión de hablar de las consecuencias y deducciones á que 
«e prestan las relaciones geotectónicas que acabamos de exponer. 




E.ñ-PcLk.,o 



Fio. i.* — Mapa de las fracturas y alineaciones montañosas 
del NW. de África y de las Canarias, 

Mem. R. Soc. esp. Ilist. nat-, vi, 1909. 8 



124 - E. H.-FACHECO (18). 



II 



LAS COSTAS 

Forma general de Lanzarote y de sus costas. — Escasez de playas; sus cla- 
ses.— Carácter acantilado de las costas de Lanzarote y de las Isletas. 

Expuesta la situación de Lanzarote y de las isletas vecinas, en 
relación con las restantes Canarias y con el territorio continental 
próximo, pasamos á estudiar la forma y aspecto de esta isla y de 
sus costas. 

Lanzarote afecta una forma muy irregular, distinguiéndose- 
una extensa porción central de contorno ovalado, cuyo eje ma- 
yor está orientado de WSW. á ENE. y tiene una longitud alga 
mayor de 40 kilómetros, siendo la anchura algo menor de 20. 
Los extremos del óvalo se prolongan respectivamente hacia eí 
Norte y hacia el Sur por dos macizos montañosos, á cuyo pie E. 
en el del Norte y W. en el del Sur, se extienden sendos campos 
de lava, formándose así en cada uno de los extremos de la isla 
una masa de tierras que aumentan la longitud del óvalo en unos 
10 kilómetros por cada extremo, siendo de otros 10 la anchu- 
ra de tales porciones terminales. De esta disposición resulta la 
forma de zig-zag muy abierto que en conjunto tiene la isla y 
su arrumbamiento general de SW. á NE., como se dijo más 
atrás. 

Las dos líneas de costa, según lo que acabamos de decir y se 
comprueba por la inspección del mapa, forman una doble sinuo- 
sidad muy acentuada, tanto la que hace frente á la gran exten- 
sión del Atlántico, como la que mira hacia el continente. 

Como con frecuencia tendremos que referirnos á una ó otra 
costa, y como sus alineaciones son muy variables á causa de su 
forma sinuosa, las designaremos con los nombres de v costa de 
barlovento» á la primera y de «sotavento» á la segunda, deno- 
minaciones usuales entre la gente del país y muy acertadas, te- 
niendo en cuenta que el alisio que sopla casi constantemente- 
con gran violencia empuja con fuerza el oleaje sobre la una, im- 
pidiendo la existencia en ella de ningún fondeadero abrigado, 



(ig) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 1 25 

mientras que en la costa que mira al África el mar, más en 
calma, permite que los barcos fondeen al abrigo en muchos 
sitios. 

La característica de las costas de Lanzarote es la escasez de 
playas, siendo lo extraño que las que existen, excepto algunas 
de muy reducida extensión, no están formadas por arenas pro- 
cedentes de la desintegración de rocas basálticas, como parece 
lo natural, siendo basaltos y lavas basálticas las rocas que inte- 
gran la isla, sino arenas calcáreas que resaltan desde larga dis- 
tancia por su color blanco. 

Sin embargo, aunque de extensión muy reducida, existen al- 
gunas playas de arenas negras. La más extensa, que apenas ten- 
drá un kilómetro de longitud, es la que separa del mar, el llama- 
do Charco de Janubio, constituida principalmente por grava 
arenácea de granos redondeados basálticos de tamaño de perdi- 
gones y guisantes. Mucho más reducidas son la que aisla la pe- 
queña laguna marina que ha invadido el cráter de la montaña 
del Golfo (lám. iv), y la que existe entre el mar y los pequeños 
charcos de Bermeja, playas situadas, las tres cercanas, en la costa 
del W. A estas y alguna otra insignificante en algún entrante del 
litoral quedan reducidas las playas formadas á expensas de las 
rocas de la isla. 

Más extensas son las playas constituidas por arenas blancas 
calcáreas, de origen marino. Donde más superficie alcanzan es 
en la base del ingente acantilado, situado en el estrecho del Río, 
al Norte de la Isla, fondo de la bahía de Penedo, en la escotadu- 
ra de la costa que forma el puerto Rubicón, situado en el estre- 
cho de la Bocaina, y también al W. de Arrecife; pero aun inclu- 
yéndolas todas, el total de línea de playa de ambas clases apenas 
alcanza el I o por 100 del perímetro de la isla. 

Lobos y Graciosa están invadidas por las arenas voladoras, 
pero éstas no se acumulan sino en limitadas zonas costeras en 
cantidad suficiente para formar playas. Por lo que respecta á 
Clara, Alegranza y al Roque del Este, presentan por todas partes 
costas sumamente bravias y acantiladas, careciendo de playas. 

La erosión marina se ha efectuado en Lanzarote é isletas pró- 
ximas con gran intensidad, fraguando en todos sus perímetros» 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1909. 



120 E. H. -PACHECO (20) 

costas escarpadas, que es nota característica de todo el archi- 
piélago canario. 

Cuando los mantos de lava ó mal-países no son muy antiguos 
y han invadido el mar, se originan costas en escarpas verticales, 
elevadas tan solo unos cuantos metros sobre el nivel del agua y 
muy irregularmente recortadas en numerosos salientes, con 
abundantes escollos y arrecifes y profundos y estrechos entran- 
tes, en los cuales, penetrando con fuerza las olas, saltan en vis- 
tosos y altos penachos de blancas espumas, originándose á veces 
los llamados buíaderos, como los descritos por Agiera y Clavijo y 
por Calderón en Tenerife y Gran Canaria. Son estas costas del 
tipo de las representadas por el Sr. Fernández Navarro en su 
trabajo sobre la Isla de Plierro (l). En Lanzarote son abundantí- 
simas, y bellos ejemplos hay en toda la zona del W. invadida 
por las lavas del siglo xviii, y en la del NK., ocupadas por el ás- 
pero mal-país de la de Cueva de los Verdes, especialmente en el 
espacio costero llamado Arrecife de Orsula. 

En la costa de barlovento, abierta á los fuertes vientos del 
NNíO. y á los grandes temporales del Atlántico, la erosión ha 
roído intensamente la isla y elevado el acantilado, que se pre- 
senta formando un paredón vertical extendido durante trayectos 
de muchos kilómetros, mostrando en sus escarpas la superpo- 
sición de las numerosas capas lávicas que forman la isla. 

De la intensidad de esta acción erosiva da idea, entre otros 
datos, la existencia á mucha nltura en el acantilado próximo á 
Tinajo, de la cueva de Anaviciosa, que en la creencia que fuese 
antigua habitación guanche, fué reconocida por Mr. \^erneau (2), 
valiéndose de escalas empalmadas, pues en la actualidad es in- 
accesible de otro modo; cueva que estuvo habitada en época 
muy reciente, cuando era fácilmente accesible y el mar no había 
progresado tanto en su obra de erosión. 

La fotografía I.' de la lámina iv, tomada desde la desemboca- 



(i) Fernández Navarro, Obscrvacio/ies gco/Ji^iCLis en la Isla de Hierro. — 
;< Memoria R. Soc. esp. Hlst. nat.», tomo v, Mcm. 2/'', 190S. 
(2) Verr.eaii, Cinq mii.cis de scjjnr aux i'es Canar'us. — Parfs. 



Mem. de la E. Soc. Esp. de Hist. Nat. 



Tomo VI.— LÁM. IV. 




EROSIÓN MARINA EN EL VOLCÁN MONTANA ROJA, EN LA COSTA DE BARLOVENTO 




CRÁTER DE LA MONTANA DEL GOLFO, EROSIONADO E INVADIDO POR EL MAR 
V FORMACIÓN POSTERIOR DE UNA PLAYA AISLADORA 

Clichés E. U.-Pachcco, 



(2l) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 127 

dura del barranco de Bermeja, por el cual puede descenderse á 
la orilla del mar, aquí algo separada del acantilado, muestra el 
pintoresco aspecto de la erosión costera en la montaña volcánica 
Bermeja, constituida por mantos de lava y escorias. La otra fo- 
tografía de la misma lámina da idea del alto acantilado que la 
erosión del mar ha fraguado en el interior del cráter de la mon- 
taña del Golfo, antes que, como consecuencia de la invasión de 
la costa por las lavas del siglo xviii, se formase la playa arenosa 
que aisló del mar la actual laguna crateriana. 

El acantilado se extiende por todo el Sur de la isla. Las llama- 
das Costa Roja y Costa de Rubicón, esta última ya al abrigo del 
viento y con excelentes fondeaderos, están elevadas en llanas 
planicies sobre el mar, mediante altos acantilados que se hunden 
bajo las aguas y dejan apreciar en sus costas la estructura del 
viejo suelo basáltico de la isla. Análogas á ellos, aunque á veces 
de más altura, son las escarpas por que termina en la costa del 
SE., ya á sotavento, la áspera sierra de los Ajaches. 

Donde la erosión marina ha labrado acantilados más potentes 
es en el borde W. del Risco de Famara, en el Norte de Lanzaro- 
te (lám. v), cuyos cantiles presentan tales dimensiones que cons- 
titu\'e el ingente paredón, uno de los espectáculos más grandiosos 
de la Naturaleza que es dado contemplar por su aspecto de majes- 
tuosa é imponente magnitud. El Risco de Famara, que se extien- 
de en una longitud de unos quince kilómetros, se eleva en algu- 
nos trechos directamente sobre el mar y en su mayor parte sobre 
una playa de arenas calcáreas, alcanzando altitudes que pasan en 
algunos sitios de 6oo metros. Generalmente, en su base, hasta 
una altura no inferior á veces á un centenar de metros, existe un 
amontonamiento de cantos y bloques irregulares de basalto, for- 
mando talud de 30 á 40 grados de inclinación, alzándose sobre 
él el gigantesco corte con una elevación en varios sitios de más 
de medio kilómetro. 

Las isletas ofrecen también el mismo carácter en sus costas que 
Lanzarote, es decir, son rocosas y escarpadas, si bien existen di- 
ferencias entre unas y otras isletas. 

Graciosa y Lobos apenas sobresalen unos cuantos metros so- 
bre las olas, presentando costas, muy dentadas y sinuosas, sin 

Mem. R. Soj. esp. Hist. nat., vi, 1909. 



-128 E H. -PACHECO (22) 

altos acantilados, á no ser en los sitios donde el mar, corroyendo 
la costa, ha alcanzado á los conos volcánicos. 

Por el contrario, Montaña Clara ofrece por todos lados altos y 
agrestes cantiles, apareciendo la isla como un ingente peñasco 
sobre las olas. La fotografía 2."" de la lámina xiii dan idea del as- 
pecto y carácter de las costas. 

Alegranza, según se aprecia en la silueta fotográfica de la mis- 
ma lámina, presenta también ingentes acantilados, especialmente 
hacia el W., donde la llamada Roca de la Capilla desciende en 
paredón vertical hasta el mar desde una altura de 260 metros. 
En el resto de la isla dominan asimismo los altos escarpes , y 
únicamente por el E. y NE., hacia donde se extendió una áspe- 
ra corriente lávica, existen costas más bajas, si bien sumamente 
rocosas, dentadas y con grandes sinuosidades y escollos. 

El Roque del Este es otro peñón, mucho más reducido que 
Clara, pero sumamente áspero y abrupto, siendo sólo abordable 
en tiempo de gran bonanza. 



III 



CARACTERÍSTICA Y ASPECTO GENERAL DE LA ISLA 

Falta de elevaciones dominantes. — Disposición alineada de los volcanes. 
— Disposición general del relieve. — Escasez de lluvias. — Violencia y 
constancia en la dirección del viento. — Aspecto árido y desértico de la 
iíla. — Población. 

Lanzarote, á pesar de sus costas acantiladas, aparece vista 
desde el mar á alguna distancia como una tierra baja, una espe- 
cie de plataforma apenas elevada sobre las olas, en la que se 
asientan numerosas montañas cónicas no muy altas, formando 
largas cadenas de picos enlazados por su base. No se aprecia nin- 
gún grupo montañoso que destaque y sobresalga gran cosa de 
los demás. Únicamente desde el NW. se ve elevado abrupta- 
mente sobre el mar el colosal macizo de Famara, en lo alto del 
cual está el punto culminante de la isla. 

El aspecto, aun desde la costa, es por completo diferente del 



^(23) ESTUDIO GEOLÓGICO DE I.ANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 1 29 

que por lo general presentan las tierras montañosas vistas de 
lejos, en las que siempre se distinguen macizos y cumbres que 
dominan el conjunto de accidentes orográñcos. Cuando se cruza 
la isla, produce el efecto de un laberinto de picos cónicos. Sap- 
per dice, como consecuencia de su visita, que Lanzarote, aun te- 
niendo en cuenta su naturaleza volcánica, le causó una impre- 
sión de intranquilidad; efectivamente, la sensación de augusta 
solemnidad que ofrecen los grandes macizos montañosos ó las 
dilatadas planicies, aquí falta. Se comprende ante el aspecto de 
la isla, en la que existen bastante más de un centenar de volca- 
nes, que no es una tierra en la cual las milenarias y lentas accio- 
nes erosivas de la dinámica externa han labrado su relieve, sino 
que se está ante un macizo inestable formándose y surgiendo del 
mar por las \'iolentas acciones eruptivas, y al mismo tiempo des- 
truyéndose en sus costas por los impulsos del oleaje. 

Este laberinto de volcanes se aclara cuando se domina la isla 
desde las cumbres, viéndose que los relieves se resuelven en sis- 
temas de alineaciones que constituyen el carácter dominante de 
Lanzarote, alineaciones á las que no sólo se ajustan las aberturas 
volcánicas, sino también los dos antiguos macizos basálticos que 
'hemos dicho se elevan en los extremos de la isla. 

La existencia de ambos macizos basálticos produce en los ex- 
tremos de la isla dos zonas relativamente elevadas, de mucha 
mayor extensión la del Norte que la del Sur, Sus puntos culmi- 
nantes son, en la primera, las Peñas del Chache á 66o metros, que 
"es la mayor de Lanzarote, y en la segunda, el pico Hacha Gran- 
de, á 555. 

Las alineaciones montañosas de la porción media de Lanza- 
rote dan lugar á que esta zona se eleve desde la costa hacia el 
Interior en terrazas escalonadas, las cuales no se aprecian bien 
al recorrer la isla, porque sus bordes están ocupados por las ca- 
clenas de conos contra las cuales quedaron detenidas las sucesivas 
xiorrientes y mantos de lava que han formado á Lanzarote, pero 
que las observaciones barométricas acusan claramente. Según 
■esta disposición, el centro de la isla constituye una meseta de una 
■altitud media de 300 metros, limitada hacia la costa de sotaven- 
to por la alineación montañosa de Guardi^ama, pico que se eleva 

Mcm. R. Soc. csp. Hist. nat., vr, 1909. 



130 E. H.-PACHECO (24). 

á 594 metros, y hacia la de barlovento por la de Tamia, que 
alcanza 480. 

Antiguamente la meseta central componía la zona más rica y 
feraz de la isla; pero hoy está ocupada por las ruinas de la anti- 
gua alineación de Timanfaya, punto culminante á 525 metros, 
destruida por la gran erupción de 1730 á 1 736, que llenó de 
cráteres y lava todo el territorio. 

Entre la meseta de Timanfaya y el gran macizo basáltico de 
Famara, al Norte, existe una zona de depresión inferior á los 
200 metros de altitud que cruza la isla por su mayor anchura 
de N. á S. y está ocupada por arenas blancas calcáreas. 

Un carácter que diferencia á Lanzarote de las otras Canarias, 
es lo que acabamos de decir respecto á su poca altitud sobre el 
mar. Además, su falta de agua es extrema, pues siendo todas las 
rocas dominantes, salvo un minúsculo afloramiento traquítico 
próximo á la costa, basaltos y lavas basálticas porosas y Asu- 
radas, retienen muy poco las aguas meteóricas, las cuales se fil- 
tran rápidamente descendiendo á profundidades inferiores al nivel 
del mar, respecto á lo cual decíamos en nuestra nota al dar 
cuenta de la campaña realizada (l), que podía compararse la 
isla á una esponja medio sumergida en una vasija llena de agua, 
esponja que dejaría escapar por la porción sumergida el líquido 
que recibiera sobre la emergida. 

Como la escasez de lluvia es tan grande, que son contados los 
días que llueve al año, no existen arroyos ni casi manantiales, lo- 
cual obliga á almacenar para las necesidades de personas y ga- 
nados las aguas de lluvia en aljibes y en los grandes depósitos 
al aire libre, que llaman en el país maretas, entre las cuales es la 
más célebre la espaciosa situada en la villa de l'eguise. 

Otra característica de Lanzarote es la violencia del viento, so- 
plando casi siempre el alisio del NNE., con carácter de venda- 
val, lo cual no permite la existencia de vegetación arbórea algu- 
na, hasta el punto de que las higueras y algún escaso olivo quer- 
viven en las laderas y cráteres de las montañas antiguas, tengan 

(i) Exploración geológica d Lanzarote. «Bol. de la R. Soc. Esp. der 
Hist. Nat.». Octubre, 1907, 



(25) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS I3I 

un aspecto achaparrado y se presenten tendidos y rastreros en 
el suelo en la dirección del viento dominante. 

Todo esto es causa de que la vegetación espontánea sea es- 
casa, presentando en general la isla aspecto árido, desértico y 
triste, por cuanto sin bosques ni verdes matorrales, ni espesas 
praderas, aparece constantemente la tierra desnuda y las rene- 
gridas rocas al descubierto. 

Las plantas dominantes contribuyen á aumentar la fisonomía 
de aridez de la región, como sucede con las tabaibas (Eupliorbia 
balsamifcra, E. caiiaricnsis)^ cuyas matas, de tallos irregulares, 
retorcidos y profusamente ramificados, pelados y de tonos verde 
claro ó cenicientos, en apariencia sin hojas ni flores, producen 
el aspecto de matojos resecos y muertos, como asimismo la Klei- 
nia 6 sea el bero/, aspecto que también presentan las otras matas 
leñosas, que con las tabaibas conviven en los pedregales próxi- 
mos á las costas, tales como el Lyciwn afruní y el Penantes 
spinosa-, especies abundantes por toda la isla. 

Por los sitios menos ásperos, y en general por todas partes» 
viven las plantas barrilleras, que en los tiempos en que Leopol- 
do De Buch visitó la isla, constituían la principal riqueza para la 
fabricación de la barrilla. El cosco (MesembryautJieimm noctiflo- 
rum) y la escarchosa (M. cristallinum) son las especies más re- 
partidas y características, y con ellas convive el mato (Statice 
tuber culata). 

La temperatura suave y constante, propia de las Canarias, y 
la riqueza en alimentos nutritivos de las tierras vegetales de Lan- 
zarote, según los análisis de nuestro compañero de excursiones 
Sr. Pereyra (l), permiten una agricultura productiva, si bien en 
extremo rara y anómala en sus procedimientos de cultivo, y que 
no modifica el paisaje y el aspecto desolado y desértico de los 
campos lanzaroteños, á causa de la costumbre ventajosa de cu- 
brir con arena volcánica los terrenos destinados al cultivo her- 
báceo y á la necesidad de resguardar las plantas de la violenta 
acción del viento, plantando las vides en grandes hoyos abiertos 

(i) Pereyra Galviatti, Notas de geología agrícola de la isla de Lafizarote, 
«Bol. R. Soc. esp. de Hist. nat.», Octubre-Noviembre, 1908. 
Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1909. 



132 E. H.-PACHECO (26) 

•en el lapilli y los frutales dentro de pozas ó rodeando cada árbol 
de una alta pared de piedra, lo cual ocasiona que aun en las zo- 
nas cultivadas no se perciban los tonos verdes de los vegetales. 
Únicamente los territorios cubiertos de chumberas que aún se 
cultivan en la isla para la cría de la cochinilla, y los resguarda- 
dos valles de Haría y Mague, donde las higueras y vides vegetan 
al descubierto, presentan alguna mayor animación. 

Lanzarote está regularmente poblada; población en parte acu- 
mulada en la capital. Arrecife, y en los pueblos de Teguise, Haria, 
Yaiza, San Bartolomé, Tinajo, Tías y Guatisa, y el resto, ó sea la 
mayor parte, distribuido en alquerías y cortijadas, cuyos centros 
principales son los señalados en nuestro mapa. Únicamente, y 
ccmo es lógico suponer, están despoblados en absoluto los por 
completo estériles campos de lava modernos. 



LOS DIVERSOS TERRITORIOS INSULARES 

Clasificación de los territorios de Lanzarote. — Aspecto general de los 
macizos basálticos de Famara y Ajaches. — Característica de las mon- 

• tañas volcánicas antiguas. — Campos viejos de lava y llanuras tobáceas, 
— Volcanes y campo lávico del siglo xviu. — Mal-países modernos de 
fecha desconocida.— Campos de arenas negras. — Los jabíes. 

Por su constitución geológica, y como consecuencia de ella, 
por el aspecto topográfico, condiciones para el cultivo y natu- 
raleza del paisaje, cabe distinguir en Lanzarote los siguientes 
tipos de territorios: I.", macizos basálticos; 2.°, cadenas de co- 
nos y territorios formados por las deyecciones de los volcanes 
antiguos, pudiendo en este tipo distinguirse: a), montañas aisla- 
das y alineaciones de conos; ¿j, mal-países viejos; c)^ llanuras de 
tobas; 3.", campos lávicos erizados de volcanes modernos, que 
comprenden: a)., cráteres y grupos de volcanes; ¿y, mal-países; 
c), campos de arena volcánica; 4.", llanuras de arenas voladoras 
calcáreas. _ . 

Macizos basálticos. — Los macizos basálticos de Famara y de 
los Ajaches constituyen ásperas sierras. Más extenso el primero 



(27) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE I.AS ISLETAS CANARIAS 1 33 

que el segundo, como se ha dicho, ambos originan montañas 
abruptas, formadas por capas y bancos de basalto casi hori- 
zontales, que la erosión ha tallado en colosales escalones. Desde 
la meseta plana que existe en lo alto de Famara y desde la afila- 
da cresta de los Ajaches, descienden hacia el Saliente profundos, 
ásperos y secos barrancos de laderas escabrosísimas. 

Hacia el Poniente, el macizo del Norte se encuentra cortado 
por el ingente acantilado antes descrito, llamado el Risco de 
Famara, cuya colosal altura se aprecia cuando, asomándose á 
la cornisa en que remata por algunos sitios, se deja caer una 
gran piedra, la cual se la ve descender en el aire varios segun- 
dos y caer, empequeñeciéndose por la distancia, hasta perderse 
de vista antes de llegar al fondo, oyéndose después el ruido 
que produce al chocar y rodar pnr la pendiente detrítica situa- 
da al pie del acantilado. Colocándose en algunos salientes que 
avanzan á modo de machones, se ven chocar contra el ingen- 
te paredón las nubes bajas, que el viento empuja y hace ascen- 
der, hasta que, al llegar á lo alto, son arrebatadas por el fuerte 
alisio y deshechas en jirones, pasando rastreros sobre la mese- 
ta que ocupa la cumbre del macizo se pierden hacia el Sur. Es- 
tas nubes, observadas desde Arrecife durante los días de las 
erupciones de 1 824 en mayor cantidad que de ordinario, pu- 
sieron en alarma al vecindario, sobreexcitado por los fenómenos 
volcánicos, haciéndole creer en la apertura de un nuevo volcán 
en el Norte de la isla. 

Los Ajaches, aunque no á pico como Famara, descienden 
también por el W. hasta la llanura lávica, que se extiende por 
su base mediante abrupta escarpa de colosales escalones. Los 
negros bancos de basalto aparecen al descubierto por todas 
partes en estos macizos, mostrando sus aristas vivas. Apenas 
existe tierra vegetal, en la que se crian algunas euforbias, es- 
paciados matojos y escasas hierbas que sirven de pasto á redu- 
cidas manadas de cabras pequeñas. En cambio, la vegetación li- 
quenológica, sostenida por el viento húmedo, crece abundante, 
tapizando los riscos de extensas manchas grises y amarillentas, 
viviendo en gran cantidad entre las resquebrajaduras del Risco 
especies del género Roccella DC, ó sea la urchilla de Canarias, 
Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., ti, 190'J. 



134 E. H.-PACHECO (28) 

antes tan trabajosamente recolactada por estas escabrosidades. 

La falta de árboles, la negrura y pelado, de las rocas y lO' 
abrupto de las pendientes prestan al paisaje tonos ásperos, som- 
bríos y de una extrema rudeza. 

Volcanes antiguos. — Los territorios más extensos son los ocu- 
pados por los volcanes antiguos y por los materiales que de ellos 
surgieron, y que extendiéndose formaron la mayor parte del 
suelo de la isla. 

En todas estas montañas domina la forma cónica con una 
gran regularidad casi siempre. Rara vez se muestran los conos 
aislados, con frecuencia en grupos de tres ó cuatro, y por lo ge- 
neral en alineaciones que se extienden con cierto paralelismo á 
lo largo de la isla. 

En casi todas las montañas domina un tinte grisáceo, debido 
á las extensas costras de liqúenes que tapizan sus pendientes y 
constituyen la misma vegetación de sus peladas laderas, inclina- 
das de 30 á 45*^. Surcadas las de los conos más altos por grie- 
tas ó ranuras radiales de erosión que de la cumbre descienden á 
la base, dejan percibir las capas de escorias y lapiUis, apelma- 
zadas y formando grandes lastrones, que por lo general constitu- 
yen la capa externa de la montaña. En algunas componen la 
capa superficial las vertientes de lava que ha escurrido por la 
pendiente externa del cono, tomando entonces éste una colora- 
ción pardusca. 

Ni los conos aislados ni las cumbres de las alineaciones son 
muy elevadas; á veces no alcanzan á un centenar de metros, y 
por lo general varían sus alturas de lOO á 300 metros sobre el 
nivel de la llanura, siendo penosa la ascensión á sus cumbres á 
causa de la fuerte pendiente y de lo resbaladizo del piso por las 
costras de liqúenes que lo tapizan. 

Lo característico de estas montañas son las depresiones cra- 
terianas de sus conos, situados muy frecuentemente en la base, 
en cuyo caso adquiere el monte figura semilunar ó de herradu- 
ra, abarcando los brazos, que descienden desde lo alto en sua- 
ve declive, la depresión, reducida á una concavidad poco acen- 
tuada, como se aprecia en la segunda fotografía de la lámina vi» 

En gran número de conos el cráter está situado á media lade- 



{29) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 1 35 

ra, ofreciendo entonces la montaña, vista de perfil, una silueta 
alargada que en una de sus vertientes forma un escalón antes 
de llegar á la cumbre, en el cual se abre la depresión poco pro- 
funda del cráter, cuyo fondo, como en el caso anterior, está hoy 
convertido en tranquilos campos de cultivo, ó en asiento de 
achaparrados grupos de higueras que atestiguan lo remoto de la 
actividad de estos volcanes (fotografía cuarta de la misma lámina). 

Algunas montañas, especialmente las que se elevan aisla- 
das en forma de grande y dilatado tronco de cono, de rápidas 
pendientes, como la Caldera de la isla Alegranza ó Caldera 
Blanca de los Islotes, cerca de la Mancha Blanca y de Tinajo, 
presentan cráteres que causan gran impresión y embargan el 
ánimo, por su aspecto majestuoso é imponente, y por su regu- 
laridad en forma de profunda y amplia caldera elíptica, de rá- 
pidas pendientes internas y extenso fondo plano ó ligeramente 
cónca\'0. Ningún lugar ni ningún paisaje producen en el obser- 
vador la sensación de la augusta tranquilidad de la muerte, 
como estos amplios cráteres, mudos y solitarios, áridos y seye- 
ros, ya igualadas sus asperezas por la erosión secular. Nada da 
idea tan acabada de la vida del mundo inorgánico como estos 
cadáveres de montañas que la vegetación no ha cubierto con su 
verde manto. 

Mal-países viejos y llanuras tobáceas. — Entre las alineaciones 
montañosas y las costas, y en todo el ámbito de la isla no ocu- 
pado por los macizos basálticos, ni por las lavas y lapillis moder- 
nos, se extienden dilatadas planicies constituidas por materiales 
que surgieron de los volcanes cuyo aspecto hemos descrito, y 
que actualmente, muy alterados y destruidos por la larga acción 
de los agentes de la dinámica externa, constituyen dos clases 
de llanuras: viejos campos de lavas, y llanuras tobáceas. Los pri- 
meros, ó sea los antiguos mal-países, se ofrecen como planicies 
de contornos más ó menos irregulares, cuajadas de tal cantidad 
de cantos escoriáceos y fragmentos irregulares de lava de todos 
tamaños, que en algunos sitios no hay materialmente espacio libre 
de ellos donde sentar el pie. Las fotografías de la lámina ix dan 
clara idea de esta clase de llanuras, en algunas de las cuales son 
frecuentes los pequeños amontonamientos cupuliformes de blo- 

Mem. R. Soc. esp. Ilist. nat., vr, 1909. 



136 E. H.-PACHECO (30) 

ques lávacos y fragmentos escoriáceos que se observa en una de 
las fotografías. Atestiguan la poderosa erosión que estos antiguos 
mantos de lava han sufrido, no tan solo los abundantes cantos y 
fragmentos de lavas cordiformes, sino la formación á veces de 
espesa capa de tierra vegetal, rica en principios nutritivos para 
las plantas. 

Por lo general estas llanuras se destinan á pastos; pero en 
algunas, como en la próxima á Arrecife, los campesinos la han 
limpiado de piedras, que han reunido en grandes montones, y 
entonces se utilizan para campos de cereales. Los numerosos ma- 
janos repartidos por todo el viejo mal-país hacen que visto des- 
de una altura se pueda reconocer muy bien la extensión super- 
ficial que ocupan, distinguiéndose en cualquier caso sus límites 
por el talud elevado de dos á cuatro metros que en sus bordes 
existe, indicando el espesor que alcanza el campo lávico. 

Las llanuras tobáceas abundan hacia la costa de sota\'ento 
entre las alineaciones montañosas más próximas á esta costa y 
el mar. Se distinguen fácilmente de los territorios que acabamos 
de describir, por la ausencia de cantos sueltos de lava en gran 
cantidad. Son llanuras en general perfectamente niveladas y no 
aprovechables para el cultivo, y constituidas por el apelmaza- 
miento de granos esponjosos de arena volcánica, cementados 
por infiltraciones calcáreas y productos arcillosos resultantes de 
la descomposición de los lapillis. 

Tanto unas como otras llanuras presentan un aspecto de se- 
quedad y pobreza grande: ningún árbol anima el paisaje, y sólo 
espinosas matas esteparias, principalmente la caincUcra y la au- 
laga^ crecen espaciadas aquí y allá, resultando de la falta de ve- 
getación paisajes de fisonomía árida y desértica. 

Volcanes y mal-países modernos. — Aspecto especialísimo pre- 
sentan los territorios de la isla formados por los materiales lávi- 
cos que surgieran en épocas históricas ó en fechas, que si bien 
nos son desconocidas, podemos juzgar, por la escasa alteración 
que han experimentado las rocas, no deben datar de largo tiem- 
po. Sin embargo, debe hacerse distinción entre unos y otros te- 
rritorios, pues mientras en los primeros, ó sea en los formados 
en el siglo xviii, la erosión y alteración ha sido casi nula, dando 



(31) ESTUDIO GEOLÓGICO lE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS I37 

las lavas sólo asilo á la vegetación liquenológica; en los segun- 
dos, cuyas fechas de erupción se desconocen, la acción del tiem- 
po ha producido ya alteración suficiente para que arraiguen en- 
tre las lavas las fanerógamas. 

Ocupan los materiales eruptivos de 1730 á 1736 una gran 
extensión, por cuanto cubren próximamente la tercera parte de 
la superficie de Lanzarote. Surgieron estas masas de lavas, esco- 
rias y lapillis por numerosos cráteres que se abrieron de prefe- 
rencia en toda la vieja cadena de conos de Timanfaya, que 
ocupa posición central y se extiende todo á lo largo de la mi- 
tad W. de la isla. En algunos sitios la acumulación de volcanes 
y cráteres de variadas formas y diversidad de tamaños es tan 
numerosa, que Sapper señala en su mapita de detalle de las 
Alontañas del Fuego más de veinte cráteres y conos distintos en 
un círculo de seis kilómetros de diámetro. Manifiestan los vol- 
canes de esta fecha tan patentes las señales de los violentos fe- 
nómenos explosivos que los originaron y en ellos se produjeron, 
no habiendo alterado en nada su aspecto primitivo las acciones 
erosivas del tiempo, que causan la impresión de haber sido el 
día antes de contemplarlos cuando cesaron sus erupciones y se 
estableció la tranquiUdad que reina actualmente en ellos. La 
falta de desprendimientos de vapores, de solfataras y demás fe- 
nómenos que durante lago tiempo persisten, por lo común, en 
los sitios donde la actividad volcánica se ha efectuado con in- 
tensidad, aquí es absoluta. Por otra parte, estas caóticas mon- 
tañas, imponentes cráteres y profundas calderas, con sus torren- 
tes de lavas de escorias, se presentan completamente despro- 
vistos de vegetación; la soledad y la quietud de los antes tan 
atormentados parajes, que un día fueron teatro de violentos paro- 
xismos y lanzaron ingentes nubes de vapores, cenizas y escorias, 
es absoluta. Todo esto hace que algunos de los sitios donde se 
acumulan los volcanes formados en el siglo xvm, como el territo- 
rio que comprenden el macizo del Fuego y las Calderas Quema- 
das constituyen panoramas insólitos, anormales y extraños, pres- 
tándoles la falta de vegetación un aspecto completamente dife- 
rente del que en general ofrecen las montañas de otras regiones 
volcánicas en donde el mundo vegetal introduce en el paisaje un 

Mem. R Soc. esp. Hist. uat., vi 1909. 



Ijg E. H. -PACHECO (32) 

elemento de contraste y vida que aquí falta en absoluto y que 
hace recordar los panoramas que muestran las grandes amplia- 
ciones fotográficas de las regiones lunares. 

También es característico y típico el aspecto del gran campo 
de lavas que llena la meseta central de la isla y se extiende ha- 
cia el \V. hasta llegar al mar, ocupando, salvo pequeñas inte- 
rrupciones, una línea de costa de 20 kilómetros. 

Está constituido el extenso mal-país por grandes lastrones é 
irregulares témpanos lávicos, de superficie áspera y rugosa, 
amontonados irregularmente en revuelta y caótica confusión, al 
modo como un gran río amontona los gruesos témpanos de hie- 
lo que su corriente arrastra. Con las lastras se mezclan frag- 
mentos de todos tamaños de lava esponjosa y gruesas escorias. 
Grandes hundimientos y hoyos en su fondo, ocupados también 
por témpanos y escorias, interrumpen con frecuencia el campo 
hívico, aumentando las dificultades que ofrece la marcha por 
terrenos tan en extremo quebrados y espesos. Por otros sitios 
ofrece el mal-país grandes trayectos de piso plano ó ligeramen- 
te abombado, de superficie en extremo rugosa y con relieves á 
veces ondulados ó en forma de gruesos cables retorcidos, piso 
sobre el cual la marcha es relativamente fácil y en el que á me- 
nudo resuenan los pasos por efecto de los espacios vacíos sub- 
yacentes que se perciben á través de las grandes grietas que 
cortan el pavimento. En las cercanías de algunos cráteres que 
se elevan aquí y allá en la llanura de la\'as, grandes masas de 
escorias con el aspecto del cok substituyen á los bloques y las- 
trones, no faltando islotillos constituidos por acumulaciones de 
gruesos y menudos lapillis que lanzados por las bocas eruptivas 
el viento acumuló en medio de la llanura lávica. Las fotogra- 
fías de las láminas x, xi y xii dan idea de este tipo de paisajes. 

La vegetación en el mal-país de Timanfaya queda reducida tan 
solo á algunos liqúenes, tapizando la cara de las lastras que da 
frente al alisio, siendo tan abundante una de las especies, que cu- 
bre completamente por la cara dicha á las lawas con una tupida 
capa de color grisáceo, mientras que las superficies de las ro- 
cas opuestas al viento dominante aparecen limpias de toda ve- 
getación; la orientación de los liqúenes da lugar á que, visto el 



(33) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 1 39 

campo lávico desde el Norte, presente un tinte gris ceniciento, 
mientras que desde el Sur muestra la coloración negra ó vio- 
láceo-obscura, propia de las lavas recientes. 

El aspecto tumultuoso característico del campo de lava no está 
desprovisto de bellezas, ofreciendo panoramas extraños y con 
tonos de color poco frecuentes. 

Fisonomía semejante á la descrita presenta el gran campo de 
lavas de los volcanes Corona y Quemada de Orsula, que ocupa, 
en forma de abanico, todo el extremo NE. de la isla en una ex- 
tensión de costa de 12 kilómetros y un radio de 6. Análogos 
también son los retazos de mal-país que aparecen sin cubrir por 
el gran manto de 1 730-36 en ía costa de Betancores, al \V. 

La diferencia entre el mal-país del siglo xviii y éstos estriba, 
principalmente, en la mayor alteración que, á causa de su anti- 
güedad, presentan sus lavas con relación á las de fecha histórica 
conocida, ofreciendo en conjunto, superíicialmente, un matiz 
pardo-obscuro diferente del negro de las lavas más recientes. 
Además, las acciones de la intemperie han producido y acumu- 
lado entre los témpanos y escorias alguna cantidad de tierra que 
permite la vegetación de especies, tan poco exigentes como las 
grandes y crasas plantas llamadas tabaibas y berol, que carácter 
tan peculiar dan á los mal-países de Canarias, especialmente á 
los costeros. 

Campos de lapilli. — Los volcanes de Lanzarote y délas Isletas 
proyectaron al espacio enormes masas de lapilli, las cuales, cuan- 
do son procedentes de los antiguos cráteres, han llegado en el 
transcurso del tiempo á formar la roca, ligera y porosa, que lla- 
man tosca en el país, y se utiliza como excelente material de 
construcción; dando lugar las acumulaciones de este detrito vol- 
cánico, cuando fué transportada por el viento lejos de los cráte- 
res, á las llanuras tobáceas que más atrás describimos. 

Cuando las arenas proceden de los volcanes modernos, forman 
arenales de intenso color negro. El \'olcán Corona y los nume- 
rosos cráteres del siglo xviii, han emitido enorme cantidad de 
lapillis negros, relucientes y esponjosos que, transportados por 
el violento alisio, han llenado extensas superficies y cubierto con 
espesa capa las laderas y cráteres de muchas antiguas montañas. 

Mem. R. Soo. esp. Hist. nat., vi, 1909. 9 



I40 E. H. -PACHECO (34) 

Entre los territorios ocupados por masas de arenas negras, están 
los valles de Mague y Haria al Sur del Corona, siendo el más 
extenso la ancha banda situada entre el borde oriental del cam- 
po lávico de Timanfaya y las alturas de la alineación montañosa 
de Blanca y Guardilama, bandas que en una longitud de una 
veintena de kilómetros, se extiende desde el pueblo de Mosaga 
al de Yaiza. 

Contra lo que parece lógico, á juzgar por la impresión prime- 
ra que producen estos extensos y negros arenales, en vez de es- 
terilizar las comarcas que ocupan, constituyen en Lanzarote te- 
rritorios de gran producción agrícola, como explicaremos más 
adelante, y expone en el trabajo publicado en el Boletín de 
nuestra Sociedad nuestro compañero de excursión, Sr. Pe- 
reyra (l). 

Los Jabíes. — Al tratar de las costas mencionamos algunas 
playas formadas por fina arena calcárea, de color blanco, y que,, 
examinada con la lente, se reconoce procede de la trituración de 
conchas. Formaciones arenosas de esta clase existen también en 
el interior de la isla en una banda de unos tres kilómetros de 
ancha, por término medio, que la atraviesa por su mayor anchu- 
ra, desde la bahía de Penedo, en la costa de barlovento, hasta 
cerca de Arrecife, en la de sotavento. 

Esta zona, que resalta por su coloración blanca de los demás 
terrenos, alcanza, por lo general, tan poco espesor, que se seña- 
lan fácilmente debajo de ella las corrientes de lava, pudiéndose 
reconocer, por lo tanto, la naturaleza y clase de terreno subya- 
cente. 

Lo más notable de estas arenas, es que no son permanentes en 
la isla, ni á nuestro juicio, proceden de ella, como expondremos 
más adelante, §.ino que no hacen más que atravesarla empujadas 
por el viento, acumulándose en forma de regueros detrás de los 
accidentes del terreno y de las piedras, ó de cualquier objeto 
que ofrezca abrigo contra el viento, formando en algunos sitios 
médanos, á veces de no poca altura y extensión. 

(i) Pereyra Galviati, Ñolas de geología agrícola de la isla de Lanzare- 
te. «Bol. R. Soc. esp. Hist. nal.» 1908. 



(35) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS I4I 

A estas clases de acumulaciones de arenas calcáreas, comple- 
tanaente diferentes por su origen, composición y aspecto de las 
constituidas por finos lapillis, las designan en las Canarias orien- 
tales con el nombre úq jabíes, siendo de todos ellos el más no- 
table el que atraviesa Lanzarote. Por su forma y caracteres pue- 
de considerarse como un río de arena que, saliendo del mar, 
cruza la isla de parte á parte y vuelve á hundirse en el mar por 
la costa opuesta á la que penetró. Cuando el alisio sopla con vio- 
lencia, la arena es levantada y transportada en tan gran cantidad 
que forma una espesa nube baja que cierra el horizonte, como 
tuvimos ocasión de comprobar al atravesar el jable por la carre- 
tera de Arrecife á Tías, en un día de violento vendaval. 

La fisonomía de esta zona difiere por completo de la de los 
otros territorios insulares, pues aunque aparece desértica y con 
escasos vegetales, la blancura del arenal contrasta con los mati- 
ces obscuros de las demás regiones de la isla, ofreciendo más se- 
mejanza con los extensos territorios de médanos y arenas de la 
cercana costa del Sahara. 

Contra lo que indica su aspecto de aridez y sequedad, se cul- 
tivan en el arenal plantas de frutos ó tubérculos tan aguanosos 
como el melón, sandía, tomate y boniato. 

Terreno muy semejante en aspecto y caracteres al jable, es 
la cercana llanura de Timbaiba, que está constituida por una 
extensa formación arenácea calizo-arcillosa, con extraordinaria 
abundancia de sub-fósiles de moluscos terrestres y nidos de 
himenópteros terrícolas. 

A estas masas de arenas quedan reducidas las formaciones de 
la isla que no reconocen origen volcánico. 

Lanzarote, según se ve, está exclusiv^amente constituido por 
materiales eruptivos, de naturaleza basáltica, salvo el pequeño 
manchoncillo que más adelante estudiaremos, de roca árida. En 
la isla domina una gran uniformidad litológica. 

Respecto á las Isletas, corresponden al tipo segundo de terri- 
torios, ó sea á los constituidos por conos eruptivos, mal-países y 
llanuras de tobas procedentes de volcanes antiguos, con mantos 
de arenas blancas voladoras en las islas de Lobos y Graciosa. 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1909. 



142 E. H. -PACHECO (36) 



CAIPTULO II 
Formación basáltica de erupción homogénea. 



DESCRIPCIÓN OROGRÁFICO-GEOLÓGICA 

Situación y dimensiones del macizo basáltico del Norte. — Segmentación 
transversal de su estrecha y alargada altiplanicie.— Carácter escalonado 
y abrupto de sus vertientes. — Disposición radial de los valles. — Restos 
de valles hacia el W. — Macizo del S.; la sierra de los Ajaches. — Arista 
aguda de su línea culminante. — Gran inclinación de la vertiente occi- 
dental. — Carácter abrupto de los valles orientales. — El Cuchillo, La Me- 
seta y la Sierra de Yaiza. — Planicie basáltica, atravesada por diques, de 
la Costa de Rubicón. — Afloramiento basáltico de la base de Montaña 
Blanca. 

La formación basáltica homogénea adquiere en Lanzarote 
como en Fuerteventura un gran desarrollo, tanto que en la pri- 
mera de estas islas constituye la plataforma á través de la 
cual se han abierto los volcanes explosivos que en número tan 
considerable ocupan el ámbito de Lanzarote, cubriéndola en más 
de sus cuatro quintas partes con mantos de lavas, escorias y la- 
pillis. Sin embargo aflora la formación al Norte y al Sur, compo- 
niendo dos grandes macizos y aparece también en algún que otro 
sitio al descubierto, como sucede en el centro de la isla, en la 
base de Montaña Blanca y en la planicie costera situada al pie 
SW. de los Ajaches, en la costa llamada de Rubicón. 

Según esto describiremos la formación basáltica homogénea 
en el siguiente orden: i.° Macizo del Norte, al que en conjunto 
designaremos con el nombre de Macizo de Famara. 2." Macizo 
del Sur, ó sea Sierra de los Ajaches. 3.° Planicie basáltica de la 
Costa de Rubicón. 4° Afloramiento basáltico de la base de Mon- 
taña Blanca. 



(37) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS I43 

Macizo de Famara. — En el Norte de Lanzarote, desde la 
punta Fariones, extremo septentrional de la isla, hasta la depre- 
sión ocupada por el Jable, distancia que comprende una longitud 
de 25 kilómetros, y desde el borde acantilado de Famara al W. 
hasta la baja planicie costera del E., con una anchura por térmi- 
no medio de cinco kilómetros, se extiende el principal macizo 
basáltico, alargado de NNE. á SSW. 

Por todos lados se eleva abruptamente, salvo desde el Sur, 
donde, asomando el basalto bajo el manto arenoso del Jable, 
asciende por suaves pendientes y dilatados escalones hasta 
alcanzar la altiplanicie de su cima, cuya altura máxima está 
situada próximamente hacia el comedio de la longitud del ma- 
cizo. Algunas de las planicies escalonadas de la pendiente meri- 
dional, forman llanuras extensas, en las que, acumulándose la 
tierra arable, constituyen buenos terrenos agrícolas, como, por 
ejemplo, la vega de San José, al Norte de Teguise, entre la ele- 
vación donde está el volcán Guanapay, con el viejo castillo de 
Santa Bárbara, y las ya más acentuadas pendientes, por las cua- 
les se asciende á la ermita de la Virgen de las Nieves, en la 
meseta de Famara. 

Tan característica es del macizo la disposición escalonada que 
aún por la suave vertiente del Sur presenta trechos en abrupto 
escalón, como sucede en el borde entre Teguise y Tahiche, por 
el sitio que llaman Las Canteras (lám. vii), contra el cual están 
adosados algunos conos eruptivos pertenecientes á la formación 
basáltica explosiva. 

Las cumbres del macizo forman una estrecha y larga meseta 
plana, que desde un poco al Sur de la ermita de la Virgen de 
las Nieves se alarga hasta el extremo Norte de la isla, estando 
interrumpida por varias depresiones transversales que la cortan 
en pequeñas plataformas elevadas á diversa altura. De entre ellas 
la más extensa y alta es la meseta de Famara, de unos tres kiló- 
metros de larga por uno de ancha, destacando solo en su plani- 
cie algunos amontonamientos de bloques basálticos, que ni si- 
quiera merecen el nombre de cerros, uno de los cuales, el llama- 
do Peñitas del Chache, á 6/ 5 metros, es la altura culminante de 
la isla. 

Mem. R. Soc. esp. Hist. Dat.. vi, 1909. 



144 



E. H. -PACHECO (38) 



Sigue á la meseta de Famara una planicie estrecha de menor 
altura y que se alarga hacia el Norte, alcanzando los 500 metros 
en el Pico Gallo, llegando hasta el grupo volcánico de Los He- 
lechos, donde existe una gran interrupción transversal, llamada 
El Dorado, pasada la cual vuelve á elevarse otro segmento de 
planicie estrecho y largo, cambiando ya la meseta de nombre y 
designándose hasta la terminación con el de meseta de Guatifay, 
la cual á su vez está cortada por otra depresión, elevándose des- 
pués la altiplanicie hasta alcanzar en el extremo Norte de la isla 
la altura de 510 metros en el sitio llamado La Atalaya, próximo 
á la batería que defiende el estrecho del Río. 

Toda la meseta en sus dos tramos, Famara y Guatifay, está 
cortada á pico sobre el mar ú ofrece inclinaciones próximas á la 
vertical hacia el W., originando un tajo de quince kilómetros de 
longitud y alturas variables desde 400 á 600 metros; tajo, que al 
avanzar hacia el Sur, va perdiendo su carácter acantilado y for- 
mando las empinadas pendientes que llaman Las Laderas, situa- 
das frente á la bahía de Penedo y el comienzo del Jable, ensan- 
chándose cada vez más las curvas de nivel al girar hacia el SW. 
hasta cambiarse en las suaves pendientes meridionales del macizo. 
Por el Norte termina la ingente formación basáltica en agudo 
espolón, cuyo tajamar es la afilada punta Fariones. 

Hacia el E. no desciende el macizo de una manera continua- 
da, sino más bien formando algunos grandes escalones, de los 
cuales es muy patente el que constituye los valles de Haria y Ma- 
gue (fig. 2.^), en donde pueden vegetar los árboles sin las defen- 
sas contra el viento, que en el resto de la isla tienen que cons- 
truirles, porque el valle en su conjunto está resguardado por el 
alto borde de la meseta de Famara. Igual disposición existe en el 
valle de Yé, llamado Hoya de la Pila, protegido por la escarpa 
que sobre él forma la meseta de Guatifay. 

Visto el macizo desde la costa de Saliente se acusa muy mar- 
cado del escalón inferior, de tal manera que éste se eleva abrup- 
tamente desde la baja planicie costera. 

Además de la disposición escalonada, caracteriza al macizo la 
existencia de valles radiantes, los cuales presentan el carácter 
general de ser estrechos y profundos, ocupados en su fondo por 



(39) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS I45 

barrancos, de laderas escarpadas en las que se aprecia claramen- 
te las capas y bancos de basalto componentes del macizo y que 
la erosión ha tallado en grandes escalones. 

Hay que distinguir dos grupos de valles: los que parten de la 







FiG. 2.^ — El valle de Haría y Mague, con el volcán Corona en el fondo. 

(Cliché E. H. -Pacheco.) 



meseta de Famara y los que tienen su origen en la altiplanicie 
de Guatifay. Los primeros son: l.° El valle de Mojón, que descien- 
de hacia el Sur por los caseríos llamados X'^allearriba y Valle- 
abajo y luego tuerce hacia el SE. entre Mojón y Teguesite, con- 
tinuándose por la baja llanura de Tejía en forma de seco y pro- 
fundo cauce á modo de foso. 2.° El de Guatisa, que desciende hacia 
el SE., originando sus acarreos en la llanura junto al borde del 
macizo la vega de Guatisa, que por su naturaleza arcillosa y 
terrenos de mucho fondo produce grandes rendimientos en los 
años de lluvias algo abundantes. 3.° El de Temisa, también de es- 
carpadas laderas en su zona alta, se abre hacia el E, y desembo- 
ca en la bahía de Arrieta. 4.° Finalmente, el de Haria se abre al 
principio hacia el NE., ensanchándose y dando asiento á los 
pueblos de Haria y Mague, de donde desciende hacia la costa un 
barranco que atraviesa el viejo mal-país de Arrieta y desemboca 
junto á las casas del fondeadero. P2ntre Haria y Mague existe una 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi. 1909. 



146 E. H. -PACHECO (40) 

alargada loma de Poniente á Saliente, La Atalaya de Haria, que 
vista desde la base presenta en su conjunto el mismo aspecto 
que el resto del macizo, habiendo al Norte de Mague, otra ele- 
vación análoga, más pequeña, la montaña de Juan de la Nis. 

Aún más patente es la disposición radiante de los valles, que 
descienden de la meseta de la Atalaya hacia la llanura de Or- 
sula, contándose cinco pequeños, ó mejor, barrancos dispuestos 
como las varillas de un abanico, según se aprecia en el mapa, y 
entre los cuales los tres más importantes, contando de Sur á Nor- 
te, llevan los nombres de Barranco de Fuente Salada, de Fuente- 
Dulce y de la Atalaya. 

En el mapa se aprecia un gran espacio entre este grupo de 
barrancos y el procedente de los valles de Haria, ocupado por 
el extenso mal-país del Corona, en el cual no hay señalado cauce 
alguno, lo que es debido á que fueron rellenos y tapados por los 
mantos de lava. Más adelante explicaremos la influencia eiercida 
por los barrancos, que existirían en el territorio ocupado por el 
mal-país, en la formación de los largos túneles que corren bajo 
el manto lávico y que se señalan al exterior por los agujeros que 
llaman jámeos, los cuales, si bien con no gran precisión, están 
señalados en el mapa. 

Aunque las mesetas de Famara y Guatifay se ofrecen hacia el 
W. cortadas á pico sobre el mar, también se aprecian algunos 
profundos y ásperos desfiladeros que cortan el acantilado de 
Famara descendiendo en rápida pendiente desde la cumbre á la 
playa, distinguiéndose en la de Guatifay los restos de dos valles 
que seccionan la meseta y aparecen como enormes mellas en lo 
alto del acantilado; accidente orográfico este último que indica, 
á nuestro juicio, la mucha mayor extensión que alcanzó la me- 
seta hacia el W. en otra época. 

Los dos barrancos que descienden de Famara hacia Poniente 
son el de Maramajua y el de la Poceta. El primero arranca en 
las cercanías de la ermita de la Virgen de las Nieves, bajando 
abruptamente hasta la playa de la bahía de Penedo. Aún más ás- 
pero y escarpado es el barranco de la Poceta, que nace cerca de 
la altura culminante de la isla, las peñas del Chache, y termina 
también en la mencionada playa; en su fondo nace el manantial 



(41) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 1 47 

más importante de Lanzarote, salobre como todos ^os que bro- 
tan en el basalto y que corre todo el año, como un filetillo que 
acaba por perderse antes de llegar al mar entre los bloques y 
cantos rodados del fondo del barranco. 

Mayor interés tectónico tienen los dos residuos de valles que 
existen hacia Poniente en la meseta de Guatifay. El primero con- 
siste en una cañada de laderas no muy elevada, que desde la 
base del volcán Corona se dirige recta hacia el W., cortando de 
través la estrecha meseta hasta llegar al borde del acantilado, 
donde aparece como una ancha mella llamada el portillo del Do- 
rado. Por el fondo de la cañada ha corrido un torrente de lava, 
cubierto en gran parte por masas de lapilH, torrente que al llegar 
al acantilado se despeñó en alta catarata que se expansionó por 
la playa. Las lavas de esta colosal cascada, adheridas á los basal- 
tos del ingente paredón, se aprecian claramente, dando idea de 
la magnificencia que ofrecería la ígnea corriente cayendo desde 
tan gran altura (fig. 3.^). 

Otro portillo semejante corta la estrecha meseta más al Norte, 




Fio. 3.* — Acantilado de Guatifay, con la corriente de lava que descendió 
hasta la playa. (Reducción de un grabado de la obra de Hartung.) 



presentando también una gran masa de lavas escoriáceas que 
nos parecieron procedentes del Corona, y así las representa Sap- 
Mem. R. Soc, esp. Hist. nat. vi, 1909. 



148 H. E.-PACHECO (42) 

per en su mapa. Las lavas aquí forman un caótico amontona- 
miento, por entre las cuales pasa la llamada Vereda de los Ca- 
mellos, que desciende hasta las salinas situadas en la playa del 
estrecho del río. 

Los Ajaches. — Ocupa este macizo el SE. de la isla y se ex- 
tiende desde Punta Papagayo, en el extremo Sur, hasta los pue- 
blos de Yaiza y Uga, alcanzando una longitud de 12 kilómetros, 
y una anchura por término medio de cuatro ó cinco. 

La sierra de los Ajaches, que principalmente constituye el 
macizo, comienza cerca de Punta Papagayo, formando su cresta 
un arco de círculo de unos 10 kilómetros, cuya cuerda está diri- 
gida al NNE. En el borde convexo del arco y hacia su mitad, se 
eleva el alto volcán Atalaya, desde el cual parten hacia el Norte 
otras dos serratas paralelas á la prolongación de la arista de los 
Ajaches llamada El Cuchillo, de tal modo, que la línea de los 
Ajaches, al llegar al sitio ocupado por el volcán Atalaya, se ra- 
mifica en tres líneas de alturas, que son: una El Cuchillo, pro- 
longación del arco que forma la sierra; otra, la llamada Meseta, 
y la tercera la sierrecilla de Yaiza, comprendiendo, por lo tan- 
to, dos valles paralelos: la vega de Femés, entre El Cuchillo y 
La Meseta, y la vega de I'enauso, entre ésta y la sierra de 
Yaiza. 

Caracteriza al macizo lo sumamente agudo y afilado de sus 
crestas, á diferencia de lo que se observa en el macizo del Norte, 
cuyas cumbres ya hemos dicho componen planas y estrechas me- 
setas. En los Ajaches, la línea de cúspides forma un filo ó arista 
muy aguda entre las dos pendientes oriental y occidental á que 
aluden los nombres que llevan la sierra y sus alturas. 

Ese aspecto presenta la cumbre del Cuchillo, cuya línea de 
alturas termina en paredones acantilados hacia el Saliente. 

Pise aspecto es el que presentaría el macizo del Norte si la cor- 
tadura de Famara hubiera avanzado hacia el Saliente algo más, 
haciendo desaparecer la meseta de lo alto. 

Contando de Sur á Norte se señalan en la cresta de la sierra 
cuatro picos principales, que son: Hacha Pequeña, superior á 400 
metros de altitud; Hacha Grande., con 555 m.; Pico Redondo, y 
Pico Aceituno, próximos á los 500, siguiendo á continuación el 



(43) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 1 49 

agudo y dentado filo del Cuchillo, cuyo último dentellón septen- 
trional es el Pico Nago. 

La vertiente W. de los Ajaches cae hacia la llanura que se 
extiende en su base de una manera tan repentina y acentuada, 
que sería inaccesible sin la disposición sensiblemente horizontal 
de los bancos basálticos, tallados en irregulares, estrechos y des- 
iguales escalones que permiten la subida, si bien con gran tra- 
bajo, y á veces mediante largos rodeos. Esta pendiente alcanza 
su mayor inclinación hacia Hacha Grande y Pico Redondo, 
llegando á veces á los 6o grados, si bien en ningún trayecto 
adquiere el aspecto acantilado del Risco de Famara, pero que 
hace pensar en que la misma causa que allí ha originado el acan- 
tilado sea la que ha producido la suma aspereza de la pendiente 
occidental de los Ajaches. 

Las vertientes orientales difieren por completo de las occi- 
dentales. De los picos arrancan lomas de arista culminante afila- 
da y flancos escarpados, disposición que hace que los picos de 
los Ajaches presenten el aspecto de pirámides triangulares, más 
patente que en otros en Hacha Grande. Estas lomas, normales 
á la dirección del macizo, forman, á modo de contrafuertes <) 
machones adosados contra la cara interna de la alineación de los 
Ajaches, descendiendo hacia la bahía de Juan de Avila hasta 
llegar al mar, donde son cortados á tajo por acantilados. 

Entre ellas existen profundos valles, cuyo fondo ocupan hon- 
dos barrancos, por los que sólo corren las aguas durante los es- 
casos días de aguaceros, si bien entonces lo pelado y abrupto de 
las laderas, unido á la gran cantidad de agua que en pocas horas 
cae de las nubes, hace que corra por las escarpadas laderas de 
un modo tan violento, torrencial é impetuoso, que los fenóme- 
nos de erosión, denudación y transporte compensan por su in- 
tensidad las poquísimas veces que al cabo del año el fenómeno 
se verifica. Atestigua la violencia de los fenómenos erosivos los 
grandes cantos y bloques que ocupan el fondo de los barrancos 
y la escasez de tierra vegetal del macizo montañoso, en el cual 
la roca viva se presenta en todas partes al descubierto. 

Visto desde la altura, el conjunto montañoso aparece como 
un laberinto de hondos valles y escarpados cerros, con el aspec- 
>Iem. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1909. 



150 ' E. H. -PACHECO (41) 

to desolado, áspero y estéril, que, según ya hemos dicho, tienen 
todos los paisajes de la isla, pero aquí aumentado por lo extre- 
madamente fragoso del terreno. Fijándose con detención, lléga- 
se á descifrar y comprender el régimen hidrográfico del macizo 
montañoso, viéndose que el laberinto de sierrecillas y valles se 
descompone en un conjunto de valles groseramente paralelos 
entre sí y normales á la alineación principal de la sierra, de la 
cual arrancan, y que desembocan en la bahía de Juan de Avila. 
Los principales, contando de Sur á Norte, son: el Valle de Ne- 
í^ros, que tiene su origen entre Hacha Pequeña y Hacha Gran- 
de, formando al principio dos ó tres barrancos unidos después 
en uno solo. Siguen el Val/e de Gil Parrado, entre los contra- 
fuertes que arrancan de Hacha Grande y Pico Redondo; el Valle 
de los Dices 1 entre Pico Redondo y Aceituno; el Valle del Hi- 
gueral., uno de los más extensos, que parte del entrante que for- 
ma la alineación de los Ajaches con su prolongación El Cuchi- 
llo, y, finalmente, los Barrancos de la Degollada de la Casa y de 
Montaña Bermeja, que nacen en la orilla de esta última parte del 
macizo. 

Queda por decir algo referente á las dos serratas paralelas al 
Cuchillo y á los dos valles comprendidos entre ellas, que des- 
de Femés y vertientes septentrionales de Atalaya avanzan ha- 
cia el NNE., valles confundidos en la carta de Sapper en uno 
solo, faltando también una de las serratas. La sierrecilla más 
próxima al Cuchillo, y paralela á él es la alargada loma llamada 
Meseta, que no ofrece en la línea de sus cumbres el aspecto agü- 
elo, general á las culminaciones del macizo, sino un lomo redon- 
deado, interrumpido á trechos por acumulaciones de bloques ba- 
sálticos, formando pequeños picos, de los cuales el culminante es 
Pico Alonso. 

La otra serrata, paralela á la descrita, es la Sierrecilla de Val- 
sa, que arranca del volcán Atalaya y termina junto al pueblo á 
que debe su nombre, teniendo una longitud de unos tres kiló- 
metros. Está formada dicha serrata por tres altos y abruptos 
cerros que dejan entre sí pequeños valles transversales, que pu- 
dieran corresponder á tres volcanes distintos, como diremos más 
adelante, á pesar de no percibirse claramente el cráter y estar 



(45) ESTUDIO GEOLÓr.ICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 151 

constituidas tales elevaciones por basaltos del tipo antiguo, en lo 
que hemos podido ver. Un examen detenido pondría en claro 
si se trata de tres volcanes con cráter, ó como parecen indicar 
los basaltos que los integran, deben incluirse entre los mantos 
basálticos homogéneos. Los tres picos de la sierrecilla de Yaiza, 
contando desde Atalaya al pueblo, son: Montaña del Ricón del 
Cabo, del Valle Grande y de la Cinta. 

Entre las tres serratas descritas existen dos valles longitudina- 
les; el situado entre El Cuchillo y La Meseta es la Vega de Pe- 
ines, por hallarse edificado en su extremo alto el viejo pueblo de 
la isla de este nombre; forma el valle una ancha cañada, con su 
fondo ocupado por productos detríticos, que dan tierras aptas 
para el cultivo. 

Semejante por su disposición y riqueza agrícola es la otra ca- 
ñada comprendida entre Meseta y la Sierra de Yaiza, la Vega de 
Fenatiso. Por su fondo ha corrido un brazo de lava, que arranca 
de la base de Atalaya, formando un viejo mal-país, ya muy al- 
terado y cultivado intensamente. 

Planicie de la Costa de Rubicón.^ — Delante de la empinada 
pendiente occidental de los Ajaches se extiende una gran plani- 
cie, en parte cubierta por las corrientes lávicas surgidas de Ata- 
laya y Roja, pero que hacia la punta de Papagayo, y por la Costa 
de Rubicón, aparece libre de mantos de lava, presentando la 
misma constitución litológica que las sierras que acabamos de 
describir, es decir, que pertenece al suelo basáltico más antiguo 
de la isla. Esta planicie costera está recortada por acantilados 
y elevada sobre el mar en plataforma una veintena de metros 
aproximadamente. 

Los basaltos tabulares que la constituyen están atravesados 
por numerosos diques también basálticos, complicando mucho 
su tectónica y dando lugar, por los diversos grados de alteración 
de éstos, á coloraciones pintorescas en las escarpas de Pun- 
ta Papagayo y Torre del Águila, pues los tonos verdosos, grises 
y rojos aparecen alternados con el negro propio de las rocas sin 
alterar. 

A la desigual dureza y grado de alteración de tales diques es 
probable se deba el fraguado, mediante los embates del mar, del 
Mem. R. Soc. esp. Hlst. nat., vi, 1909. 



152 E. H. -PACHECO (46) 

puertecillo en forma de C, que sirve de refugio á los pescadores 
fie Punta Papagayo. 

Afloramiento basáltico de Montaña Blanca. — Por otros 
sitios de la isla asoman los basaltos de la formación homogénea, 
si bien en ninguna parte se observan tan claramente como en la 
costa de Rubicón y en los macizos descritos. Hartung, en su 
mapa de Fuerteventura y Lanzarote, los señala con gran exten- 
sión en la base de Montaña Blanca y cerca de Arrecife, si bien 
debe reducirse mucho la extensión superficial de los afloramien- 
tos, por cuanto están cubiertos, en gran parte, por mantos lávi- 
cos de la formación explosiva. Sin embargo, las elevaciones re- 
dondeadas á modo de intumescencia, situadas al Sur de Blanca, 
parecen corresponder á basaltos del tipo de Famara y Ajaches, 
y así los señalamos en nuestro mapa, si bien en extensión más 
reducida que Hartung (l). 

En general, parece ser que bajo las superpuestas corrientes 
de lava y bajo las capas, á veces gruesas, de tobas, se encuen- 
tran á profundidad variable los viejos mantos de basalto com- 
pacto con cavidades más ó menos rellenas por carbonato calcico. 
Cerca de Arrecife, al abrir un pozo, se llegó á la formación ba- 
síltica antigua, lo cual confirma la creencia de que el subsuelo de 
la isla está constituido por una plataforma de basalto de erupción 
homogénea, cubierta en su casi totalidad por los materiales ex- 
plosivos surgidos por numerosas aberturas en épocas relativa- 
mente recientes. 



(1) Nuestro compañero de excursión, Sr. Pereyra, ha visitado poste- 
riormente á nuestra campaña y con más detenimiento estas regiones y ha 
podido comprobar, según nos comunica en fecha posterior á la impresión 
del mapa, que los basaltos se extienden hacia Tías, con más amplitud que 
la indicada en el mapa, de tal modo que cierta parte de los espacios 
señalados como tobas de proyección en nuestra carta geológica, corres- 
ponden á basaltos cavernosos, señalándose al Sur de Tías el borde en 
escalón de la antigua costa basáltica. 



(47) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS I 53 

lí 

CONSTITUCIÓN GEOLÓGICA 

Escasa inclinación de los bancos basálticos. — Accidentes producidos en 
la marcha de las corrientes basálticas. — Caracteres texturales de las 
rocas. — Disposiciones tabular y columnar. — Abundancia de diques en 
la base de la formación y su escasez en las zonas altas. — Productos de 
alteración de los basaltos; mantos de wacka y conglomerado limoníti- 
co. — Zonas dei Risco de Faniara. — Falta de productos característicos 
de los fenómenos explosivos. 

Caracterízanse los macizos lanzaroteños por la sencillez de su 
tectónica y por la uniformidad de su constitución lítológica. El ba- 
salto, que es la roca no sólo dominante, sino casi única de los ma- 
cizos, está dispuesta en bancos y mantos sensiblemente horizon- 
tales, ó tan poco inclinados, que apenas se aprecia su pendiente. 
Hartung, refiriéndose, no tan solo á los macizos de Lanzarote^ 
sino también á los de Fuertev'entura, la estima todo lo más en 
tres ó cuatro grados. En la mayor parte de los sitios donde la 
formación está al descubierto, se señala en grandes extensiones 
la horizontalidad de los bancos, como sucede, por ejemplo, al 
Sur de la isla en los cantiles de la costa de Rubicón y en la em- 
pinada escalinata de la vertiente occidental de los Ajaches; al 
Norte, se observa esta disposición claramente en el colosal pare- 
dón del Risco de Famara, en las laderas de los valles orientales ó 
en las trincheras de la carretera de Teguise á Haría, situadas á la 
bajada de la meseta de Famara. 

En algunos sitios, favorablemente dispuestos para la observa- 
ción, se percibe que dicha horizontalidad no es absoluta; así su- 
cede en las vertientes que desde la Atalaya, en el extremo Norte 
de la meseta de Guatifay, descienden á la llanura de Orsula, no- 
tándose una inclinación de algunos grados, la cual en conjunto 
parece ir desde el eje del macizo hacia sus orillas. 

Cuando se observan con detenimiento los magníficos cortes 
del Risco de Famara, se perciben también accidentes en los ban- 
cos, que indican la manera cómo la masa se comportó durante 
su estado fluido al expansionarse sobre los lechos infrayacentes, 
Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., ti. 1909. 



154 E. H. -PACHECO (48) 

viéndose á veces gruesos mantos en forma lenticular ó con una 
ligera inclinación. Nótanse, asimismo, en las paredes de los abru- 
tos barrancos de Maramajua y de la Poceta ligeros pliegues y 
ondulaciones, y á v^eces, como ya lo hizo notar Hartung, cierta 
tendencia al arrollamiento de los mantos, fenómeno interpretado 
por este geólogo como efecto de la detención de la corriente 
basáltica ante las elevaciones y desigualdades de la capa infra- 
yacente. 

La roca de los mantos es de una gran uniformidad en su tex- 
tura, estando constituida por basalto compacto, muy denso, 
frecuentemente con cristales de augita perceptibles á simple 
vista y pequeños granos de divino. Las oquedades aparecen en 
general espaciadas y rellenas por carbonato calcico, y la roca 
está salpicada de pequeñas y abundantes manchas redondeadas 
que resaltan por su b'ancura del tono negro de la pasta; en otros 
ejemplares el carbonato calcico ha tapizado tan solo las paredes 
de las oquedades. 

Estos tres caracteres, compacidad y gran peso, presencia á 
veces de cristales destacados de augita y, sobre todo, el relleno 
ó tapizado de las espaciadas cavidades por productos calcáreos, 
distinguen fácilmente los basaltos antiguos de Lanzarote de las 
lavas posteriores, que aunque á veces densas y compactas, no 
• presentan augitas discernibles á simple vista, ni tienen sus cavi- 
dades incrustadas de carbonato calcico. 

La característica dominante en los macizos en cuestión es la 
disposición tabular de los bancos, cuyos espesores son muy va- 
riables, pero que, por lo general, oscilan entre 30 y 80 cm., apre- 
ciándose en ellos claramente la mayor compacidad en el centro 
de cada manto y la tendencia á la esponjosidad hacia las super- 
ficies. Casi todo el macizo de los y\jaches y las vertientes meri- 
dionales y orientales del de Famara, están constituidos exclusi- 
vamente por basaltos en esta disposición. 

Relativamente á la extensión que alcanzan los basaltos tabula- 
res, es pequeña la ocupada por las columnares; pero también 
existen á veces, sobre todo, en el acantilado de Famara, gruesos 
bancos ó lentejones de esta clase entre los tabulares, dominando 
en la parte alta del gigantesco corte, en donde si bien alcanzan 



(49) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 1 55 

enorme espesor, no ofrecen sus prismas de retracción la regulari- 
dad que los tan celebrados de la isla de Staffa, ni se presentan tan 
hermosamente como en el acantilado de Castellfullit, en la provin- 
cia de Gerona, y en otras localidades notables en este respecto. 

Las capas mencionadas se encuentran á veces atravesadas por 
•diques también de basalto, los cuales, según Hartung, son muy 
abundantes en Fuerteventura, donde la formación homogénea 
aparece con más extensión que en la isla de que tratamos. 

En esta también existen muchos diques en aquellos sitios que 
■corresponden á la base de los basaltos de erupción homogénea, 
cruzando las capas en diversas direcciones, si bien la dominante 
coincide con el eje de los macizos, pudiendo considerarse como 
dirección más frecuente la que presenta el que está situado de- 
lante de la Torre del Águila, que tiene color verdoso y aspecto 
pizarreño. Se dirige al N. 15° E. y buza 66° al Saliente. 

En la base del macizo del Norte escasean mucho más dichas 
formaciones, quizá á causa de la poca extensión de terreno que 
hay al pie del acantilado, el cual no está cubierto por lavas ó de- 
tritos rocosos ; pero Hartung los señala y representa en una de 
sus láminas que reproducimos en la figura 3.^ 

En la zona media de los macizos son aún más escasos los 
diques. Nosotros sólo los hemos obser\'ado en el arranque del 
profundo valle del Higueral, cerca del pueblo de Femés y del 
volcán Atalaya. 

En este sitio son numerosos, cruzándose en varias direcciones 
á modo de enrejado. Los diques, más resistentes á la erosión que 
el terreno atravesado por ellos, aparecen en relieve á modo de 
paredones, que al cruzarse circundan espacios de terreno simu- 
lando, vistos á distancia, las cercas con que en algunas regiones 
agrícolas limitan los predios. 

En las zonas altas de los macizos, no los hemos observado en 
el recorrido que hicimos por toda la cresta de los Ajaches y por 
lo alto de las Mesetas de Famara y Guatifay. 

Si la planicie de Rubicón corresponde á la base de los basal- 
tos de erupción homogénea, como parece indicarlo además de 
su posición el afloramiento traquítico, que siempre en Canarias 
<es inferior á la formación basáltica, se comprenderá que es lógico 
Mem. R. 80c. esp. Hist. nat., vi, 1909. 10 



156 E. H. -PACHECO (50) 

abunden allí los diques, y en cambio escaseen en lo alto de los 
macizos, sobre todo, si se considera que muchos de estos diques 
pudieron corresponder á los rellenos de las grietas, por donde 
surgieron los basaltos para expansionarse sobre los sucesivos 
mantos anteriormente consolidados. 

En cuanto á las transformaciones que puedan haber experi- 
mentado los basaltos por alteración in situ, se reducen á dos: 
una es la tan frecuente transformación en productos arcillosos^ 
dando origen á la roca roja deleznable y de color rojo ladrillo, 
llamada wacka; alteración que está reducida tanto en uno como 
en otro macizo, á determinados mantos, quedando sin sufrir la 
menor alteración los inmediatamente inferior y superior, lo cual 
parece indicar condiciones especiales en el manto basáltico que 
experimenta la alteración mencionada. En el acantilado de Fama- 
ra, se señalan las wackas como bandas coloreadas que se extien- 
den á todo lo largo del paredón, á modo de un friso rojizo. Al 
mencionar en la parte descriptiva el aspecto de los .cantiles de la 
Costa de Rubicón y Punta Papagayo, hicimos notar las coloracio- 
nes rojas, pardo-amarillentas y verdosas, que por consecuencia 
de la alteración arcillosa de los bancos y diques basálticos, exis- 
ten en esta parte de la isla. En los Ajaches, el sendero que por 
lo alto de la sierra conduce al pueblo de Femés contorneando á 
Pico Redondo, puede existir en sitio tan pendiente gracias á 
avanzar por el borde de un manto de wacka, que por su blan- 
dura y poca cohesión, ha dado lugar á la especie de cornisa que 
rodea al cerro y por la cual va el camino. 

Una formación muy interesante, debida á la alteración super- 
ficial de cantos basálticos escoriáceos, es la que hemos observa- 
do en lo alto del barranco de la Poceta, cerca ya de la altiplani- 
cie de Famara; consiste en aglomeraciones de cantos redondeados 
de basalto esponjoso y transformados superficialmente en limo- 
nita, de tal modo, que al exterior están constituidos por una es- 
pesa capa parda y al interior por un núcleo basáltico frecuenté- 
mente esponjoso, indicando que la alteración ha avanzado del 
exterior al interior. A veces, por la abundancia de cantos redon- 
deados, llégase á constituir una especie de conglomerado de 
cemento flojo. 



Mem. de la R. Soc. Esp. do Hist. Nat. 



Tomo VI.— LÍM. V. 











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VISTA PARCIAL DEL ACANTILADO BASÁLTICO DE FAMARA 




EL PORTILLO DE GUATIFAY EN EL ACANTILADO BASÁLTICO Y TORRENTE DE LAVAS 

DEL CORONA Clichés E. H.-Pacheco. 



(51) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 1 57 

Para resumir lo expuesto acerca de la constitución litológica 
de la formación basáltica de erupción homogénea, indicamos las 
zonas que se aprecian en el gran corte del Pico Famara, que son 
las siguientes (Lám. v): I.° En la base, una gran acumulación de 
fragmentos irregulares, formando un alto talud inclinado, de 30 
á 50 grados. En esta primera zona no aparecen capas claras, 
sino masas informes que, según nuestra manera de ver, no sig- 
nifican otra cosa sino la acumulación detrítica de restos rocosos 
al pie del acantilado. 2.° De los aglomerados de la base, surge el 
paredón inclinado de 75 á 80 grados y frecuentemente vertical, 
constituido por una zona, que á veces llega á lo alto, compuesta 
por numerosas capas de basalto compacto, en disposición tabular, 
entre las que existen algunas porciones más ó menos esponjosas, 
no faltando alguna que otra banda de basalto transformado en 
wackas rojo ladrillo ó amarillentas. A veces bancos y gruesos 
lentejones de basalto columnar se intercalan entre los tabulares. 
3." Casi siempre la zona de lo más alto del acantilado consiste 
en potentes basaltos columnares, que alcanzan á veces muchas 
decenas de metros. 

Entre los mantos basálticos que venimos estudiando no hemos 
visto los productos característicos de los fenómenos explosivos, 
como capas intercaladas de lapilli ó de tobas de proyección, 
que constituirían la prueba de tales fenómenos. 



IIÍ 
Historia geológica. 

Los macizos se formaron por grandes emisiones tranquilas de lavas. — 
Opinión de Hartung — Línea de fractura que daría salida á los basaltos. 
Los macizos constituían antes de la fase explosiva y de la aparición de 
los islotes los núcleos primitivos de la isla. — La erosión marina debe 
haber reducido grandemente la extensión de tales macizos. — Un movi- 
miento de emersión de la isla los aisló de la acción del mar. 

La uniformidad de los bancos, en disposición tabular en los 

Ajaches ó tabular y en grandes espesores columnar en P^aniara^ 

nos hace suponer, aun teniendo en cuenta el aspecto escoriáceo 

que ofrecen en la superficie los lechos y la existencia de algunas 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vr, 1909. 



158 E. H. -PACHECO (52) 

acumulaciones de escorias, que el origen ele los macizos es el re- 
sultado de la emisión de orandes cantidades de ¡a\'a surgidas de 
una manera tranquila á través de grietas dirigidas principalmen- 
te, según la misma alineación que las crestas, lavas que se ex- 
pansionaron en lechos superpuestos. Cuando el enfriamiento y 
solidificación de las masas fluidas se realizó con lentitud, á cau- 
sa del gran cúmulo de masa lávica, dio lugar á formas de retrac- 
ción columnares y cuando el enfriamiento fué más rápido, como 
consecuencia del menor espesor de las capas, se produjeron 
formas de retracción tabulares. 

Se comprende que tales torrentes, manados en muchas y su- 
cesivas emisiones, darían lugar, á \'eces, á formaciones escoriá- 
ceas análogas á las producidas en los mantos de las emisiones 
modernas. Tales escorias son las que aparecen en algún que otro 
sitio á modo de nidos ó intercalaciones confusas é irregulares en- 
tre el macizo, y que más bien que restos de conos de erupción, 
pudieran significar cúmulos escoriáceos en la parte detenida en 
su marcha de un torrente lávico. 

No es esta en absoluto la opinión de Hartung, el cual conside- 
ra que los macizos antiguos tienen exactamente el mismo ori- 
gen que las formaciones posteriores, cuyos conos y aparatos ex- 
plosivos son tan numerosos en toda la isla, no estableciendo dis- 
tinción en la génesis, sino solo en la antigüedad de las diversas 
formaciones. Supone que los grandes macizos de Famara y de 
los Ajaches son el resultado de emisiones lávicas mediante crá- 
teres y conos de erupción, y se afana en encontrar los restos 
de conos de escorias entre los mantos basálticos, describiendo 
al efecto y representando en una de sus láminas esquemáticas, 
que reproducimos en la pág. 147, la masa de escorias que obser- 
vó en el acantilado de Guatifay desde el camino que conduce 
desde Haría á las salinas del estrecho del Río, y que interpreta 
como un gran lentejón cupuliforme constituido por un podero- 
so cúmulo de escorias surcadas por irregulares cavidades y so- 
bre la cual se apoya un espeso manto de basalto columnar. A 
esta masa, que nosotros no pudimos visitar, la asigna el ilustre 
geólogo la significación de un cráter explosivo, aunque más 
bien, á juzgar por su descripción, pudiera ser lo que moderna- 



(53) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZ.VROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 1 59 

mente se designa con el nombre de cúmulo-volcán, sin cráter, 
como los que existen en varios sitios de la superficie de la isla, 
formados en época moderna, incluso histórica. 

En cuanto á la formación escoriácea que en sus esquemas se- 
ñala el sabio geólogo alemán, ocupando la base de los macizos, 
nuestras investigaciones son muy incompletas. En los Ajaches 
no hemos observado esta formación, y el conjunto de bancos de 
basalto se eleva directamente desde la llanura de Rubicón. En el 
acantilado de Famara, el talud que examinamos al pie, nos pare- 
ció constituido por la acumulación detrítica de fragmentos roco- 
sos variados, más bien que por formación propiamente escoriácea. 

Aparte de lo dicho respecto á la ausencia, ó por lo menos, gran 
escasez de materiales de proyección entre los mantos, creemos, 
atendiendo á otro orden de consideraciones, que los macizos que 
nos ocupan no reconocen un origen relacionado con aparatos 
explosivos. 

El espesor de la formación basáltica antigua es tal, que 
puede figurar en este respecto junto á las colosales emisiones 
terciarias del Indostán y del Idaho en los Estados Unidos, si 
bien la extensión superficial, aunque grande, sea mucho menor 
en nuestra región, como se comprende con solo recordar que 
comenzando la formación basáltica antigua al Sur de la Punta de 
Jandia en Fuerteventura, se extiende por la mayor parte de 
esta isla y la de Lanzarote en una longitud total de 240 km., si 
bien á trechos está cubierta por las lavas de formación posterior. 

En todas las emisiones terciarias análogas á la de Fuerteven- 
tura y Lanzarote por su potencia y extensión los fenómenos de 
proyección han sido poco importantes; tal sucede en Antrim, en 
donde el conjunto de los mantos alcanza un espesor de un kiló- 
metro. En la gran masa basáltica del Idaho, que ocupa una exten- 
sión superficial mucho mayor que la península Ibérica, tan solo 
algunos conos de escorias representa el final del proceso erupti- 
vo, siendo esta ausencia de fenómenos explosivos característica 
de las grandes emisiones basálticas. 

De todo esto queremos inferir que, análogamente, en la for- 
mación homogénea de Lanzarote los fenómenos explosivos de- 
ben haberse producido en muy reducida escala y en ningún caso 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vr, 1909. 



I 6o E. H. -PACHECO (54) 

comparables con los que acompañaron á las emisiones moder- 
nas, como supone Hartung, quizás más atento, que á otra cosa, á 
refutar en las formaciones basálticas de Canarias la teoría, enton- 
ces todavía dominante, de los cráteres de levantamiento. 

Teniendo en cuenta lo dicho en el capítulo referente á rela- 
ciones tectónicas respecto á las líneas de fractura del Atlántico 
oriental y costa occidental de África y á la alineación que guar- 
dan las islas de Fuerteventura y Lanzarote, las Isletas y el banco 
de la Concepción, no creemos muy aventurado suponer que la 
emisión de los basaltos á que nos referimos, se realizó según una 
línea de fracturas sobre la que están situadas las islas mencio- 
nadas, acumulándose los basaltos en mayor cantidad allí donde 
las roturas dieron mayor facilidad á su emisión. De este modo se 
originaron los dos grandes macizos que primitivamente consti- 
tuían los núcleos septentrional y meridional de Lanzarote, antes 
que las isletas surgieran del mar, pues éstas y el relleno de la 
planicie en gran parte submarina que existiría entre los primiti- 
vos macizos, fué producto de las emisiones de la\'as basálticas 
correspondientes á formaciones explosivas posteriores. 

Respecto á la época del Terciario, en que la emisión de los 
basaltos de erupción tranquila tuvo lugar en Lanzarote, es cues- 
tión sobre la cual no podemos todavía a\'enturar nada en concre- 
to, siendo probable coincidiesen con análogas emisiones de di- 
versos territorios europeos y con los c|ue en el Atlántico oriental 
dieron su principal relieve á las otras islas Canarias y archipiéla- 
gos próximos. Es ésta una de 1-as cuestiones que quizá pudiera 
resolver la exploración detenida de Fuerteventura, isla en la cual, 
á juzgar por los ejemplares que nos han remitido, las formaciones 
sedimentarias adquieren algún desarrollo. 

La forma que la erosión marina ha dado á los primitivos ma- 
cizos nucleares de Lanzarote, hace comprender que estos repre- 
sentan tan solo una parte de la mayor extensión que hacia el W. 
alcanzaron primitivamente. La existencia de valles al Saliente 
y la falta de ellos hacia Poniente lo indican también, á nuestro 
juicio. En el macizo del Norte, las cañadas del Dorado y el bo- 
quete por donde desde la Hoya de la Pila se desciende á las sa- 
linas de la base de Guatifay no representan, según nuestra ma- 



•'(55) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS l6l 

ñera de \-er, sino las zonas altas de valles que avanzaban desde 
la cresta culminante del macizo hacia el W. por territorios que 
la erosión marina ha destruido. Los esquemas adjuntos represen- 
tan el corte de los macizos de Famara" y de los Ajaches, indi- 



FiG. 4.^ — Corte del Macizo de Famara. — " Pciias del Chache, 660 m. 
' Volcán Coro7ta, Ó20 m. 



cando la línea de puntos la mayor extensión que hacia el W. 
alcanzarían los macizos antes que la erosión marina los destru- 
yera por esta parte, y la línea horizontal el nivel actual del mar. 
Desde luego se comprende que la disposición en acantilado ó 
en vertiente sumamente abrupta que respecti\'amente presentan 



^^^•^m-..,....^...^-.''^:^^ 



FiG. 5. ■''—Corte del Macizo de los Ajaches. — "P/fí? Hacha Grande, SSS ^■ 
' Volcán Montaña Roja, 200 m. 



Famara y los Ajaches por la costa de barlovento es consecuen- 
cia de los fuertes y persistentes embates del mar, mientras que 
del lado opuesto á los fuertes vientos, el mar no ha obrado con 
tanta intensidad, y, por lo tanto, las pendientes montañosas son 
más suaves y los macizos están por aquí menos destruidos. En 
la península de Jandia, de Fuerteventura y en la masa de Fama- 
ra, la producción del acantilado costero se comprende fácilmente 
ha sido fraguado por la acción del oleaje, porque en el primero 
atin bate al pie, y en el segundo sólo una estrecha playa de are- 
na calcárea lo separa de la orilla, y esto no por todas partes; 
pero en los Ajaches la cuestión no se presenta tan clara y mani- 
fiesta, por cuanto entre la costa actual y la base del macizo se 
extiende una planicie de lO kilómetros, ocupada en- gran parte 

Mem. R. Soc. esp. Hist- nat-, ti, 1909. 



102 E. H. -PACHECO (56) 

por mantos de lavas procedentes de Montaña Roja y Atalaya.. 
Para admitir que el frente abrupto de la sierra ha sido producido 
por la erosión del mar, es preciso suponer que las erupciones de 
los volcanes citados invadieron el mar con sus lavas y demás ma- 
teriales en la parte inmediata á la base occidental de los Ajaches^ 
alejando la costa hasta sus límites actuales. 

Si se tiene también en cuenta que buena parte de la planicie 
costera de Rubicón, desde el mar hasta el pie mismo de lo& 
Ajaches está libre por completo de lavas, y que su igualada su- 
perficie elévase actualmente más de una veintena de metros so- 
bre el mar, y principalmente que junto á la base W. de las mon- 
tañas hemos encontrado areniscas de cemento calizo, de granos 
gruesos redondeados y constituidos por diversidad de materia- 
les basálticos y fragmentos de caparazones de moluscos, tendre- 
mos que admitir que se trata de una costa levantada, cuyo mo- 
vimiento fué la causa de que el mar se retirase del pie de la ver- 
tiente occidental de los Ajaches; movimiento por otra parte del 
que hay pruebas más claras en otras islas, pues se apoyan en 
datos deducidos de la presencia de fósiles marinos, según traba- 
jos y observaciones de Lyell, Hartung, Calderón y otros. Este 
movimiento negativo, que Suess, en virtud de abundantes datos 
hace extensivo no sólo al archipiélago canario, sino á las otras, 
islas del Atlántico oriental y á la costa occidental de África, se- 
ría el que aisló del mar el macizo del Sur. La formación del vol- 
cán Atalaya, adosado á su vertiente occidental y del de Montaña 
Roja, contribuirían también con sus materiales al mismo efecto. 
Frente al acantilado de Famara, sobre la plataforma sumergida,, 
brotarían los volcanes generadores de la inmediata isla Gracio - 
sa, formada la cual, encauzando las arenas calcáreas de origen 
marino, dieron lugar á la playa que existe al pie del acantilado y 
le resguarda ya de los violentos embates del oleaje. 

Por lo tanto, pueden distinguirse en la historia de los macizos 
componentes de los núcleos de Lanzarote tres épocas: I.*, emi- 
sión de los basaltos en mantos y constitución de los macizos; 2.% 
destrucción parcial de éstos por la acción del oleaje; 3.^, movi- 
miento de elevación de la isla, que los aisló ó defendió de la ac- 
ción destructora del mar. 



(57) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 163 



CAPÍTULO III 
Serie antigua de la formación volcánica explosiva. 

I 

DESCRIPCIÓN OROGRÁFICO-GEOLÓGICA 

Caractei-es generales de la formación — Distribución de los volcanes por 
alineaciones y grupos. — Alineación Blanca-Guardilama y mal-país de 
Tías. — Grupo de San Bartolomé y mal-país procedente del grupo. — 
Alineación de Las Vegas y de La Geria. — Volcanes antiguos de la ali- 
neación de Timanfaya. — Alineaciones del W. y volcanes de la costa de 
Betancores. — Alineación de Tamía. — Alineación Timbaiba-Tinajo. — 
Grupo de Soó y mal-países de la costa de barlovento. — Volcanes Mon- 
taña Roja y Atalaya.— Volcanes del macizo de Famara. 

Los macizos, y especialmente la plataforma basáltica de que 
antes hicimos mención, sirven de asiento á numerosos volcanes 
cuyos cráteres y conos, formados por lavas, escorias y lapillis, 
indican su naturaleza explosiva y los fenómenos de proyección 
que en ellos han tenido lugar. Sus lavas en superpuestas corrien- 
tes, y sus lapillis acumulándose en sucesivos mantos con gran- 
des espesores, no tan solo han cubierto casi por completo á la 
vieja plataforma basáltica, sino aumentado grandemente la 
extensión de la isla. 

El orden más natural para describir los volcanes es, induda- 
blemente, el de su antigüedad relativa, y así lo haremos, estu- 
diando en la formación explosiva primero los de la serie antigua 
y después los de la serie moderna, en donde á continuación de 
los de fecha desconocida, describiremos los producidos por las 
erupciones de los siglos xviii y xix. Pero dentro de la serie antigua , 
en la imposibilidad de llegar al conocimiento de la relativa edad 
de cada uno de los volcanes, los describiremos por alineaciones 
y grupos, según están distribuidos en el siguiente cuadro que 

Mem. R. Soc. esp Hist. nat., vi, 1909. 



j64 e. h. -pacheco (58) 

comprende todos los volcanes de la serie antigua, incluso algu- 
nos, como Bermeja, Bermeja de los Islotes y Halcones, que en- 
lazan la serie antigua con la moderna. 

Región central. — Alineación Blanca-Gitar dilama. — Arrum- 
bada ai E. 20° N. Comprende los volcanes Tahiche, Maneje, 
Rosa, Emine y ^Montaña Blanca; Tesa, Montaña Bermeja, Vegas 
V Medinilla; Montanas Asomada, Gaida, Guardilama, Lomas del 
Cura y de la Casa y Riscadero. 

Grupo de San Bartolomé. — Constituido por los de Guatisea, 
La Caldereta, Caldera Llana, Caldera Honda y Los Morros. 

Alineación de Las Vegas y de La Geria. — Paralela y al Norte 
de la primera, estando incluidos en ella los volcanes Sobaco, 
Montaña Negra, Testeina, Caletón y Peña Palomas, Diama, Chu- 
padero, Mojón, Mesa y Miguel Ruiz. 

Alineación de Timanfaya. — Dirigida al E. 15° N. y á la que 
pertenecen de la serie antigua los de Montaña Cardona, Ortiz, 
Rodeos, Santa Catalina, Miraderos y del Fuego, y al Norte de la 
alineación, aunque próximo á Santa Catalina, el volcán Tingata. 

Alineaciones del W. — Una formada por las montañas volcáni- 
cas de la Mancha, Caldera de la Vieja Gabriela, Chozas y Ber- 
meja del Charco. Otra por los volcanes Tremesana, María Her- 
nández, y del Islote de la Vieja y el del Golfo. Finalmente, una 
tercera, en cierto modo prolongación hacia el W. de la de Ti- 
manfaya, pero, al parecer, más moderna y constituida por tres 
volcanes, que son: Montaña Encantada, Pedro Perico y Juan 
Perdomo. Como apéndice á esta alineación, describiremos dos 
volcanes, no muy antiguos, de la costa Betancores, llamados 
Halcones y Bermeja de los Islotes. 

Alineación de Tamia. — Sus volcanes son Tamia, Meseta, Ti- 
salaya. Quemada, P^ilete, Tabaiba, Coruja, Caldera Amaro y Cal- 
dera Blanca de Perdomo. 

Alineación Timhaiba-Tinajo. — En esta incluímos los de Tim- 
baiba. Liria, Tinache, Tinajo, Tilama y Tenazar. 

Grupo de Soó y zwlcanes próximos. —Además del de las Lomas 
del Cuchillo y Mosta, que parecen de época distinta, existe en la 
costa de barlovento el grupo de Soó, formado por los cráteres 
y montañas llamadas Meseta, Pico Prieto, Montañeta, Caldera, 



(59) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 1 65 

Trasera, Chica y Cabera. Más moderno es el v^olcán Bermeja, 
medio derruido por la erosión marina, no lejos de Tinajo. 

Región del Sur. — Montaña Roja. — Forma un solo volcán 
aislado en la llanura del extremo Sur de Lanzarote. 

Volcanes de los Ajaches. — Además del gran volcán Atalaya, 
mencionaremos otras pequeñas ele\aciones con cráter sobre el 
viejo macizo basáltico. 

Región del Norte. — Grupos costeros al Este de Faniara. — 
Aquí incluímos el grupo de Saga, Tinamala, Guenia y el de 
(luatisa. 

Volcanes del Sur del macizo de Famara. — En donde se elevan 
Guanapay, Las Canteras y Uhigue. 

Grupo de Los Heléchos. — Constituido por los cráteres Que- 
mada, Heléchos y Caldereta. 

A la serie explosiva antigua corresponde la formación de las 
Isletas; sin embargo, por constituir islas distintas las estudiare- 
mos después que Lanzarote. 

Isla Lobos. — Sólo comprende un \'olcán que la ha originado: 
el llamado de Lobos. 

Isla Graciosa. — Ha sido formada por cuatro volcanes, que 
son los de Montaña Amarilla, Mojón, el grupo de las Agujas y 
Montaña Bermeja. 

Isla Clara. — Es producto también de un solo volcán. 

Isla Alegranza. — Constituida por tres volcanes: La Caldera, 
Lobos y Rapadura. 

El Roque del Este. — Formado por un volcán, cuyo cráter está 
muy derruido por los embates del mar. 

Resultando, por lo tanto, en Lanzarote y las Isletas la gran 
cantidad de un centenar de volcanes que erupcionaron en un 
periodo de tiempo probablemente largo, pero desde una época 
en que ya estaba establecido el actual régimen de vientos, según 
explicaremos más adelante. A estos volcanes hay que añadir los 
de fecha histórica. 

Alineación de Blanca-Guardilama. — Es la más extensa de 
la isla, constituyendo con los Ajaches la serie de picos cónicos 
que se extiende á lo largo de la isla y que se perciben como linea 
de alturas de Lanzarote vista desde el mar por el Sur y el Este. 

Mein. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1909. 



l66 E. H. -PACHECO (6o\ 

La alineación que vamos á describir limita hacia la costa de so- 
tavento la meseta central de la isla, llena de lavas modernas, 
teniendo su análoga hacia la de barlovento, en la de Tamia, en 
cuya cara interna se ha detenido el gran campo lávico de Ti- 
manfaya. La fotografía representada en la lámina vii es una vista 
panorámica de parte de la alineación que nos ocupa. 

Comienza la alineación por el Este con la montaña de TahicJic 
(fotog. IV de la lám. vi), que se eleva aislada en la llanura exten- 
dida entre Arrecife y Teguise, al Este del río de lava que, salien- 
do del campo de Timanfaya, desembocó cerca de Puerto Naos. 
En su base NW. está el poblado de Tahiche, á l6o metros sobre 
el mar, elevándose la montaña otros l6o sobre las casas, lo cual 
la da una altitud absoluta de 320 metros. Las vertientes meri- 
dionales y las cumbres, son de lapilli y escorias, cementadas su- 
perficialmente, formando una costra, rota la cual, aparecen los 
lapillis negros y sueltos que los campesinos extraen para cubrir 
los campos de cultivo con una capa de unos cuantos centíme- 
tros, aumentando así el poder absorbente y retentivo que las 
tierras ejercen respecto al vapor acuoso de la atmósfera. Las 
vertientes del N. y NE. son de lava rojiza, la cual forma un to- 
rrente que, descendiendo del cráter, se ha desparramado por la 
llanura formando un mal-país ya muy erosionado y destruido 
que, desde la base de la montaña, se va ensanchando hacia la 
costa, donde alcanza una extensión longitudinal de más de 5 ki- 
lómetros. El cráter está cerca de la cumbre, originando una 
cuenca poco profunda y de fondo terrizo á causa de los arrastres, 
ampliamente abierto hacia el NNE. y dividido por un lomo de 
lavas en dos porciones que semejan dos cráteres. Hacia el SSW. 
del cráter se eleva la mayor altura de la circunvalación, formada 
por lapilli y escorias conglomeradas y cementadas entre sí. 

La descripción que Hartung hace de esta montaña, coincide 
más con la próxima de la Rosa, lo cual hace suponer una confu- 
sión de nombres. Tampoco coincide la descripción que Sapper 
hace, transcribiéndola de los apuntes de Simoni, con lo que yo 
observé é interpreté. 

A la otra margen del río lávico del siglo xviii se alza el vol- 
cán Maneje, con 298 metros de altura sobre el mar, según Si- 



(6 i) estudio geológico de lanzarote y de las isletas canarias 167 

moni. Se trata de una montaña también aislada, que parece for- 
mada de tosca y que presenta la figura, muy frecuente en Lan- 
zarote, de un cono anchamente excavado del ápice á la base, 
resultando el volcán de típica hechura semilunar ó en herradu- 
ra, abierto hacia el NNE., estando la depresión crateriana en la 
base y apenas señalada. 

El grupo volcáitico de la Rosa está situado á unos dos kiló- 
metros escasos á Poniente, constituido por la montaña de la 
Rosa, y un conjunto de lomas y cerretes de grandes bloques 
basálticos, situados delante, elevaciones que enlazándose unas 
con otras se extienden desde la montaña principal hasta cerca 
de la de Maneje. En una de estas colinas, conocida por las Lo- 
mas de Sonsama, existe una edificación formada por enormes 
cantos, al modo de las construcciones llamadas ciclópeas; de 
ella sólo quedan los cimientos y algunos escasos restos de muros, 
y es designada en el país como las ruinas del palacio de los an- 
tiguos re3'es guanches de Lanzarote. 

La montaña de la Rosa, con una altitud de 342 metros, pre- 
senta un ancho y profundo cráter elíptico cerrado por todos la- 
dos, y al cual le asigna Simoni una profundidad de 1 67 metros; 
su fondo, casi plano, está con\'ertido en campo de cultivo de 
cereales, y sus vertientes, de toba, inclinadas de 20 á 40°, apa- 
recen surcadas por estrías y pequeños barrancos de erosión. Un 
pequeño cono en media luna existe en lo alto de la ancha cir- 
cunvalación del Sur, y otro cráter en herradura está situado en 
el extremo \\ . de la montaña, abierto hacia el Norte y con su 
fondo ocupado por las arenas voladoras del jable. 

Rodea á la montaña un terreno muy pedregoso, formando 
irregulares y bajos relieves de lavas que surgieron de la monta- 
ña, sin poderse fijar claramente sus sitios de salida, lavas que se 
expansionaron hacia el Sur, y dieron lugar, análogamente á las 
de Tahiche, á un mal país, muy alterado y descompuesto, que 
llega hasta Arrecife y se extiende por la costa hasta más allá 
de Puerto de Naos. Las lomas de Sonsama quizás correspondan 
á los sitios por donde surgió lava muy viscosa que daría lugar 
en los lugares de salida á acumulaciones de bloques que forman 
las colinas mencionadas. 

Mem. K. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1909. 



l68 E. H. -PACHECO (62) 

La montaña Eniine ó de la ]\I¡na, como la llaman frecuente- 
mente por corrupción del primitivo nombre, tiene una altura 
de 445 metros sobre el mar; es el volcán más próximo á Arre- 
cife y el que sigue á Rosa en la alineación que venimos estu- 
diando. Se eleva aislada en medio del jable, cuyas blancas are- 
nas la rodean por su base y ascienden hasta el primer tercio de 
su altura. Tiene la montaña un contorno elíptico con una esco- 
tadura en el extremo septentrional correspondiente al cráter» 
estando el eje dirigido de NNE. á SSW., ó sea en la dirección 
del viento dominante. Las pendientes son muy abruptas, de tal 
modo que sólo es accesible la montaña por la vertiente meridio- 
nal, pues sus flancos ofrecen una cuesta superior á 40° y escurri- 
diza á causa de las costras de liqúenes; sobre todos el talud del 
Norte es empinadísimo, encontrándose hacia este rumbo y en la 
base la depresión crateriana, poco profunda y abarcada por las 
prolongaciones en herradura que descienden desde la cúspide, la 
cual, como la arista de las dos ramas que abarcan al cráter, pre- 
senta un reborde de lavas rojizas. Adosada al cono culminante, 
se extiende hacia el SSW. una loma de tosca formada por la 
cementación de los lapilHs y escorias que fueron lanzadas del 
cráter y que el viento acumuló en la dirección opuesta á la que 
soplaba. Entre los lapillis se encuentran numerosos cantos de 
olivino granudo de tamaño variable, en general, desde el de una 
avellana al de una nuez. 

Muy próxima á la alineación, aunque no por completo dentro 
de ella, está el interesante grupo de San Bartolomé, que estu- 
diaremos independientemente. De él ha salido el extenso campo 
de lava cubierto imperfectamente por el jable y que cerca de 
Arrecife es cortado por la carretera á Yaiza en una extensión 
de tres kilómetros. 

Montaña Blanca, que se eleva en majestuoso cono (fotog. ni 
de la lám. vi), parece la mayor de la isla á causa de su esbeltez 
y á alzarse aislada; en el mapa de Sapper figura con una altitud 
de 578 metros. 

Debe su nombre al color gris de sus laderas, formadas por to- 
bas de proyección y cubiertas por escurridizas costras de liqúe- 
nes. El cráter en esta montaña está situado cerca de la cumbre 



(63) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 1 69 

á más de los dos tercios de la altura relativa, abierto en herra- 
dura hacia el NNE. : sus paredes y cumbre de la montaña pa- 
recen de lava vistos con auxilio de los gemelos desde las altu- 
ras más próximas. El fondo del cráter está plantado de liigue- 
ras que verdean y destacan del tono ceniciento de la montaña. 
Numerosas ranuras de erosión descienden desde la aguda cúspi- 
de por las laderas inclinadas 40° hasta la vieja plataforma basál- 
tica sobre que se asienta, también surcada de barrancos radiales 
que se pierden en la llanura situada hacia la costa. 

Un bajo puerto, el de Conil, separa Blanca de los cráteres 
menos elevados que continúan la alineación. El más próximo es 
el de montaña Tesa ó de Con;/, que figura en la carta de Sapper 
con 480 metros; es una montaña en tronco de cono, con una 
gran depresión crateriana convertida en campo de cultivo, com- 
pletamente rodeada por una circunvalación de lavas y escorias,, 
estando hacia el NE. el punto más bajo y al SA\'. la cúspide. 
Junto á Tesa está Bermeja, con 435 metros de altitud absoluta 
y unos 120 relativa. vSegún Simoni presenta dos cráteres: uno 
abierto al NE. y otro al N., separados únicamente por un pare- 
dón de lava. De ambos parece haber fluido lavas, que probable- 
mente habrán contribuido á formar el mal-país de Tías. 

A continuación de Bermeja y antes de la depresión del Puer- 
to de Tegoyo, que interrumpe la alineación montañosa, existe 
un cráter sumamente derruido y con circunvalación muy baja,, 
de unos 50 metros, anchamente abierto al NNE. en forma de 
media luna y de unos 300 metros de amplitud: es la caldera de 
Medinilla ó Menilla. En lo alto del Puerto de Tegoyo existe 
junto á Medinilla otro cráter pequeño, de pared crateriana baja, 
ampliamente abierta en media luna al NE. y lavas del siglo xviii,. 
que es el que figura en mi mapa con el nombre de Vegas. 

De estos cráteres ó de grietas situadas hacia su base deben 
haber salido las lavas que se extienden hacia el mar formando 
el irregular mal-país de Tías, que si bien está muy destruido,, 
no alcanza el grado extremo de erosión que los descritos cerca 
de Arrecife. Este campo lávico avanza desde la base de las 
montañas al mar. Su anchura es por término medio de cinco á 
seis kilómetros, estrechándose hacia las montañas de donde pa- 

Mem. R. Soc. esp. Hist. uat., vi, 1909. 



170 E. H. -PACHECO (64) 

rece surgir, cerca de las cuales está cubierto en grandes trayec- 
tos por capas de tobas de proyección y ensanchándose hacia la 
costa, dejando sin cubrir porciones más elevadas del terreno, 
como, por ejemplo, el gran islote elíptico sobre el que están edi- 
ficadas la mayor parte de las casas de Tías, territorios que se 
acusan de lejos por su color más claro. Forma el mal-país en 
cuestión tres ramas principales: la más oriental, que al principio 
pasa por la base Sur de Blanca y después cruza la carretera, 
presenta poca anchura; otra rama más ancha rodea junto á la 
carretera la colina de lava más antigua de Tegala, y la tercera, 
que es la más irregular, llega hasta el fondeadero de la Tinosa 
y tiene su límite occidental junto al brazo de lava reciente que 
pasa tocando á Maches. 

El ya citado puerto de Tegoyo interrumpe la alineación con 
una depresión estrecha. En sus vertientes se han acumulado las 
cenizas y lapillis antiguos, dando lugar á una toba que forma 
grandes lastrones, y fácil de exca\'ar, y en la cual se han labrado 
algunas pequeñas habitaciones. La fotografía 3.^ de la lámina ix 
da ¡dea de las grandes costras de toba que componen las laderas 
del puerto de Tegoyo. Un barranco profundo, que daba salida á 
las aguas de la meseta de Timanfaya, sirvió de paso á las lavas 
de la gran erupción del siglo xviii, apareciendo en ciertos tra- 
yectos el cauce del barranco lleno de ellas. 

Entre los puertos de Tegoyo y Uga la alineación adquiere su 
máximo desarrollo, enlazándose los conos por sus bases y com- 
poniendo una verdadera sierra de volcanes. El primero es el de 
la Asomada, con forma de media luna de puntas tan abiertas, 
que el cráter está completamente falto de pared hacia el NNE. La 
cúspide de la circunvalación se halla situada al SSW., y en ella 
señalaba el barómetro 410 metros de altitud. 

Todo el reborde cratérico es de lavas rojizas y las pendientes 
de la montaña de capas de tosca, con algunos lechos delgados 
de cenizas en parte convertidas en productos arcillosos. 

Gaida, que sigue á continuación, alcanza una altitud de unos 
500 metros. Su cráter, de circunvalación completa, está situado á 
los 440 metros; tiene una profundidad de 30, y como todos los 
que no son en exceso pedregosos, está destinado al cultivo 



Mem. de la R. Soc. Esp. de Hist. Nat. Tomo VI.— Lam. VI. 




VOLCAN GUANAPAY 




VOLCAN TIMBAIBA 




VOLCAN MONTANA BLANCA, DESDE EL SUR 




VOLCAN TAHICHE, DESDE EL NORTE 



Clichés E. H.-Pacheco, 



(65) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS I71 

merced á la gran cantidad de agua que recogen en la corta 
temporada de lluvias y humedad que por lo tanto conservan; 
la montaña Gaida está constituida por capas de lava y de toba, 
las primeras, de tonos rojos. Son muy abundantes los núcleos de 
olivino, ofreciendo la particularidad de presentarse transforma- 
dos en gran parte en hematites. El Sr. Pereyra, que los ha ana- 
lizado químicamente, ha encontrado en ellos hasta un seis por 
ciento de hierro. 

Un pequeño puerto á los 430 metros de altitud separa esta 
montaña de Guardilama, la mayor de la alineación, por cuan- 
to se eleva á 594 metros según Simoni. Al NW. de la cumbre 
está situado el cráter, el cual es elíptico, poco profundo, de unos 
600 metros de largo por 400 de ancho, coincidiendo el eje ma- 
yor con la alineación general de la sierra. 

El punto más bajo de la circunvalación está al nivel del puer- 
to y hacia el NNE. En el alto talud que por uno de los lados 
circunda el cráter se aprecia claramente la doble pendiente in- 
terna y externa que formaron las cenizas, lapillis y escorias al 
ser lanzadas del cráter y acumularse á su alrededor originando 
la montaña. 

Las lavas de Guardilama ofrecen la particularidad de ser de 
un color grisáceo bastante más claro que las de los restantes vol- 
canes de la serie antigua; algunos fragmentos de lava esponjosa 
presentan la porosidad, coloración y aspecto de la pumita, si 
bien no puedan referirse á esta especie litológica las lavas basál- 
ticas del Guardilama. Además de este carácter se observa en sus 
pendientes la alternación de capas de toba de lapilli con capas 
de cenizas de algunos centímetros de espesor. Quizás á la presen- 
cia de estas cenizas, convertidas en capitas arcillosas impermea- 
bles, deban su origen los varios manantiales que brotan en la 
base de la montaña, entre los cuales, según el Sr. Pereyra, dos 
son los más importantes, pues si bien su caudal es pequeño, per- 
sisten todo el año, brotando el uno hacia la base Norte del puer- 
to que separa Gaida de Guardilama, en el paraje llamado Barran- 
co del Obispo, y el otro en la vertiente marina, en el sitio de la 
Asomada. 

En la base Sur de la montaña existe una colina alargada cuya 

Mera. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1909. 11 



172 E. H. -PACHECO (66) 

naturaleza litológica no hemos reconocido. Desde ella se extien- 
de hasta el mar una llanura de mal-país sumamente descompues- 
to, comprendida entre el brazo de lava reciente de Maches y las 
proximidades del barranco del Quiquere, que nace en la gargan- 
ta que separa Guardilama de la siguiente montaña. Este mal-país 
parece aún más antiguo que el de Tías y quizás proceda del mis- 
mo Guardilama, cuestión difícil de resolver (como la mayor par- 
te del origen de los mal-países de Lanzarote) porque las arenas 
negras que llovieron cuando la erupción de 1730 cubren en gran 
parte estas montañas. Más al W. del barranco del Quiquere se 
extiende hasta los Ajaches la llanura tobácea de Temuime, se- 
mejante á la de Guasimeta, situada esta última entre el mal-país 
cubierto por el jable y el de Tías. 

Una ligera depresión separa Guardilama de Tinasoria, mon- 
taña elevada unos 490 metros, con un ancho y poco profundo 
cráter cuya pared oriental es bastante más baja que la occiden- 
tal y con el fondo cubierto de espesa capa de arenas negras y 
plantado de higueras y vides. El reborde cratérico es de lavas, 
densas y compactas. 

Una ancha loma, también cubierta de lapilli cultivable, con- 
tinúa la alineación, existiendo en ella una pareja de pequeños 
cráteres abiertos al NNE. que me designaron con el nombre de 
Loynas del Cura. Detrás de ellos otro volcán mayor, la Montaña 
de la Casa, también con cráter al NNE., termina la alineación 
hasta el bajo puerto de Uga. 

Al otro lado de este puerto, por donde pasa la carretera 
de Arrecife á Yaiza, un último volcán continúa la alineación, la 
Montaña del Riscadero, adosada á los Ajaches, en la terminación 
de la serrata Meseta. Es un monte elevado, de pendientes abrup- 
tas y al parecer constituidas principalmente por lavas, de cráter 
bajo, y circunvalación en herradura, muy cerrada al NE. 

Grupo de San Bartolomé. — El grupo volcánico de San Bar- 
tolomé está situado entre los volcanes Emine y Blanca de la ali- 
neación descrita, fuera de fila, un poco hacia el Norte. Es uno d(- 
los más característicos de la isla y que mejor da idea por la di- 
versificación de sus volcanes de los distintos fenómenos erupti- 
vos que se han realizado en Lanzarote, 



(67) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 1 73 

Componen el grupo, que por estar situado junto al pueblo de 
San Bartolomé le damos este nombre, la empinada montaña Gua- 
tisea, formada por la acumulación de lapilli componiendo una 
elevación de 5 30 metros de altitud en herradura con la entrada 
al Norte. En lo más interno de^Ja concavidad existe una ligera de- 
presión crateriana, delante de la cual se prolonga una profunda 
cañada formada primero por las puntas de Guatisea y más adelan- 
te por una loma alargada que constituye el flanco del W. y un gru- 
po de colinas craterianas el del E. La cañada se llama El Cauón^ 
la loma Los Morros, y las colinas que son tres, dos muy juntas, 
Caldera Honda la más próxima á Guatisea y Caldera Llanaldi más 
alejada, designándose con el nombre de La Caldereta á la terce- 
ra, separada de las anteriores unos 300 metros hacia el Saliente. 

Describiremos los volcanes en orden inverso á como los he- 
mos mencionado: La Caldereta^ con 325 metros- de altura, es un 
cerrillo cónico, obra de la acumulación de lapilli y capas de lava, 
que presenta una profunda escotadura abierta á Levante. El 
fondo deprimido de esta escotadura es el pico del cráter ocupa- 
do por escorias y cantos sueltos de lava, lo suficientemente alte- 
rados para alim.entar una plantación de chumberas que lo ocu- 
pan por completo. 

Caldera Honda y Caldera Llana son dos cráteres perfecta- 
mente conservados. La altura culminante del primero alcanza á 
400 metros y á 370 la del segundo. Su forma es la de un. tronco 
de cono de poca altura, con una gran excavación central pro- 
funda, y tan ancha con relación al diámetro de las montañas, 
que las vertientes forman únicamente un anillo alrededor de la 
abertura crateriana, terminando en la parte superior por una 
cresta circular aguda, muy bien conservada y entera la de Cal- 
dera Honda y con mellas la de Caldera Llana (fig. I.^, lám. viii). 
Ambas montañas están tan próximas, que parte de una de las 
paredes es común. Ambos cráteres se componen únicamente de 
capas de lava, superpuestas, por lo general densa y compacta 
y con una inclinación hacia el exterior de 30 grados; capas que, 
vistas desde el interior del cráter, aparecen como horizontales, 
formando las paredes escarpas casi verticales, ó por lo menos 
muy rápidas (fig. 2.^, lám. vm). El fondo de los cráteres alcan- 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1909. 



174 E. H -PACHECO (68) 

za una profundidad de unos 50 metros en Caldera Honda y unos 
30 en Caldera Llana; el de este aparece casi plano, cubierto 
por detritos y fragmentos de lava, entre los que crece tal cual 
higuera achaparrada. 

Todas las cercanías de los coaos están plagadas de bombas 
volcánicas, de tamaño variable, desde unos cuantos á 20 centí- 
metros, siendo en general alargadas, fusiformes, con los extre- 
mos retorcidos, ó esféricas y frecuentemente con una cintura ó 
reborde lávico, notándose en los que se hallan rotas, un núcleo 
esponjoso envuelto por una costra más compacta. 

La montaña Guatisea, ya se ha dicho alcanza 530 metros de 
altura y está formada por enorme acumulación de escorias y la- 
pillis, cementados por presión y formando en la superficie gran- 
des costrones, existiendo escasos cantos de olivino, de los que en 
tan gran cantidad se observan en Emine. La ascensión es pe- 
nosa, por lo abrupto de las pendientes. La altura sobre la llanu- 
ra excede de los 200 metros. 

Los Morros es una loma alargada, alta 390 metros, situada en 
la prolongación de la rama Norte de Guatisea, formada por lava 
negra, muy compacta y tenaz, en espesos mantos horizontales ó 
poco inclinados, que parecen corresponder á una gran acumula- 
ción in siU-i de basaltos surgidos por alguna abertura tapada por 
las mismas lavas. 

Todos estos territorios están cubiertos, especialmente hacia 
los bordes del Norte, por lapiUis de la erupción de T730 á 1 736. 
La corriente de lava moderna, que De Buch indica como salien- 
do de este grupo , no existe en realidad ; sin duda, el gran geó- 
logo se engañó por el aspecto negruzco que presentan Los Mo- 
rros y por la inflexión que junto á esta colina forma el brazo de 
lava destacado del gran campo de 1 7 30-36. Ya Sapper, en su 
trabajo geográfico sobre Lanzarote, pone en duda la existencia 
de tal corriente lávica moderna. 

Pero si el grupo de San Bartolomé no ha emitido lava en tiem- 
pos históricos, se comprende que de él procede el viejo mal- 
país, situado entre el que parece surgir de la montaña de la Rosa 
y el de Tías, al Sur de Tesa-Bermeja. La corriente se extiende, 
á partir del grupo, por todo el diseminado caserío de San Bar- 



(Óg) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 175 

tolomé, edificado sobre ella: llega á la base de Emine, y chocan- 
do con esta montaña, que estaría ya edificada, se divide en dos 
ramas: Una marcha hacia la costa, formando primero una banda 
de unos 6oo metros, que á poco se ensancha hasta tres kilóme- 
tros y se dirige al Sur, avanzando hacia el mar, señalándose su 
borde NE. próximo á la carretera de Arrecife á San Bartolomé 
y llegando cubierta por las arenas del jable hasta la costa situada 
al Poniente de la capital. Todo este mal-país se distingue muy 
bien desde cualquier altura, merced á los grandes montones que 
los labradores han edificado reuniendo los cantos sueltos para 
aprovechar el terreno como campo de cultivo. 

La otra rama, cuyos contornos son difíciles de deslindar, bor- 
dea la base de Emine por el Norte y avanza bajo el jable, por 
delante de esta montaña y las próximas de la Rosa, hasta quedar 
limitado por la negra corriente del siglo xviii; pequeñas cúpulas 
señalan el mal-país entre las blancas arenas del jable. 

Alineación de Las Vegas y de la Geria. — Las montañas 
volcánicas que vamos á describir, no constituyen todas una ali- 
neación bien definida, por cuanto las dos más importantes, So- 
baco y Negra, se salen de la fila, por lo que las consideramos 
como independientes de las demás, adoptando una dirección pa- 
ralela al Norte de Blanca-Guardilama. Resulta de esta disposición, 
que entre ambas alineaciones queda un ancho valle longitudinal, 
tapizado por los lapillis del siglo Xi'^iii, los que cubren con su 
negro manto el valle, las montañas de la alineación que estudia- 
remos, y las vertientes Norte de las estudiadas. 

La montaña de Sobaco, nombre primitivo de la que Sap- 
per designa en su mapa con el de Juan Bello, está situada al 
NW. del grupo de San Bartolomé, en el centro de la isla, y en 
cierto modo en la pi-olongación hacia el Saliente de la vieja ali- 
neación de Timanfaya, en un alargado islote respetado por las 
lavas del siglo xvui, y cubierto de arenas negras plantadas de 
viñedo. En el extremo SW. del islote se eleva la montaña, ofre- 
ciendo dos ramas en ángulo agudo, de las cuales la del Sur, se 
prolonga más que la del Norte, á cuya forma alude quizás el 
nombre de la montaña. En el Ibndo del ángulo existe un cráter 
de fondo somero, anchamente abierto hacia el WNW., disposi- 

Mem. R. Soc. esp. Hlst- nat-, vi, 1909. 



I 70 E. H. -PACHECO (70) 

ción excepcional en Lanzarote. Es circular, de unos 400 metros 
de ancho, estando el sitio más bajo de la circunvalación hacia el 
rumbo mencionado y el culminante de la montaña al opuesto, á 
unos 25 metros más alto, mientras que el fondo lo estará á unos 
1 5 más bajo. La altura sobre el mar de su cumbre la estimamos 
en 580 metros y en 65 la relativa sobre el mal-país moderno de 
la base del islote. Su constitución litológica se reduce á lavas 
rojizas, casi exclusivamente. 

La Montaña Negra se eleva aislada en medio del campo lá- 
vico reciente; debe su nombre al manto de lapilli, que el viento 
acumuló sobre ella durante la gran erupción de 173O á 36. 
Afecta una forma cónica perfecta, á modo de un gran montón 
de trigo (véase la fotog. 2.^ de la lám. xii), divisándose en lo alto 
y cerca de la cúspide, vista desde el Norte, una escotadura, en 
donde existe el cráter con su circunvalación abierta hacia el 
NNE. y ocupado su fondo por algunas higueras que prueban la 
antigüedad remota de la montaña, á pesar de su cubierta de ne- 
gros lapillis, extraños al volcán. No hemos realizado medición 
alguna de esta montaña, pero creemos tenga una altitud supe- 
rior á los 400 metros. 

Las montañas cratéricas que siguen á continuación, forman la 
serie paralela á la de Blanca-Guardilama, sirviendo de límite por 
el Sur, como se aprecia en el mapa, al gran campo lávico de 
Timanfaya. En el valle, situado entre ambas alineaciones, están 
los poblados de Las Vegas y de La Geria, que nos sirven para 
designar una alineación que hemos recorrido incompletamente. 

Comienza por la montaña Testcina, que aunque más baja que 
la Negra, ofrece de común con ella el conjunto de sus caracte- 
res en cuanto se refieren á su acentuada forma cónica, á estar 
cubierta de lapillis negros y á presentar un pequeño cráter en 
lo alto orientado frente á la dirección del viento dominante. 

Cerca del puerto de Tegoyo existen dos pequeños volcanes: 
Caletón y Peña Palomas. Ambos tienen forma de herradura, 
con su cintura de lavas rojizas y cubiertos por los negros lapillis, 
alcanzando una altura relativa de tan solo 25 á 30 metros. El pri- 
mero está ampliamente abierto al NE. y el segundo al NNE. ; la 
lava moderna casi los rodea, introduciéndose entre ambos. 



(7 i) estudio geológico de lanzarote y de las isletas canarias 177 

Dos montañas cónicas, con una gran escotadura hacia la di- 
rección del viento, son Diama y Chupadero^ que siguen á los 
dos pequeños volcanes descritos. Se presentan aisladas frente á 
Guardilama y Tinasoria; están también cubiertas de arenas ne- 
gras y al parecer ofrecen una altura de un centenar de metros, 
siendo Diama la mayor de ellas. 

Más próximas á Yaiza y Uga se alzan otros dos conos, también 
aislados y con el aspecto y configuración de las anteriores, si 
bien más pequeños y completamente rodeados por el campo lá- 
vico; conos, que según informes recogidos, llevan los nombres 
•de Montana de la Vieja y Montaña de Mesa. 

Al otro lado de Uga y á la salida del valle de Fenauso, per- 
teneciente á los Ajaches, existe un pequeño cono abierto en 
arco hacia el NE., que me designaron con el nombre de Mon- 
taña de Miguel Ruiz. 

Las lavas surgidas de todos estos cráteres ó de sus inmedia- 
ciones, están cubiertas por el gran montón lávico del centro de 
la isla. En cuanto á sus lapillis, acumulados detrás de las monta- 
ñas, en los territorios de Las Vegas y La Geria, están á su vez 
tapados por las arenas negras más modernas, según parece de- 
ducirse de la constitución de las capas que forman el subsuelo de 
estos sitios, apreciados en la apertura de un pozo de Las Vegas. 

Alineación de Timanfaya. — En esta alineación, situada en 
■el centro de la isla y arrumbada al E. 20° N., es en la única en 
que se observa claramente la obra de fenómenos eruptivos, co- 
rrespondientes á dos épocas distintas, una en fecha remotísima y 
desconocida, y otra en el período de 1730 á 36. Antes de la 
erupción última existía una cadena de conos espaciados que for- 
maban la sierra de Timanfaya, cuya elevación y núcleo princi- 
pal estaba en el actual macizo del Fuego. El nombre de Timan- 
faya se aplicaba también á la meseta que se extiende á ambos 
lados de la vieja alineación, ahora cubierta por el extenso man- 
to de lavas y que antes constituía las vegas de Timanfaya, sem- 
bradas de pueblecitos y caseríos, y reputadas como los territo- 
rios más fértiles y productivos de la isla. 

Actualmente, aunque con alguna dificultad, porque los man- 
tos de lapillis y escorias han cubierto las antiguas montañas, al- 

Mem. R. Soc. esp. Hist nat., vi, 1909. 



173 E H. -PACHECO (72) 

gunas de las cuales fueron destrozadas por las explosiones del 
siglo XVIII, puede- reconstruirse idealmente la vieja alineación, 
que es lo que vamos á intentar, fundándonos en el mayor grado 
de alteración' que presentan las lavas antiguas, en la erosión más 
intensa de los cráteres y, sobre todo, en la existencia de vege- 
tación fanerogámica, que no aparece todavía en los materiales 
modernos; además la presencia de manantiales es otro indicio 
de corresponder las montañas en donde brotan á formación an- 
tigua, pues las esponjosas lavas 6 incoherentes escorias y lapillis 
de las erupciones modernas, son incompatibles con los manan- 
tiales, los cuales, aunque aparezcan á veces en el campo de lava, 
en realidad brotan en el viejo suelo de la isla, cubierto allí por 
poco espesa capa de materiales recientes, estando siempre en 
relación^con montañas antiguas. Resulta de todo lo dicho, que 
la alineación de Timanfaya se compone de alternaciones de vol- 
canes de la serie antigua con otros de la erupción del siglo xviiu 
Por ahora sólo señalaremos los primeros, y más adelante des- 
cribiremos los modernos como hemos hecho en las alineaciones 
ya descritas, comenzando la enumeración de los cráteres y mon- 
tañas de Saliente á Poniente. 

Los dos primeros volcanes son Cardona y Ortiz. Consiste 
Cardona en una baja loma en forma de media luna ampliamente 
abierta hacia el NNE. Es el resto de la circunvalación de lava 
de un antiguo y derruido cráter que sería muy ancho. La co- 
rriente de lava moderna ha penetrado en su interior entrando 
por un extremo, rellenando el cráter y saliendo por la otra pun- 
ta de la circunvalación. Al lado está montaña Ortiz, pasando en- 
tre ambos otra corriente de lava en donde existe un corto túnei 
cuyos extremos los han cerrado con una pared, utilizándole 
para encerradero de ganado. El otro volcán, Ortiz, es más pe- 
queño y algo más alto el anterior; su circunvalación tiene tam- 
bién forma de media luna abierta al SE. En el fondo de la 
concavidad cratérica brota una fuentecilla de aguas transparen- 
tes y agradables que persiste todo el año y forma un depósito de 
unos dos metros de hondo por uno y m,edio de lado, tachado con 
lastrones de lava. En otro país, un tan humilde manantial, pa- 
saría desapercibido, pero aquí, donde el agua es escasísima. 



(73) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 1 79 

tiene una gran importancia, y más en el desolado campo lávico 
que rodea por completo á las dos montañitas, á las que cubren 
los lapillis. 

A Poniente existen unas montañas más altas cubiertas tam- 
bién de arenas negras, las cuales no hemos reconocido sino des- 
de lejos, por lo cual es incierto lo que de ellas digamos. Una de 
estas montañas, que nos la designó el guía con el nombre de 
Santa Catalina, ofrece aspecto de cráter hacia Saliente, y en 
forma de alta y alargada loma; en su base existió la aldea de este 
nombre, destruida por las lavas de I730- 

Junto á Santa Catalina está la montaña Rodeos, también, se- 
gún referencias, con vegetación, y junto á ella existió el caserío 
de Rodeos, asimismo destruido en la célebre erupción. 

Cerca del macizo del Fuego se eleva la montaña Miraderos, 
de forma alargada, con unos 500 metros de altitud y 1 30 sobre 
la base del Sur y unos 200 sobre la del Norte- 

La cumbre que es plana y alargada, se extiende en sentido de 
la alineación próximamente medio kilómetro. Esta loma se en- 
corva y se prolonga en una rama corta al Norte, continuada por 
una serie de colinas más pequeñas llamadas Los Miraderos ba- 
jos, que con la loma principal constituyen una herradura muy 
cerrada, con la abertura al NE. El interior está ocupado por las 
lavas modernas, y en el fondo, entre un pequeño grupo de hi- 
gueras, existe una fuentecita protegida y encuadrada por toscas 
paredes de trozos de lava y con agua cristalina, fresca y agra- 
dable, y que, como la de la montaña Ortiz, si bien de escaso 
caudal, persiste todo el año. 

Los Miraderos merecen su nombre, pues desde lo alto se di- 
visa muy bien el extenso campo lávico moderno y los grandes 
boquetes y cráteres rotos por las explosiones de los volcanes 
del siglo xvm. Las vertientes y la meseta de la elevada loma 
están cubiertas por espeso manto de arenas negras formando on- 
dulaciones, al modo de los pequeños surcos que el oleaje y 
la marea dejan en las playas y que aquí son obra del impe- 
tuoso viento del NNE., soplando durante la erupción y depósito 
de los lapillis. En lo alto, y en la vertiente del SW., se recogea 
numerosos cantos de rocas de cimiento lanzados por la próxima 
llem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1909. 



l80 E. H. -PACHECO (74) 

caldera de Fuencaliente, y entre ellos algunos fragmentos de pe- 
queño tamaño que parece corresponder á pizarras sedimentarias, 
cuyos pequeños trozos aparecen requemados por el contacto de 
las candentes la\'as. 

Separado al ^^^S^A^ por un bajo puerto se alzan las Montañas 
del Fuego, centro principal de la?3 erupciones de 1700 á 1 736. Sus 
cráteres y volcanes son numerosos, y el territorio está quebran- 
tado en un grado extremo y destruido por las numerosas abertu- 
ras que en un área muy circunscrita se abrieron, dando salida á 
los productos volcánicos; pero aun así, en medio del caótico ma- 
cizo, pueden reconocerse los restos de la montaña que existía an- 
tes de la gran erupción histórica y que alcanzaría por lo menos 
la altura actual de 525 metros que Sapper asigna á su cima ac- 
tual. El gran cráter del Sur, limitado por el llamado Lomo del 
Azufre y la cresta culminante de la montaña, ahora abierto 
al W. y cuya depresión poco profunda tendrá unos 500 metros 
de larga por 300 de ancha, parece corresponder á un cráter 
viejo, por el cual no surgieron modernamente otros productos 
volcánicos que las emanaciones que han originado las costras sa- 
linas blancas y amarillentas que allí aparecen, y las caloríficas 
que se perciben salen á la elevada temperatura de las grietas si- 
tuadas entre los costrones de requemadas tobas. 

Ya en la base, las lomas situadas al Sur parecen también res- 
tos de la vieja montaña cubiertos por los lapillis modernos, y la 
misma antigüedad tienen algunos derruidos cráteres del N\\\, 
como el señalado con el número xvi en el mapa parcial de 
Sapper. 

De todas las montañas descritas en la alineación de Timan- 
faya, no se perciben las corrientes de lava, ni los campos de to- 
bas de proyección á que darían lugar sus erupciones, pues están 
tapados por las lavas y lapillis modernos; únicamente algunos 
muy pequeños islotillos, situados al Norte del Fuego, parecen 
corresponder á los viejos mantos de lava, y en cuanto á las are- 
nas que el viento alisio acumularía hacia el Sur, están tapadas 
por las modernas hacia La Vega y La Geria, yaciendo su capa 
debajo, como se ha comprobado en la perforación de algunos 
pozos. 



(75) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS l8t 

Aunque en rigor no está situada exactamente en la alineación 
de Timanfaya, sino fuera de fila y algo al Norte, entre el volcán 
de 1824 llamado Tinguatón y el denominado Mazo, por estar 
próximo á la montaña Miraderos, estudiamos aquí el volcán Tin- 
gafa'- es un monte antiguo en forma de herradura muy ce- 
rrada, con poca elevación en sus paredes alomadas y cubier- 
tas lo mismo que la depresión poco acentuada del cráter, por la- 
pillis negros y rojos, de tal modo que si no fuera por algunas 
higueras y matojos que crecen en su interior y por la fuente que 
ocupa el fondo, se creería fué formado por la erupción del si- 
glo XVIII. La montaña tiene forma alargada de S\V. á NE., es- 
tando hacia este último rumbo la abertura, siendo la pared 
del \\'. mucho más baja que la opuesta. De todos modos la mon- 
taña sobresale poco de la llanura de lavas modernas que la ro- 
dea por todos lados. 

Alineaciones del W. — Hacia la costa de Poniente, y ro- 
deados por el gran campo lávico del siglo xviii, existen algunos 
alargados islotes de terreno antiguo en los que se elevan varios 
volcanes dispuestos en tres alineaciones principales, que tienen 
una longitud que en ninguna es muy superior á cinco kilóme- 
tros. Por premura de tiempo sólo hemos inspeccionado con 
cierto detenimiento algunas de estas montañas, habiendo obser- 
vado la mayoría al pasar junto ó cerca de ellas, por lo cual 
nuestros datos dejan á veces en este asunto mucho que desear; 
pero uniendo nuestras observaciones á las de P'ritsch, Sapper, y 
especialmente Simoni, que ha recorrido los cráteres de otras 
montañas, hemos fijado en nuestro mapa la posición de estos 
volcanes, y exponemos aquí su descripción, si bien con mucha 
falta de detalles. 

Las tres alineaciones no parecen corresponder á la misma 
edad, creyendo á juzgar por el aspecto de la última, ó sea la 
más septentrional, y especialmente de las dos montañas aisladas 
y rodeadas por el campo lávico, en la costa de Betancores, que 
son de una edad intermedia entre las de las viejas alineaciones 
ya descritas y las erupciones de fecha histórica. 

Primera alineación del W. ó sierrecilla de Janiibio. — La ali- 
neación más meridional es la que forma el gran islote situado al 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1909. 



l82 E. H. -PACHECO (76) 

Norte de Janubio y que en conjunto corre al NE. en una longi- 
tud de seis kilómetros escasos por cerca de dos de ancho. La 
primer montaña al NE. es la de la Mancha^ que aparece, vista de 
lejos, como una gran colina sin cráter que se une formando arco, 
con la concavidad hacia el NNE., con una mayor elevación, Pico 
Redondo^ señalándose como una herradura abierta al Norte. 

En el centro del islote se alza La Caldera de la vieja Gabriela 
con un pico cónico al Saliente de un gran cráter al WSW., bien 
conservado y de pared baja. 

Sigue á este volcán el de Chozas^ con pequeño cráter, cuya 
parte más baja de la circunvalación se halla á Poniente. Esta mon- 
taña parece corresponder á la que Sapper designa con el nombre 
de «Montaña del Mojón», cerca de la cual ha descrito von Fritsch 
una cueva de lava. 

Junto al mar está la montaña Bermeja del Charco^ que ha sido 
visitada por Simoni y que, á juzgar por su descripción, ofrece 
gran parecido con la del Golfo, estudiada por nosotros. Presen- 
ta un acantilado donde es dado \'er las capas de tobas que inte- 
gran la montaña, alta 112 metros, y en cuya base existen dos 
charcos de agua del mar, restos de las antiguas fronteras de la 
costa, antes de la invasión de las lavas del siglo xviii. El charco 
más pequeño apenas alcanza medio metro de profundidad y 
nunca llega á él la ola, por lo que no contiene animales marinos; 
el mayor presenta más semejanza con el del Golfo. 

En el pie de Bermeja, dice Sapper tomándolo del diario de 
Simoni, se encuentra la Cueva de Bermeja, la cual se extiende 
en parte como hendedura entre las capas de lava y en parte 
como caverna verdadera en revueltas angulares diversamente 
inclinadas, extendiéndose bastante lejos en el interior de la mon- 
taña. Cubren las paredes eflorescencias de sabor salado. 

Segunda alineación del W. — Está formada por volcanes aisla- 
dos, rodeados en su base por los lapillis y lavas modernas del 
Timanfaya. Sus montañas son: Tremesana, la cual calculamos 
por la simple inspección que tendrá una altura de 350 metros. Su 
cráter se abre al NE., encontrándose su fondo, según apreciación 
á simple vista, á unos 50 metros por bajo de su cima. María- 
Hernández, no consignada por Sapper en su mapa, está rodeada 



(77) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 1 83 

por su base, como la anterior, por las lavas de 1730 y cubiertas 
sus laderas por negros lapillis. Es más pequeña y también de 
lavas rojizas y cráter al NE. 

Tampoco figura. en la carta del sabio profesor de Tubinga el 
Islote de la Vieja^ de forma groseramente triangular, arrumbado 
de NE. á SW., y constituido por lavas antiguas, lo suficiente- 
mente alteradas para permitir el cultivo de cereales. En el NE. 
del islote existe una montaña con cráter de contorno roto al 
NNE., y arrimado á la vertiente septentrional, otro cráter más 
pequeño que se abre al Norte. 

A orillas del mar, y separada del Islote de la Vieja por un 
brazo de lava, se alza la Montaña del Golfo, que á su vez com- 
pone otro islote en las la\as modernas. Consta de dos achatados 
cerros unidos entre sí, uno hacia tierra, constituido por viejas 
tobas, y otro hacia el mar también tobáceo; en el ángulo en- 
trante que hacia el Norte forma la unión de ambos, se reconoce 
confusam.ente una ancha y poco profunda depresión crateriana, 
cuyo fondo, situado al nivel del mar, está rodeado de bajas pa- 
redes lávicas, en gran parte destruidas. 

Lo interesante, sobre todo del viejo grupo v'olcánico, es el 
cráter que presenta hacia el mar, ensanchado por el destructor 
impulso de los temporales y el formidable embate de las olas, 
que han reducido la montaña á un cascarón, ocupando el fondo 
una interesante laguna cratérica. Fritsch, que recorrió esta parte 
de la costa, habla de la montaña del Golfo como «un cráter de 
toba palogonítica medio destruido por la acción del mar». 

Las paredes que, sobre la laguna, presenta la montaña, están 
cortadas á pico y en ellas se observa perfectamente la constitu- 
ción interna formada por lentejones ó costras de toba de lapillis 
y cenizas intercaladas irregularmente, con otros mantos de los 
mismos materiales, pero más flojamente trabados, dando lugar 
la desigual coherencia á la formación de grandes cavidades irre- 
gulares entre las capas tobáceas. La pared de la rama Norte de 
la herradura que compone el cráter, es de tobas rojas, y gris- 
negruzcas la del Sur y la del fondo. Del aspecto de esta monta- 
ña da ¡dea la fotografía 2.* de la lám. iv. 

La laguna que ocupa el cráter tendrá unos 1 50 metros de largo 
Mem. R. Soc. esp. Hist. nal., vi, 1909. 



184 H. H. -PACHECO (78) 

por 30 Ó 40 de anchura, y una profundidad máxima de unos tres 
metros. Está separada del mar por una ancha faja de gravas y 
arenas negras, resultantes de la trituración de las lavas, alimen- 
tándose del agua que se filtra á través de las arenas, penetrando 
probablemente las olas en la laguna durante los grandes tempo- 
rales, y de aquí la rica fauna de moluscos, crestáceos, gusanos y 
equinodermos que en ella existe. Un enorme peñón, resto de la 
pared anterior del cráter, está situado en la pequeña playa y 
contra él baten furiosas las olas, llenándolo de blancas espumas 
y contribuyendo al pintoresco aspecto de este volcán invadido 
por el mar. 

Tercera alineación del \V. — Coincide su dirección con la de 
Timanfaya, pero la estudiamos aparte por mediar entre la ele- 
vación de la montaña del Fuego y la primera de éstas, un espa- 
cio de unos cinco kilómetros, sin montañas de la serie antigua, 
y también porque, á juzgar por el grado de alteración de sus 
montañas y lavas, parece esta alineación corresponder á una 
época posterior á las de las viejas montañas de Timantaya y ali- 
neaciones estudiadas, si bien no dejamos de comprender que lo 
que se refiere á edad relativa de las montañas de Lanzarote, es 
en varios casos muy hipotético y más cuando los datos no están 
fundados más que en el grado de descomposición. 

La alineación á que nos referimos está formada por tres volca- 
nes alzados en un gran islote de terreno antiguo que llega hasta 
el mar, con una longitud de unos cinco kilómetros por uno y me- 
dio de ancho. Estas montañas no han sido inspeccionadas por 
nosotros, que sólo las hemos visto á distancia; pero habiéndolas 
estudiado Simoni, las describimos, según las notas del naturalista 
austríaco transcritas por Sapper en su trabajo citado, y por los 
datos que de ellas hemos obtenido en la isla. 

La primer montaña hacia el E. es la que nos designaron con el 
nombre de Encantada^ probablemente la montaña Canta del mapa 
de Sapper, que presenta un cráter anchamente abierto al XE. 

Pedro Perico es mayor, alcanzando una altura de 263 metros. El 
fondo de su cráter está á 186 metros y á 204 el sitio más bajo de 
la pared crateriana, la cual ofrece hacia el interior pendientes de 
30 á 35° cubiertas de escorias y lapillis rojizos y parduscos. No 



(79) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 185 

lejos de la cima menciona Simoni, la cueva de Pedro Perico, 
cráter de explosión en forma de chimenea, en medio de un 
campo de negras escorias; su boca tiene un diámetro de unos 
ocho metros y la profundidad es desconocida. 

La montaña de Juan Perdomo, parece, según la descripción 
de Simoni, constituir un ejemplo de volcán con cráteres escalo- 
nados de SE. á NW. incompletamente abiertos hacia el último 
rumbo. La cumbre se eleva á 165 metros, y los tres cráteres 
están separados por respaldones de lava dirigidos normalmente 
al eje de la gran caldera, que según se deduce de la descripción 
y de lo que se divisa desde lejos, debe comprender á todas. 

Al W. de la montaña, entre la base de ésta y el mar, sobre el 
islote de mal-país viejo, cubierto de tabaibas, se divisa desde la 
montaña del Golfo, un alargado amontonamiento de escorias 
negras, que por su aspecto corresponden á una erupción poste- 
rior al mal-país sobre que están, siendo de interés estudiar si per- 
tenecieron á las erupciones de 1730 á 1 736. 

En este mismo lado del W. y sobre el torrente de escorias 
negro-grisáceo, describe Sapper, con referencia á Simoni, el Hor- 
nito Quemado^ á una altura de 94 metros sobre el mar. Consiste 
en una chimenea de. lavas, utilizada como habitación, teniendo 
interiormente solo cuatro metros de alto. Las escorias del exte- 
rior del hornito son de un color gris-negruzco, brillantes y muy 
ligeras; las paredes interiores están vitrificadas y presentan nume- 
rosos huecos vexiculares. 

También en la pendiente W. de la montaña existe la llamada 
Cueva Grande, de nueve metros de larga, por cuatro de alta, en 
un todo semejantes á los túneles y cuevas análogas de otras par- 
tes de la isla. 

Volcanes de la costa Betancores. — En el territorio de este nom- 
bre, ocupado por el manto lávico de 1 730 á 36, existen dos vol- 
canes que por su aspecto parecen corresponder á una época in- 
termedia entre las erupciones correspondientes francamente á la 
serie antigua y las de época histórica. 

El volcán más próximo á la tercera alineación del W. es el 
que Sapper designa en su mapa con el nombre de Montaña Ra- 
jada, y que á mí me designaron con el de Montaña Halcones^ 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1909. 



I 86 E. H. -PACHECO (80) 

coincidiendo su situación en mi mapa con la de Sapper en el 
suyo. Este explorador la describe, refiriéndose á Simoni, como 
un volcán que aparece á modo de un islote en medio del gran 
campo de lava de 1730 á 36; en el fondo del cráter, dice, cre- 
cen tabaibas, y los muros de circunvalación están bastante des- 
truidos y en parte desmoronados por la acción erosiva del tiem- 
po, lo cual se aprecia perfectamente aún desde alguna dis- 
tancia. 

El otro volcán que, visto de lejos, presenta como un cráter 
abierto al NNE., es la Montaña Bermeja de los Islotes, nombre 
que alude al color de sus lavas y á estar inmediato á los islotes 
de terreno antiguo respetados por las lavas del siglo xviii. Indu- 
dablemente las que salieron del cráter abierto en el macizo del 
Fuego el 29 de Septiembre de 1824 y llegaron hasta el mar, 
pasaron junto á esta montaña, por cuanto uno de los documen- 
tos de la época refiere que «la lava cautivó, entre otros terrenos 
que se labraban, los de Montaña Bermeja». La posición que la 
asigno en mi mapa es algo incierta, y en el de Sapper no figura. 

Los dos últimos volcanes mencionados, y quizás los de la ter- 
cera alineación del W., emitirían lavas que formarían. el mal-país, 
no muy destruido, que sobresale y destaca por su color más claro 
en la costa Betancores, del negro procedente de los volcanes de 
Timanfaya, 

■ La alteración no ha sido tan intensa que permita el cultivo; pero 
entre sus escabrosidades crecen abundantemente las tabaibas. 

Alineación de Tamia. — Es la equivalente en el borde sep- 
tentrional del gran campo de lava moderna á la de Blanca-Guar- 
dilama en el borde opuesto, habiendo servido de parapeto y 
contención á las lavas que salieron en el siglo xviii de los vol- 
canes de la meseta de Timanfaya. Se extienden desde la mon- 
taña de Tamia, que es la mayor, situada á Saliente hasta la 
Montaña Blanca de Perdomo, al Poniente, en una longitud de 
14 kilómetros y con arrumbamiento casi de E. á W. 

La montaña Tamia está situada próximamente en el centro 
de Lanzarote, siendo la elevación dominante de esta zona de la 
isla, por cuanto alcanza la altitud de 480 metros y más de 200 
sobre el pueblecito de Tao, edificado en su base. Su forma es en 






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(8r) ESTUDIO GEOLÓGICO DE I.ANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 1 87 

herradura abierta al XXE., presentando en su fondo un cráter 
llano de más de medio kilómetro de diámetro. La ascensión á su 
cumbre solo puede realizarse siguiendo sus ramas en declive, 
pues fuera de ellas, las pendientes externas é internas tienen in- 
clinaciones á veces superiores á los 45 grados, tapizadas por res- 
baladizas costras de liqúenes grisáceos. Claramente se aprecia 
que sus capas inclinadas hacia el exterior están formadas princi- 
palmente por tobas de proyección, existiendo numerosos cantos 
de olivino y fragmentos, á veces de gran tamaño, de basalto 
compacto y duro, notándose en la arista de la circunvalación tro- 
zos del reborde lávico. 

Delante de su abertura existe un territorio de mal-país eleva- 
do en terraza sobre la llanura de Timbaiba, situada al Xorte y 
ya lo suficientemente alterado para dar asiento á los cultivos, 
mal-país limitado por lomas basálticas, constituyendo el conjun- 
to lo que llaman El Patio, en cuyo centro se abrió, en 1 824, la 
grieta eruptiva de Tao. 

La más importante de las lomas, es la situada en la prolonga- 
ción de la rama meridional de Tamia, hacia el Saliente, la llama- 
da de San Andrés, la cual, vista con los gemelos desde lo alto de 
Tamia, parece estar constituida por capas basálticas, siendo por 
su aspecto análoga á la reconocida en el grupo de San Bartolo- 
mé, y que llaman Los Morros. 

El guía y las personas de Tao, á quien preguntamos, asegura- 
ron no ser de tosca, sino de peña dura, y en este caso creo que 
como tantas otras lomas de lavas densas y compactas, tan fre- 
cuentes en Lanzarote, representan, más bien que residuos de un 
viejo cono explosivo, domos producidos por emisiones de lavas 
muy viscosas que se acumularon sobre la misma grieta ó aber- 
tura por donde surgieron, sin expansionarse en corrientes, sino 
constituyendo un pequeño volcán homogéneo, cubierto en oca- 
siones por algunas formaciones escoriáceas. 

Una profunda depresión separa Tamia del resto de la alinea- 
ción; en su íondo está edificada la casa del Peñón, entre la mon- 
taña descripta y su inmediata Meseta. El Peñón consiste en una 
aglomeración de grandes peñascos lávicos formando una gruta, 
actualmente utilizada como cuadra, testas piedras parecen ele- 
Mem. R. Soc. esp. I'ist. nat., vi, 1909. 12 



l88 H. E. -PACHECO (82) 

varse sobre un piso de toba de lapilli, y es probable correspon- 
dan á un pequeño cráter adventicio. 

Desde la montaña Meseta hasta Coruja, en el poblado de Man- 
cha Blanca, ha sido estudiada la alineación en mayor ó menor 
grado por Hartung, Fritsch, Simoni y Sapper, por lo cual nos- 
otros descuidamos su exploración y nos referiremos en este tra- 
yecto á la descripción del último geógrafo citado. 

Meseta posee hacia el Norte un cráter anchamente abierto. La 
altura de la montaña sobre el mar, será de unos 400 metros. Una 
silla aplanada conduce de lo alto de Meseta á la montaña de Ti- 
salaya^ la cual presenta dos picos redondeados, que pueden pasar 
de 400 metros, y un cráter cuya circunvalación del Norte está 
derruida, levantándose á su pie N\\", una pequeña colina con un 
grande y profundo cráter de explosión, la Caldera Honda, la 
cual se extiende de E. á \V. unos 160 metros, siendo su contor- 
no ovalado; su eje transversal tendrá unos 1 00 metros, y su altu- 
ra 2 55- Al pie SW. de Tisalaya, se percibe un cráter bajito muy 
regular y espacioso, constituido por lapilli, y que llaman El 
Norte. 

Al W. de Caldera Honda, se levanta el cono de escorias de 
Montaña Quemada., en cuyas inmediaciones existen dos colinas 
volcánicas. El Risco y La Mora. Sigue un cono formado de lava 
El Eilete, con gran cráter abierto hacia el Norte. 

En Mancha Blanca existen dos colinas escoriáceas Tabaiba y 
Coruja, con cráteres bien conservados abiertos hacia el Norte y 
Este, respectivamente. 

Saliendo de los cráteres ó de grietas en las bases de las mon- 
tañas numerosos mantos de lava, se han confundido unos en 
otros y dado origen á un mal-pais ya, como todos los antiguos, 
muy alterado y poco reconocible y convertido en campo de cul- 
tivo. Estos mal-paises se extienden por Tinajo y Mancha Blanca. 

Se continua la alineación hacia el W. dentro ya del gran cam- 
po de lava moderno, por dos volcanes, que á diferencia de los 
anteriores, no han sido estudiados ni están señalados en la carta 
de Sapper. 

A corta distancia del borde del gran manto lá\'ico, á poco más 
de un kilómetro al W., existe completamente rodeada por las 



-(83) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE V DE LAS ISLETAS CANARIAS 189 

lavas modernas, la montaña llamada Caldereta de los Amaros que 
-destaca por su color gris del negro de las lavas. Tendrá esta 
montañita una altura de unos 190 metros sobre el mar y cerca 
■de un centenar sobre la llanura que se extiende al N\\\ de su 
base, presentando un cráter circular, casi plano en el fondo, y de 
-circunvalación completa, salvo una pequeña mella al NNW.; su 
•diámetro alcanzará un centenar de metros en el fondo, y 200 al 
=nivel del borde de la circunvalación, siendo las paredes de lav'as 
¡rojizas. 

Entre la Caldereta de los Amaros y su inmediata Blanca de 
Perdomo, existe un estrecho cuello por donde se desploma hacia 
Ja llanura, de Sur á Norte, magnífica catarata de témpanos 
<le lava. 

La Montaña Blanca de Perdomo ofrece un espectáculo gran- 
■dioso. Tendrá unos 340 metros de alta sobre el nivel del mar, y 
•cerca de 240 sobre la llanura que desde el pie de la montaña 
desciende en suave pendiente hacia el mar. Sus laderas, que 
presentan pendientes de 40 grados, están constituidas por capas 
de toba blanquecina, formada por lapiUi y cenizas que cemen- 
tan núcleos de olivino y fragmentos del basalto compacto, del 
-subsuelo de la isla. Lo interesante de esta montaña, es su gran 
•cráter circular, de bordes enteros, pues no descompone la re- 
gularidad del conjunto una escotadura poco acentuada en el 
-borde del XW. El diámetro del cráter en la cumbre lo estimo 
■en más de un kilómetro, y en 700 metros su fondo, situado á 
-gran profundidad de la cumbre, quizás al nivel de la planicie 
-externa. Por pendientes rapidísimas se baja al fondo, destinado 
á cultivo de cereales, presentando las pendientes externas pe- 
queños barrancos ó surcos de erosión, desde lo alto á la base, 
•que facilitan por sus desigualdades el ascenso y descenso al 
■volcán. 

La montaña se prolonga hacia el XW. por dos lomas alarga- 
-das, de las cuales la del Xorte es bastante más corta que la del 
Sur. Probablemente corresponderán á dos salidas de lava por 
-aberturas que estarían situadas hacia la base, en la pared del 
-cráter. 

Mas lejos, por la llanura de la costa, se perciben irregulares 
Mem. R. Soc, esp. Ilist. nat, , vi, 1909. 



igO E. H. -PACHECO (84V 

espacios de terreno no invadidos por las la\'as modernas, y que- 
por su aspecto parecen viejos mal-países convertidos en campos- 
de cultivo y en terrenos destinados á pastos. Como destacan, á 
modo de islotes, por su color grisáceo del manto lávico que los 
rodea, se conoce esta parte de la costa del NW". con el nombre- 
de Los Islotes. 

Alineación de Timbaiba-Tinajo. — Las montañas que erb 
ella deben incluirse, como las situadas más externas hacia la cos- 
ta de barlovento, son poco conocidas, apareciendo como man- 
chas confusas de situación insegura en el moderno mapa de Sap- 
per, que es quien se ha ocupado algo de esta zona de la isla,, 
si bien no la ha recorrido, por cuanto en su Memoria se reñere- 
á estas montañas como «una serie de elevaciones vistas á gran< 
distancia que ocupan una gran extensión y que pudieron ser 
igualmente de formación volcánica, aunque sin estar seguro de- 
ello». Comienza la alineación al Poniente por una colina poco- 
elevada, Berritga, situada en el borde Norte de la terraza lávi- 
ca, que llaman El Patio, cerca de Tamia, pequeña colina con un 
cráter abierto al NNE. 

Separada de ella, elevándose aislada en medio de la llanu- 
ra arenácea abundante en sub-fósiles terrestres, existe el volcán> 
Thnbaiba (fig. 2.^, lám. vi), que presenta un regular y hermos(i' 
cráter en herradura con la abertura al Norte y adosada al ladO' 
de Saliente un pico cónico de cumbre redondeada más alto que 
la culminación del borde del cráter. 

Continúa la alineación otra montaña cónica, Liria^ la mitad 
más pequeña en altura propia que Timbaiba, y como ella con. 
cráter en herradura hacia el Norte; también se eleva aislada en 
la llanura y separada de la anterior un kilómetro próximamente. 

Junto al pueblo de l'inajo se alza la montaña Tinachc, muy 
erosionada, la mayor en altura del grupo, constituida por tobas- 
grisáceas y lavas y con un amplio cráter hacia el pueblo, ó seai 
hacia el NNE. Aunque por la pequeña escala del mapa de Har- 
tung la situación de esta montaña es poco segura, parece que á 
ella puede referirse la que señala con una altitud de 892 pies. 
Aun sin gran certeza, pues un accidente en el barómetro cuando- 
recorríamos esta parte de la isla nos impidió poder fijar las altu- 



ySf) ESTUIID GEOLCG CO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS igi 

ras, calculamos que su elevación será próximamente de unos 250 
metros. r3elante de ella, hacia el Norte, hay unas pequeñas lo- 
mas, que llaman Las Morras de San Roque. Sigue en la alinea- 
ción la Montaña de Tiitajo, que se eleva junto á las casas del 
pueblo de este nombre; es menor que su inmediato Tinache, y 
-presenta un cráter hacia la vertiente septentrional, estando la 
•del Sur constituida por acumulaciones de lapilli, el cual extraen 
Jos habitantes del pueblo, rompiendo la costra de tosca que le 
•cubre para enarenar los campos de cultivo del término. 

Continúa la alineación hasta el mar, siguiendo á Tinajo y 
algo distanciadas de esta montaña, dos pequeñas colinas juntas, 
<iue parecen presentar cráter hacia el Norte y que son conocidas 
por las montañas de Tihiuia. 

Finalmente, ya en la costa se eleva la alta montaña Tenazar, 
la cual no hemos reconocido, CDmo tampoco las vertientes sep- 
tentrionales de los dos anteriores, por lo cual no podemos expo- 
ner detalle alguno de su forma y constitución. 

Mal-países muy erosionados se extienden por toda esta costa 
y territorios de Mancha Blanca y Tinajo, siendo difícil sin una 
muy minuciosa inspección fijar sus contornos y reconocer los 
volcanes de donde surgieron, lo cual quizás no será posible de 
una manera indudable, á causa de la confusa superposición de 
-corrientes lávicas procedentes de volcanes distintos. 

Grupo de Soó y volcanes próximos. — Además del grupo 
de Soó estudiaremos aquí otros tres volcanes que no tienen re- 
lación entre sí ni con el grupo, y que parecen ser de edades di- 
ferentes. Tales son: el pequeño cono llamado Mosta, la extensa 
y llana caldera del Cuchillo y el volcán de Montaña Bermeja, 
mucho más moderno que ellos, por cuanto parece por su aspecto 
y grado de alteración de sus lavas corresponder á una época 
intermedia entre la de los de la serie antigua y los modernos, 
■además de estar sus lavas superpuestas á los mal-países viejos. 

Mosta es una pequeña montana que se eleva aislada entre 
Timbaiba y el grupo de Soó al borde de la llanura arenosa del 
jable; presenta cráter en herradura hacia el NE. y se prolonga 
hacia el S^^^ por una loma en declive probablemente formada 
por la acumulación de arenas volcánicas. 

Mem. R. Soc. esp. Ilist. uat., ví, 1909. 



192 E. H. -PACHECO (86)> 

Las Lomas del Cuchillo forman parte de un interesante vol- 
cán muy destruido. En la llanura de la costa del Norte, frente á 
la llamada Isleta del Río, existe una depresión en el terreno de- 
forma ovalada muy poco profunda, y cuya longitud, dirigida de 
E. á W., alcanzará próximamente un kilómetro; su fondo está 
ocupado por arrastres arcillosos y en él se acumulan las aguas, 
de lluvia formando una laguna temporal, que pronto las infiltra- 
ciones y la evaporación secan. Rodea al espacioso y poco seña- 
lado cráter por el Sur una muy baja loma de lavas y escorias,, 
que á modo de media luna muy abierta se extiende en una lon- 
gitud de un par de kilómetros ó más, existiendo en el otro borde 
de la depresión otra loma más pequeña, tan bajas ambas en al- 
gunos sitios, que apenas sobresalen del nivel del piso y que for- 
man como un reborde al ancho cráter. La fotografía de la lámi- 
na VII da idea de este volcán. 

Entre este volcán por el Sur, el grupo de Soó por el E. y las 
montañas de Tinajo y el mar por el N., se extiende un mal-país 
muy pedregoso, de trozos de lávicos densos y compactos por lo- 
general, en el cual se elevan numerosos amontonamientos cupu- 
liformes. 

El grupo de Soó se extiende en dirección XE. hacia la punt» 
de Penedo, la cual se comprende debe su formación al grupo. El. 
volcán más importante es el que llaman Pico Pi'ieto^ de pendien- 
tes muy escarpadas, formado por lavas rojizas y cuya cresta 
culminante del Sur, que es la más alta, se eleva á unos I55 n^c- 
tros; presenta un profundo cráter, de más de 200 metros de an- 
cho, cuya pared de circunvalación hacia el XNE. ofrece una 
gran escotadura que llega hasta cerca del fondo. En la base ex- 
terna de la montaña existe hacia el Sur otra irregular depresión, 
de unos ÓOO metros de diámetro, alargada de SW. á NE. y dc" 
bordes bajos y muy derruidos, constituyendo el meridional una 
ancha loma de lavas llamada Meseta, en cuyas faldas están des- 
parramadas las casas del poblado de Soó. 

Adosado á Pico Prieto, en su vertiente externa del NW. y- 
con cráter abierto hacia este rumbo, aparece una menor eleva- 
ción . llamada La Montañeta, continuándose el grupo hacia el' 
NF2. por una serie de tres conos escalonados con cráter, todos. 



(87) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS I93 

abiertos hacia el último rumbo y que se designan con los nom- 
bres de Montaña Trasera, Chica y Cabera. La fotografía i .^ de la 
lám. IX representa el aspecto del mal-país que ocupa esta parte 
de la costa y la silueta del grupo volcánico de Soo en el fondo. 

Volcán de Montaña Bermeja. — Como ya indicamos, este vol- 
cán no tiene analogía con los descritos, ni por su situación y 
forma ni por el grado de alteración de las lavas. Está situado en 
el mismo borde del mar, entre las montañas de l'inajo y la Is- 
leta del Río, habiendo destruido en gran parte el cono los em- 
bates de las olas, según expusimos al tratar de la forma de las 
costas de la isla (fotografía l.^, lám. iv). Su altura es escasa, no 
llegando al parecer á los cien metros. El cráter se abre hacia 
el NE. por estrecho portillo, por donde salió un torrente de la- 
vas escoriáceas que se expansionaron en abanico sobre el viejo 
mal-país junto á la costa. El aspecto del cráter, de la montaña 
y de la masa de lavas hacen suponer que por su edad enlaza los 
de la serie antigua con los de la moderna, análogamente á lo que 
creemos sucede en los situados en la costa de Betancores. 

Volcanes Montaña Roja y Atalaya.— Los volcanes des- 
critos están situados entre los dos macizos del Norte y del Sur, 
cubriendo la plataforma basáltica emplazada entre ambos, ha- 
biendo con sus corrientes lávicas aumentado sucesivamente la 
superficie de la isla. Pero las manifestaciones volcánicas expío - 
sivas de la serie antigua y moderna no se han limitado á esta 
zona, sino que al pie do los macizos y sobre ellos se han abierto 
paso las lavas, formando á veces grandes conos erupti\'OS. Estu- 
diaremos en primer término la zona del Sur, en la que hay que 
distinguir: primero, el volcán de Montaña Roja, que ha cubierto 
con sus lavas y lapilli la extensa plataforma de costa levantada, 
que constituye el extremo Sur de Lanzarote ; segundo, los conos 
de mayor ó menor importantancia edificados sobre los Ajaches. 

El volcán de Montaña Roja, el más meridional de la isla, se 
eleva aislado en el centro de la gran planicie del Sur de Lanza- 
rote y tiene forma de salvilla. Ha sido explorado por Sapper un 
año antes de nuestro viaje, dando una descripción de él bastante 
completa. «Es un cono volcánico, dice, bien conservado, con 
cráter oval, cuyo fondo, utilizado como campo de cultivo, se 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1909. 



194 E. H. -PACHECO (88) 

encuentra á 50 metros por bajo de la cima y á 14 de la depre- 
sión más profunda del circuito, situada al Norte. Desde esta úl- 
tima se extiende suavemente un ancho cerro hacia la gran lla- 
nura sembrada de trozos de lava y cubierta de escasas hierbas y 
matas; llanura que ocupa toda la parte SW. de la isla. La 
cima más alta de la circunvalación, 200 metros, se encuentra al 
vSW. del centro del cráter. Las capas del cono, fuertemente in- 
clinadas, han sido ya muy destruidas por la erosión. El eje lon- 
gitudinal del cráter, de NW. á SE., mide próximamente 400 
metros y el transversal 300». 

Añadiré á esta descripción que las vertientes del cono, excepto 
las del ^^^, constituidas por tobas de proyección, son de lava 
que ha escurrido por las paredes externas al rebasar del cráter, 
extendiéndose por los alrededores y formando el destrozado mal- 
país que rodea al volcán. Pequeños barrancos radiantes de ero- 
sión descienden por las pendientes externas de la montaña. 

La presión de la masa lávica que llenaría el cráter hizo, sin 
duda, reventar la parte superior de la pared Norte, saliendo por 
el portillo un torrente que dio origen á la alargada loma de lavas 
extendidas con suave inclinación por esta parte de la montaña. 
Dichas lavas, expansionándose por la planicie costera situada 
al S^^^. de los Ajaches, formaron el deshecho mal- país, situado 
entre la casa de las Maretas y el fondeadero de Berrugo, constitu- 
yendo una llanura muy pedregosa por la cual es fatigosa la 
marcha á causa de los numerosísimos pedruscos lávicos sueltos 
de que está sembrada. Entre las lavas existe alguna toba caliza, 
si bien en pequeña cantidad, siendo relativamente escasos los 
nidos de Antophora y las conchas de Steno^ira y Helix, que por 
otras regiones y mal-países alterados de la isla son en general tan 
abundantes. Los grandes núcleos de olivino faltan ó escasean 
extraordinariamente en las lavas procedentes de Montaña Roja. 

No toda la planicie está ocupada por las lavas, sino que hacia 
el extremo SW. el viento acarreó abundantes masas de lapiliis, 
que actualmente forman la llanura situada al S, y W". del volcán, 
lapiliis de tono rojizo y que han dado lugar al nombre de Costa 
Roja que tiene la planicie ribereña que tapizan. 

El volcán Atalaya ya dijimos, al describir el macizo basáltico 



(89) ESTUDIO GEOL(3gICO DE LANZA.ROTE Y DE I-AS ISLETAS CANARIAS 1 95 

del Sur de Lanzarote, que se eleva en el comedio del arco que 
forma la sierra de los Ajaches, adosado contra el borde externo 
de ésta. 

Simoni asigna al volcán Atalaya una altitud de 6o8 metros. 
Es, por lo tanto, el segundo en altitud de Lanzarote, siendo el 
primero el Corona en el macizo del Norte, que sólo es una dece- 
na de metros superior al que describimos. Se eleva el cono en 
pendiente escarpada desde el caserío de La Breña, edificado sobre 
una alta terraza lávica al Sur. En la vertiente W., en el puerto 
que forma el pico Aceituno de los Ajaches y el cono del volcán, 
está edificado el pueblecito de Femés, capital de la isla en los 
primeros tiempos de la conquista, junto al cual mana una fuente 
de aguas perennes que llaman La Pileta. 

Las laderas de Atalaya que miran á Femés son de lapilli muy 
flojamente cementado. Esta incoherencia de las arenas negras, 
unida á lo empinado de la pendiente de 40°, hace sea algo tra- 
bajosa la ascensión de los 200 metros que se elevará el borde 
del cráter sobre las casas del pueblo. El cráter, cerrado por to- 
dos lados, tendrá un diámetro de medio kilómetro. La circun- 
valación forma hacia el interior una escarpa con pendiente de 
unos 40°, estando el fondo del cráter á 544 metros, según Si- 
moni, lo cual le da una profundidad de unos 50 metros por tér- 
mino medio, por bajo del reborde circular, el cual, roto en dos 
sitios, dejó escurrir las lavas. Dos corrientes se perciben junto á 
este volcán: una que avanzó hacia el NE. por la zona alta del 
\'alle de Fenauso, y la otra mucho, más potente, que se extendió 
por la base \\\ de la montaña y formó la alta terraza, sobre la 
que está edificado el grupo de casas de La Breña, expansio- 
nándose por la llanura en forma de abanico hasta tocar con el 
borde oriental de la corriente procedente de Montaña Roja, co- 
rriendo la lava entre este borde y la base de los Ajaches hasta 
algo más de la mitad de la distancia que separa las últimas 
casas de La Breña del puerto de Rubicón, en el estrecho de la 
Bocaina. 

Nos anocheció visitando el \-olcan, por lo cual sólo pudimos 
observar imperfectamente una pequeña depresión situada dentro 
del cráter y concéntrica con él, formando á modo de una cal- 

Mem R. Soc. esp. Hist. nat., vi, l'J09. 



196 E. H. -PACHECO (90) 

dera de unos 60 metros de diámetro, con reborde circular de 
escasa elevación y fondo plano y cultivado. 

Al ocuparme del macizo basáltico del Sur mencioné las tres 
montañas que en una misma alineación arrancan de Atalaya 
hasta Yaiza, formando la sierra de este nombre, y entonces ex- 
puse el aspecto que presentan y la sospecha que abrigo respecto 
á que puedan pertenecer á volcanes homogéneos, más bien que 
á formaciones explosivas. 

Sobre el macizo basáltico antiguo, además de Atalaya y de 
los picos de la sierra de Yaiza, se asientan algunos pequeños 
volcanes que pueden considerarse como las prolongaciones hacia 
el SW. de las alineaciones primeramente descritas; estos conos 
volcánicos son la Montaña de Miguel Riiiz^ á la salida de la vega 
de Fenauso, con cráter en herradura abierto al NE. Detrás del 
Riscadero, en la pendiente NE. del Pico Nago, existe otro pe- 
queño volcán sin nombre, también en media luna, y en el co- 
mienzo de las vertientes meridionales del Cuchillo hacia Playa 
Quemada, hay otra eminencia que yo no he visitado, pero que 
el Sr. Pereyra, que la ha visto de cerca, considera. como un vol- 
cán explosivo perteneciente á la formación antigua. Es la desig- 
nada en el mapa con el nombre Montaña Bermeja de los Aja- 
ckes. P'inalmente, en la pendiente NW. de Meseta y hacia me- 
dia ladera, existen las ruinas de un reducido cráter de tobas, 
abierto hacia el fondo del valle; cono en el que hace ya bas- 
tantes años se produjeron grandes desplomes y grietas que ate- 
morizaron á los habitantes, considerándolo como síntomas pre- 
cursores de una nueva época eruptiva; temor infundado, pues la 
inspección de él hace ver que el fenómeno fué puramente super- 
ficial, consistiendo en corrimientos hacia el valle de parte de la 
circunvalación alta del derruido cráter con formación de las 
consiguientes grietas aún abiertas. 

Grupos costeros al Este de Famara. — -Ya se dijo que 
el macizo basáltico de Famara terminaba abruptamente hacia la 
costa oriental, existiendo entre su borde y el mar una platafor- 
ma baja de lavas y detritos rocosos procedentes del macizo. En 
esta zona costera existen dos grupos de volcanes y dos volcanes 
aislados, que marchando de Sur á Norte, son el grupo de Saga, 



(9 i) estudio geológico de lanz aróte y de las isletas canarias 197 

las montañas de Tinamala y Guenia y el grupo de (iuatisa. 
Como estas montañas han sido poco estudiadas, pusimos empe- 
ño en recorrerlas todas, tomando su altura y examinando su 
constitución. 

El grupo de Saga está situado en la prolongación hacia el Sa- 
liente de los volcanes Emine y Tahiche, á unos cuatro kilóme- 
tros del último. La principal montaña es un volcán con la forma 
en herradura, tan frecuente en Lanzarote; el fondo del cráter 
está al nivel del piso exterior, de tal modo, que el ¡nonte apare- 
ce como un encorvado y agudo lomo de pendientes rapidísi- 
mas, con las dos ramas muy pronunciadas, siendo más alargada 
la del Sur que la del Norte. En las zonas bajas está constituido 
al exterior por capas de toba y toda la aguda cresta que ter- 
mina en arista delgada es un reborde de lava, que desciende 
hacia el fondo del cráter. La pronunciada herradura se abre al 
SSE., cosa excepcional en los volcanes de la isla, alcanzando la 
cresta una altitud de 240 metros. 

Detrás, pero aislada, se eleva una empinada loma, cuyo eje 
es normal al de la montaña anterior; su altura es la misma, 240 
metros, y su constitución litológica, al exterior, consiste en lapilli 
y escorias. Junto á esta loma y formando ángulo casi recto coa 
ella, hay otras dos colinas redondeadas y poco elevadas, 1 55 
metros, formadas al exterior de tobas de lapilli. Finalmente, algo 
separado del grupo hacia el Saliente, existe una depresión circu- 
lar, á modo de cráter apenas marcado y de reborde muy bajo. 

El grupo de Saga ha dado origen á un mal-país, muy alterado 
y destruido, que se extiende hacia el mar, notándose períecta- 
mente sus dos bordes, especialmente el (3ccidental, poco distan- 
te del mal-país procedente de' Tahiche; entre ambos están edi- 
ficados unos cortijos que llaman Casas de la Maleza. El nombre 
de Charco, con que Sapper designa á estas montañas, se aplica 
más bien al conjunto del mal-país que han producido, el cual se 
señala bien por las derruidas cúpulas lávicas que en él se elevan; 
en la época de las lluvias las aguas se estacionan en la planicie, 
formando fugaces lagunas. 

Cerca del poblado de Mojón, junto al borde del macizo basál- 
tico, se alza la montaña de Guenia, á 350 metros; es alargada de 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1909. 



I 98 E. H. -PACHECO (92) 

NW. á SW., con dos cráteres: uno semilunar, completamente 
abierto hacia el NW., y otro de diámetro menor, también en 
media luna, pero de brazos más cerrados hacia el NE. La cons- 
titución de la montaña es principalmente lávica, habiendo dado 
origen á un reducido mal-país, muy accidentado delante de la 
abertura de sus cráteres, á los que faltan por completo la cir- 
cunvalación del NW. 

Al Saliente de Guenia y cerca de la costa, se alza la montaña 
de Tinamala, medida por vSimoni, y á la que asigna una altitud 
de 315 metros. Es la que figura en el mapa de Sapper con el 
nombre de Montaña de Guatisa. Consiste en un volcán con cráter 
en herradura, casi completamente abierto hacia el Norte, frente 
á Guatisa; detrás del cráter se prolonga la montaña por una alar- 
gada y alta loma. Delante de la abertura crateriana hay una 
corriente lávica que se señala desde lejos por su pequeña colina 
y restos de cúpulas. 

Entre el grupo de Saga y los volcanes Guenia y Tinamala se 
extiende una llanura tobácea, con costras calcáreas y abundan- 
tes masas de lapilli cementado; la llanura de Tcjia, cuyo subsue- 
lo consiste en mantos horizontales de basalto, como se ve en el 
cauce del barranco que cruza la llanura cerca de los dos volca- 
nes citados, barranco que aquí forma un profundo foso de pare- 
des verticales, en las que se ve claramente la disposición en ban- 
cos horizontales del subsuelo de la isla y fondo ocupado por 
grandes cantos redondeados de basalto, procedentes del macizo 
próximo. 

El grupo de Guatisa^ designado en el mapa de Sapper con el 
nombre de Montañas de Mala, junto al cual, hacia el SW., está 
desparramadas las casas del pintoresco pueblecito de (luatisa, 
consta de dos cráteres gemelos en herradura abiertos hacia 
el NNE., separados por un lomo común de lava, sobre el cual 
está el punto culminante á 215 metros de altitud; la rama del 
Saliente es 1 5 metros más baja, y aún menor la del Poniente. 

Adosada al borde externo de los cráteres y hacia el SSW., 
existe un cráter circular en forma de salvilla, de paredes de la- 
]3Ílli y escorias, con chumberas en el fondo y al que llaman La 
Caldereta, con una altitud de 145 metros. De la base de los crá- 



(93) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANAKIAS 1 99 

teres gemelos han salido corrientes de lava que formaron el mal- 
país, con irregulares cerretes lávicos y cúpulas derruidas, que se 
extienden desde los volcanes á la orilla del mar, prolongándose 
quizás bajo las aguas en no pequeña extensión, según parece 
indicarlo la continuación submarina de la punta de Mala. 

En general, las montañas de Guatisa son acumulaciones de 
lava y grandes cantidades de lapillis más ó menos cementadas, 
arenas negras que estos volcanes, especialmente la Caldereta, 
han lanzado, contribuyendo en gran parte, como decimos, á for- 
mar el relieve de la montaña, y que llevadas por el viento hacia 
el Sur, durante la erupción, han cubierto en parte las elevacio- 
nes lávicas situadas delante del volcán Tinamala. 

Los cráteres de que nos ocupamos han lanzado también al ex- 
terior mayor cantidad de rocas de cimiento del grupo de los h¡- 
perstenitas que los otros volcanes de la isla, existiendo cantos 
irregulares y fragmentarios de estas rocas, desparramados en 
gran cantidad por todas partes en torno de estas montañas. 

Los alrededores de Guatisa están muy cultivados, existiendo 
grandes plantaciones de chumberas para la cría de la cochinilla. 
La llamada vega de Guatisa, formada por detritos arcillosos pro- 
cedentes del barranco que baja de la meseta de Famara, tiene 
íama en la isla por sus tierras de mucho fondo y de gran fertili- 
dad. Al Norte del manchón de lavas, procedentes del grupo 
volcánico, se extienden las distanciadas casas del pueblecito de 
Mala, entre las que verdean las plantaciones de chumberas. 

Volcanes del Sur del macizo de Famara. — No creemos 
guarden éstos entre sí relaciones de ninguna especie, pues no se 
nota estén dispuestos en alineación alguna, pareciendo más bien 
corresponder á períodos diversos de actividad ^'olcánica. Estos 
volcanes son el de Uhigue, los pequeños conos adosados al es- 
calón que forma la mesetilla del SE. de Teguise, y el Guanapay 
Junto á este pueblo. 

Uhigue^ situado al Xorte de la montaña Maneje, unos dos ki- 
lómetros largos, se eleva aislado en la llanura pedregosa de suelo 
basáltico, que llaman de Nazaret. Tiene la forma tan común de 
media luna, en la abertura al N\\'., del cráter, que ocuparía la 
concavidad de éste; ni hay señales, pues la erosión lo ha borrado 

Mera. R. Soc. esp. Hist. nat . vi, 1909. 



200 E. H. -PACHECO (94) 

por completo, descendiendo por esta parte la montaña en suave 
pendiente pedregosa, con abundantes cantos y costrones de ca- 
liza compacta y fractura concoidea, de origen subaéreo. En lo 
alto de la cima marcó el barómetro 325 metros. En la cresta 
semicircular existe todo á lo largo de ella un alto reborde de 
tobas y coherentes areniscas de lapilli, que se presenta cortado 
en acantilado hacia el SE., ó sea hacia la pendiente externa de 
ia montaña, en cuyos agujeros anidan abundantemente las rapa- 
ces de la isla. Desde la base del paredón desciende la montaña 
en talud de 40 á 50 grados hacia la llanura. Por su aspecto, 
Uhigue parece corresponder á las más viejas montañas de ori- 
gen explosivo de la serie antigua. 

Adosados al borde en alto escalón, que hacia el SW . muestra 
la baja meseta de Teguise y dando frente á la llanura de Nazaret, 
existen cuatro pequeños conos, que aunque no hemos visitado, 
vimos á corta distancia, pareciéndonos constituidos por capas 
de tosca y con la abertura crateriana vuelta hacia la meseta. De 
estos conos, el más meridional, me designaron con el nombre de 
Montaña Cabré? a\ el segundo, Montaña Chica, y. los otros dos, 
Las Canteras. 

El volcán Giianapay está junto á Teguise, en lo alto de la 
loma alargada, contra la cual, más al Sur están adosados los 
cuatro pequeños conos descritos. La altura del volcán es de 435 
metros y 135 sobre la plaza de Teguise; posee un cráter circu- 
lar de fondo plano, de un diámetro superior á 200 metros y cir- 
cundado por un reborde lávico, elevado tan solo unos cuantos 
metros sobre el piso de la depresión cratérica, reborde que pre- 
senta su menor altura hacia el Sur. Este volcán parece haber 
dado salida á abundantes lavas que rebosaron por los bordes del 
cráter, pues las pendientes externas de la montaña al N. y NW., 
están formadas por lavas rojizas. Quizás habrán corrido al SE. 
hacia Teguise y hacia el camino de Tahiche á Guatisa, según 
observamos á la izquierda de esta ruta, cuando exploramos los 
V'olcancs situados entre estos dos pueblos; la\'as que darían lugar 
al viejo mal-país, que con contornos dudosos señalamos en el 
mapa. 

Sobre el borde NNW. está edificado el antiguo castillo que 



<95J 



ESTUDIO GEOLÓGICO DE I.ANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 201 



parece del siglo xv, aunque reformado y adicionado con algunos 
torreones cuadrados en tiempo de Carlos III, para el emplaza- 
miento de cañones. Actualmente, los ingenieros militares tienen 
establecida en la vieja fortaleza, una estación de palomas men- 
sajeras. 

Grupo de los Heléchos. — Estos \'olcanes se hallan situa- 
dlos al extremo Norte de la meseta de Famara, junto al borde 
acantilado del W. y la cañada del Dorado, cerca del pueblccito 
de Mague y del gran \olcan Corona. Hartung ha estudiado y 
representado el grupo en una de las láminas que acompañan 
á su trabajo (fig. 6.^), }' que, como hace notar Sapper, el sabio 




Fio. 6.^ — Panorama del grupo de los Heléchos y del Valle de Haría, vis- 
tos desde el volcán Corona. (Reducción de un grabado de la obra de 
Hartan^.) 



profesor de Tubinga, no tiene los cráteres tan en embudo como 
el grabado representa, que, por lo demás, da idea muy clara de 
los volcanes en cuestión. 

Los tres cráteres que constituyen el grupo están escalonados 
•desde lo alto de la estrecha meseta basáltica hacia el valleciUo 
transversal El Dorado. El primero es Caldera Quemada, de re- 
borde completo, y cuyo punto culminante alcanza 540 metros, 
-ascendiendo el borde más bajo á 444, y el fondo del cráter á 
414, según mediciones de Simoni, y el diámetro del cráter lo cal- 
culó Sapper en unos 300 metros. Desde el \alle de Mague pa- 
rece presentar la menor altura de la circunvalación hacia el 
Saliente. 

1£1 del medio, situado al NE. de Caldera Quemada, es el de 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat. vr 1909. 



202 E. H. -PACHECO (96) 

Los Heléchos., abierto hacia el XE., siendo la altura máxima de 
su reborde, 55° metros. 

El tercer cráter, más bajo que los dos anteriores, situado hacia 
la cañada y enlazado con el de los Heléchos, se llama La Calde- 
reta., que tiene su punto culminante á 484 metros y á 436 el 
fondo del cráter, el cual, lo mismo que los otros dos, está plan- 
tado de higueras y convertido en terreno de cultivo. 

Respecto á las rocas que constituyen los volcanes del grupo, 
no podemos decir nada con seguridad, por no haberlos recorrido, 
pero vistos desde la opuesta ladera del Dorado, parecen estar 
formados por lavas, percibiéndose desde el valle de Mague el 
descenso por las pendientes del Este, de un alterado mal-país, 
procedente del grupo, lavas que en el valle están cubiertas por 
las arenas negras, asoman un corto trecho en la base NE. de la 
Atalaya de Haria (l) y son, quizás, las que, avanzando hacia el 
Saliente, reaparecen en el llano de la costa formando el mal-país 
viejo y destruido de la bahía de Arrieta. Del grupo de Los 
Heléchos debe proceder también otra pequeña corriente lávica 
que cerca del portillo del Dorado escurre por el acantilado hasta 
la playa de la base, según se aprecia en el grabado de Hartung. 
que reproducimos. 



(1) Sapper supone que en lo alto de esta loma, que alcanza una alti- 
tud de 361 metros, según Simoni, y constituida por basaltos antiguos, 
existe un moderno cráter de escolias, lo cual no hemos podido compro- 
bar, por no haber realizado la ascensión :í la cumbre. 



(97) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 



II 



TIPOS DE VOLCANES, MATERIALES LITOLÜGICOS Y FENÓMENOS VOLCÁNICOS 

Manera cómo se han realizado en Lanzarote las emisiones lávicas de la 
serie antigua. — Clasificación de los volcanes atendiendo á su forma, as- 
pecto y manera cómo debió realizarse la erupción en cada caso. — Mal- 
países y cúpulas de lava.— Probable origen de los puertos de Arrecife 
y Naos. — Llanuras de tobas de proyección de la costa de Sotavento. — 
Depósitos de lapilli de diferentes épocas, en Las Vegas. — Las sucesivas 
erupciones parecen haberse realizado siguiendo una alineación que co- 
rresponderían á grietas orientadas de ENE. á WSW.— Cada volcán pa- 
rece haber sido formado por una sola erupción.- Semejanza que guar- 
dan algunos mantos de lava de la formación explosiva con los basaltos 
columnares de la formación homogénea. — Los volcanes de la serie anti- 
gua se elevaron en tiempos en que ya dominaba el actual régimen de 
vientos alisios.— Falta de capas de ceniza en la isla. 

Sabido es que los aparatos volcánicos, atendiendo á la manera 
cómo por ellos se ha realizado la erupción, se pueden distribuir 
en dos grupos. En unos las emisiones de lava tuvieron lugar 
principalmente por grietas abiertas en los flancos de la montaña 
ó en su base; es el caso más frecuente en Asia, en donde, según 
Lapparent, de 8o erupciones en 6o fué emitida la lava de dicho 
modo, ó sea por los flancos de la gibosidad que sirve de soporte 
al cono central. Cuando esto sucede, la actividad volcánica se 
reparte entre el cráter y las grietas de la base; por el primero se 
realizan las proyecciones de vapores, cenizas, lapillis y escorias, 
y de la segunda brota la materia fundida, que se expansiona en 
forma de corrientes ó mantos por los territorios inmediatos dando 
lugar, cuando se consolida, á los campos de lava ó mal-países. 
Frecuentemente la expansión de la lava señala la última fase del 
paroxismo. Según el estudio del volcanismo que de la provincia 
de Gerona hicieron los Sres. Calderón, F. Navarro y Cazurro, 
esta fué la manera cómo allí se realizó la erupción de las gran- 
des masas de rocas volcánicas. 

En otros casos, las emisiones tienen lugar mediante desbor- 
damiento del cráter, el cual, llenándose de lavas, las derrama 
por lo alto como una vasija cjue rebosa el exceso de líquido que 
Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1909. 13 



204 E. H. -PACHECO (98) 

contiene. Esto último es más raro, aunque se realizó algunas ve- 
ces en el Vesubio, como en la erupción de 1 86/, y constituye 
el procedimiento corriente en las erupciones de los volcanes de 
las islas de la Reunión y de Hawai. 

La inspección de los aparatos volcánicos de Lanzarote mues- 
tra que ambas formas de emisiones lávicas se han producido en 
la isla, si bien la segunda ha sido la más general. 

Aludiendo á la arquitectura, y á la manera como se compren- 
de se verificó la erupción, los volcanes lanzaroteños de la serie 
antigua de la formación explosi\'a, se pueden clasificar en los 
siguientes grupos: 

A. Cúmulo-volcanes. Aparecen en Lanzarote como colinas 
mas ó menos alargadas, de cima redondeada y que se elevan á 
modo de gibosidades sobre la superficie de la isla, estando cons- 
tituidas por acumulaciones de lavas frecuentemente compactas 
y muy densas, mezcladas con otras escoriáceas y masas de es- 
corias. Estos volcanes parecen ser el resultado de la salida á tra- 
v^és de una grieta de lavas muy viscosas que no se expansiona- 
ron, sino que se acumularon en la abertura, la cual quedó tapa- 
da con ellas, no existiendo señal alguna de cráter. 

A este género de volcanes corresponde, á nuestro juicio, la co- 
lina del grupo de San Bartolomé, llamada Los Morros, y, según 
parece, la Loma de San Andrés, cerca de Tamia, y quizás tam- 
bién la alta loma del grupo de Saga y la montaña Miraderos, á 
juzgar por sus formas y falta de cráteres, si bien en esta última 
el manto de lapillis que la cubre, procedente de las erupcio- 
nes posteriores, no deja percibir claramente las rocas que la 
integran. 

B. \"olcanes formados exclusi\'amente por lavas. Los más ca- 
racterísticos son la hermosa pareja del grupo de San Bartolomé, 
llamados Caldera Llana y Caldera Honda, análogas por su as- 
pecto, constitución y forma, aunque no por su tamaño, á los que 
se describen de la isla de la Reunión. Las paredes internas de 
ambos conos están constituidas por una superposición de man- 
tos lávicos que, vistos desde el interior del cráter, parecen hori- 
zontales y que, en realidad, están suavemente inclinados hacia el 
exterior (lám. viii). 



Meni. de la R. Suc. Esp. de Hist. Nat. Tomo VL— Lám. VIIL 




BORDE DEL CRÁTER DE CALDERA HONDA 




íNTERIOR DEL CRÁTER DE CALDERA HONDA 

Clichés E. H.- Pacheco. 



'^99) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 205 

Los profundos recipientes cratéricos estarían durante la crup- 
■■ción completamente llenos por las lavas, que en ciertos momen- 
tos rebasarían escurriendo por las pendientes externas de la 
Tnontaña, aumentando así con nuevos mantos la altura del vol- 
■cán. El reborde lávico del cráter que se representa en la lámi- 
na VIII, comprueba lo que decimos respecto al desbordamiento 
■de las lavas por lo alto del cono terminal. 

Son testimonio de la intensidad de los fenómenos explosivos 
ide estos volcanes, las bombas de proyección, que en gran canti- 
'dad existen desparramadas por los alrededores. 

C. Un tipo de volcán muy abundante es el formado por ca- 
.pas alternantes de tobas, lavas y escorias, originando montañas 
en tronco de cono, con cráter dotado de circunvalación completa 
y en lo alto de ésta un reborde de lavas. Una ancha mella ó sitio 
tnás bajo de la circunvalación indica por donde las lavas que 
•llenaron el cráter, desportillaron con su peso la pared del cono, 
y saliendo por la brecha abierta se desparramaron fuera forman- 
do mal-país. 

La Montaña Roja del extremo meridional de la isla, es un 
-buen ejemplo de esta clase de volcanes, percibiéndose muy bien 
su gran escotadura del NNE., por donde salió el torrente que 
forma la loma de lava descendente que se expansiona por la 
llanura. Efectuado el derrame de la lava que llenaba el cráter, 
-éste se vaciaría por completo á causa de las proyecciones de 
escorias y lapillis. 

D. Aún más abundantes en la isla que los anteriores, son los 
volcanes en herradura ó media luna, de los que tantos hemos 
■mencionado en la parte descriptiva, y que tanta semejanza guar- 
nían con los de la región volcánica de Auvernia. 

Casi todos los de este tipo en Lanzarote, presentan en lo alto 
del lomo en forma de herradura un reborde, también de lava, 
como los del tipo anterior. Su forma es debida á que las escorias 
y los lapillis se acumularon durante la erupción en uno de los 
lados del cráter en mucha mayor cantidad que en el opuesto á 
causa del impulso del viento, con lo cual al llenarse el cráter de 
lavas, el peso de éstas derrumbó y arrastró la pared más débil 
<lel muro, escapándose la masa fluida y desparramándose. 

Mem. K Soc. esp. Hist nat., vr, 1909. 



2o6 E. H. -PACHECO (lOO) 

Más tarde, la acción erosiva acabó por dar á las montañas la 
típica íorma que actualmente presentan, entre otras, Tamia^ 
Emine, Timbaiba y Saga, que constituyen buenos ejemplos de 
este tipo de volcanes. 

E. En algunos casos, aunque la forma es la del tipo D, et 
proceso que ha dado la configuración á la montaña no es el mis- 
mo, pues el cráter no ha emitido corrientes de lava, sino solo 
lanzado á la atmósfera escorias y lapillis, que en ciertas circuns- 
tancias de viento impetuoso, se acumularon rápidamente en el 
lado opuesto de la abertura de donde soplaba el aire; tal parece 
ser el caso de la Montaña Guatisea en forma de herradura, y 
por lo que hemos apreciado constituida por tobas de proyección; 
montaña que, como muchas de Lanzarote, bien pudo elevarse 
á la manera del conocido caso del Monte Nuevo, en la bahía de 
Ñapóles, en el espacio de muy poco tiempo. 

F. Otra íorma de montañas, también muy abundantes en la 
isla, es la de cono regular, como los de Blanca, Tesa ó Negra^ 
en las cuales el cráter está situado cerca de lo alto y amplia- 
mente abierta su circunvalación contra el viento. Tales montañas- 
suelen consistir en tobas, siendo sus emisiones casi exclusiva- 
mente lapillis y escorias. 

G. Ciertos volcanes en tronco de cono presentan grandes y 
profundos cráteres, elípticos ó circulares, de una notable regula- 
ridad y con pendientes externas é internas muy acentuadas, es- 
tando constituidas las paredes por capas de tobas muy compac- 
tas y á veces, formadas por cenizas , mezcladas con escorias y 
lapillis, capas que presentan, por lo general, colores grises, amari- 
llentos ó rojizos. Tales montañas no parecen haber emitido lavas 
por el cono terminal, sino por grietas abiertas en los flancos ó en 
la base, como el volcán llamado Caldera Blanca de Pcrdomo, 
cerca de Tinajo y el gran cráter de la Montaña de la Rosa, cerca 
de Arrecife. 

H. Otra clase de volcanes son aquellos que presentan varios 
cráteres escalonados, como los que forman el grupo de los He- 
lechos y los que se observan en las Montañas de Soó. En éstos la 
actividad volcánica se realizó como si los sucesivos puntos de 
erupción hubieran caminado á lo largo de una línea. 



^lOl) ESTUDIO GEOLÓ'ÜCO DE LANZAROTE V DE LAS ISLETAS CANARIAS 207 

I. Muy parecidos son los volcanes de cráteres gemelos, ó 
sea con dos muy juntos y al mismo nivel, y ambos abiertos en la 
misma dirección y probablemente activos simultáneamente. A 
•este tipo corresponden los volcanes de (uienia y Guatisa. 

J. El último tipo, del cual solo podemos citar un ejemplo en 
Lanzarote, en la serie volcánica antigua, es el amplio volcán de 
las Lomas del Cuchillo, cerca de Soó, Ya se ha dicho en la parte 
ílescriptiva, que consiste en una depresión ovalada de un kiló- 




FiG. 7.^ — Lava retorcid:» del reborde cratérico del volcán Peña Palomas. 
Tamaño '/^ del natural. 



metro de extensión, rodeada por un apenas elevado lomo de la- 
vas y escorias, disposición y estructura que nos inclina á suponer 
se trate de un cráter de hundimiento ya muy derruido y relleno 
por los arrastres. 

Como se ve por esta gran variedad de formas volcánicas, de 
las que dan ¡dea las fotografías de las láminas vi, vii y viii, los fe- 
nómenos eruptivos se han realizado en Lanzarote de muy distin- 
tas maneras, dominando las emisiones de lavas retorcidas (figu- 
ra 7.^) por los mismos cráteres, si bien los extensos mal- países, 
que en mantos superpuestos se extienden por toda la superficie 
■de la isla, han surgido por grietas abiertas en la base de muchas 
montañas. Los campos de lavas, ya muy alterados, que sé ex- 
tienden desde la alineación Blanca-Guardilama por la planicie 

Men. R. Se ■. o.«p. Ilist. nat., vi, 1909 



208 E. H. -PACHECO ('02' 

costera de Tías, parecen reconocer este origen, s¡ bien es ya 
imposible percibir las vías de salida de las lavas. 

Además de los volcanes y conos eruptivos, hay que mencio- 
nar los extensos campos de lava que corresponden á la serie 
antigua de la formación explosiva. los cuales he representado en. 
el mapa que acompaña á este escrito, con no pocas incertidum- 
bres á veces respecto á sus contornos y extensión. 

Distínguense estos mal-países viejos por los numerosos cantos- 
y fragmentos de escorias y trozos de lavas cordiformes que lle- 
nan el suelo, teniendo el aspecto que expusimos al tratar de los- 
diversos territorios insulares y del que dan idea las fotografías 
de la lámina ix. En algunos, como en los mal-países cercanos á 
Soó, que han formado la península é isleta del Río en la costa 
de barlovento, se observan numerosos amontonamientos á moda 
de cúpulas de bloques lávicos, que no tienen nada de común ^ 
como pudiera parecer, con los que Sainte-Claire- Deville 
designó con el nombre de aparatos adventicios y que son asien- 
to de proyecciones parciales. Las elevaciones cupuliformes á que 
nos venimos refiriendo, de las que da idea la representada en la 
lámina x, no presentan nada que recuerde un aparato cra- 
teriforme, por lo cual tampoco tienen semejanza con los llama- 
dos hornitos en Méjico, que describirernos más adelante. Supo- 
nemos deben su elevación á los gases acumulados en el seno de 
las lavas del mal-país cuando estaban aún pastosas, por cuanto 
las cúpulas en su interior, por lo que se puede apreciar en algunas 
derruidas, están constituidas por lavas esponjosas con grandes es- 
pacios vacíos entre los diversos fragmentos. El faltar en absoluta 
ó casi por completo en unas corrientes, como, por ejemplo, en 
las históricas del siglo xviii ó en los viejos mal-países de Tías y 
en el cercano á Arrecife, y existir, en cambio, en gran numera 
en otros, lo atribuímos al distinto grado de viscosidad de la lava; 
así en las muy fluidas, como las de época histórica, ó las no muy 
antiguas del Corona, los gases interpuestos salían con graa 
facilidad á través de la masa. Por el contrario, en las lavas den- 
sas, como las de los mal-países cercanos á Soó, ofrecerían qui- 
zás, merced á su mayor viscosidad, mayor obstáculo al escape- 
de los gases, los cuales, solo cuanrlo se acumulaban, \'encían la 



Mem. de la R. Soc. Esp. do Mist. Nat. . Tomo VI.— Lám. IX. 




MAL-PAIS Y MONTANAS DE SOO EN EL FONDO 




CÚPULA DE LAVA EN EL MAL-PAIS DE SOO 




CAPAS DE TOBA EN l\ MONTANA ASOMADA 

Clichés E. S.'Pacheco. 



(103) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 209 

resistencia de la masa, originando los amontonamientos cupuli- 
formes descritos. 

Aunque los mal-países estén muy alterados y destruidos, en 
su superficie se señalan, por lo general, claramente sus bordes, 
que aparecen elevados sobre el piso subyacente, con una altu- 
ra de unos tres metros por término medio, borde que se sigue 
con gran facilidad durante largos trayectos, como, por ejem- 
plo, el que existe cerca de la carretera de Arrecife á San Bar- 
tolomé ó el de Tías, que cruza la que conduce de la capital á 
Yaiza. 

Ya hemos dicho que los mal-países están á veces superpuestos, 
indicando erupciones distanciadas por espacios de tiempo más ó 
menos largos; superposiciones que alcanzan á veces espesores 
considerables. Cerca de Arrecife, á distancia de un kilómetro de 
la costa, abriendo un pozo, se taladraron varias capas lávicas con 
un espesor total de 20 metros antes de llegar á los basaltos anti- 
guos de cavidades tapizadas por carbonato calcico y situados al 
nivel del mar. Estas sucesivas corrientes, avanzando desigual é 
irregularmente hacia el mar, serían las que originaron los arre- 
cifes é islotes de los puertos de Arrecife y Naos. 

Los lapillis lanzados á la atmósfera por los volcanes y aca- 
rreados por el viento durante la erupción, al depositarse lejos de 
los cráteres que los emitieron, dieron lugar á dilatadas llanuras 
de tosca hacia la costa de sotavento. La tosca es producto de la 
acumulación de granos de lava pequeños, irregulares y muy es- 
ponjosos trabados flojamente por la presión que han experimen- 
tado por su propio peso y débilmente cementados por las infil- 
traciones de las aguas de lluvias que los unieron y apelmazaron, 
por lo que fácilmente se desgranan por un ligero choque ó pre- 
sión, si bien poseen la suficiente coherencia á veces para poderse 
obtener de esta roca losas ó sillaretes que constituyen un material 
de construcción ligero y resistente, al que se adhiere muy bien 
el mortero y el lucido. Tipo de llanuras de tosca es la de Guasi- 
meta entre Arrecife y Tías, abundante en productos arcillosos y 
depósitos calcáreos y con numerosos restos de moluscos terres- 
tres vivientes de Helix y Stcnogira dccollata y nidos de un hi- 
menóptero terrícola. 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1909. 



2IO E. H. -PACHECO ÍIO4) 

En ciertos sitios, como sucede en la base Norte de la sierra de 
Guardilama, cerca del puerto de Tegoyo, debajo de las arenas 
negras recientes, existen potentes acumulaciones de antiguos la- 
pillis más ó menos alterados y cementados. Así en un pozo abier- 
to en Las Vegas se encontraron debajo de las lavas y lapillis del 
siglo XVIII, dos gruesos bancos de tosca convertidos hacia la cara 
superior en productos terrosos y constituidos en las zonas pro- 
fundas por lapillis aún negros y sin alterar. Esto hace suponer 
que anteriormente á las erupciones del siglo xviii aquí existieron 
por lo menos dos grandes acumulaciones de lapillis, correspon- 
dientes á erupciones muy distanciadas en el tiempo, por cuanto 
unas de ellas dieron lugar á la alteración superficial de los ban- 
cos en productos terrígenos. 

Donde quiera que se observa en la isla la formación explo- 
siva, se nota una marcada tendencia á realizarse las sucesivas 
erupciones, siguiendo una dirección fija y constante, de donde 
resulta que los volcanes, según hemos descrito, están dispuestos 
en series ó alineaciones paralelas, como en correspondencia con 
un subsuelo muy agrietado en una sola dirección. 

La inspección de los diversos volcanes de una m.isma serie y lo 
que se sabe respecto á la manera cómo se realizaron las erupcio- 
nes históricas, confirman que cada cadena de volcanes ha sido for- 
mada y corresponde, por lo general, á un mismo período de acti- 
vidad; cadena y alineaciones que en su conjunto están arrumba- 
das de ENE. á WSW. y enlazan el macizo basáltico del Norte con 
el del Sur, de donde resulta la forma en zig-zag del eje de la isla. 

De la estructura de los diversos volcanes parece también de- 
ducirse que cada cono ha sido formado de una vez, y como con- 
secuencia de una sola erupción que en él tuvo lugar, lo cual ex- 
plica que la isla esté constituida por tan gran número de volca- 
nes, sin existir uno dominante que fuese asiento de sucesivas 
erupciones, al modo que el Etna ó el Vesubio. Tan solo la Mon- 
taña del Fuego hace excepción á esta regla, por cuanto algunos 
de sus cráteres son anteriores al período eruptivo de 1730 'í 3^) 
que en ella adquirió tan gran intensidad. 

Esta particularidad que parece presentar el volcanismo en 
Lanzarote, según la cual, la acti\'idad \-olcánica debe haber re- 



(105) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 211 

corrido sucesivamente toda la línea de fractura por la que se 
realizaba la erupción, edificando á lo largo de ella los diversos 
conos volcánicos, está de acuerdo con lo que notó Darwin en los 
archipiélagos volcánicos del Pacífico y del Atlántico, en donde 
rara vez en una misma alineación había más de un volcán en es- 
tado de actividad, fenómeno que Poulet Scroppe ha generaliza- 
do, considerándolo como general. 

Otro carácter del v^olcanismo lanzaroteño es la enorme canti- 
dad de lavas emitidas por sus conos eruptivos, algunas veces con 
caracteres que ligan las formaciones explosivas de la serie anti- 
gua con la homogénea. Así las pendientes del volcán Uhigue, 
ai S\\'. del macizo de I'amara, no se distinguen grandemente 
por su aspecto de los viejos basaltos del macizo inmediato. 

A veces es difícil decidir si una masa basáltica determinada 
corresponde á la formación antigua que integra los macizos y la 
vieja plataforma isleña ó es contemporánea de las corrientes lá- 
vicas posteriores y de los conos de erupción elevados sobre esta 
plataforma; dificultad que nace principalmente del hecho de que 
varias de las eminencias de Lanzarote corresponden, como he- 
mos dicho, á volcanes homogéneos. La incertidumbre aumenta 
por el hecho de que algunas corrientes lávicas al enfriarse origi- 
naron basaltos compactos y aún con formas de retracción colum- 
nares, como los descritos por Hartung, cerca de Mancha Blanca 
y Tinguatón. 

Pero si por un solo carácter no puede resolverse el problema; 
teniendo en cuenta las relaciones de superposición en que res- 
pecto á masas de lapilli y escorias se encuentran los basaltos de 
edad dudosa, el estar ó no rellenas sus cavidades por productos 
calcáreos y demás caracteres diferenciales que hemos estableci- 
do entre la formación homogénea y la explosiva, se puede venir 
en conocimiento de á cuál de las dos deben corresponder una 
determinada masa de basaltos columnares. 

Por lo demás, se comprende que tales formaciones basálticas 
no sean privativas en Lanzarote de una determinada formación, 
pues estando caracterizado el volcanismo de la isla por lo consi- 
derables que han sido en todas épocas las emisiones de lavas 
basálticas, y teniendo en cuenta que tales formas columnares son 

Mem R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1909. 



2 12 E. H. -PACHECO (lo6) 

ocasionadas por el lento enfriamiento de una gran masa de- 
lavas (l), es evidente que estas circunstancias pueden haberse 
realizado en todas épocas, si bien preponderando en la antigua 
fase de erupción homogénea. 

Un carácter que se nota en casi todos los volcanes de Lanza- 
rote es que sus cráteres están abiertos ampliamente hacia el 
NE. y con mucha mayor frecuencia hacia el XXE. Si se trata de 
cráteres de circunvalación completa, el sitio más bajo de esta se 
halla también hacia los rumbos dichos. Por el contrario, las lomas 
de tosca y acumulaciones de escorias y lapillis, están situadas 
hacia el SW. y de preferencia al SSW. Además, las llanuras, 
formadas por capas de tobas de proyección ocupan grandes ex- 
tensiones en la costa de sotavento y faltan en la de barlovento. 

Esta disposición general de las montañas volcánicas y la si- 
tuación de las acumulaciones de lapillis, indican la perseveran- 
cia de la dirección del viento durante el largo período que duró 
la fase antigua de la íbrmación eruptiva explosiva, por cuanto 
arrastró los materiales lanzados al aire durante la erupción en una 
dirección constante; viento que, á juzgar por su constancia y vio- 
lencia, según indican los materiales por él arrastrados, y por el 
rumbo de donde soplaba, era el mismo que en la actualidad reina 
en la isla, ó sea el alisio del NNE., lo cual nos lleva á admitir 
que las montañas \'olcánicas de Lanzarote son de fecha reciente. 

(i) Lapparent supone, aceptando la teoría de M. J. Walther, que la 
estructura columnar es el resultado de un enfriamiento brusco causado 
por la llegada de la lava al contacto de una masa de agua, y en apoyo de 
esta opinión dice, que la división en columnas verticales solo se observa 
en las corrientes que han desembocado en el mar ó en un lago, mencio- 
nando numerosos datos locales, y la observación de que en el Vesubio las. 
únicas corrientes divididas en columnas son las que llegan al mar. En con- 
tra de esta opinión, podemos citar el hecho de que las columnatas del 
gran acantilado de Famara ocupan precisamente, de preferencia, las zonas 
altas del acantilado á altitudes de 300 á 500 metros sobre el mar; además 
las observadas por Hartung cerca de Tinguatón y Mancha Blanca, están en 
sitios alejados del mar, y en donde este tampoco tuvo acceso. Por su parte 
el profesor Calderón, al ocuparse de las columnatas basálticas de la pro- 
vincia de Gerona, en el estudio anteriormente citado, expone detallada- 
mente la causa de tales formas, contrarias á la teoría de Walther. 



(l07) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DENLAS ISLETAS CANAKIAS 21^ 



CAPÍTULO IV 

Erupción del Corona y mal-país de la Cueva 
de los Verdes. 

Enlace de la serie explosiva antigua con la moderna. — Períodos cronoló- 
gicos de la última.— Volcanes Corona y Quemada de Orsula. — Exten- 
sión del mal-país de la Cueva de los Verdes. — Fluidez de sus lavas.— 
Edad de su erupción. — Pseudo-bombas. — l^o'i Jámeos. — Descripción de 
la Cueva de los Verdes. — El Jameo del Agua. 

De algunas de Jas montañas y corrientes lávicas descritas en 
la serie antigua, ya dijimos que, teniendo en cuenta la superpo- 
sición y estado erosivo, las considerábamos como formadas en 
época intermedia entre las que claramente pertenecen á la serie 
antigua y las que solo se remontan á fechas conocidas. Aten- 
diendo á estas consideraciones, el volcán Bermeja, situado á ori- 
llas del mar en la costa de barlovento, y los volcanes Halcones, 
Bermeja de los Islotes y algunos otros, como tan'ibién el mal-país 
que asoma bajo el negro campo lávico del siglo xviii, hacia la 
costa de Betancores, pueden considerarse más modernos que los 
de la alineación Blanca-Guardilama, por ejemplo. 

Existe, pues, un enlace en el tiempo entre los volcanes de la 
formación explosiv^a de las series antigua y moderna, como si 
el volcanismo en Lanzarote, desde que comenzó á manifestarse,, 
hubiera continuado desarrollándose mediante paroxismos sepa- 
rados por espacios de tiempo de gran tranquiHdad. Se deduce 
esto no tan solo de lo que enseñan el estado de conservación y 
grado erosivo y de alteración de los diversos volcanes y de sus 
materiales — prueba que por sí sola sería muy insegura — sino por 
lo que hemos dicho acerca de la superposición de los mantos de 
lavas y capas de tobas de proyección, en las que se observa, á 
veces, como en el caso citado del pozo de Las- Vegas, que las 
superficies que estuvieron á la intemperie antes de cubrirse por 
Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1909. 



214 



E. n. -PACHECO (l08) 



otros mantos, fueron alteradas hasta el punto de dar lugar á pro- 
ductos terrosos capaces de sostener la vegetación, lo cual supo- 
ne largo espacio de tiempo, hasta que fueron cubiertos por los 
productos de otra erupción. 

La división establecida entre la serie antigua y la moderna, no 
indica una separación absoluta en las condiciones en que se rea- 
lizaron los procesos eruptivos ni señala diversa modalidad del 
volcanismo lanzaroteño. Sin embargo, presentan los volcanes y 
el extenso mal-país del NE. tales caracteres de semejanza con la 
gran masa eruptiva del siglo xvín y con los productos volcánicos 
del XIX, que puede hacerse con ellos un grupo caracterizado, 
como explicaremos en el curso de nuestro relato, por la mayor 
intensidad que han tenido en ellos los fenómenos explosivos. 

Si en la serie antigua no puede establecerse un orden de suce- 
sión, en cambio dentro de la moderna la cronología de sus tres 
períodos eruptivos está perfectamente determinada en la forma 
siguiente: 

l.° Volcanes Corona y Quemada de Orsula, con el mal-país 
del NE. de la isla, de fecha relativamente reciente, si bien des- 
conocida. 

2.° Volcanes de la Meseta de Timanfaya, cuyas erupciones 
tuvieron lugar desde 1730 á 1 736. 

3.° Volcanes de Tao, Tinguatón y Nuevo del Fuego, activos 
en 1824. 

En este breve capítulo estudiaremos la erupción del NE., cuyo 
principal volcán es el Corona, destinando otro más extenso para 
las grandes erupciones del siglo xviii y un tercero para las que 
tuvieron lugar en el xix. 

Los volcanes Corona y Quemada de Orsula, están situados al 
Norte de la isla sobre el gran macizo basáltico, al cual cubrieron 
en gran parte con sus lavas y lapillis, extendiéndose desde la 
base de ambos conos, hacia el E., el gran manto de borrascosas 
lavas, que designaremos con el nombre de mal-país de la Cueva 
de los Verdes, por encontrarse en él el largo y magnífico túnel 
así llamado. 

El volcán Corona se elo\'a aislado é imponente en forma de 
tronco de cono de una gran regularidad hasta alcanzar su arista 



(lOg) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 21 5 

circular culminante la altura de 6 10 metros sobre el mar y más 
de 300 sobre la planicie del valle de Mague. Sus pendientes son 
escarpadas, con inclinaciones de 45 grados y están cubiertas de 
lavas que, habiendo escurrido por todos lados, han formado un 
revestimiento escoriáceo y uniforme á la montaña. Ofrece el vol- 
cán, visto de cerca, singular aspecto de áspera belleza, al par que 
de fortaleza y majestuosidad, y como además se eleva dominan- 
do las cercanías y verdaderamente coronando la isla, merece en 
todos respectos el nombre de Corona que ha recibido. 

El cráter se hunde en forma de embudo hasta una profundi- 
dad de 170 metros, según medida de Simoni, presentando rapi- 
dísimas pendientes de lavas, escorias sueltas y peñascos despren- 
didos de lo alto. La vegetación está allí reducida á los liqúenes 
que tapizan las lavas, dándolas en algunos sitios un matiz verde 
ceniciento. 

Hacia el fondo del cráter existe un peñasco irregular, elevado- 
y abrupto fotografiado por Simoni, que parece estar constituido 
por las últimas lavas que de la chimenea brotaron en un estada 
pastoso, y que, no expansionándose, quedaron allí solidificadas. 

Circunda por lo alto al cráter un borde de lavas tan afilado en 
ciertos sitios, que es difícil sostenerse en pie sobre él cuando 
sopla el viento; reborde que no alcanza en toda la circunvalación 
la misma altura, sino que hacia el Norte presenta una gran de- 
presión ó escotadura, por la cual las lavas se derramaron abun- 
dantemente, aumentando el extenso, erizado, tumultuoso y re- 
vuelto mal-país que se ensancha hacia el Saliente. El armazón 
de la montaña es de capas de lavas y escorias, inclinadas hacia 
afuera de 30 á 40 grados y cortadas á pico,' semejando bandas 
horizontales, desde el interior del cráter. 

Desde lo alto del borde del Corona divísase hacia el NXE. otro 
volcán de lavas, edificado cerca del poblado de Orsula, en el 
borde del escalón inferior de la meseta basáltica de La Atalaya. 
Este volcán, llamado la Caldera Q/ien/ada de Orsiila, presenta 
todo el aspecto de los producidos en el siglo xviii en la meseta 
de Timanfaya, siendo coetáneo del Corona. Su altura es peque- 
ña, y hacia el Saliente ofrece un ancho portillo por donde reven- 
tó la pared que circundaba el cráter y una gran masa de lavas 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1909. 



2l6 E. H. -PACHECO (l'o) 

salió á fusionarse con las de mal-país de la Cueva de los Verdes, 
que en buena parte surgirían de este volcán. 

La Torrecilla de los Apares^ que solo de lejos hemos visto, 
parece consistir en una aglomeración de rocas escarpadas, situa- 
das entre los dos volcanes descritos. 

Como dependencias del Corona cita Sapper dos conos adven- 
ticios en su base: uno al Este, abierto hacia el Sur y con un diá- 
metro de unos 8o metros, y otro al SSE., que consiste tan solo 
•en una baja muralla de escoria abierta hacia el Sur. 

Desde los dos volcanes, Corona y Quemada de Orsula, se ex- 
tiende hacia el Saliente hasta la misma orilla del mar, en donde 
forman gran número de escollos y arrecifes, un fragoso mal- país, 
siguiendo una línea de costa de lO kilómetros de larga, y tenien- 
do una extensión superficial de unos 40 kilómetros cuadrados. 

Las lavas están muy poco alteradas; apenas han perdido super- 
ficialmente el color negro que ofrecen las muy recientes y solo 
•dan asilo á una vegetación constituida, además de por los liqúe- 
nes, por matas crasas como el berol y los tabaibas. 

En unos trayectos consiste la superficie del mal-país en nume- 
rosos lastrones, encajados unos junto á otros, en posiciones obli- 
cuas ó verticales mezclados con gruesos cordones de lavas. En 
otros sitios estas ocupan extensiones horizontales de superficie 
rugosa y numerosas ondulaciones y relieves en forma de gruesos 
cables, dominando por todas partes la textura superficial espon- 
josa. Las lavas debieron avanzar largos trayectos como una co- 
rriente viscosa, sin cubrirse en su superficie con la envoltura 
de escorias que, como es bien sabido, envuelven á las corrientes 
del Vesubio, guardando más semejanza que con las lavas de este 
famoso volcán con las muy fluidas de la isla de la Reunión. Al- 
gunos ejemplares son de una esponjosidad extrema, como indi- 
ca el siguiente grabado. 

Difícil es resolver si toda la gran masa de lavas del extenso 
mal-país procede exclusivamente de las emisiones del Corona y 
la Quemada de Orsula, ó como parece más lógico, teniendo en 
cuenta su enorme extensión, surgieron por grietas abiertas en las 
bases de estas montañas. Por de contado, los volcanes expresa- 
dos dieron lugar á grandes desbordamientos por el cráter, reba- 



<(lll) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 217 

■sando las lavas por los bordes del cono. Así, en el Corona, las 
pendientes externas están formadas, como se ha dicho, por un 
:grueso manto lávico, y en el Quemada de Orsula se ve el gran 
■torrente que surgió por el 
-ancho portillo abierto hacia 
■el Saliente. 

En cuanto á la antigüe- 
■clad de la grandiosa erup- 
•ción que describimos, sólo 
puede deducirse que debe 
-corresponder á fecha re- 
ciente. En la isla no se con- 
serva tradición de esta crup- 
<:ión , ni los historiadores 
■canarios mencionan noticia 
•alguna por la que pueda ve- 
■nirse en conocimiento de su 
■edad. Hartung la asigna una 
-antigüedad por lo menos de 
<[uinientos años, pero pro- 
bablemente debe datar de 
varios siglos antes de la con- 
<]uista del archipiélago. 

Además del gran manto 
^icl Saliente, dos ríos lávicos procedentes del cráter del Corona 
ó de aberturas en la base de la montaña, corrieron hacia el W. 
por el fondo de la cañada del Dorado y de la Hoya de la Pila, 
las cuales, si no se perciben en todo el trayecto por estar cubier ■ 
tos por el manto de lapilli, se comprueba que llegaron á los bor- 
des del acantilado y desde la altura cayeron á la playa, donde se 
■expansionaron. La catarata que se despeñó por el boquete del 
Dorado, dejó adheridas sus lavas á los basaltos el paredón; lo 
cual indica una extrema fluidez, solo comparable con la de la 
lava del Mauna-Loa y Kilauea, que en ocasiones se ha visto caer 
por escarpas verticales en cascadas, como pudiera hacerlo un 
jTietal fundido. 

En las pendientes del Corona, especialmente hacia la base, 
Mem. R. Soc. csp. Hist. nat., vi, 1909, 




FiG. 8. — Lava celular del jameo de en- 
trada á la Cueva de los Verdes. (Ta- 
maño natural.) 



2l8 E. H. -PACHECO (lí2) 

hay numerosas bombas volcánicas y una gran cantidad de bolas, 
ó seudo-bombas, de tamaño muy variable, desde el de nueces 
hasta más de 30 centímetros de diámetro; bolas esponjosas en el 
centro y compactas en la superficie, las cuales más bien que ver- 
daderas bombas de proyección lanzadas al aire por la erupción, 
creemos sean el resultado de fragmentos de lava aún viscosa, 
que desprendiéndose de la masa que escurría por las muy incli- 
nadas pendientes externas del volcán, rodaron hacia la base de la 
montaña, adquiriendo el aspecto y textura que presentan (l). 

Llaman la atención en la superficie del mal-país unos grandes 
hoyos ó hundimientos que se conocen en la isla con el nombre 
genérico de jámeos^ los cuales señalan por su situación dos lí- 
neas sinuosas que desde cerca de la costa avanzan hacia el esca- 
lón de la meseta basáltica, donde están los volcanes menciona- 
dos; á los situados hacia la zona media del campo lávico llaman 
los jámeos de los Lajares, y los correspondientes á la línea más 
al Sur del mal-país pertenecen^á las bocas ó aberturas de los di- 
versos segmentos de un gran túnel bajo la lava, que con varias 
interrupciones alcanzará más de cinco kilómetros de longitud, y 
uno de cuyos trayectos, el más extenso, constituye la famosa 
Cueva de los Verdes. Ocupa el segmento más próximo al mar 
una tranquila laguna de aguas marinas, que á través de las la- 
vas penetran y llegan al corto túnel, limitado por los dos hundi- 
mientos de la superficie del campo lávico, denominados jámeos 
djl Agua. 

Todos los jámeos presentan el mismo aspecto y disposición, 
y de ellos puede juzgarse por la fotografía siguiente, en la que 
se aprecia que corresponden á desplomes del techo del túnel, 
cuyas entradas se perciben en los extremos de los hoyos. Pre- 

(i) Dr. Fritz Berwerth, Ucber vulcanische Bomben von den cañar ischen 
Inseln 7iebst Betraclitimgen ñber derc?i EntsieJiung. — Ann. des K. K. Na- 
turhischen Hofmuseums. Band. ix. Wicn, 1894. 

El Dr. Berwerth, según este estudio, hecho con los ejemplares recogidos 
en Canarias por el Profesor Simoni, caracteriza las verdaderas bombas 
volcánicas por presentar en la zona ecuatorial á m.odo de un anillo más ó 
menos completf), con un reborde cortante ó redondeado, en forma de 
alas, ó en estado de entalladura. 



(113) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 219 

sentan, por término medio, una profundidad de una decena de 
metros, una anchura de diez á veinte, y una longitud variable 
que, en la mayoría, no pasa de 50 á óo metros. 




FiG. 9. — Entrada á la Cueva de los Verdes. 

De los túneles á que sirven de entrada estos desplomes visi- 
tamos el en extremo interesante de los Jámeos del Agua, y el 
trozo mayor, ó sea la Cueva de los Verdes, para lo cual íba- 
mos provistos de dos buenas lámparas de acetileno, que nos die- 
ron excelente resultado, pues á su luz exploramos los tres kiló- 
metros que tiene de largo la interesante galería (l). 



(i) La Cueva de los Verdes, como otras cavernas lávicas de la isla, 
sirvió de escondite y refugio á los habitantes de la isla durante las varias 
irrupciones berberiscas de los siglos xvi y xvii. En 1618 una escuadra, 
compuesta de 60 barcos con 5.000 berberiscos y turcos, cayó sobre Lan- 
zarote el 1.° de Mayo, embistiendo ala capital, la villa de Teguise, que 
fué saqueada é incendiada. Gran número de habitantes de la isla se re- 
fugiaron con los víveres que pudieron reunir en la Cueva de los Verdes, 
bloqueando los berberiscos la entrada; los fugitivos se sostuvieron algún 
tiempo en el interior, pues recibían de noche socorros por la otra entrada 
que tiene el túnel, llamada la Puerta falsa, hasta que sorprendido un lan- 
Mem. R. Soc. esp. Hist. nat. vi, 1909. 14 



220 E. H. -PACHECO (lI4) 

El jameo por donde se penetra á la Cueva de los Verdes dis- 
ta del mar kilómetro y medio próximamente, marcándonos el 
barómetro en él una altitud de 70 metros. Como en los demás 
hundimientos que dan acceso á los túneles, en cada uno de sus 
extremos se abre la entrada de una amplia galería; la que se ex- 
tiende hacia el mar, ó sea al ESE., no la exploramos, mas nos 
dijeron terminaba á corta distancia de la entrada; la opuesta, ó 
sea la del NW., que se dirige hacia el Corona y al macizo basál- 
tico situado al W^NW'., es la que sirve de acceso á la histórica 
caverna. 

Una rampa de fragmentos lávicos, procedentes del desplome, 
conduce á una amplia galería abo\'edada, la cual se ensancha 
pronto hasta alcanzar por algunos sitios las dimensiones de las 
naves de las grandes catedrales góticas, si bien no es lo frecuen- 
te esta magnitud. Por lo general la anchura del túnel no pasa 
de 1 2 metros y en algún trayecto llega á cerca de 20, no exce- 
diendo en otros de seis ú ocho. 

Lo más interesante de la curiosa caverna son las extrañas y 
singulares formas que presenta la bóveda, en cuyas curvas do- 
mina la elipse, en combinaciones á veces tan sorprendentes, 
que resulta el túnel, arquitectónicamente considerado, de gran 
belleza artística, como puede juzgarse por las secciones que aquí 
representamos, tomadas de los apuntes hechos dentro de la cue- 
va. La sección de bóveda más frecuente es la representada en la 
fig. 10; en ella las paredes se ele\'an al principio casi \-erticales, 
inclinándose después cada vez más para formar una galería de 
sección elíptica ; pero con la curiosa particularidad de que en la 
línea de cierre, en \'ez de unirse los dos lados del techo, siguien- 
do el trazado de la elipse, se elevan repentinamente, originando 
en lo alto de la bó\'eda y todo á lo largo de ella una canal por 
algunos sitios bastante ancha y profunda. 



zaroteño, fué obligado á revelar la existencia de la entrada oculta, y ago- 
tada el agua y los víveres, los refugiados se entregaron, pasando cautivos 
á Argel en número de 800. En nuestra exploración de la caverna encon- 
tramos fragmentos de tea, huesos de cabra y restos de las vasijas que ser- 
virían á los fugitivos para tener el agua. 



(115) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 221 




FlG. 10. 



A veces la bcneda elíptica, en \-ez de ser más baja que an- 
cha, se ele\a notablemente, y como indica la fig. 1 1 adquie- 
re la forma de una alta y alargada oji\-a, siendo esta disposi- 
ción la más frecuente 
en el prolongado tra- 
yecto de salida de la 
caverna. 

Bó\"edas más compli- 
cadas existen en otros 
sitios, especialmente en 
algunas galerías ciegas 
situadas en un piso más 
inferior que la princi- 
pal, en donde existen á 
lo largo de los muros á 
modo de cornisas ó sa- 
lientes, que marcan los 
arranques de una bóve- 
da que no llegó á cerrarse ; pero que comenzó á formarse de- 
bajo de la bó\-eda que constituye el techo. Tales cornisas son de 
bordes redondeados y originan las curiosas secciones de la ga- 
lería, representadas en las figu- 
ras 12, 13 y 14. 

Cuando en dos galerías super- 
puestas se ha hundido el piso de 
separación, quedando los arran- 
ques del cañón de la bó\'cda, re- 
sulta una galería como la que in- 
dica la fig. 15, que representa la 
sección del sitio de la cueva por 
donde hay que descolgarse para 
llegar al piso inferior de salida. 

En el suelo de la caverna se 
presentan en largos trayectos dos rebordes laterales, á modo de 
aceras ele\'adas sobre el centro del piso desde un par de decíme- 
tros hasta cerca de un metro, estando revestidas las partes bajas 
de las paredes y estas aceras de capas de la\'a \'ex¡cular, con un 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1909 




Fio. i i . 



E. H. -PACHECO 



(ll6) 




FlG. 12. 



espesor variable desde dos centímetros en adelante; capas que 
parecen formadas por la la\'a que escurrió por las paredes. Ge- 

^ _^ neralmente el piso de la galería 

- comprendido entre las dos aceras, 

está ocupado por fragmentos y 
trozos de la\-a en revuelta confu- 
sión, tal y como aparecen dis- 
puestos en la superficie del mal- 
país. Proceden estos lastrones y 
fragmentos, en algún caso, de des- 
plomes del techo; pero en la ma- 
yor parte de los casos correspon- 
den á los costrones de solidificación arrastrados por el torrente 
lávico que corrió por la galería. Aunque tal es la disposición más 
general del piso en el túnel, no 
faltan trayecto, en los cuales el 
suelo, como el que describiremos 
al tratar de la Cueva de los iSa- 
turalistas, situada en el gran cam- 
po lávico del siglo xviii, está 
constituido por lava escoriácea 
de superficie desigual y áspera, 
y sin lastrones ni grandes frag- 
mentos amontonados. Finalmen- 
te, otra clase de piso observado 
hacia la terminación de algunas 
galerías ciegas es el constituido por un enlosado de grandes lan- 
chas en alto grado esponjosas y recortadas por grietas rectilí- 
neas, á través de las cuales llega á percibirse otra capa de losas 

semejantes infrayacentes, con espa- 
cios huecos entre ambos lechos. 

Faltan en la Cueva de los Verdes 
las curiosas estalactitas y estalagmitas 
de lava, que son tan abundantes en la 
citada Cueva de los Naturalistas; si 
acaso en algunos sitios se perciben col- 
FiG. 14. gantes mamelonares, cónicos é irre- 




FiG. 13. 





(i 17) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 223 

guiares, formados por escurriduras de la lava fundida al gotear 
de la bóveda y que representa la fig. i6. 

En las paredes y en la bóveda existe en algunos sitios un 
revestimiento calcáreo consistente en grandes parches de un 
blanco intenso, en los cuales, 
reflejándose la luz de las lám- 
paras, nos hizo creer más de 
una vez durante nuestra larga 
exploración subterránea, que 
percibíamos agujeros lejanos 
por donde penetraba la clari- 
dad del exterior. 

Otra particularidad intere- 
sante de esta cueva es el de- 
pósito ó formación en algunas 
partes de su piso de un tenue 
polvo, producido quizás ÍJi 
sitn por alteración de las la- 
vas y en el cual se señalaban 
claramente las pisadas. 

En su conjunto constituye 
la Cueva de los Verdes un gran túnel sin ramificaciones late- 
rales, aunque presenta á trechos galerías paralelas ciegas situa- 
das á distinto nivel de un mismo plano vertical , de tal modo 
que el suelo de la galería superior corresponde al techo de la 
inferior, á la cual á su vez en un trayecto más lejano puede 
acompañar otra galería subyacente. En algún sitio agujeros que 
existen en el piso de la superior, permiten observar la galería 
que corre á más bajo nivel, estando en otros trayectos unidas 
ambas en una sola á causa del desplome de la bóveda de sepa- 
ración. 

Comprende el trozo de túnel llamado Cueva de los Verdes 
una longitud de unos tres kilómetros escasos. En su mayor par- 
te está dirigida hacia el NNW., salvo en su tercio ñnal, en donde, 
describiendo una amplia curva, se dirige al NW. Las observa- 
ciones barométricas nos indicaron que toda ella está situada á 
poca profundidad, coincidiendo su pendiente con la general de 

Mem R. Soc. esp. Hist. uat., vi, 1909. 



Fig. 15. 



224 



E. H. -PACHECO 



fll8) 



la llanura del campo lávico, la cual está suavemente inclinada 
hacia el mar. 

La totalidad del túnel puede considerarse dividida en tres 
trayectos: Comprende el primero, que tiene una longitud apro- 
ximada de medio kilómetro, desde la entrada hasta un paredón 
que cierra el conducto por completo, salvo en un agujero al ras 
del suelo, de unos tres metros de largo y tan estrecho, que difí- 
cilmente da paso á una persona arrastrándose. En este primer 






FiG. i6. — Estalactitas de lava de la Cueva de los Verdes y fragmento del 
revestimiento que presentan las paredes en algunos sitios. (Tamaño '/s 
del iialural.) 



trayecto del túnel existe una galería inferior, paralela, que des- 
de cerca de la entrada del túnel se dirige hacia atrás y termina 
á corta distancia. 

El trayecto central comprende otro medio kilómetro, desde el 
estrecho agujero mencionado hasta un desplome del piso de la 
caverna, el cual establece comunicación con otra galería parale- 
la inferior, á la que hay que descender, descolgándose unos lO 
ó 12 metros desde la cornisa que forma el arranque de la bóve- 



(i 19) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE I.AS ISLETAS CANARIAS 225 

da hundida. La galería inferior se prolonga también en sentido 
retrógrado durante un trayecto de un par de centenares de me- 
tros, presentando su bóveda formas extrañas á causa de los sa- 
lientes ó rebordes en cornisa que existen á lo largo de las pare- 
des. En el fondo de esta galería ciega es donde existe el piso 
constituido por grandes losas de textura esponjosa antes des- 
crito. 

El tercer y último trayecto es el más largo y de peor piso, 
pues está constituido en su mayor parte por dos altas aceras, y 
entre ellas corre un irregular amontonamiento de lastrones lávi- 
cos. Su longitud será muy cercana á los 2 kilómetros, al final de 
los cuales se sale al aire libre, subiendo una rampa de frag- 
mentos irregulares de lava que conduce á un hundimiento en el 
mal-país, ó jameo, en un todo semejante al que sirve de en- 
trada á la cueva; el jameo también presenta hacia el extremo 
opuesto por donde salimos, otra entrada á una galería que no 
exploramos, y puede considerarse como la prolongación hacia 
el Corona de la Cueva de los Verdes. 

Los Jámeos del Agua distarán de la orilla del mar unos 300 
metros. Son dos hendimientos como los descritos, situados á 
corta distancia uno de otro, y entre ellos un trozo ancho de 
túnel de bóveda elíptica, al cual se desciende por un áspero ta- 
lud de fragmentos rocosos. Tendrá la caverna unos 20 metros 
de ancha por ÓO de larga y 20 de altura, ocupando el fondo una 
laguna de aguas tranquilas y transparentes, á través de las cua- 
les se perciben los revueltos lastrones lávicos del fondo, según 
indica el esquema de la fig. 1 7. El nivel del estanque sube y baja 
con la marea, la cual ha dejado en las paredes las señales del 
nivel hasta donde alcanza. La gruta está iluminada por la luz 
tenue y amortiguada que penetra por las dos rampas laterales, 
luz apacible y débil que contrasta con el haz de rayos que desde 
estrecha y circular claraboya, existente en lo alto de la bóveda, 
cae cenitalmente sobre las tranquilas aguas, iluminando hasta el 
fondo con brillantes destellos. 

La laguna no está desierta, sino que en ella habita un peque- 
ño crustáceo blanquecino, un decápodo cuyos individuos pulu- 
lan en gran cantidad cerca de las orillas. Probablemente el es- 
Mem. R. Son. esp. Hist. Tiat., vi 1909 



226 



E. H. -PACHECO 



(l20 




FiG. 17. — Corte esquemático del 
jameo del agua. 



tanque comunicará con el mar por alguna galería existente en 
el fondo de la caverna, análoga á las galerías inferiores que hemos 
descrito en la Cueva de los Verdes; pero es difícil averiguar si 

ocurre así en realidad, ó si las 
aguas que en la cueva existen, 
y que oscilan con la marea, 
sólo llegan allí á través de los 
resquicios y grietas que pre- 
sentan las lavas del mal-país. 
El techo de la caverna, al 
exterior, en nada se distingue 
del resto de la superficie del 
mal-país; únicamente se per- 
cibe el agujero circular en for- 
ma de tronco de cono de un diámetro de un par de metros por 
donde penetra la luz cenital. Lo sorprendente es que junto á la 
claraboya existe, sobre el mal-país, un gran bloque de la\'a que 
por su forma y tamaño ajustaría en el agujero de la bóveda, sien- 
do según todas las apariencias el tapón que cerró la claraboya, y 
que por un violento impulso desde el interior de la caverna hasta 
el exterior, fué lanzado al aire, quedando al lado de la abertura. 
En la fotografía, que reproducimos al final, obtenida por Simoni, 
se percibe á lo lejos dicho bloque sobre el techo de la cueva. La 
única explicación que se nos ocurre respecto á la formación de 
este agujero es la siguiente: Al vaciarse de lavas el túnel que for- 
maban los jámeos y la caverna á que nos referimos, y estableci- 
da la comunicación con el mar, la marea ascendente comprimió 
los gases ó el aire que llenarían la cavidad, haciendo saltar por 
presión la clave de la bóveda, al mismo tiempo que ocasiona- 
ban el desplome de parte del techo, produciéndose así los dos 
hundimientos laterales que dan acceso á la caverna. 

Más adelante expondremos nuestra opinión sobre el origen y 
formación de los túneles, cuyos trayectos principales explora- 
mos, después de describir los análogos que hemos visitado en el 
gran campo lávico de la meseta de Timanfaya, y que datan de 
la erupción del siglo xviii. 



(l2l) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 22? 



CAPITULO V 
Erupción de 1730 á 1736. 



LOS VOLCANES 

Disposición general de los volcanes del siglo xviii. — Descripción del 
macizo del Fuego. — Las Calderas Quemadas y Montaña Rajada. — Pe- 
queños volcanes entre ellos. — Grieta volcánica y lagos de lava entre el 
macizo del Fuego y la montaña Miraderos. — La Caldera de Fuencalien- 
te. — Pedruscos y cautos lanzados por las explosiones. — Montaña Pico- 
Partido y Colorada.— Volcán Tinga; su explosión. — ^Montaña Colorada 
junto á Negra y su lago de lava. — Caldera de Los Cuervos. — Volcán de 
Mazo. 

En cuatro partes distribuiremos este capítulo, estudiando en 
la primera los aparatos volcánicos formados en el período de los 
seis años que duraron las erupciones; en la segunda describire- 
mos el gran campo lávico formado, sus accidentes que consisten 
principalmente en la formación de singulares grutas y tíineles, 
explicando su probable formación, destinando la tercera á des- 
cribir la erupción, según se desprende de los documentos de la 
época, y finalmente en una cuarta y última nos ocuparemos de 
las manifestaciones actuales reducidas á emanaciones caloríficas 
en la Montaña del Fuego. 

Al describir los volcanes de la serie antigua dijimos que la 
alineación de Timanfaya que forma el eje de la meseta del mis- 
mo nombre, comprendida entre la vieja alineación Blanca-Guar- 
dilama, al Sur y Tamia al Norte, había sido teatro de una violen- 
ta y larga fase eruptiva en el siglo xviu. Los numerosos \olcanes 
de entonces se produjeron en la antigua alineación de Timan- 
afya, que viene á constituir el eje central de la isla arrumbado 
del ENE. al WSW.; pero no todos los conos eruptivos se ele- 

Mem. R. So ;. esp. Hist. nat., vi, 1909 



228 E. H. -PACHECO (l22) 

varón precisamente en dicha alineación ni en ella se abrieron 
todos los cráteres, pues algunos están apartados al Sur ó al Norte, 
si bien no muy distantes. 

El núcleo principal de la erupción fué el macizo del Fuego, en 
donde en un reducido espacio existe gran número de volcanes, 
macizo que se prolonga hacia el W. por la hermosa serie de las 
Calderas Quemadas y Montaña Rajada, mientras que hacia el E. 
está separado el macizo de los demás volcanes de la época por 
una gran grieta, de la que manaría enorme cantidad de lava, 
existiendo al otro lado de aquélla varios volcanes que muestran 
señales de intensísimos fenómenos explosivos. Estos volcanes no 
están tan perfectamente alineados como los situados al W. del 
Fuego, siendo los principales los conocidos con los nombres de 
Caldera de Fuencaliente, Colorada, Pico-Partido, Tinga y Colo- 
rada junto á Negra, entre los que existen otros más pequeños 
sin nombre. Separados de éstos hacia el Sur, ya cerca de los 
bordes meridionales del campo lávico, existe la hermosa Caldera 
de Los Cuervos, y hacia el Norte el volcán de Mazo. Compren- 
de la línea de volcanes una docena de kilómetros desde Colo- 
rada junto á Negra, al Saliente, hasta Rajada á Poniente; en to- 
dos ellos, como se verá por la descripción que haremos, los fenó- 
menos explosivos se realizaron con intensidad mayor que en la 
generalidad de los de la serie antigua. 

Macizo del Fttego — El sabio profesor Carlos Sapper ha hecho 
un estudio descriptivo del grupo del Fuego y trazado un croquis 
hipsométrico á escala de I X 50.000 (l), el cual da idea bastante 
aproximada del laberinto y cúmulo de volcanes y cráteres que 
existe en el terreno tan reducido que comprende el macizo, por 
cuanto en un espacio de nueve kilómetros de E. á W. y seis de 
N. á S. señala el profesor de Tubinga 25 cráteres y conos de 
erupción. Se observa en este sitio, mejor que en otro alguno, el 
carácter que hemos dicho presenta el volcanismo de Lanzarote 
de verificar las erupciones cada vez por sitio distinto. 

A la cima más alta del macizo, Sapper la asigna una altitud 



(i) K. Sapper, Karteiiskizze der Montana del Fuego (Inseln Lanzarote). 
Justus Parthes: Gotha, 1906. 



(123) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 229 

de 525 metros, teniendo en cuenta sus observaciones y las de 
los viajeros que las han medido antes que él, á saber: Von Buch, 
Webb y Berthelot, Coello, Hartung, Von Fritsch y Simoni. Esta 
cima se eleva unos 2 50 metros sobre la llanura de la base y á 
ella se llega subiendo por un piso de escorias negras y á veces 
rojas ó amarillas y lapillis diversamente coloreados que cubren 
las pendientes de estas montañas. Fácilmente se aprecia que la 
cresta es de lavas antiguas y de capas de tosca que asoman aquí 
y allá en las abruptas escarpas á través de las escorias y lapillis 
modernos, y que corresponde á la vieja montaña de Timanfaya, 
muy destruida por las erupciones del siglo xvni. 

Forma la línea de cumbres un arco de medio círculo abierto 
al XE., rodeando á una profunda depresión que se hunde hasta 
cerca de 150 metros más baja que la cúspide; depresión en la 
que existen tres cráteres separados por bajos lomos de escorias 
y que parecen corresponder, según opina Sapper, á explosiones 
producidas en la masa de escorias y lapillis que en el fondo exis- 
tieron, dando lugar á unos singulares hoyos en embudo, de los 
que da idea la fotografía de Simoni que acompaña á este tra- 
bajo. 

El arco de círculo mencionado, que forma la cresta, se enlaza 
por el extremo oriental con otra cumbre más baja, también en 
arco de círculo, pero esta segunda abierta al W., de tal suerte, 
que entre las dos componen á modo de una S, cuyo extremo 
meridional es el llamado Lomo del Azufre por los costrones de 
toba de color amarillento que lo cubren, el cual contornea una 
poco profunda depresión correspondiente, al parecer, al fondo 
de un viejo cráter; en este sitio y en las vertientes internas del 
Lomo del Azufre, es donde las emanaciones caloríficas son más 
perceptibles. 

En la vertiente externa del Norte del macizo existe un gran 
volcán adosado, completamente abierto hacia el rumbo dicho, 
de cuyo cráter ha salido un ancho torrente de lavas, las cuales 
han corrido y expansionado por la llanura que se extiende á 
su pie. 

Análogamente en las pendientes del NF^. se alzan varios conos 
de escorias con cráter en embudo formados como los anteriores, 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vr, 1909. 



230 E. H. -PACHECO (124) 

según el geógrafo alemán, por explosiones en el amontonamiento 
escoriáceo. 

Al Sur desciende la montaña por una empinada cuesta cu- 
bierta de lapillis, inclinada 40°, extiéndese por la base anchas y 
dilatadas lomas, también con su manto de lapillis modernos, de 
color negro y en otros sitios rojo-ladrillo ó amarillo ó constituí- 
dos por la mezcla de granos con las tres coloraciones, lo que 
presta á estos territorios un aspecto singular. 

Hacia el SW. existe un ancho cono en cuyas vertientes se 
observa un fenómeno extraño, por cuanto señalando las curvas 
de nivel vegetan en él numerosas junqueras, única planta que, 
aparte de los liqúenes, vive en tan desolados parajes. 

Por el W., en un puerto que separa el macizo de la magní- 
fica alineación de las Calderas Quemadas, un pequeño volcán 
semilunar ha dado salida á un río de lava difundida en el gran 
campo que rodea á las montañas. Pasado el brazo lávico existen 
en la base de la primera Caldera Quemada varias estrechas é 
insondables grietas abiertas entre las compactas la\-as por lasque 
sale un vaho cálido, sin que se perciba la más tenue nubécula de 
vapores. 

Todos los alrededores están sembrados de numerosos cantos 
y bloques irregulares de lava compacta, algunos de dos me- 
tros de espesor, que debieron corresponder á las paredes de la 
primera Caldera Quemada, y fueron lanzados al aire por violenta 
explosión. 

La Montaña del P'uego desciende al NW. por mesetas esca- 
lonadas de ásperas laderas, ocupadas por cráteres con gran di- 
versidad en su aspecto y tamaño. El más próximo al centro del 
macizo es uno de forma oval alargada, de unos 400 metros de 
anchura, con paredes rehundidas en figura de embudo y con las 
ásperas laderas internas cubiertas por incoherentes escorias, con 
el aspecto del cok, que ceden al pisar sobre ellas y ruedan al 
fondo, produciendo un ruido metálico. 

Abajo, en la pendiente del macizo, se alza un empinado cono, 
también de escorias sueltas, que prestan poco apoyo para el as- 
censo hasta la boca del cráter abierto en la cumbre, el cual tiene 
la forma de embudo ó cono invertido de regularidad casi geomé- 



(125) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 23 1 

trica y pendientes de 40°. La hechura del cráter y la del cono 
de la montaña, unida á la falta de trabazón de sus materiales, 
nos hace suponer que este volcán debe ser obra de la gran can- 
tidad de gases que emitió, los cuales lanzaron al aire con gran 
fuerza la lava en estado de escorias y gruesos lapillis, que acu- 
mulados alrededor de la abertura, originaron la forma en cono 
regular que presenta el volcán. 

Muy próximo se alza otro pequeño cono de escorias, que tan 
sólo tendrá una altura sobre la base de I 5 metros. Frente á él, 
en una ladera, se ve la pared derruida de un gran volcán ovala- 
do, que á su vez rodea á otro también de sección oval y con pa- 
redes perfectamente conservadas. 

Más lejos, hacia el NW., entre las Calderas Quemadas y los 
restos de un antiguo y derruido volcán, anterior á las erupciones 
del siglo xvm, á juzgar por sus viejas lavas rojizas, se prolongan 
en bella alineación nueve conos adventicios ó diminutos volca- 
nes, algunos de tan sólo cuatro ó cinco metros de alto, y en ge- 
neral de una gran simetría, y que deben corresponder á una 
grieta que irradia del macizo y sobre la cual están situados. 

Las Calderas Quemadas y Montaña Rajada. — -La magnífica 
fila de cráteres de explosión que se extiende con gran regulari- 
dad hacia el W S\\\ del macizo del Fuego, y que Sapper señala 
en su mapa con el nombre de Calderas Occidentales, han sido 
exploradas y descritas por Simoni y la primera además por vSap- 
per. La descripción que aquí hacemos está tomada en gran parte 
de las de estos autores. 

La alineación de las calderas es \V. 20° S.; todas tienen forma 
ovalada, con el eje mayor en sentido normal á la alineación del 
conjunto, presentando pendientes abruptas y paredes internas de 
los cráteres muy ásperas, ruinosas y quebrantadas, con bordes 
irregulares, desportillados, y grandes grietas abiertas por las vio- 
lentas explosiones. 

Las Calderas Quemadas son muy semejantes; los diámetros 
de sus bocas miden unos 600 metros por término medio, siendo 
las alturas culminantes de sus circunvalaciones, respectivamente, 
según Sapper, 390 metros en la primera, 377 en la segunda, 
368 en la tercera y 366 en la cuarta; los fondos de los cráteres 

Mem R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1909. 



232 E. H. -PACHECO (126) 

están elevados respectivamente á 339, 305, 300 y 325 metros, 
cifras que dan una profundidad á los cráteres de 51, "Jl^ 68 y 41 
metros. La base externa de los cuatro \-olcanes se halla revesti- 
da de lapillis, presentándose en las zonas altas las lavas al des- 
cubierto; anchos torrentes lávicos han descendido entre unas y 
otras calderas á unirse con el gran mal-país en medio del cual se 
eleva el conjunto. 

La primera caldera presenta una cresta circular muy abrupta, 
rehundida hacia el interior del cráter, el cual está casi dividido 
en dos partes por un á modo de espigón rocoso, que destacán- 
dose de la pared del W. avanza en escalones hacia el centro de 
la depresión cratérica. En el fondo y al NE. del espigón existe 
un lago de lava gris amarillenta, cuya superficie arrugada pre- 
senta hendiduras, á través de las cuales Simoni ha peixibido un 
suelo pardo amarillento. En el lado del S\\\ hay un pequeño 
cráter interno, como un hundimiento circular y de un diámetro 
de unos 80 metros. 

Una ligera depi-esión, á modo de silla de montar, separa la 
primer caldera de la segunda. El cono de ésta es de lava frágil 
y vexicular, con una corteza de aspecto vitreo recorrida por re- 
lieves superficiales á modo de cicatrices redondeadas. Los bor- 
des de la caldera están cortados por hendiduras profundas que 
llegan hasta las paredes externas, en desgarraduras radiales hasta 
de 8 y 10 metros de profundidad. 

Una ancha silla conduce al sitio más bajo de la circun\'ala- 
ción de la tercer caldera, desde donde por varios escalones for- 
mados por el derrumbamiento hacia el interior de las paredes 
del cráter se llega al fondo, ocupado por grandes pedruscos y 
escombros. La cresta de la circun\-alación, como en la caldera 
anterior, está cortada por varias grietas radiales. 

Un espacio casi llano separa la tercera de la cuarta caldera. 
Las altas paredes de ésta rodean por completo á un cráter irre- 
gular, cuyo fondo ocupa un lago de lavas solidificadas. Adosa- 
das á este lago y dirigidas contra él, hay dos chimeneas de ex- 
plosión abiertas en el borde del Norte, que miden unos cinco 
metros de diámetro, estando sus ejes inclinados unos 70° hacia 
la superficie del lago de lava; numerosas escorias han taponado 



(i 27) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 233 

en gran parte las chimeneas, de tal modo que en la actualidad 
sólo tienen tres ó cuatro metros de profundidad. Al final de la 
cuarta caldera, y entre ésta y Montaña Rajada, existe un puerte- 
cito cubierto de lapillis, en el cual hay una corta alineación 
transversal de tres pequeños volcanes accesorios que son: al 
Norte un cráter de apenas una docena de metros de diámetro, 
rodeado completamente de bajas paredes lávicas; muy próxi- 
mo á su borde N\\\ existe un hornito con su cúpula y en su in- 
terior un pozo de paredes lávicas vitrificadas. Hacia el medio 
del puerto álzase otro pequeño \'olcán como el anterior; pero 
con la particularidad de presentar en la pared de Poniente una 
abertura por la cual sale un pequeño arroyo de la^•a solidificada. 
Al Sur está el tercer cráter elíptico, de más de doble tamaño que 
los dos anteriores, con muros bajos que forman una herradura 
hacia Poniente, y adosado á su pared del Sur un amontonamien- 
to de escorias y lapillis. 

La Montaña Rajada, que Sapper designa en su mapa con el 
nombre de Montaña Quemada, debe su nombre á una gran hen- 
didura ó portillo fraguado en la pared que circun\'ala el cráter. 
Este volcán es algo mayor que las Calderas Quemadas, y como 
en éstas su gran cráter está alargado de S\\\ á NE. Dentro de él 
existe otro secundario, de paredes muy bajas y cuyo fondo está 
situado á 320 metros, mientras que el foso que lo circunda sólo 
se eleva á 310 sobre el mar. E\ punto culminante de la circun- 
valación externa está situado en el muro del S\\\ á 385 metros. 

Finalmente, cerca de Rajada, y al N\\\ de ella y completa- 
mente rodeada por el campo lá\'ico, se alza otro \-olcán elíptico 
sin nombre especial, y más pequeño que las Quemadas, aunque 
del mismo tipo, de paredes casi enteras y con un gran portillo 
hacia el Norte. 

Entre la Montaña Rajada y la que acabamos de describir, 
existe en el campo lávico un profundo foso abierto en las la\'as, 
del cual nos ocuparemos más adelante, al tratar del origen y for- 
mación de los túneles existentes en los mal-países modernos. 

Hasta esta última montaña parece que se extiende por el W. 
la alineación de los volcanes del siglo x\-in, á no ser que la alar- 
gada acumulación de negras escorias, que ^•imos desde alguna 

Mem. K. Soc. esp. Híst. nat., vr, 190'J. 



234 E. H. -PACHECO ('28) 

distancia, junto al mar al W. de la montaña de Juan Perdomo, 
sea producto de la misma época eruptiva, lo que aumentaría 
mucho la extensión de la grieta eruptiva, á lo largo de la cual se 
edificaron los volcanes de esta época. 

Grieta eruptiva y lagos de lava entre Fuego y Miraderos. — 
Descritos los volcanes que alineados se prolongan desde el ma- 
cizo del Fuego hacia el W., pasamos ahora á ocuparnos de los 
que se asientan en la prolongación hacia el E. 

Entre el macizo del Fuego y la vieja montaña de Miraderos 
existe un bajo puerto, que fué durante la época eruptiva de 
1730 á 1736 el sitio de una gran actividad. P2n lo alto del puer- 
to, y arrumbada próximamente al ENE., corre una gran grieta 
eruptiva bordeada de escabrosos amontonamientos de lavas y 
escorias y de algunos pequeños conos de unos cuantos metros 
de elevación únicamente. Por esta grieta fué vomitada enorme 
cantidad de lava que corrió hacia el laclo de Yaiza y también en 
dirección opuesta, pasando los torrentes entre las montañas del 
Fuego y Miraderos, á confundirse con los procedentes de otras 
bocas, cuyo conjunto formó el extenso campo lávico de la costa 
de Poniente. 

Junto al extremo occidental de esta grieta, ó más bien sistema 
de grietas, está el comienzo de un hondo foso abierto en el es- 
pesor de los mantos de lava, que con curso algo sinuoso, se ex- 
tiende largo trayecto hacia el SW. De las paredes y de los bor- 
des del foso que avanzan á veces en cornisa, penden á trechos 
colgantes de lava y estalactitas, de artístico y pintoresco aspec- 
to, ocupando el fondo las escorias y lastrones que siempre acom- 
pañan á los torrentes lávicos en su marcha. Las lavas que sur- 
gieron de las grietas y avanzaron hacia el Norte, descendieron 
en cascada entre P^uego y Miraderos, dejando un informe amon- 
tonamiento de témpanos que recuerdan el aspecto que ofrecen 
á veces los glaciares en las pendientes escarpadas. En la base 
de la montaña del Fuego, al mismo borde de la erizada corrien- 
te, se elevan dos ó tres pequeños mamelones de 12 á l6 metros 
de altura, en forma de pan de azúcar, cubiertos de una lava vi- 
trea y muy esponjosa, y que deben considerarse como diminu- 
tos volcanes parásitos. 



(129) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 235 

A más bajo nivel que la grieta eruptiva, junto á la base de 
Miraderos y alineados con los conos parasíticos mencionados, 
hay una pareja de volcanes que designo en el epígrafe con el 





p-jG. 18. — Colgantes de lava de los bordes del loso situado entre la Mon- 
taña del Fuego y la Caldera de Fuencaliente. (Tamaño '¡. dd naiural.) 



nombre de lagos de lava; son los que Sapper señala en su ma- 
pita de las Montañas del Fuego con los números IX y X, y cuya 
situación indica como poco precisa. Está el uno junto al otro, 
ofreciendo el mismo aspecto, caracteres y aproximadamente igual 
tamaño. El más cercano á Miraderos es el que he estudiado con 
mayor detención. 

La tbrma de estos \'olcanes es circular, su diámetro de un 
centenar de metros, y las paredes que los circunvalan, en las 
que se aprecia claramente cómo han escurrido hacia afuera las 
lavas, componen en conjunto un reborde circular casi completo, 
que alcanzará una altura de tan solo cuatro ó cinco metros sobre 
el piso exterior. En las cercanías las bombas y pelotas de lava 
abundan en gran cantidad. 

El interior, ó sea el cráter, está lleno de lava que forma una 

Mein. R. Soc esp. Hist. nat., vi, 1909. 15 



236 



E. M. -PACHECO 



(130) 



superficie plana, causando la impresión de haberse solidificado 
instantáneamente hace muy poco tiempo; tal es el aspecto de 
frescura que presenta. Abombamientos de medio á dos metros 
de diámetro, indican los sitios donde se formaron las últimas 
burbujas cjuc no lograron reventar y romper Ja x^iscosa su- 
perficie. 

Entre estos abombamientos se perciben otros que hicieron 
explosión, dejando una depresión ligera rodeada de irregulares 
bordes. El resto de la solidificada superficie está constituida por 

delgados témpanos horizon- 
tales ó ligeramente convexos 
cuya cara externa está surca- 
da de arrugas enlazadas en- 
tre sí como las mallas de una 
red , siendo sumamente es- 
ponjosas y \-esiculares por la 
cara interna. (lencralmente 
tales témpanos están sueltos 
á causa del enfriamiento y 
consiguiente retracción de la 
capa superficial del lago lávi- 
co, teniendo un tamaño des- 
de algunos decímetros á un 
metro cuadrado y más, y de 
tan poco espesor y tal fragi- 
lidad, que se rompen fácil- 
mente al levantarlos. 

Grietas no muy profundas 
surcan el interesante piso de 
la\"a, la cual, á juzgar por el 
aspecto que presenta el lago, 
llenó el cráter tranquilamente 
y fluyó como de una fuente por una ancha mella que en la pared 
de circunvalación muestra cada uno de los volcanes, formando 
dos ígneos ríos que irían á perderse en el mar de la\as extendi- 
do hacia el N\\\ 

La Caldera de Fiiencalieutc. —En la base Sur de la alta mon- 




FiG. iQ. — Fragmento de la costra su- 
perficial de los lagos de lava situa- 
dos entre las montañas del Fuego 
y Miraderos. Cara externa. {Tama- 
ño natural.) 



( 13 ll ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 237 



taña de Miraderos, cerca de las grietas antes descritas, se asienta 
el imponente volcán llamado Caldera de Fuencaliente, que ha 
sido fotografido por Simoni y por quien es considerado como el 
mayor de los cráteres de ex- 
plosión de Lanzarote. Sus 
bordes están poco elevados 
sobre el nivel del suelo ex- 
terior, y de ellos parten es- 
carpas interiores verticales ó 
inclinadas de 40 á 50° hacia 
el fondo de la caldera, situada 
á unos cien metros bajo la su- 
perficie del campo de lava 
exterior. Grandes trozos des- 
prendidos de las paredes, que 
en algunos sitios están rehun- 
didos ó cuarteados, 6 infor- 
mes cantos y escorias ocupan 
el fondo del cráter, en el que 
todo indica la \iolencia de las 
explosiones, siendo induda- 
blemente el más profundo de 
la isla. 

Entre Fuencaliente y Mi- 
raderos, se abre en la masa 
de escorias y lapillis un hon- 
do é irregular agujero embudado, producido por alguna gran 
explosión, según atestiguan el hundimiento y desplome de sus 
paredes. Junto á este gran hoyo y la falda de Miraderos y sitios 
cercanos están desparramados numerosos bloques y cantos de 
todos tamaños, algunos de los cuales fueron lanzados á la cum- 
bre de la ^■ieja montaña inmediata y entre los que se encuentran 
algunos pequeños fragmentos de rocas del cimiento de la isla, 
correspondientes á hiperstenitas y á pizarrillas de aspecto sedi- 
mentario. 

Montaña Colorada y Pico-Partido. ~^o pudimos explorar las 
montañas que existen al E. y ENE. de Miraderos hasta el \ol- 

\Iem R. Soc. esp. Hist. iiat.. vr, 19Ü'.). 




FiG. 20. —Fragmento de la costra su- 
perficial de los lagos de lava situa- 
dos entre las montañas del Fuego 
y Miraderos. Cara interna. (Tama- 
ño natural.) 



238 E. H. -PACHECO (132) 

can de Tinga, las cuales sólo vimos desde Miraderos á alguna dis- 
tancia, por lo que la situación que las asignamos en el mapa no 
es muy segura. Las dos á que se refiere el epígrafe fueron visi- 
tadas por Simoni, por lo cual nos atenemos á la descripción de 
éste, anotada en su diario y transcrita por Sapper. 

Pico-Partido debe su nombre á los dos picachos que presenta 
visto desde lejos y que deben corresponder á los puntos culmi- 
nantes de la circunvalación de la montaña cuyos bordes están 
muy destruidos por efecto de violentas explosiones. Presenta 
dos cráteres ovalados separados por un ancho muro de unos 30 
metros de espesor en lo alto. El punto culminante se eleva á 
502 metros, según Simoni, y los fondos de los cráteres á 461 ej 
mayor y á 442 el más pequeño. Estos se hallan ocupados por 
grandes piedras procedentes del desplome hacia el interior de 
las paredes. 

Próxima á Pico Partido, entre éste y Fuencaliente, separada 
hacia el SE. se alza la llamada Montaña Colorada, con pendien- 
tes externas de 35" y cráter circular á cuyo fondo han rodado 
grandes peñascos, formando hacia la pared que se eleva á ma- 
yor altura un amontonamiento de bloques y escombros de color 
rojo ladrillo. 

Montañas Tinga y Colorada, junto á Negra. — Los volcanes si- 
tuados en el extremo del Saliente de la alineación que estudia 
mos son el que llama Sapper en su carta Tingafa ó Tinga, y la 
que cierra la serie hacia Levante, junto al camino de Las Vegas 
á Ti najo, es á la t[ue aplica el nombre de Cascahullo ó Pedregul. 
Ambos son inexactos; el de Tingafa corresponde á otra monta- 
ña que hemos descrito entre las de la serie antigua y situada 
lejos de ésta, que no tiene nombre en Lanzarote, por lo cual la 
designamos también en nuestro mapa con el segundo de Tinga 
que la asigna en el suyo el profesor de Tubinga. Respecto á la se- 
gunda, se llama C'olorada á causa del color de su lava y escorias. 
Las denominaciones de Pedregul y Cascabullo deben proceder de 
error del guía de Sapper ó de equivocada interpretación. Para 
distinguirla de la otra Colorada que acabamos de describir, desig- 
naremos á ésta con el nombre de Colorada, junto á Negra, pues 
tal es la situación que ocupa. 



(133) ESTUDIO GEOLÓGICO DK LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 239 

Tinga aparece en medio del campo de lavas como una colina 
de escorias de unos 50 metros de altura. Las pendientes exter- 
nas están constituidas por acumulaciones de fragmentos espon- 
josos, del tamaño del puño, por término medio, con todo el as- 
pecto del cok, y que estando sueltos ruedan por las pendientes 
cuando por ellas se sube, produciendo un ruido en cierto modo 
metálico. 

FA cráter, de forma irregular, alcanza una anchura de unos 
200 metros, hundiéndose bajo el nivel exterior del suelo de la 
isla á unos 30 en forma de embudo de bordes muy desportilla- 
dos, presentando la circunvalación una gran mella hacia el E. y 
otra enorme hacia el WSW.; las paredes interiores, sumamente 
cuarteadas y rehundidas, forman escalones por haber descendido 
grandes trozos en la vertical; escalones que están separados por 
tres profundas grietas concéntricas. Las paredes internas consis- 
ten en lava rojiza, con todo el aspecto de pertenecer al viejo sue- 
lo de la isla, estando el fondo y los desplomes cubiertos en gran 
parte por negras é incoherentes escorias, idénticas á las de la 
pendiente exterior. 

Si se considera la enorme cantidad de escorias sin trabazón 
alguna amontonadas junto al gran hoyo y repartidas por las cer- 
canías, si se tiene en cuenta la multitud de piedras y de bloques, 
algunos de más de dos metros de diámetro, que juntamente con 
numerosísimos nodulos de olivino, frecuentemente del tamaño 
de cabezas que están desparramados en una extensión de más de 
un kilómetro hacia la inmediata Montaña Colorada, y si se rela- 
ciona el origen de tales piedras y bloques lanzados á lo alto por 
violenta explosión, con el aspecto grieteado, ruinoso y jaundido 
de las paredes internas del hoyo, se comprenderá que todo esto 
fué la consecuencia inmediata de violenta explosión en el volcán, 
que lanzó á lo lejos, hacia Montaña Colorada, enormes bloques 
del viejo suelo lávico de la isla, como uno de tres metros de diá- 
metro arrojado á un kilómetro de distancia, y amontonó alrede- 
dor de la abertura explosiva las escorias que actualmente com- 
ponen la circunvalación cratérica, á lo que seguiría el derrum- 
bamiento de las paredes de la abertura formada. 

La Montaña Colorada dista un kilómetro aproximadamente 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nal , vi, 1909. 



240 E. H. -PACHECO (•34) 

de Tinga y poco más de otro de Negra. Entre los tres existe un 
espacio á modo de islote libre de lavas, aunque cubierto por la- 
pillis y en buena parte por los cantos lanzados por la explosión; 
allí se bifurcan el camino que conduce de Las Vegas á Tinajo 
con la vereda que va á unirse del camino de Arrecife á La Ve- 
gueta por San Bartolomé. 

Sapper asigna á Colorada, junto á Negra, una altitud de 460 
metros; sobre la llanura podrá tener I20 metros. Su pendiente 
forma un ángulo de 40 á 45, cubierto oor escorias, lapillis y frag- 
mentos de lava en extremo ligeros, á causa de su gran porosi- 
dad, materiales en los cuales domina el color rojizo. El cráter 
tiene un diámetro de unos 250 metros, está situado en lo alto, y 
la pared que lo circunda ofrece una extensa mella hacia el Norte. 
Ocupa el fondo, situado á poca profundidad de la cresta circular 
de la montaña, un magnífico lago de lavas solidificadas; por la 
rotura del Norte salió un gran torrente que arrastró el trozo de 
pared crateniana y se desbordó en abanico, avanzando las lavas 
hasta chocar con la próxima y poco elevada montaña Ortiz y 
confundirse con el campo lávico. Grandes grietas circulan con- 
céntricas con el borde del volcán, cortan el lago lávico, forman- 
do la superficie de éste no muy altos escalones concéntricos, sien- 
do de más bajo nivel los del centro del cráter. 

Caldera de los Cueivos. — Hállase esta bastante distanciada de 
la alineación y cerca del borde meridional del campo lávico, 
hacia Las Vegas. Al exterior aparece como una colina de lapillis 
y escorias elevada unos 40 metros sobre la llanura exterior. Ha- 
cia el NE. su pared presenta un ancho portillo de sorprendente 
aspecto, del cual desbordó un torrente de erizadas lavas, arras- 
trando el enorme trozo de la pared del volcán, el cual quedó 
varado á una distancia de 150 metros, quedando erguido en la 
misma posición que tendría cuando formaba parte de la montaña. 

Por el portillo así fraguado y caminando sobre el torrente de 
lavas se penetra en el cráter, que es ovalado, con su fondo si- 
tuado bajo el nivel del campo lávico exterior; su eje mayor está 
arrumbado de NW. á SE. y tendrá unos 250 metros y 150 el 
transversal; la altura desde el fondo del cráter á la cresta de la 
circunvalación es de unos 60 metros y 20 la profundidad desde 



Mem. de la R. Soc. Esp. de Hist. Nat. 



Tomo YI. — LÁM. X. 




CORRIENTE DE LAVA QUE SALIÓ POR EL PORTILLO DEL VOLCAN 
DE LOS CUERVOS 




CRÁTER DEL VOLCÁN DE LOS CUERVOS 



Clichés E. H. -Pacheco. 



(r35) liSTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAKOTE Y DE LAS LSLETAS CANARIAS 24 1 

el nivel del campo exterior. Kl único sitio accesible al cráter es 
la entrada mencionada; las paredes internas están cortadas á pico 
en escarpas escabrosísimas, avanzando á veces en cornisa, cau- 
sando la impresión de que van á desprenderse, á juzgar por las 
grietas que en algunos sitios presentan, llenando las bajas pen- 
dientes y el fondo cratérico, escorias, fragmentos rocosos irregu- 
lares y grandes bloques procedentes de desplomes. Las fotogra- 
fías de la lám. x dan idea del interior del cráter y de la corrien- 
te lávica que salió del volcán. 

La Montana de Mazo. — Al lado opuesto de la alineación vol- 
cánica de Timanfaya, entre la vieja montaña de Miraderos y la 
Caldera Blanca de Perdomo, á un kilómetro poco más ó menos 
al SSE. de ésta, y cerca de Tingafa está el volcán de Mazo, el 
cual ha sido, posteriormente á nuestro viaje, explorado cuidado- 
samente por los que tueron nuestros compañeros de excursio- 
nes los Sres. Medina Rodríguez y Pereyra Galvaiti, de Arreci- 
fe, habiéndonos remitido el primero una completa descripción 
acompañada de una fotografía tomada por el segundo. 

Según esta descripción, la montaña tiene una longitud apro- 
ximada de unos 800 metros de Poniente á Naciente, siendo su 
anchura de Norte á Sur de 500, la altura de su cumbre sobre el 
nivel del mar de 460 metros y de 260 la relativa sobre la llanu- 
ra de lava que la rodea. Presenta dos cráteres: uno abierto al 
Norte y otro al NW., que es bastante mayor, estando consti- 
tuida por lava compacta con gruesos nodulos de olivino y cu- 
biertas sus pendientes, que son muy escarpadas, especialmente 
la del Sur, por escorias y lapillis sueltos de colores negros, rojos 
y grises. 

Este volcán, á juzgar por el relato que el cura de Yaiza, testi- 
go presencial de la catástrofe, hizo de las erupciones de 1730 á 
1736, debió ser el que se levantó sobre el poblado de INIazo, que 
existía en el emplazamiento de la montaña, en recuerdo del cual 
debe llevar su nombre. 



Mera. R. Soc esp. Hist. nat., vr, 1909 



242 E. H. -PACHECO (136) 



II 



EL CAMPO DE LAVA Y SUS ACCIDENTES 

Enorme extensión del campo lávico; sus límites. — Grupos que pueden 
hacerse con las lavas de esta erupción. — Lavas escoriformes. — Forma- 
ción en témpanos horizontales. — Formación en lastrones en posiciones 
diversas. — Hundimientos en el campo lávico.— Causas de tales dispo- 
siciones de las lavas. — Lavas amarillas de la base del Fuego. — Los 
hornitos. — Grutas de lava elevadas sobre el mal-país; su origen. — 
Fosos en el campo lávico. — Descripción del túnel de lava llamado 
Cueva de los Naturalistas.— Origen de los fosos y túneles en las lavas 
modernas. — Los lapillis.— Falta de cenizas. 

Los volcanes descritos, á pesar de extenderse á lo largo de 
una línea de cerca de 12 kilómetros, ocupan el centro de un 
extenso mar de lavas que cubre una cuarta parte de la super- 
ficie de Lanzarote. Desde lo alto del macizo del Fuego se le 
ve por el Saliente perderse en las lejanías, más allá de los gru- 
pos de los volcanes que cierran en parte el horizonte hacia este 
rumbo ; por el Sur llega á la base de la sierra de Guardilama 
y Yaiza, y por el Poniente y Norte se extiende la dilatada pla- 
nicie hasta el mar, rodeando algunos irregulares trozos de te- 
rrenos viejos y volcanes antiguos que semejan islotes y destacan 
por sus tonos claros de las negruras de las lavas modernas. 

Alcanza el enorme mal-país una extensión superficial de 
200 kilómetros cuadrados (I), afectando en conjunto una forma 
groseramente triangular, uno do cuyos lados lo forma la costa 
del NW., desde punta Gaviota al Charco de Janubio en una 
•longitud de 20 kilómetros, otro la base Norte de la vieja alinea- 
ción volcánica Blanca-Guardilama, pasando por Yaiza, y de aquí 
al lago janubio, con una longitud de 22 kilómetros, y el tercero 
desde la punta (iaviota hacia el interior de la isla, pasando la 
linde junto á Montaña Coruja y de aquí bordeando el Sur de la 
alineación de Tamia hasta llegar á esta montaña con una exten- 
sión lineal de I 4. 



(i) Hartung la estima en unas tres millas geográficas cuadradas. 



(137) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 243 

Del vértice situado entre Blanca y Tamia, parte hacia el me- 
dio de Lanzarote un ancho brazo de 5 kilómetros de longitud, el 
cual, al llegar á la zona de depresión transversal de la isla, ocu 
pada por la banda de arenas voladoras, se divide en dos ramas, 
una de las cuales, á modo de un ancho río con un recorrido de 
lO kilómetros, se dirigió serpenteando hasta la costa del Sur, 
desembocando en el mar, más allá del Puerto Naos, y el otro 
avanzó hacia la costa Norte, hasta muy cerca de la bahía de 
Penedo, recorriendo todavía otros seis. Por el Puerto de Tego- 
yo se desprendió otro brazo, pasando las lavas encajonadas por 
estrecho barranco, extendiéndose después como un río de 6 ki- 
lómetros de largo por Maches hasta llegar al fondeadero de la 
Tinosa. Finalmente del borde Norte salió otra rama más peque- 
ña que llegó á la Loma de Dolores, cerca de Ti na ¡o, recorriendo 
tan solo un par de kilómetros. 

Este inmenso campo de lavas, del cual existen pocos ejem- 
plos en otras partes, es comparable por su importancia á las cé- 
lebres emisiones de la isla Hawai ó á la corriente de Laki en Is- 
landia de 1783. 

Las lavas que surgieron de los cráteres y grietas al innundar 
la meseta y vegas de Timaníaya, llenaron todas las depresiones 
y nivelaron las desigualdades, formando una superficie horizon- 
tal ó con tan suaves inclinaciones que no se notan á la vista. 
Recorriendo este dilatado campo lávico, de áspera superficie, 
pueden distinguirse en él varios tipos de formas de solidificación, 
según indica el siguiente cuadro, que puede hacerse extensivo á 
todas las lavas basálticas del país en general: 

A. Lavas que manaron fluidas de las grietas ó cráteres y se 
solidificaron sobre la superficie del suelo. 

a. I'ragmentos escoriformes repartidos por el campo lávi- 

co ó acumulados en algunos sitios, come en cier- 
tos bordes del mal-país. 

b. Formaciones de témpanos ó lastrones, de superficie 

rugosa y frecuentemente cordada: 
a. Témpanos en posición horizontal y que existen en el 
mismo sitio y situación donde se solidificaron. 
j3. Témpanos dispuestos en posiciones diversas, en re- 

Mem. R. Soc. esp. Hist nat. vi 1909. 



244 E. H. -PACHECO ('38) 

vuelta contusión y que fueron arrastrados por 
las corrientes lávicas del sitio donde se solidi- 
ficaron. 
B. Lavas cuyo estado fragmentario es consecuencia de un 
fenómeno explosivo: 

a. Escorias de volumen variable, desde el de una avellana 

en adelante, recordando por su aspecto el del car- 
bón de cok, y que están amontonadas junto á los 
volcanes. 

b. Lapillis del tamaño de un grano de mijo á una avella- 

na, esponjosos y ligeros, de superficie lustrosa y 
vitrificada, que fueron lanzados al aire y solidifica- 
dos antes de llegar á tierra, siendo llevados por el 
viento durante la erupción y depositándose á ve- 
ces en forma de lluvia ó de proyección lejos de las 
aberturas de salida. 

c. Ceniza de tamaño fino y hasta microscópico, que el 

viento durante la erupción arrastró y depositó 
también lejos del cráter. Son partículas constitui- 
das unas por microlitos ó fragmentos de cristales y 
otras vitreas. 

Los fragmentos escori formes guardan una gran semejanza con 
las escorias, pero se distinguen de ellas porque no son el resul- 
tado de proyecciones, sino que se formaron lejos de los focos de 
erupción. Se encuentran en el campo lávico y en las corrientes 
alejadas no pocos kilómetros de los volcanes, como, por ejem- 
plo, en la de ^Maches, destacada de dicho campo. Abundan tales 
fragmentos redondeados ó irregulares, en el fondo del mal-pais, 
en contacto con el suelo viejo, debajo del campo de lavas, y re- 
partidos aqui y allá en mescolanza con las lavas cordadas y tém- 
panos de que después trataremos; pero principalmente están 
acumulados en grandes cantidades en los bordes y talud fron- 
tal de las corrientes, correspondiendo á los fragmentos solidifica- 
dos que acompañan á ciertas corrientes lávicas, pues, como es 
sabido, estas avanzan frecuentemente envueltas por una vaina de 
masas escoriáceas que se produce por la solidificación rápida de 
porciones superficiales de lava; envoltura que es lo caracteristi- 
co y típico de las corrientes del Vesubio, y que aunque no fué 
lo general en la isla, también en la erupción que estudiamos se 



Mem. de la k. Soc. Ésp. <!o Hist. :N^at. Toiikj VI.— Lam. XÍ. 




BORDE DEL CAMPO DE LAVA CON UNA CLPULA HUNDIDA 



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CHOZA NATURAL DE LAVA 




EL Campo de i.ava, cox el volcXn tinga en el fondo 

Cliché» E. H,' Pacheco. 



(139) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 245 

produjo. Estos fragmentos escoriformes ruedan y se acumulan 
en la pendiente de los bordes y avanzan rodando, empujados 
por la masa lávica que lentamente se mueve como lo haría un 
líquido muy viscoso, y cayendo delante de la corriente, pasa 
esta sobre el piso formado por tales fragmentos y los que se 
originan directamente en contacto con el suelo, á causa de la 
baja temperatura de éste con relación á la del río lávico. 

Esta clase de lavas, características de otros territorios y erup- 
ciones, aquí son poco abundantes, estando compuesta casi la 
totalidad de las corrientes por témpanos y lastrones. 

Hartung ha descrito detenida y perspicazmente el campo lávi- 
co, en el cual distingue dos maneras de presentarse: 

«l) Como una lava sólida, espesa, desde medio á varios pies, 
esponjosa, abovedada y rizada á modo de cordones en la super- 
ficie superior; lava que descansa frecuentemente sobre escorias. 

2) Formando un amontonamiento de témpanos, proceden- 
tes de los fragmentos rotos de una costra sólida.» 

Los témpanos están horizontales ó fragmentados y en posi- 
ciones oblicuas ó verticales, ofreciendo formas y tamaños varia- 
dísimos y espesores diversos, desde algunos centímetros á medio 
metro ó más; la esponjosidad es grande, tanto, que á pesar de 
la gran densidad de la substancia basáltica que los constituyen, 
pueden levantarse en vilo y sin gran esfuerzos, grandes lastro- 
nes; sus superficies son ásperas en extremo, lustrosas en la cara 
inferior y como careadas con relieves mamelonares colgantes, y 
la superior surcada de grandes arrugas y con frecuencia de 
gruesos cordones retorcidos en medio relieve, semejando trag- 
mentos de cables. Como es natural, la esponjosidad es más acen- 
tuada en las superficies que en el medio de la masa de la co- 
rriente donde la lava es más compacta. 

En el mal-país coexisten ambas disposiciones, pero la segun- 
da es más abundante hacia los bordes, y sobre todo en las co- 
rrientes destacadas lejos del campo lávico, como en la poderosa 
que desembocó junto á Puerto Naos. 

Vastas extensiones están constituidas por superficies planas 
producidas por la tranquila solidificación de la costra lávica su- 
perficial, sin dar lugar á la formación de fragmentos sueltos; nu- 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat , vi, 1900. 



246 E. H. -PACHECO ('40) 

merosas grietas que cortan la costra la dan el aspecto de un piso 
embaldosado con grandes y ásperas losas, viéndose á través de 
las grietas espacios vacíos entre la costra extensa y otra capa 
análoga subyacente. Lo general es que estas superficies se pre- 
sentan ligeramente abovedadas, resonando los pasos en hueco al 
marchar sobre ellas. Bien sean planas ó ligeramente abombadas, 
ocupan extensiones unas veces de contornos redondeados y otras 
muy alargados y en ambos casos con tamaños variadísimos. 

En muchos sitios existen largos y anchos fosos, con profun- 
didad de dos á cuatro metros y el fondo ocupado por lastro- 
nes procedentes del desplome del techo. También son frecuen- 
tes los hundimientos circulares, de diámetro muy variable, desde 
muy pocos metros hasta 30 y más, con profundidad análoga á la 
de los hundimientos alargados, y como estos presentan pare- 
des verticales ó sumamente escarpadas, estando el interior tam- 
bién ocupado por lastrones y debajo de ellos, á veces, una capa 
de fragmentos escoriáceos irregulares. Los lastrones procederán 
del desplome del techo, que á modo de intumescencia, cons- 
tituiría una bóveda sumamente achatada, incapaz de sostenerse 
al aire, y que debieron precipitarse tan pronto como desapareció 
la masa fluida interna y se retrajo la porción consolidada. 

Como hemos dicho, hacia los sitios alejados del centro del 
campo lávico abundan las grandes extensiones en donde la lava 
se solidificó y dio lugar á superficies planas. Tal sucede en el 
trayecto que media entre Montaña Colorada y el islote cubierto 
de lapilli de la Montaña Sobaco, en el camino que de San Barto- 
lomé conduce á La Vegueta, cruzando el ancho brazo de lava 
que corrió hacia el vSaliente, y en el río lávico que desembocó en 
Puerto Naos; en estos sitios se ve que las superficies planas ó li- 
geramente abombadas están limitadas á lo largo por un escalón 
de bordes redondeados, de tal modo, que quedan unos decíme- 
tros más altas que el piso lávico inmediato; este último, á su vez, 
puede estar superpuesto á otra extensión lávica y elevada sobre 
ella por otro borde en escalón análogo. Dilatadas grietas de re- 
tracción cortan el piso plano ó abombado, notándose que cuando 
las superficies son estrechas y alargadas, la grieta suele ocupar 
el centro y estar dirigida en el sentido de la longitud, mientras 



(l4l) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 247 

que en las grandes superficies se cortan aquellas en varias direc- 
ciones, formando el enlosado descrito antes. 

En grandes extensiones del campo de lava el piso no es de 
superficies horizontales; el mal-país merece su nombre, pues 
témpanos de tamaño y hechura muy desiguales, pero con el as- 
pecto y constitución de los que en otras partes están horizonta- 




FiG. 21. — Comente de lava destacada del gran campo de Timanfaya y 
que desembocó junto á Puerto Naos. (Reducción de un grabado de la obra 
de Hartufig.) 



les, aparecen mezclados, adosados y encajados unos junto á 
otros en posiciones verticales, oblicuas y de todas las maneras 
imaginables en un caótico hacinamiento. Examinando el mal- 
país desde lo alto, se persuade el observador de que las exten- 
siones de témpanos revueltos componen á modo de anchas é 
irregulares corrientes, como si la lava al correr hubiera arrastra- 
do los fragmentos y témpanos í'ormados en su superficie ó pro- 
cedentes de otras emisiones anteriores, al modo como un río 
acarrea los témpanos de hielo y acaba por depositarlos en re- 
vuelto amontonamiento en ciertos trayectos del cauce. Las fo- 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1909. 



248 H. E. -PACHECO (142) 

tografías de las láms. xi y xii dan idea de lo fragoso que es el 
mal-país moderno de Lanzarote. 

Algunas zonas de esta clase del mal país aparecen entre ex- 
tensiones de lava de superficies horizontales, como si esta hu- 
biera corrido por los fosos antes mencionados atascándolos de 
témpanos. Hartung ha obser\'ado la profunda rasgadura que un 
témpano abrió en otro al ser arrastrado el primero por la co- 
rriente y chocar con el segundo. 

Cuando las lavas descendieron por una pendiente muy incli- 
nada, como las que del puerto entre Fuego y Miraderos caye- 
ron á la llanura situada al Norte de estas montañas, tomaron una 
disposición en la que aparece exagerado el aspecto tumultuoso 
que hemos descrito. Parecen una caída de lastrones surcados 
por grandes grietas, que recuerdan por su disposición la de cier- 
tos glaciares al descender por pendientes inclinadas, lo cual se 
observa mejor que en otro sitio, en la cascada de témpanos y 
lastrones que por la garganta que forman las antiguas montañas 
Caldera de los Amaros y Blanca de Perdomo bajan desde la an- 
tigua vega de Tingafa á la llanura de los islotes de Tinajo. 

En opinión de Hartung tales diferencias en el aspecto y es- 
tructura del campo lávico obedecen al distinto grado de fluidez 
de las lavas, fundándose en que el relato de la erupción del cura 
de Yaiza, habla de lavas que corrieron como agua y otras como 
miel. A nosotros se nos ocurre, conformes con el sabio geólogo, 
que en esta diversa disposición debe también haber ejercido 
gran influjo la velocidad con que se m.ovieron las lavas, á conse- 
cuencia no tan solo del grado de viscosidad, sino también del 
ángulo que ofreciera la pendiente, de tal modo, que cuando las 
corrientes se remansaron en un sitio y allí se acumularon las 
lavas, éstas se solidificaron en la superficie, formando costra, 
debajo de la cual persistía la lava fundida, que al correr lenta- 
mente hacia niveles más bajos dejó la capa superficial, formando 
bóvedas aplanadas, debajo de las cuales pudieron formarse otras 
costras, que son las que se perciben á tra\'és de las grietas de 
retracción de la capa superior. 

Ya hemos apuntado la idea de que los trayectos en que el 
campo lá.vico aparece constituido por las acumulaciones de muí- 



Mem. de la R. Soc. Esp. de Hist. Nat. Tomo YI.— Lám. XII. 




CORRIENTE DE LAVA HACIA EL PUERTO DE TEGOYO Y CAMPO DE LAPILLI 




EL CAMPO DE LAVA DESDE EL PUERTO DE TEGOYO; EN EL FONDO MONTANA NEGRA 




BORDE DE LA CORRIENTE DE LAVA EN MACHES 

Clichés E. H.-Pacheeo, 



(l43) ESTUDIO GEOLÓGICO DE I ANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 249 

titud de lastrones de formas, tamaño y disposición variadísima, 
pueden haber sido originadas por corrientes lávicas tumultuosas 
que arrastraron los témpanos formados en su superficie, sin dar 
lugar á que constituyeran campos unidos, contribuyendo también 
quizás al amontonamiento, el arrastre de los témpanos de emi- 
siones anteriores, cuando la nueva corriente lo hizo por el sitio 
ocupado por la\as ya solidificadas. P2n resumen, nos inclinamos 
á creer que los dos aspectos que ofrece el campo lávico de 1730 
á 1736 obedecen principalmente á la diversa velocidad con que 
se movía la corriente, probablemente más á causa de la \'ariable 
pendiente que del grado de fluidez. Cuando caminaba con gran 
lentitud se solidificó, originando superficies planas ó con ligero 
abombamiento; cuando, por el contrario, la corriente fué tumul- 
tuosa, arrastró las lastras de la costra que en su superficie se 
formaban y amontonó los trozos irregularmente. 

En cuanto al espesor del campo lávico es muy difícil juzgar 
de él, pues ya hemos dicho que las primeras emisiones rellena- 
rían los desniveles de la antigua meseta y ^'egas de Timanfaya, 
apareciendo su superficie plana. En las corrientes alejadas del 
gran campo lávico, el espesor de éstas viene á ser de uno á tres 
metros; habiendo en muchos sitios los campesinos, le\"antado los 
lastrones, practicado hoyos en cuyo fondo queda al descubierto 
el viejo suelo de la isla, donde han plantado higueras, melocoto- 
neros y otros frutales, que por cierto vi\'en allí perfectamente res- 
guardados de la violencia del alisio ; tal sucede en las corrientes 
de Maches y cerca de Tahiche. 

En general la la\'a es de color negro, pues el matiz ceniciento, 
que visto desde ciertos sitios presenta el mal- país, se debe al 
tapiz de liqúenes que le cubre por el lado donde sopla el viento 
húmedo del NNE. Sin embargo, alguna de las corrientes salidas 
de las bocas situadas al SW. de las montañas del Fuego y que 
fueron á fusionarse con las restantes, presentan superficialmente 
un color amarillo, resultante quizás, más de las condiciones del 
enfriamiento, que de un fenómeno de peroxidación efectuado con 
lentitud por la acción de la intemperie, como en el caso de las 
lavas antiguas de coloraciones rojizas y amarillentas. 

Como accidentes interesantes de las la\as conviene citar los 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat,, vi, 190!) 



250 E. H. -PACHECO (144 

volcanes pa?'asíticos y los homítos, como los llaman en Méjico, 
con notable propiedad, por su semejanza con un horno de cocer 
pan. Volcanes parasíticos de forma cónica, son los constituidos 
por lavas y escorias, como los situados en los bordes de la co- 
rriente que pasa entre el macizo del Fuego y Miraderos, 6 la 
bella alineación de nueve diminutos volcanes que se extienden al 
W. de las Montañas del Fuego, citados en la parte descriptiva. 

Aparte de estos, que pueden considerarse como volcanes in- 
cipientes, existen verdaderos hornitos formados sólo de lavas, en 
aquellos sitios donde estas se acumularon en gran cantidad, y 
principalmente en las cercanías de los volcanes. Uno de los de 
más bello aspecto es el que citamos entre las Calderas Quema- 
das y Montaña Rajada, existiendo otros \-arios sumamente inte- 
resantes. 

En la base de las Montañas del Fuego al SW., ya en la llanu- 
ra de lapilli, entre los cuales asoman las puntas de la corriente 
lávica infrayacente, existen cerca del cerro donde dijimos vege- 
tan las junqueras, dos pintorescos hornitos llamados Cuevas 
üuemadas. 

El mayor (figs. 22 y 23) constituye una cúpula regular de unos 
cuatro metros de alta por seis de diámetro en la base. En el lado 
Norte presenta una abertura en escotadura, que desde lo alto 
llega hasta un metro del nivel del suelo. Asomándose por esta 
abertura se ve el hornito hueco interiormente, presentando un 
pozo vertical del mismo diámetro que la cúpula y de una pro- 
fundidad de seis ó siete metros. La superficie interna de la cúpu- 
la y del pozo son de lava vitrificada, dándole bello aspecto al- 
gunos co'gantes de la misma que penden de la bóveda. 

El otro hornito no es tan completo; su cúpula queda reducida 
á un reborde en forma de brocal, que más bien que resto de la 
bóveda, es el comienzo de una que no llegó á formarse. Presenta 
un pozo bifurcado, también de paredes lisas y de uno y medio 
metros respectivamente de diámetro, cegados á la profundidad 
de cinco ó seis metros por acumulaciones de lapilli. 

Origen diferente á los hornitos deben reconocer las grutas de 
lava de forma algo parecida que existen en algunas otras partes 
del campo-lávico, como por ejemplo, las dos situadas en los lími- 




. ■t^'^jir:^-' u -^j 



FiG. 22. — El hornito Cueva Quemada^ 
al SE.de la Montan adel Fuego, vis- 
to desde el Norte. (Dib. de C. Es- 
cribano, según fotg. del autor.) 



(145) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 25 1 

les del mal-país junto al pequeño volcán llamado Peña Palomas, 
cerca de Pas Vegas. A una de estas grutas es á la que debe re- 
ferirse el Sr. Verneau (l), que la consideraba como una gran 

burbuja de lava, y que cuan- 
do él recorrió la isla, servía 
de cuadra á un camello. Pie- 
ne tan interesante edifica- 
ción natural, unos cuatro 
metros de alto por seis y 
medio de diámetro en la 
base y techo plano, pene- 
trándose á su interior, que 
presenta las paredes vitrifi- 
cadas, por una abertura en 
forma de portada de unos dos metros de alta. 

Muy próxima existe otra gruta semejante, de dimensiones go 
menores, pero de forma mucho más regular; es perfectamente 
cilindrica, dotada de un techo plano que sobresale todo en re- 
dondo, como el alero de un tejado ;y presenta una portada de la 
altura de una persona, estando 
el interior ocupado casi por 
completo por lava esponjosa. 
Observando la fotografía de 
esta gruta (lám. xi, fig. 2.^) se 
comprende que su techo plano 
pudo muy bien corresponder á . — ■ - 

la costra solidificada de una Fig. 23. — El hornito Cueva Qiiema- 

corriente lá^•ica, que quizás re- ^''^' ^^ ^E. de k Montaña del Fue- 

go, visto desde el Sur. (Dib. de 
mansada, ocupó estos parajes. C. Escribano, segúu fotg. del autor.) 

No encontramos otra explica- 
ción de cómo se han formado tan singulares construcciones, sino 
la de suponer cjue la cavidad interna pudo ser fraguada por la 
dilatación de los gases en el seno de lava que formaría pared só- 
lida alrededor de la enorme burbuja. Después la lava circundan- 
te, todavía fluida, correría por niveles más bajos en otro sitio, 







(i) Dr. Verneau, Cinq amtées de séjour aux iles Canaries, 1891. París. 
Mem. H Soc. esp. Hist. nat., vi 1909. 16 



252 E. H. -PACHECO (146) 

desocupándose el reembalse, y como consecuencia, hundiéndo- 
se y cayendo en ruinas la costra superficial inmediata á las gru- 
tas, las cuales quedaron en alto á modo de pilares que indican 
con su techo plano el ni\'el alcanzado en aquellos sitios por la 
superficie del reembalse lá\ico. 

Cuevas ó túneles análogos á los que existen entre los jámeos 
del mal-país de la Cueva de los X^erdes, hay también en \arios 
sitios del campo lávico moderno, si bien ninguno con las dimen- 
siones que el histórico túnel descrito en el capítulo anterior. 

Cuantos naturalistas recorrieron los territorios \'olcánicos á 
que nos referimos, han visitado cuevas de esta clase. Va dijimos 
que dp la grieta eruptiva junto á las Montañas del Fuego, partía 
un largo foso. Otro existe en el mal país entre Montaña Rajada 
y el volcán sin nombre al W. de ella, que tendrá una anchura 
de 10 á 12 metros, profundidad de cinco ó seis y paredes vertica- 
les en las que se distinguen los lechos horizontales que forman 
el campo lávico; su íondo en el sitio en que lo vimos es plano y 
con escasos lastrones. El ser muy avanzada la hora cuando pasa- 
mos por el lugar donde está el íbso en cuestión, nos impidió ex- 
plorarlo, asegurándonos el guía que avanza largo trecho descu- 
bierto y que por otros sitios se halla techado. 

De todos los túneles existentes en las lavas del siglo xviu qui- 
zás ninguno es tan interesante como el que recorrimos cerca de 
la Montaña Sobaco y que hasta entonces no había sido objeto 
de exploración. No tenía nombre, pero según hemos sabido, ha 
sido muy visitado posteriormente á nuestra expedición, lo que 
es fácil por estar cerca de la capital, y se le designa hoy con el 
nombre de Cueva de los Naturalistas, considerándolo como una 
de las mayores curiosidades de la isla. 

F2stá arrumbado próximamente del NNE. á SS\\\ y se des- 
ciende á él por hundimientos en el campo de la\as en un todo 
iguales á los jámeos del mal-país de la Cue\a de los Verdes; 
entre ambos hundimientos está comprendido al recorrido mayor 
de la caverna, extendiéndose además, en un corto trayecto, 
hacia el S. y hacia el N., respecti\"amcnte, de cada uno de los 
hoyos de entrada. 

Comenzamos el recorrido por el hundimiento del wSur y pro- 



(l47í ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE I AS ISI.ETAG CANARIAS 253 




FiG. 24.- Corte esquemático de la 
Cueva de los Naturalistas. 



longación meridional de la caxerna, descendiendo á ella desde el 
hoyo por un talud de fragmentos lávicos. A poca distancia de la 
entrada, tan pronto termina el talud, el piso es horizontal y pla- 

no, constituido por escorias 

adheridas al suelo y algunas 

sueltas, siendo la sección de 
la bóveda elíptica y la anchu- 
ra de unos lO metros. A un 
centenar de metros de la en- 
trada ocupa el piso un amon- 
tonamiento de lastrones y blo- 
ques lávicos que llega casi has- 
ta el techo, obstruyendo la 
galería á poca distancia, y cerrándose ésta por aquel lado (figu- 
ra 24). 

La entrada del otro extremo del jameo conduce por otra ram- 
pa de fragmentos rocosos al trayecto más largo de la cueva. La 
sección de su bóveda es perfectamente elíptica, ancha unos lO 
metros, por término medio, y próximamente la mitad de alta y 
las paredes \itrificadas (fig. 25). El piso presenta una posición 
central plana ó ligeramente abombada hacia la línea media, y á 
los lados dos aceras elevadas en escalón, de una altura de 20 á 
40 centímetros y anchas á \eces de un metro ó más. El piso de 
las aceras es liso en ciertos si- 
tios, recorrido por un relie\'e — 

longitudinal, cerca de la pared, 
á modo de grueso cable en se- 
mirrelie\"e. El piso comprendi- 
do entre ambas aceras es su- 
mamente áspero y desigual, 
por cuanto está constituido por 
una superficie de escorias ad- 
heridas entre sí. 

Del techo liso y como \itri- 
ficado, han caído numerosas gotas lá\"icas que aparecen adheri- 
das á las escorias del piso con la forma globular, ligeramente 
aplastadas que adquirirían durante su estado pastoso. Macia los 

Mem. R Soc. esp Hist. nat., vi, 190'.". 




Fig. 25.— Corte esquemático de la 
Cueva de los Naturalistas. 



254 



E. H. -PACHECO 



(148 



bordes de la bóveda, ha escurrido por el techo la lava fundida y 
formado singulares estalactitas cilindricas, algo más delgadas que 
un lápiz ordinario, largas desde lO á 25 centímetros, y termina- 
das frecuentemente por un á modo de tirabuzón, que acaba en 




FiG. 2Ó. — Estalactitas y estalagmitas de lava de la Cueva de los 
Naturalistas. [Tamaño '/s del iiaíiiral.) 

punta. Debajo de cada una de las singulares estalactitas existen 
en las aceras, junto á las paredes, estalagmitas de 8 á 12 centí- 
metros de altas, y de dos á cuatro de grueso, cilindráceas ó lige- 
ramente cónicas y formadas por la aglomeración de gotas lávicas 
redondeadas, según se aprecia en la fotografía adjunta. 



149) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE I.AS ISLETAS CANARIAS 255 

Casi todo el túnel ofrece este aspecto, existiendo un paso 
difícil en donde un amontonamiento de bloques y lastrones casi 
obstruye la galería, llegando hasta cerca del techo. Pasado este 
obstáculo, la cueva recobra el aspecto anterior, ensanchándose 
y dividiéndose en dos que rodean á un grueso pilar que sostiene 
la bóveda, después del cual y de la entrada de una corta galería 
hacia el N\V., sigue un trayecto de unos 50 metros, terminando 
y saliéndose á la superficie por otro hundimiento en el campo 
lávico, semejante en un todo al que nos sirx'ió de entrada. ()tra 
corta galería se abre en el extremo opuesto del jameo por donde 
salimos. Calculamos la extensión total de la Cueva de los Natu- 
ralistas en unos "JOO metros próximamente. 

En cuanto á la explicación, sin duda difícil, de como han podi- 
do formarse tan enormes túneles y cavernas en el seno de las 
lavas, tanto en la que ahora estudiamos como en la de mal-país 
de la Cueva de los \^erdes, cavidades que son frecuentes, aun- 
que no con las dimensiones que en Lanzarote en las otras Cana- 
rias y también en Madera y Azores, creo la única aceptable en 
su esencia la dada por Hartung, si bien este ilustre geólogo no 
hace más que iniciarla y no esclarece la formación de los diver- 
sos accidentes y particularidades que en los túneles lávicos exis 
ten, por lo cual, tomando por base la teoría de Fíartung, vamos 
á intentar explicarlo. 

Para ello consideramos que los citados fosos del mal-país no 
son sino la fase inicial del túnel. En el campo de lavas se dis- 
tinguen: I.'', fosos completamente descubiertos en todo el tra- 
yecto; ejemplo, el situado junto á la Montaña del Fuego; 2.°, fo- 
sos con techo en parte del trayecto, ó sea parcialmente trans- 
formados en túneles, como el existente cerca de Montaña Raja- 
da; 3.°, túneles bajo las lavas de un solo piso, de los que es 
buen ejemplo la Cueva de los Naturalistas; 4.", túneles con 
pisos superpuestos, como la Cueva de los Verdes. Estas cuatro 
lormas son, á nuestro juicio, las fases sucesi\'as porque puede 
pasar un canal ó foso, que es la más sencilla y originaria de las 
demás. 

P2n general los canales y túneles parecen corresponder al 
sitio ocupado anteriormente á la formación del mal-país por 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1909. 



256 E. H -PACHECO (150) 

cauces de arroyos ó barrancos; recuérdese que cuando están 
fraguados estos en llanuras, tienen forma de foso de paredes ver- 
ticales como, por ejemplo el de Tejia, que pasa cerca de las 
montañas (luenia y Tinamala. Se comprende tácilmente que las 
lavas modernas, caracterizadas en Lanzarote por su gran fluidez, 
se acumularían en graneles cantidades en tales barrancos que les 
servirían de cauce como lo hacen á las aguas durante las épocas 
de lluvia. De este modo las lavas llenarían los barrancos y rebo- 
sarían por sus bordes, innundando el terreno inmediato, en don- 
de tendrían un espesor pequeño comparado con la gran masa 
acumulada en el fondo del barranco, y por lo tanto, mientras 
en la llanura ó terreno inmediato se solidificaban, permanecían 
fluidas en el cauce, á causa del mayor calor que producía su acu- 
mulaci(3n, y únicamente las porciones situadas en contacto con 
el suelo y las paredes se enfriaban y solidificaban, formando al 
barranco un revestimiento. 

Por otra parte, se comprende fácilmente que el canal va 
aumentando la profundidad de su cauce, no por ahondarse su 
fondo, sino por superposición de nuevas capas en los bordes del 
campo lávico inmediato, que corriendo sobre los anteriores ya 
solidificados acaban por consolidarse prontamente, mientras que 
el canal sigue sirviendo de cauce á las lavas que se conservan 
fluidas, por cuanto su mayor acumulación retardaría la solidifi- 
cación. 

Si el barranco así constituido en medio del campo lávico se 
vacía prontamente, sin dar lugar al enfriamiento de la lava que 
lo llena, queda como un foso abierto del tipo del que arranca de 
la grieta eruptiva abierta en el puerto situado entre Fuego y Mi- 
raderos ó el próximo á Montaña Rajada. 

Lo general seria que, bien por la menor pendiente y la poca 
velocidad con que las lavas corrieron por el canal ó por el me- 
nor aflujo de éstas ó por otra causa, acabe por solidificarse la 
capa superior del canal lávico, constituyendo un techo sólido, y 
al avanzar la consolidación del exterior al interior, el foso se 
transforma en túnel. La forma elíptica de las bóvedas puede ex- 
plicarse por estas dos causas: I."', el más rápido enfriamien- 
to que experimentan las lavas en contacto con las paredes; 



(^151) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAKOTE Y DE I.AS ISLETAS CANARIAS 257 

y 2.^^, el avance de la solidificación desde el exterior hacia el in- 
terior, lo cual da cuenta también de la formación de la canal in- 
v^ertida que se observa en algunos trayectos de la Cueva de los 
Verdes á lo largo de la línea más alta de la bóveda. Si en este 
estado de solidificación, e! túnel se vacía de la lava aún fluida, la 
que queda en estado pastoso, escurrirá á lo largo de las paredes 
formando un revestimiento más ó menos vitrificado y se acumu- 
lará al pie de las paredes laterales del túnel, donde al solidifi- 
carse produjo las dos aceras de bordes redondeados. Cuando la 
lava fué en extremo fluida, como sucedería en la de la Cueva de 
los Naturalistas, no tan solo escurrió á lo largo de las paredes, 
sino que goteando de la bóveda dio origen á las estalactitas, es- 
talagmitas y gotas caídas sobre el piso. 

La superposición de pisos en el mismo plano vertical, caracte- 
rística de la Cueva de los Verdes, pudo ser originada por las va- 
riaciones que en el nivel experimentase la masa lávica que llena- 
se el túnel, por detención de su corriente á causa de obstruc- 
ciones pasajeras. Entonces la solidificación de la lava que quedó 
ocupando la zona inferior del túnel se realizó, siguiendo la mar- 
cha ordinaria; es decir, avanzando el enfriamiento desde la zona 
superficial y desde las paredes hacia el centro, dando lugar á otra 
bóveda dentro del túnel, semejante por su torma y procedimien- 
to originario á la superior, que aisla el túnel del exterior. 

Este proceso pudo detenerse en alguna de sus fases y pro- 
ducir en cada caso los diversos accidentes que se aprecian en 
los túneles. Así, si la parada de la corriente no dio tiempo á 
que se solidificase más que la capa superficial en contacto con 
las paredes, al vaciarse el túnel por haber cesado la causa que 
motivó la detención de la corriente, quedaron las porciones so- 
lidificadas adheridas á las paredes, originándose las cornisas que 
corren á lo largo de éstas. Si el enfriamiento alcanzó á toda 
la capa superficial, pero el movimiento de la corriente no per- 
mitió que se consolidase la bó\'eda en condiciones de resisten- 
cia, ésta se fué desplom?.ndo al faltarle el apoyo de la masa \-is- 
cosa subyacente, arrastrando el torrente lávico en su marcha 
los lastrones procedentes de la ruina de la bóveda que comen- 
zaba á formarse, quedando ocupado el piso de la cax'erna por un 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1909. 



258 E. H. -PACHECO (152) 

informe montón de ruinas, como se observa en largos trayectos 
en la Cueva de los Verdes y en algunos de la de los Naturalis- 
tas, pisos que guardan la misma disposición y aspecto que el 
tormentoso mal-país originado por procedimiento semejante, 
según quedó explicado. 

De modo, que las dos clases de pisos de los túneles corres- 
ponden: el constituido por caótico amontonamiento de lastrones 
á la causa que acabamos de explicar, y el escoriáceo sin obs- 
táculos, á sitios por donde el torrente lávico no arrastró frag- 
mentos ó éstos fueron depositados más lejos. 

Refiriéndonos ahora á las materias proyectadas al aire por los 
volcanes, diremos algo de las escorias, lapillis y cenizas. 

En las cercanías de los volcanes, las la\'as son esponjosas con 
el aspecto del carbón de cok, las cuales corresponden no á ma- 
sas que se extendieron viscosas y corrieron por el terreno, sino 
á porciones lanzadas á lo alto y desmenuzadas por las explo- 
siones. 

Ya hemos hecho notar las grandes acumulaciones de escorias 
que existen en el macizo del Fuego y en otros volcanes de la 
misma época; su abundancia en el macizo y en sus inmediacio- 
nes es tal, que Hartung dice que las montañas del Fuego con- 
sisten principalmente en una gran masa de escorias amontona- 
das, á través de las cuales se abren los cráteres. 

Los lapillis, que ocupan grandes extensiones en el campo 
lávico y en sus bordes meridionaales, ofrecen, en general, granos 
de tamaño bastante uniforme, de cuatros á seis milímetros por 
término medio, muy esponjosos y de superficie lustrosa y vitri- 
ficada. 

Los alrededores del macizo del l'\iego y de casi todos los vol- 
canes correspondientes á estas erupciones, están cubiertos por 
espeso manto de estos granos. Antes de llegar á la base del ma- 
cizo, desde Yaiza cubre al campo lávico una gruesa capa de 
lapilli apelmazado, cjue rechina bajo las pisadas, y sobre el cual 
la marcha es fácil. Sobre las anchas lomas que ha formado ó 
cubre el lapilli, este material se presenta en ondulaciones poco 
elevadas, á modo de la superficie del agua ligeramente rizada por 
la brisa, teniendo tales ondulaciones de 6 á I o centímetros de 



(153) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 259 

altas y de uno á tres metros de largas y dispuestas en dirección 
normal al viento del NNE. que soplaría cuando se depositaron 
los lapillis; por su aspecto recuerdan estas ondulaciones á los 
ripple-inarks. 

En algunos sitios el lapilli es de color rojo marrón ó amarillo, 
ó mezcla de ambos colores ó de granos de estos dos tonos y 
negros, lo cual indica que los granos se depositaron ya con las 
coloraciones que ofrecen. En ciertas zonas, el lapilli apelmazado 
se ha convertido superficialmente en una costra pulverulenta y 
de color blanco amarillento y roja en la profundidad, costras que 
forman á veces las paredes de las grietas ó conductos más ó me- 
nos irregulares y sinuosas, tapizadas interiormente de productos 
salinos en eflorescencias pulverulentas ó revestimientos mame- 
lonares, de cuya composición nos ocuparemos más adelante. 

En el medio del mal-país, y sin aberturas eruptivas inmedia- 
tas, se destacan islotes redondeados de lapillis, que cubren las 
lavas y que se depositarían allí quizá á causa de remolinos del 
viento durante las erupciones. Desde la Caldera de los Cuervos 
hacia Pico-Partido, se observan varios de estos islotes. Pero 
donde se han acumulado en mayor cantidad las masas lapíllicas, 
ha sido en el borde Sur del campo de lava por Yaiza, Uga, La 
Geria, Las Vegas y el islote de Montaña Sobaco, que actual- 
mente son los territorios más productivos de la isla, pues en ellos 
la capa de lapilli alcanza poco espesor, y debajo está el suelo 
constituido por una tierra vegetal rica en principios fertilizantes. 
Esta capa de arena volcánica presta á los cultivos humedad por 
la absorción del vapor de agua de la atmósfera que ejercen los 
granos esponjosos, al mismo tiempo que detienen su evapora- 
ción, según hemos descrito en un trabajo especial respecto á este 
asunto. 

Las montañas antiguas, situadas en esta parte, están también 
cubiertas por el negro manto; de aquí el nombre de Negra que 
lleva uno de los volcanes de forma más regular de la isla. Todas 
las vertientes Norte del grupo de San Bartolomé y de la sierra 
Guardilama están tapizadas asimismo por negros lapillis. 

Escasa debió ser la emisión de cenizas en la época á que nos 
referimos, como en todas las regiones volcánicas sólo constituí- 

Mem. R Soc. esp. Hist. nat., vi, 1909. 



26o E. H. -PACHECO (154) 

das por erupciones basálticas, según se deduce de las observacio- 
nes que respecto á este particular exponen en su jNIemoria sobre 
formaciones volcánicas de la provincia de Gerona los Sres. Cal- 
derón, Cazurro y F.- Navarro. 

Únicamente en la montaña del SW. del grupo del Fuego, 
donde dijimos v^egetan las junqueras, se reconocen algunas te- 
nues capitas. La misma escasez se observa en las erupciones de 
la época antigua, pues sólo en la montaña de Guadilama las hemos 
encontrado. 



III 



LA ERUPCIÓN 

El territorio destruido.— Relato de la catástrofe por el cura de Yaiza don 
Andrés Lorenzo Curbelo.— Los grandes brazos destacados del gran 
campo lávico deben corresponder á fecha posterior á la que alcanza 
el relato del cura de Yaiza. Consecuencias que se deducen de esta 
relación. — Montañas rápidamente formadas.— Emisiones de vapores 
pestilentes. — Volcanes submarinos. -Llamas en los cráteres y en el 
mar. — Formación de calderas de explosión — Conclusiones respecto 
á los fenómenos que caracterizaron la erupción. 

La erupción acaecida en Lanzarote durante el siglo xvui tué 
una de las más importantes que registra la historia del volcanis- 
mo, no tan solo por la gran cantidad de materiales vomitados, 
sino también por su larga duración de seis años, desde el I .'^ de 
Septiembre de 1730 hasta el 16 de Abril de 1736. 

Los datos que del desastre se poseen son escasos; los historia- 
dores de la época hablan poco del gran ienómeno, y si no fuera 
por el relato manuscrito que Leopoldo de Buch encontró en 
Santa Cruz de Tenerife, hecho por el cura de Yaiza D. Andrés 
Lorenzo Curbelo, testigo presencial de la catástrofe, solo se ten- 
drían algunas noticias confusas é inciertas. 

Según algunos antiguos documentos cpe encontramos en el 
archivo parroquial de Tinajo, y por lo que se desprende de las 
obras que se ocupan de la historia de Canarias, la gran extensión 
que hoy ocupan las lavas y lapillis, ó sea las antiguas Vegas de 



(155) ESTUDIO GEOLÓGICO DE I ANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 201 

Timanfaya, era antes de la erupción el territorio más leraz de 
la isla. Estaba constituido por viejas llanuras de tosca muy alte- 
rada y convertida en productos arcillosos que sustentaban cam- 
pos de cereales, reputados por el (3bispo Dávila, que visit(5 la 
isla al fin del período eruptivo, como las de más substancia y 
fértiles en granos. Los territorios del W. más cercanos al mar, á 
juzgar por los islotes respetados por la erupción, estaban cons- 
tituidos por viejos campos lávicos muy alterados ó por fragoso 
mal-pais cubierto de tabaibas, terrenos aptos principalmente 
para pastos y que mantenían abundante ganado cabrio. 

Aunque no muy abundantes, existían en la meseta varios 
manantiales por el estilo de los descritos en las bases de las mon- 
tañas Ortiz, Tingafa y Miraderos, lodo el territorio estaba po- 
blado de caseríos y lugares, de muy corto \ecindario, siendo de 
420 el total de las casas que en pequeñas agrupaciones existían 
por toda la comarca, y que fueron destruidas (I). Muchos de los 
nombres que llevan las montañas del W. rodeadas por las lavas 
son las de los propietarios ó ganaderos de la época, conserván- 
dose en el país, según el guía que nos acompañó por estos terre- 
nos, algunos relatos y romances de la época que aluden á la 
erupción y en los que figuran personajes con los mismos nom- 
bres de las montañas del W.; sería muy interesante recopilar es- 
tas tradiciones por los dajtoá que pudieran aportar á la historia 
del volcanismo de la isla. 

Parece ser que las desgracias personales fueron pocas, á cau- 
sa de lo diseminada de la corta población de la zona arrasada, y 
que si bien una parte de los habitantes de Lanzarote emigró, los 
restantes acabaron por acostumbrarse á presenciar los devasta- 
dores fenómenos volcánicos. 



(i) £1 Obispo Dávila, en su libro de Sinodales, publicado pocos años 
después de la catástrofe, enumera la lista siguiente de los lugares destruí- 
dos: «Lugares destruidos por las lavas: Tingafa con 64 vecinos, Mancha 
Blanca 44, Maretas i, Santa Catalina 42, Jareta 7, San Juan i, Peña Palo- 
mas 18, Timanfaya 24, Testeina 3, Rodeo, 4 y Mazo.— Lugares destruidos 
por la lluvia de arenas: Asomada 4, Iguadez 7, Geria 10, Masintafe 13, 
Mosaga 12, Lomo de San Andrés 8, San Bartolomé 81, Calderetas de San 
Bartolomé 5, Conil 17, Masnache 30, Montaña Blanca 14 y Guatisea i.» 
Mem. R. Soc. esp. Hist- nat-, vr, 1909. 



202 E. H. -PACHECO ('S^) 

El relato del cura de Yaiza, aunque no abarca todo el período 
eruptivo, da idea de lo que fué la erupción. Aquí lo transcribi- 
mos, tal como se encuentra en la obra de De Buch, prescindien- 
do de los comentarios que este autor intercala. Ni del original 
ni de copia de él hemos podido encontrar rastro en Canarias. 



Relación escrita por el cura de Yaiza D. Andrés Lorenzo 
Curbclo^ testigo presencial de la catástrofe: 

«En I.° de Septiembre entre nueve y diez de la noche la tie- 
rra se abrió de pronto cerca de Timanfaya á dos leguas de Yaiza. 
En la primera noche una enorme montaña se elevó del seno de 
la tierra y del ápice se escapaban llamas que continuaron ardien- 
do durante diez y nueve días. 

Pocos días después un nuevo abismo se formó y un torrente 
de lava se precipitó sobre Timanfaya, sobre Rodeo y sobre una 
parte de Mancha Blanca. La lava se extendió sobre Ids lugares 
hacia el Norte, al principio con tanta rapidez como el agua, pero 
bien pronto su velocidad se aminoró y no corría más que como 
miel. Pero el 7 de Septiembre una roca considerable se levantó 
del seno de la tierra con un ruido parecido al del trueno, y por 
su presión forzó la lava, que desde el principio se dirigía hacia 
el Norte á cambiar de camino y dirigirse hacia el NW. y WNW. 
La masa de lava llegó y destruyó en un instante los lugares de 
Maretas y de Santa Catalina, situados en el valle. 

P21 II de Septiembre la erupción se renovó con más fuerza, y 
la lava comenzó á correr. De Santa Catalina se precipitó sobre 
Mazo, incendió y cubrió toda esta aldea y siguió su camino 
hasta el mar, corriendo seis días seguidos con un ruido espanto- 
so y formando verdaderas cataratas. Lina gran cantidad de peces 
muertos sobrenadaban en la superficie del mar, viniendo á mo- 
rir á la orilla. Bien pronto todo se calmó, y la erupción pareció 
haber cesado completamente. 

El 18 de (octubre tres nuevas aberturas se formaron inmedia- 
tamente encima de Santa Catalina, que arden todavía y de sus 
orificios se escapan masas de un humo espeso que se extiende 
por toda la isla, acompañado de una gran cantidad de escorias, 



(157) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE I-AS ISLETAS CANARIAS 263 

arenas y cenizas que se reparten todo alrededor, viéndose caer 
de todos los puntos gotas de agua en forma de lluvia. Los true- 
nos y las explosiones que acompañaron á estos fenómenos, la 
obscuridad producida por la masa de cenizas y el humo que re- 
cubre la isla forzaron más de una vez á los habitantes de Yaiza á 
tomar la huida, volviendo bien pronto, porque estas detonacio- 
nes no parecían acompañadas de otro fenómeno de de\'as- 
tación. 

Hasta el 28 de (Ictubre la acción volcánica se ejerció de esta 
manera durante diez días enteros, cuando de un golpe el ganado 
cayó muerto asfixiado en toda la comarca por un desarrollo de 
vapores pestilentes que se condensaron y cayeron en forma de 
gotas. El 30 de Octubre todo estaba tranquilo. 

Dos días después, el I.° de Noviembre, los humos y las ceni- 
zas volvieron á aparecer, desprendiéndose constantemente hasta 
el 10. Entonces apareció una nueva corriente que causó pocos 
daños porque todos los alrededores estaban ya quemados, arra- 
sados y cubiertos de lava. 

El 2/ otra corriente se precipitó con una increíble velocidad 
hacia los bordes del mar; llegó á la orilla el I.° de Diciembre y 
formó en medio de las aguas una pequeña isla, todo alrededor de 
la cual se encontraron muchos peces muertos. 

El 16 de Diciembre la lava, que hasta entonces se había pre- 
cipitado hacia el mar, cambió de dirección y se dirigió hacia el 
S\V., llegando á Chupadero, que bien pronto el 1 7 no era más 
que un vasto incendio. Arrasó en seguida la fértil vega de Üga, 
pero no se extendió' más allá. 

El 7 de Enero de 1 731, nuevas erupciones vinieron á trastor- 
nar todas las precedentes. Corrientes incandescentes, acompaña- 
das de humos muy espesos, salieron por las aberturas que se 
habían formado en la montaña. Las nubes de humo frecuente- 
mente eran atravesadas por brillantes relámpagos de una luz 
azul y roja seguidos de violentos truenos como en las tempesta- 
des, y este espectáculo era tan espantoso como nuevo para los 
habitantes que no conocían las tempestades en esta comarca. 

El 10 se vio elevarse una inmensa montaña que el mismo día 
se hundió en su propio cráter con un ruido espantoso y cubrió 

Mem. R Soc. esp. Hist. nat., vr, 1909. 



204 E- H. -PACHECO ('SS) 

la isla de cenizas y piedras. Las corrientes de lava ardiendo des- 
cendieron como arroyos hasta el mar á través del mal-país. El 
2/ esta erupción había terminado. 

El 3 de Febrero un nue\o cono se levantó, quemó la aldea 
de Rodeo, y después de haber arrasado toda la comarca de esta 
aldea, llegó á los bordes del mar, continuando corriendo has- 
ta el 28. 

Nuevos conos, terminados por cráteres, se le\antaron el 20 de 
JVIarzo, á una media legua más lejos; estos conos estuvieron en 
erupción hasta el 3 1 de Marzo. El 6 de Abril recomenzaron con 
más violencia, y arrojaron una corriente incandescente, que se 
extendió oblicuamente del lado de Yaiza, sobre el campo de lava 
ya formado. 

El 13 dos montañas se hundieron con un ruido espantoso, y 
el I.° de Mayo este incendio volcánico parecía extinguido, pero 
se renovó el día 2 á un cuarto de legua más lejos, levantándose 
nueva colina, viniendo una corriente de lava á amenazar el lu- 
gar de Yaiza. El 6 de Mayo estos fenómenos habían cesado, y 
durante el resto del mes la inmensa erupción parecía estar ente- 
ramente terminada. 

El 4 de junio tres aberturas se abrieron á la vez, fenómeno 
acompañado de violentas sacudidas y llamas que se desprendían 
con un ruido espantoso, y que -v'ino á sumir de nuevo en la cons- 
ternación á los habitantes de la isla. Esta erupción se verificó de 
nue\"o cerca de Timanfaya. Los varios orificios se reunieron 
bien pronto en un solo elevado cono del cual salía la\'a que se 
precipitó hasta el mar. 

El 18 un nuevo cono se levantó entre los que se elevaban ya 
sobre las ruinas de Mato, Santa Catalina y Timanfaya. Un crá- 
ter, abierto sobre el flanco de este cono, lanzaba cenizas y relám- 
pagos, y de otra montaña, situada encima de Mazo, se despren- 
dió un vapor blanco que no se había observado hasta entonces. 

Hacia fines de Junio de 1 83 1 todas las ¡playas y las orillas del 
mar del lado del W. se cubrieron de una cantidad increíble de 
peces muertos de todas especies, y algunos de formas que no 
habían sido nunca vistas. Por el NW. se veía desde Yaiza elevar- 
se del seno del mar una gran masa de humo y llamas, acompa- 



(159) ESTUDIO GEOl.ÓOICO DE LANZAKOTH Y DE LAS ISI.ETAS CANARIAS 265 

nadas de violentas detonaciones, obser\-ándose !a misnia cosa 
del lado de Rubicón sobre la costa occidental. 

En Octubre y Noviembre nuevas erupciones \inieron á reno- 
var las angustias de los habitantes de la isla. El 25 de Diciem- 
bre de 1 73 I la isla fué conmovida por temblores de tierra, los 
más violentos que se habían sentido en los dos años desastrosos 
que acababan de pasar, y el 28 de Diciembre una corriente de 
lava salió de un cono que se había levantado y se dirigió á Jare- 
tas, incendió la villa y destruyó la capilla de San Juan Bautista, 
cerca de \ aiza.» 

A esto agrega De Buch que, perdida la esperanza por los ha- 
bitantes de Yaiza de \erse libres de las de\"astaciones de los vol- 
canes, decidieron emigrar, y con su cura Curbelo embarcaron 
para Gran (Canaria. 

Las erupciones continuaron durante cuatro años, no cesando 
hasta el 16 de Abril de 1736, llenando-de la\'a todo el territorio 
deslindado más atrás. 

A los últimos tiempos de las erupciones debe corresponder 
el brazo de lava que corrió entre las Montañas Quemadas de 
Tinajo hasta las lomas de Dolores, donde los habitantes del pue- 
blo dicho edificaron una pequeña ermita en acción de gra- 
cias, según deducimos de uno de los documentos que encon- 
tramos en el archivo parroquial de Tinajo. Al período eruptivo 
posterior á la retirada del cura de Vaiza corresponden también 
los largos brazos que parten del campo lávico, uno de los cua- 
les llega hasta el mar próximo al fuerte de San José en Puerto 
Naos. 

Sin embargo, las erupciones en los últimos años no debieron 
ser tan intensas ni tan frecuentes. El Obispo Dávila, que visitó la 
isla á fines de Enero de 1 733, y observó el \olcán desde Yaiza, 
dice en su citado libro de Sinodales, publicado en 1737- ^'-^^ ti^es 
días que estuve sólo se divisaba en el volcán una luz como de una 
vela, y no estuve más tiempo porque me lastimaba el pecho el 
polvo de las arenas.» 

Del relato del cura Curbelo se desprenden algunos datos inte- 
resantes respecto á los fenómenos volcánicos de que fué teatro 

Mem. R. Soc. esp. Hist. uat., vi, 190'.t. 



206 E H. -PACHECO ( I &o) 

Lanzarote durante este memorable suceso. Desde luego se echa 
de ver que las erupciones tuvieron lugar á lo largo de una grieta 
ó línea de fractura en la dirección ya dicha de alineación de los 
conos, comenzando en el grupo á que corresponde Pico-Parti- 
do, ó sea en el sitio donde estaba Timanfaya, corriéndose hacia 
el W. cada vez más, si bien, como se deduce del relato las erup- 
ciones, después de avanzar hacia el Poniente retrocedieron hacia 
el Saliente. 

Lo más característico de estas erupciones fué la enorme can- 
tidad de lava emitida, y especialmente su fluidez, aludiendo en 
varios pasajes el manuscrito á la velocidad con que se movían 
las corrientes. 

Algunos fenómenos extraños ó poco frecuentes tuvieron lu- 
gar también en estas erupciones, tal fué la «roca considerable 
que el 7 de Septiembre se levantó del seno de la tierra que forzó 
la lava á cambiar de camino ^>, fenómeno que llamó poderosa- 
mente la atención De Buch, preocupado con su teoría de los 
cráteres de levantamiento, y que si no fué un acumulo rápido de 
escorias y demás materiales, como el volcán Monte Nuovo, en 
la bahía de Ñapóles, caso muy repetido en las erupciones á que 
se refiere el relato, pudo ser una masa de lava densa, á modo de 
domo ó cúmulo, volcán por el estilo de la colina llamada Los Mo- 
rros, del grupo de San Bartolomé, de lo cual existen numero- 
sos ejemplos en otras partes. 

Interesante es también el fenómeno que ocasionó que <,<de un 
golpe el ganado cayese muerto ó asfixiado en toda la comarca 
por un desarrollo de vapores pestilentes». Esto se refiere pro- 
bablemente á los animales v ganados del lado de Yaiza queque- 
darían abandonados en alguna de las huidas cjue, según dice el 
relato, los habitantes hacían, atemorizados por los fenómenos 
volcánicos. 

Las emisiones de gases en las erupciones es una cuestión de 
las menos conocidas. }in el caso actual, aunque de lo sucinto de] 
relato no se deducen muchos datos respecto á la naturaleza de 
los vapores que asfixiaron á los ganados, se nota alguna seme- 
janza en el fenómeno de Lanzarote con las emanaciones que en 
1427 se produjeron en el valle de Lloret de la Montaña en la 



(lól) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 267 

provincia de (lerona (l), consistentes, según un documento anti- 
guo, en desprendimientos de gases fétidos y lenguas de fuego 
que causaron desgracias personales, debiéndose quizá el fenóme- 
no de Lanzarote, aparte del parecido que guarda con el de (Ge- 
rona, incluirse en los llamados por Haug desprendimientos gaseo- 
sos explosivos, que en las erupciones volcánicas son prospectados 
por el cráter con violencia, elevada temperatura, y que cuando van 
acompañados de gran cantidad de polvo, cenizas y otros materia- 
les sólidos al estado de incandescencia, originan las nubes ardien- 
tes, como las que se observaron en las Azores en l8o8 y las más 
recientes de la Martinica en ig02 y I903, una de las cuales, como 
es sabido, destruyó instantáneamente la ciudad de San Pedro. 

En el relato se hace también mención en varios pasajes del 
desprendimiento de llamas por el cráter; circunstancia ésta que 
aunque negada por algunos geólogos, parece confirmarse cada 
vez más con datos positivos de diversos lugares y erupciones. 

Cita el cura Curbelo el fenómeno de las llamas en el primer 
volcán que hizo erupción, diciendo que del ápice se escapaban 
llamas; las menciona también procedentes de tres aberturas 
el 4 de Junio de 1731, y, finalmente, las describe como saliendo 
del mar cuando después de cubrirse las orillas de multitud de pe- 
ces muertos á fines de Junio, manifiesta que se \'eía desde Yaiza 
elevarse del seno del mar una gran masa de humo y llamas. 

Respecto al último fenómeno, no son admisibles las conside- 
raciones que hace De Buch de que las llamas, que parecían bro- 
tar de las aguas, correspondieron á substancias metálicas, como 
potasio ó sodio, que lanzados del seno de la tierra vinieran á 
arder en la superficie del Océano. 

A nuestro juicio, los fenómenos de fines de Junio de 1/3 1 
fueron el resultado de erupciones submarinas, como parece in- 
dicarlo la mortandad del gran número de peces, algunos quizá 
correspondientes á los que viven en las zonas profundas y de 
formas anómalas y extrañas, y, por lo tanto, que nunca habían 
sido vistos por los habitantes de la isla, como dice el cura Cur- 

(1) Calderón, Cazurro y F.-Navarro, Formaciones volcánicas de la pro- 
vincia de Gerona, Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., tomo iv, 1907. 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1909. 17 



208 E. H. -PACHECO ('*^2) 

belo. Las erupciones submarinas próximas á Lanzarote guarda- 
rían gran semejanza con la que se \'erificó en 1 86/ cerca de la 
isla Terceira en las Azores, sin llegar las acumulaciones de esco- 
rias .y productos ^■olcánicos á sobresalir del nivel del mar, y du- 
rante la cual, el profesor Fouqué pudo observar escorias flotan- 
tes, gases arrojados y llamas ardiendo en la superficie del mar, 
reconociendo entre los gases la presencia de l6,75 por lOO de 
hidrógeno protocarbonado y 0,32 do hidrógeno libre. 

En la célebre erupción submarina de Santorino (l), cuando las 
lavas apenas sobresalían del mar, el mismo Fouqué pudo reco- 
ger á través del agua mezclas de gases muy ricos en elementos 
combustibles, conteniendo hasta un 30 por lOO de hidrógeno 
libre; productos combustibles, que cuando llegaban al aire á tra- 
vés de los bloques incandescentes, originaban \'erdaderas llamas. 
Estas erupciones, perfectamente conocidas y estudiadas, guar- 
dan mucha semejanza con las verificadas cerca de Lanzarote, en 
las cuales se «veía ele\-arse del seno del mar una gran masa de 
humo y llamas acompañadas de \-iolentas detonaciones». Tenien- 
do en cuenta la intensidad de las corrientes marinas en la proxi- 
midad de Lanzarote, y especialmente cerca de la costa donde se 
señaló la erupción submarina, se explica que materiales tan delez- 
nables é incoherentes como son las escorias y acumulaciones vq\- 
cánicas que según parece, como en los casos referidos, no llega- 
ron á sobresalir de las olas, fueran rápidamente destruidas sus 
acumulaciones y desparramados sus materiales por el íondo del 
mar. En cuanto al caso concreto de las llamas en estas erupcio- 
nes marinas y en las terrestres del primer volcán del 1° de Sep- 
tiembre de 1730 y en las tres bocas del formado el 4 de Junio de 
I73l,se citan observaciones modernas análogas que no dan lugar 
á duda, contándose entre los gases desprendidos en erupciones 
volcánicas grandes cantidades de ácido carbónico, óxido de car- 
bono, nitrógeno, methano é hidrógeno, susceptibles los dos últi- 
mos de inflamarse, habiéndose visto algunas veces salir de un 
cráter verdaderas llamas (2). 

(i) Lappíirent, Traite de Gc'olog/c.'Piivh, 1893. 
(2) Haug, Traite' de Ge'oiogie. París, 1907. 



(163) ESTUDIO CEOLÚGICO DE LANZAKOTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 269 

Fenómenos intensos de explosión se realizaron durante los dos 
primeros años que abarca el relato. del cura de Yaiza, como, por 
ejemplo, «la montaña que se elevó el 10 de Enero de 1/3 1, y el 
mismo día se hundió en su propio cráter con ruido espantoso, y 
cubrió la isla de cenizas (l) y piedras^), explosión que debe refe- 
rirse quizá al \oIcan Tinga ú otro semejante. Las señales de 
estos v'olcanes, que hicieron explosión formando calderas con el 
fondo del cráter á más bajo nivel á ^•eces que el piso exterior, 
son patentes en muchos sitios por el gran número de bloques 
desparramados por las cercanías de los cráteres de explosión, 
entre los que podemos citar Fuencaliente, 1 inga. Cuervos y la 
hermosa alineación de las Quemadas. 

De lo expuesto respecto á los caracteres que presentan los vol- 
canes, la disposición y formas de las ]a\"as y lo que se desprende 
del relato de la catástrofe, parecen deducirse las siguientes con- 
clusiones: 

I.^ La erupción se realizó á lo largo de una grieta ó línea de 
fractura arrumbada casi de EXE. á W'SW'., a\anzando las suce- 
sivas erupciones hacia Poniente, y retrocediendo á \'eces al pun- 
to de partida. 

2.^ Caracterizó la erupción la considerable cantidad de lavas 
muy fluidas que se emitieron. 

3.^^ Acompañaron frecuentemente á los demás fenómenos 
volcánicos desprendimientos gaseosos, explosi\-os é inflamables, 
dando lugar á la presencia de llamas en los cráteres y en los 
volcanes marinos formados cerca de la isla. 

4.^ A ^■eces, explosiones súbitas é intensas destruyeron los 
conos, originando calderas. 

^.^ Por el largo período de cerca de seis años que perse\'e- 
raron los paroxismos, puede considerarse esta erupción como 
una de las de duración más larga que registra la historia del \'oI- 
canismo. 

(i) Se observa en el relato que la palabra ceniza se empica como sinó- 
nima de lapilli. Quizá en el original no sea la palabra ceniza la que figure; 
hay que tener en cuenta que esta relación está tomada de la traducción 
francesa del libro de De Buch, en donde figura el relato vertido del espa- 
ñol alai emán. 

Mem. K. Soc. esp. Ilist. uat , vi, l'tO'.». 



270 E. H. -PACHECO ^ ('64) 

IV 

LAS EMANACIONES CALORÍFICAS ACTUALES 

Zona de las cmisiont-s caloríficas en las Montañas del Fuego. — Reducción 
de su área. — Capas de tosca del Lomo del Azufre, donde las emisiones 
de calor son más intensas. — ^Temperatura de las emanaciones. — Com- 
posición de los productos y costras salinas. —Opiniones de De Buch, 
Hartung y Brun respecto á la naturaleza de las emisiones caloríficas. — 
Humedad que empapa las capas superficiales del macizo. — La terma- 
lidad pudiera proceder de una gran masa de lavas, candentes aún, en 
el interior de la montaña. 

El relato que De Buch hizo de su rápida correría por Lanza- 
rote durante el otoño de 1815 dice: «en Puerto Naos experimen- 
té alguna sorpresa al enterarme de que la montaña ardía aún, 
por cuya razón la llaman Montaña del I'\iego». Hoy, al cabo de 
cerca de dos siglos c|ue se realizó la famosa erupción, y cerca 
de uno desde el viaje De Buch, sigue el monte desprendien- 
do calor de tal manera, que si se introduce en las grietas del lla- 
mado Lomo del Azufre un palo ó papeles, aquél se carboniza y 
éstos se inflaman al cabo de algún tiempo. Es asimismo muy 
perceptible la termalidad en toda la cumbre de la montaña y en 
sus vertientes occidentales, notándose el calor á poco que se 
profundice en el suelo, habiendo además creído percibir al aso- 
marnos á las insondables grietas que existen junto á la base de 
la primera de las Calderas Quemadas, que de ellas sale un tenue 
hálito calorífico. Es probable que si se hicieran observaciones 
por todas las vertientes, y sobre todo, hacia el N\\ ., abriendo 
pequeñas calas en el suelo, el termómetro acusaría una térmica 
en todo el centro del macizo. 

Tales emanaciones caloríficas están circunscritas á la Montaña 
del Fuego; no existen en las demás montañas contemporáneas á 
ésta, ni en ninguna otra parte de la isla. 

Es indudable que la zona de calor ha sido mucho más extensa 
y que se va reduciendo poco á poco. Las numerosas grietas con 
depósitos de costras salinas que citamos de la base SSE. del 



(165) ESTUDIO GEOLÓGICO DE I.ANZAROTE Y DK LAS ISLETAS CANARIAS 27 I 

macizo, re\-elan que dicha zona se extendía antes por allí, pues 
las costras blancuzcas resultantes de la alteración de las tobas de 
lapilli, á consecuencia de la acción térmica continuada, lo indi- 
can, como también son señales de ello los conductos tapizados 
por blancos depósitos salinos que hacen suponer la existencia de 
fumarolas que lentamente acabaron por desaparecer. Comprue- 
ba también esta reducción ciel área calorífica el relato inédito 
del que luego hablaremos de las erupciones verificadas en 1 824, 
en el cual, al ocuparse el autor del volcán que se formó junto á 
estas montañas, dice que «reventó en una montañita que nunca 
fué abierto cráter en ella, pero conservaba algún fuego, tal que 
si por alguna abertura se entraban palos salían quemados». Sitio 
es este en donde, á pesar de la erupción de 1824, no se nota ac- 
tualmente desprendimiento alguno de calor. 

La opinión general de los habitantes de Yaiza concuerda con 
la disminución del calor de la montaña; asegurándonos el guía 
que nos acompañó por estos sitios que en las colinas situadas en 
la base SW. del macizo se notaban, siendo él muchacho, ó sea 
hace unos treinta años, emanaciones cálidas á través de las grie- 
tas. Comprueba este aserto el hecho de estar las viejas capas de 
tosca de tales sitios convertidas en productos pulvurentos de 
color amarillento blanquecino, en todo semejantes á los que exis- 
ten en la actual área de las emisiones térmicas. 

El viejo cráter, apenas deprimido, abierto al W. en herradura 
y circundado por la arista culminante al X., y su prolongación 
al S., ó sea el Lomo del xA-Zufre, es ahora el lugar donde el des- 
prendimiento de calor es más intenso. Al exterior nada indica 
tales emisiones; la montaña no hizo erupción en el siglo xvui por 
este sitio, así es que está constituida por capas de tosca de pro- 
yección, como las de Emine, (juatisea ó Blanca, de las que se 
diferencian por aparecer en gran parte como recalcinadas, de- 
leznables y de color amarillento blanquecino, y de aquí el nom- 
bre del Lomo del Azufre, por más que este cuerpo no existe en 
la montaña, ó por lo menos nosotros no le hemos encontrado. 

Estas capas blanquecinas, de unos diez centímetros de espe- 
sor, son superficiales; debajo está la tosca con sus lapillis grisá- 
ceos ó parduscos, y entre ellos productos salinos en costra ó 

Mem R. Soc. esp. Hist. nat , vi, 1909 



272 E. H. -PACHECO (166) 

impregnaciones de c Uor amarillo intenso ó rojo y más frecuen- 
temente blanco. Mr. Brun, de (jinebra, que ha estado reciente- 
mente en las islas para estudiar estos fenómenos, cita debajo 
una delgada capa verdosa de protocloruro de hierro, que escapó 
á nuestras observaciones. 

Por entre los planos de juntura de los lentejones descritos es 
donde las emisiones caloríficas son más intensas; introducien- 
do la mano entre ellas hay que retirarla prontamente á causa 
de su elevada temperatura. Una de estas grietas, ensanchada y 
transformada en un pecjueño horno, fué la que nos sirvió para 
cocinar la comida, durante el tiempo que acampamos sobre la 
montaña, con el calor que se desprendía por ella. Por lo demás, 
nada hay exteriormente que señale este calor, ni la más leve 
humareda, ni la más tenue nubécula de vapor ó surtidor de gas 
se percibe, no experimentándose la menor molestia sobre la 
montaña, á causa de los lechos de tosca que constituyen una ex- 
celente capa aisladora y del constante viento fresco de NNE. 

Colocando el termómetro que llevábamos dentro de la grieta 
ensanchada que hemos mencionado, la columna experimentaba 
subidas hasta IIO*^, ocupando á veces el mercurio el ensancha- 
miento situado sobre la escala, que sólo alcanzaba el grado indi- 
cado en nuestro termómetro; pero el Sr. Brun, de (linebra, que 
hizo, como queda dicho, poco después de nuestra excursión, un 
viaje á Lanzarote con el exclusivo objeto de estudiar las emana- 
ciones de la Montaña del P'uego, yendo provisto de aparatos 
especiales, ha encontrado en el mismo sitio, ó sea en el Lomo del 
Azufre (no colocando el termómetro en la grieta), adonde tiene 
acceso el viento exterior, sino enterrándolo en la grieta, á una 
profundidad de I O centímetros, la temperatura de I40", y á los 
60 centímetros la de 360". 

Por nuestra parte, la impresión que nos produjeron tales emi- 
siones, fué que se trataba únicamente de la radiación al exterior 
por las grietas de la montaña del calor de alguna gran masa de 
lavas aún candentes que exista en este sitio, en el subsuelo de 
la isla. No todos los que han investigado en la montaña partici- 
pan de la misma opinión. 

De Buch, que visitó el volcán en cuestión en 1815, como he- 



(167) ESTUDIO GEOLÓGICO DE I.ANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 273 

mos dicho, supone que el origen del calor procede de emisiones 
de vapor de agua, por cuanto se condensa en gotitas sobre los 
cuerpos más fríos que se aproximan á la grieta, y que tales va- 
pores no eran sólo de agua pura, por cuanto dice se observan 
incrustaciones blancas de yeso procedentes de haber dejado la 
lava basáltica la cal en libertad por la acción de vapores sulfuro- 
sos, percibiéndose en algunas grietas vapores de azufre que se 
depositan en cristales sobre las escorias de los alrededores, si 
bien en menor escala que en el pico de Teide; de todo lo cual 
deduce la consecuencia, de acuerdo con sus teorías propias, so- 
bre el volcanismo, que se trata, no del resultado de una pode- 
rosa y activa tuente de calor, sino sencillamente de la termici- 
dad consiguiente á la oxidación de algunos restos de materiales 
metálicos conservados entre las escorias del interior. Desde lue- 
go hay que advertir que si el ilustre geólogo no se engañó por 
las apariencias, tomando por azufre las costras amarillas entre 
las escorias, que tanto lo parecen por su aspecto, tales emanacio- 
nes sulfurosas actualmente han desaparecido. 

En cuanto á estar constituidos los desprendimientos termales 
por vapor de agua sobrecalentado, no es él solo el que expone 
esta opinión, pues Hartung, que visitó la montaña en 1850, ha- 
bla también de calor húmedo, mencionando la opinión De Buch, 
y supuso que las costras amarillas que existen entre la costa eran 
cristales de azufre. 

Mr. Brun, cuyo principal objeto en el estudio de la Montaña 
del Fuego era comprobar la existencia ó no de vapor de agua 
en sus emisiones caloríficas, recogió en aparatos adecuados el 
gas que se desprende por las grietas, comprobando por el análi- 
sis que se trata tan solo de aire atmosférico, con vestigios de 
CO2 -|- ^>H.,, y que este gas ejerce una acción débilmente alca- 
lina sobre el tornasol, no emitiendo la montaña agua alguna en 
estado de vapor. 

El sabio vulcanólogo de Ginebra ha analizado también los 
productos, impregnaciones y costras que se encuentran entre 
las tobas de proyección del Lomo del Azufre, y encuentra que 
la parte soluble en el agua fría está formada por carbonato amó- 
nico, carbonato sódico, sulfato de sodio y calcio y cloruro mag- 

Mcm. R. Soc. csp. Hist. nat., vi, 1909. 



274 E. H. -PACHECO (168") 

nésico. Su alcalinidad es equivalente á 1,5 por lOO de carbona- 
to sódico anhidro. La porción insoluble consiste principalmente 
en carbonato magnésico. 

Respecto á su origen, fijándose en que las lavas del macizo 
son pobres en cloro, supone que al principio estas sales tendrían 
la composición ordinaria de los cloruros y sulfates ácidos, pero 
agotado el cloro, las últimas emanaciones gaseosas emitidas por 
el volcán consisten en C()., y NH^, gases secos que, actuando 
lentamente sobre las sales y los carbonatos, acabaron por for- 
mar carbonato sódico y carbonato magnésico, encontrando 
Brun en esta reacción una confirmación más respecto á su teo- 
ría, según la cual los volcanes no emiten vapor de agua, ó que 
ésta es en insuficiente cantidad para descomponer los cloruros 
de magnesio ó la mezcla de sulfato magnésico y cloruro sódico 
que en ellos se forma. 

Una particularidad interesante ofrece la Montaña del Fuego 
que hace contraste con cuanto acabamos de decir respecto á las 
emanaciones secas de calor que se producen en ella. Se nota 
que los lapillis y escorias superficiales están impregnados de hu- 
medad, que se percibe con sólo escarbar muy ligeramente entre 
ellos. Ksta humedad es suficiente para que en una de las mon- 
tañas situadas al W., la que Sapper señala en su mapita del ma- 
cizo con el núm. xxui, alimente á numerosas matas de juncos 
dispuestas en filas en la pendiente de la montaña siguiendo cur- 
vas de nivel. Estas plantas, que como es sabido, son propias de 
los valles y lugares húmedos y pantanosos, se encuentran en 
la rápida pendiente, habiendo comprobado cuando las arranca • 
bamos, la gran humedad que impregna los finos lapillis y capitas 
de cenizas de la serie antigua adheridos á las raíces. 

Además de tan curiosa particularidad, el guía nos contó, y el 
testimonio de otras personas de la isla lo comprueba, que du- 
rante la corta temporada de lluvias se ve á veces desprenderse 
de los sitios más caldcaclos del macizo tenues masas de vapores, 
como si las aguas de lUnia que se infiltran entre las escorias y 
lapillis fueran rechazadas y evaporadas en forma perceptible al 
ponerse en contacto con las capas candentes más internas. 
El conjunto de fenómenos descritos nos hace pensar que estas 



(169) ESTUDIO GEOLÓGICO DE I.ANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 275 

humedades superficiales reconocen un origen externo, lo que 
nos explicamos de la manera siguiente: Los fuertes vientos del 
mar, que soplan con persistencia todo el año, arrastran una gran 
cantidad de vapor de agua que es retenido en gran parte por 
las capas de esponjosos granos de lapilli y llevada por capilari- 
dad á las zonas del subsuelo donde, según hemos dicho, propor- 
ciona á las plantas cultivadas parte de la humedad c|ue necesi- 
tan. Recuérdese la costumbre de los agricultores lanzaroteños de 
cubrir los terrenos destinados al cultivo con una capa de lapilli. 
En el macizo del Fuego los vientos húmedos depositan, como 
en las demás regiones, el vapor acuoso de que van cargados, va- 
por que al descender á las capas inferiores, que poseen elevada 
temperatura, vuelve hacia la superficie; pero como ésta se halla 
enfriada por las fuertes y constantes corrientes del alisio, el va- 
por acuoso se condensa entre los esponjosos lapillis de la capa 
superficial por el mismo procedimiento que ocurre en una habi- 
tación caldeada, en la que se deposita y empaña los cristales que 
la separan del ambiente exterior frío. El caso especial de las jun- 
queras pudiera explicarse porque la montaña, de formación anti- 
gua, donde viven, está constituida por algunos lechos de cenizas 
que dejan escurrir al exterior el agua filtrada por las capas de 
escorias y tobas de proyección intercaladas. 

El lento enfriamiento del macizo, por una parte, y la naturale- 
za de las emisiones caloríficas, por otra, nos hacen suponer que 
el origen del calor que se desprende de las regiones centrales de 
la mole del Fuego, pudiera proceder de la irradiación de una 
gran masa de lavas candentes que yaciera bajo las viejas capas 
de la montaña, las que servirían de cubierta aisladora en razón 
de su mala conductibilidad. 



Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1909. 



2'jt E. H. -PACHECO ('7°) 



CAPÍTULO VI 

La erupción de 1824. 

Pequeños terremotos preciu'sores. — Alineación de los tres volcanes de 
1824. — Descripción de sus cráteres. — Las profundas chimeneas del vol- 
•cán Tinguatón. — Relato de los fenómenos, según manuscritos de testi- 
gos presenciales. — Emisión de agua por la grieta eruptiva de Tao. — Ex- 
tensa corriente lávica del Volcán Nuevo del Fuego. — Rápida emisión 
de lava del Tinguatón. —Termina la erupción por una fase geiseria- 
na. — Característica del período eruptivo. — Emisiones de agua y barro 
por otros volcanes: su causa probable, particularmente en los volcanes 
de Tao y Tinguatón. 

Después de la gran erupción de 1 730 á 1736, la isla volvió á 
quedar tranquila, sin producirse más manifestaciones internas 
(|ue el calor que despedían las Montañas del Fuego; transcurrien' 
do todo el resto del siglo xviii y los primeros años del xix pro- 
bablemente en iguales condiciones, pues no se tiene noticia de 
fenómenos sísmicos ni eruptivos de ninguna especie. Únicamen- 
te desde 1813, dice la relación, á la cjue nos referiremos más 
adelante, se sentían en la isla pequeños terremotos locales casi 
todos los años, hasta el de 1 824, en el que tuvieron lugar las 
erupciones que nos van á ocupar en este capítulo. 

Los volcanes formados en dicho año fueron tres, bastante 
distanciados entre sí; pero, con arreglo á la ley general de su dis- 
tribución en la isla, alineados próximamente de ENP2. á \VS\\\ 
h^l primero brotó cerca del lugar de Tao, el 31 de Julio; el se- 
gundo, el 2g de Septiembre, junto á las Montañas del Fuego, 
al N. de éstas, distante del primero unos 14 ó 15 kilómetros, y 
un tercero y último, el 16 de Octubre, situado próximo al case- 
río de Tinguatón, entre los dos volcanes anteriores, separado 
del primero unos lO kilómetros, y unos cinco del segundo. 

Fl volcán de Tao se halla muy próximo al pueblecito de este 
nombre, en el mal-país viejo que llaman Fl Patio, y delante de 
la antigua montaña Tamia. 



(lyi) KSTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DK LAS ISLETAS CANARIAS 277 

Forma el volcán un amontonamiento alargado, de escorias y 
gruesos lapillis, en una longitud total de unos 500 metros esca- 
sos, siendo la anchura de un centenar y unos 30 la altura ma- 
yor de la loma de escorias sobre el suelo antiguo. En lo alto 
de la acumulación y todo á lo largo de ella, existe una ancha 
y poco profunda depresión, cuyas paredes son de lava com- 
pacta, donde aparecen al descubierto. Varias grietas poco hon- 
das surcan aquí y allá el fondo de la depresión, una de las cuales 
es más profunda, constituyendo un muy irregular pozo de tres 
metros de profundidad, próximamente, en el montículo más ele- 
vado. De la base del montículo arrancan dos cortos brazos de 
la\-a escoriácea que tendrán un par de centenares de metros de 
longitud. 

Por lo dicho se comprende que este volcán consiste en una 
grieta eruptiva á uno y otro de cuyos bordes se acumularon las 
escorias y lapillis y demás materiales lávicos que por la grieta 
surgieron, la cual está arrumbada al E. lO*^ N. 

El volcán de Tao fué visitado y dado á conocer por Fritsch 
en 1870. 

El volcán del 29 de Septiembre está situado, como hemos 
dicho, junto á las Montañas del Fuego; pero de él no se poseen 
sino referencias vagas y datos inciertos, no figurando en las car- 
tas anteriores á la de Sapper. 

Suponiendo este geógrafo que los volcanes de 1 824 no fueron 
tres, sino cuatro, señala dos cerca de la costa del N\\\, próximos 
á la Punta del Cochino, si bien advierte que da su situación como 
muy insegura. 

Gracias á los manuscritos que encontramos en el Archivo pa- 
rroquial de Tinajo y al relato inédito, ya referido, de las erup- 
ciones del año 1 824, hemos podido señalar en nuestro mapa la 
situación del \olcán del 29 de Septiembre, si loien no con una 
gran exactitud, inclinándonos á creer que el volcán en cuestión 
es el señalado en el mapita de Sapper de las Montañas del Fue- 
go con el número XIV. Parece ello deducirse del testimonio 
de las personas del país, de los relatos antiguos manuscritos y 
del aspecto misnKJ de sus lavas brillantes y compactas, de tal 
modo, que vistas desde lejos é iluminadas por el sol reflejan la 

Mem. R. Soc esp. Hist. uat., vi, l'JÜ'J. 



278 E. H. -PACHECO (172) 

luz, semejando corrientes grisáceas; lavas que de cerca no se 
diferencian de otras del siglo xviii. 

Los dos documentos á que me refiero, señalan la situación de 
este volcán. El del Archivo parroquial de l'inajo, dice: «El 29 
de Septiembre del mismo año (1824) reventó otro volcán cerca 
de la montaña que se llama del Fuego; su lava corrió al mar, 
entrando por el Charco de las Malvas, y retirando como 200 
brazas. Cesó de correr y brotar lava el día 4 de Octubre; cau- 
tivó algunos terrenos, como todo el Mojón de Mazo y parte de 
las Lomitas Altas de Abajo y en Montaña Bermeja.» 

El otro más extenso manuscrito que relata todas estas erup- 
ciones, dice á este propósito: «Este nuevo vo'cán ha reventado 
en medio de un islote que quedó sin ocupar la lava del año trein- 
ta del siglo 'pasado, en un espacio de terreno que no habían ocu- 
pado las montañas de entonces, en medio de dos cráteres, en el 
paraje que llaman vulgarmente Montañas üuemadas y Montañas 
del Fuego, á distancia de un cuarto de legua al Poniente de una 
montaña que llaman Tiníaga y paraje de los Miraderos, como 
tres cuartos de legua al Norte de Yaiza, cjuedando entre este 
pueblo y el nuev^o volcán una cordillera de montañas que llaman 
Quemada del Fuego ó de la Alcaparrosa.» 

Consiste el volcán que nosotros consideramos como el del 29 
de Septiembre, en una baja colina, anchamente abierta en semi- 
círculo hacia el Norte, teniendo un diámetro de unos 2 50 metros. 
Toda ella está constituida por escorias sueltas, con masas de 
lava más compacta. La concavidad forma también una rampa de 
escorias, distinguiéndose en ella confusamente dos ligeras depre- 
siones muy poco profundas, que corresponderían á dos cráteres 
gemelos por donde surgieron las la\'as. En el borde del E. se 
observan restos de la lava vieja rojiza y tobas de lapilli que for- 
maba la colina cubierta de vegetación, en la que se abrió el vol- 
cán. Más lejos, hacia el E., y cerca del Mazo, se ven tres peque- 
ños islotes rocosos de lavas viejas, rodeados por las modernas, 
que invaden todo el valle. 

Del volcán salen corrientes de lava escoriácea hacia el Norte, 
con el aspecto que dijimos antes. 

El últinio volcán, el que brotó el I ó de Octubre cerca del ca- 



(173) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 279 

serio de Tinguatón, ha sido descrito por Hartung; es el único de 
los tres que figura en su mapa, y dice de él lo siguiente: 

«Los amontonamientos de escorias y arenas ocupan más del 
doble del. espacio del cráter, elev'ándose en forma de grueso lomo 
de cumbre aplanada, á 6o pies sobre el campo de lava, exce- 
diendo de esta altura el montón de escorias en el extremo del 
Este, afectando forma elíptica y rodeando el suelo del cráter 
con un talud escarpado. 

La longitud del cráter de E. á W. es de unos 250 pasos, y de 
50 el ancho. El piso es fie lava compacta en su mayor parte, en 
la cual existe una fila de aberturas redondas, la mayor de unos 
diez pasos de diámetro y la menor de ocho á nueve de circunfe- 
rencia, siendo la profundidad grande, porque el ruido de las pie- 
dras farda en perderse mucho. Sólo una dejaba salir un calor 
húmedo (l) y como una niebla ligera que se perdía en el aire, de 
tal manera, que sólo se percibía estando al lado. Las paredes 
están formadas de un obscuro basalto, muy compacto, en el cual 
se distinguen agregados de olivino del tamaño del puño, como 
en los viejos torrentes lávicos. 

Las lavas que brotaron por tales aberturas tapizándolas, lo 
mismo que el suelo del cráter con un revestimiento de roca 
fuerte, salieron del cráter por una rotura ancha de unos 50 pa- 
sos, que existe en el borde cratérico, y se extendieron en dos 
brazos, constituyendo dos corrientes poco importantes sobre el 
campo lávico de 1 7 30, del que se distinguen como un amonto- 
namiento de escorias de cinco á diez pies de altura, que se per- 
ciben desde lejos por su coloración obscura, faltando los liqúe- 
nes que cubren las lavas del siglo anterior.» 

A esta descripción tan solo añadiremos algunos pormenores: 

En el suelo del cráter existe en ciertos sitios una capa de ar- 
cilla rojiza ó grisácea, formada por depósito acuoso. 

Los pozos verticales que están alineados en el fondo del crá- 
ter, en la dirección de su eje, son tres, uno de los cuales presen- 
ta dos bocas tan solo separadas por un á modo de puente basál- 

(i) Hartung visitó el volcán en 1850, veintiséis años después de la 
erupción. 

Mem. R. Soc. esp. Ilist. nat., vr, 1909. 



28o E H. -PACHECO (l74) 

tico. Los pedruscos que arrojamos lardaron largo tiempo en lle- 
gar al fondo, pues aplicando el oído se percibía durante catorce 
ó quince segundos el ruido de los choques contra las paredes que 
producían los peñascos al caer, lo cual re\ela la profundidad con- 
siderable de estas chimeneas. 

Fuera del portillo por donde dice liartung salieron las lavas y 
sobre éstas se obser\-a á modo del cauce de un arroyo, cuyas 
escorias y demás piedras lá\'icas están tapizadas por una costra 
blanquecina superficial, constituida casi exclusivamente por car- 
bonato calcico. 

En cuanto al calor húmedo y á la ligera niebla de que habla 
el ilustre geólogo, nosotros no la observamos. 

Los datos que se tienen del período erupti\o de 1 824, que 
comprende desde el 31 de Julio hasta el 25 de Octubre en que 
tuvieron lugar las últimas manifestaciones, ó sea durante un pe- 
ríodo de apenas tres meses, eran escasos, por lo cual los natura- 
listas que han tratado del volcanismo canario apenas conceden 
importancia á estas erupciones, las que á nuestro juicio la tienen 
grande por los fenóm.enos inscMitos y anormales t]ue durante 
ellas se verificaron y de los cuales hemos venido en conocimien- 
to por los documentos antes expresados. De ellos el manuscrito 
original que obra en poder de I), l'omás Lubary (ionzález, de 
Arrecife, y cuya copia hemos entregado á la biblioteca de la So- 
ciedad Española de Historia Natural, es un fiel relato, día por 
día, de los fenómenos eruptivos, hecho por el testigo presencial 
D, Baltasar Perdomo, cura de San Bartolomé, en el año de la 
erupción. 

Como este relato es algo extenso, hacemos á continuación un 
extracto de él, cuidando de conservar en los pasajes que puedan 
tener algún mayor interés sus mismas palabras. 

Noticias del volcán que reventó en la isla de Lanzarote 
el año 182^. 

Reventó el volcán en la isla de Lanzarote el 31 de Julio 
de 1824. 

Desde el año de 18 13 se sienten en esta isla algunos terremo- 



((75) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 2S1 

tos, que, aunque no fueron continuos, no dejan de ad\ertirse 
cada año, ya en unos pueblos, ya en otros y con especialidad en 
los parajes del Grifo, Mosaga, 'j'ao y \'illa de Teguise. 

El día 29 de Julio del mismo año, á las cinco de la mañana, 
se advirtió un terremoto en muchos pueblos de la isla, aunque 
su movimiento no fué muy grande. El día 30 se oyeron igual- 
mente porción de mo\'imientos subterráneos, así en el día como 
en la noche, y el sábado 31, á las siete de la mañana, se ha \us- 
to desde esta \¡lla de Teguise, que á una legua de distancia ha- 
cia el Poniente, é inmediato al camino que \-a de la villa al lugar 
de Tiagua, en los terrenos de la capellanía que goza el presbí- 
tero D. Luis Duarte, en una peñita que estaba detrás de las 
casas del mismo, se levantó un remolino de improviso que sus- 
pendió la tierra en figura de una tromba ó manga de agua y en 
seguida salió de dicha peñita una columna de humo espeso y con 
violencia. Sucesi\'amente se obser\"ó lo mismo en otra peñita 
más al Naciente, é inmediata al citado camino, de la cual comen- 
zó á salir una columna de fuego y vomitar lava, la que corría 
hacia el Naciente y hacia dicho camino. 

Hasta el día 7 de Julio salió el humo en mayor ó menor por- 
ción, más cargado ó más claro por cuatro bocas, con ruido in- 
terno y pequeños terremotos en las cercanías del volcán. 

Desde el 7 al 10 el humo era de buen aspecto por ser blanco. 

El 10 de Julio el humo era en mayor porción, cargado y es- 
peso, disminuyendo cerca del mediodía y \-olviendo á su color 
claro. 

Plasta el 19 no hubo sino las \ariaciones dichas en el color y 
cantidad; pero este día, á eso de las tres de la tarde, salió en 
más cantidad y violencia, obscuro y cargado. Arrojaba gran por- 
ción de piedras menudas, y estas y el humo por una sola boca. 

P^l día 20, con el humo muy cargado y húmedo, arrojó algu- 
nas piedras \olcánicas, pero lisas, en figura de callados (l). Con- 
tinuando el 21 y abriéndose en la degollada (2) entre la monta- 
ña del medio y de Poniente algunas grietas de las que también 

(i) Probablemente bombas volcánicas. 
(2) Degollada por cuello ó puertecito, 
Mem. R. Soc. csp. Hist. uat., vi, 1009. 



282 E. H. -PACHECO (176) 

salió humo, oyéndose algunos golpes en el interior ó conca- 
vidad. 

El 22 amaneció con abundancia de humo cargado y fétido, y 
á las siete de la mañana principió el volcán á echar agua en al- 
guna abundancia por las nuevas grietas y por otras que se 
abrían, la cual corría por la citada degollada por la parte del Sur 
en cantidad que la piedra, cascajo y arena, de que está formada 
la montaña volcánica, no era bastante para absorberla é impedir 
que corriese; pero, sin embargo, no fué tan abundante que pudo 
retirarse mucho de la falda, sin ser filtrada ó consumida por las 
arenas. 

El alcalde de la villa que pasó al volcán, la encontró que es 
demasiado salada y ¡uzga sea producida por los efectos del mu 
cho vapor, pues habiendo subido á la gran boca ó caldera por 
donde sale la gran columna de humo y algunas piedras menu- 
das, ha visto que está muy bien formada, redonda y en figura 
de una media tinaja, muy igual en sus paredes, y que el conti- 
nuo batir del humo en ellas la hacen echar por todas partes á su 
alrededor bastante agua que volvía á caer dentro. También ob- 
servó que por muchas partes de la montaña salía humo y del mis- 
mo agua en más ó menos cantidad en relación con el humo que 
salía y que las montañas estaban, por lo más alto, cubiertas en 
partes de diferentes colores como un campo de hierbas floridas. 
El humo, hacia la parte que el viento lo lleva, arroja un rocío 
que deja el campo muy mojado, humo y rocío que tiene mal 
olor, semejante al humo de la pólvora no muy nueva. Hizo lle- 
nar el alcalde una botella de agua recogida de la que salía en 
las mismas grietas de lo alto para remitirlas á Santa Cruz y á 
Canaria para que hiciesen experimentos químicos y se retiró á 
la puesta del so!. 

El día 23 amaneció la gran columna de humo con la misma 
luerza y vigor que anocheció y el mismo rocío; el agua salía por 
las grietas, siguiendo en iguales términos el 24 y 25, pero sin 
hacer progresos las corrientes de agua porque se filtra en las 
arenas. 

El 25, á la montaña del medio, que es la que tiene la gran 
boca por donde sale el mucho humo y el agua, se la conoce no- 



{177) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 283 

table novedad, porque se ha ido disminuyendo en términos que 
sin dificultad se puede subir á lo más alto de ella, hasta monta- 
do en camello. A las doce del día el agua había cesado. 

Entrando un palo por las grietas sale ardiendo, y la montaña 
está disminuida y dando estallidos como que está deshaciéndose. 

El 26, la montaña no arroja agua por parte alguna, pero sí 
humo por las numerosas grietas que en ella se abren, viéndose 
el 27 por algunas de ellas asomar alguna llama ó ascua. 

El 29 tampoco arroja agua alguna, la montaña está tan dismi- 
nuida que se ha reducido por la parte del Sur á diez y seis varas 
de alto. 

El 2 de Septiembre, que estuvo lluvioso, se notó que aumen- 
taba el humo cuando lloviznaba... 

Del 3 al 14 de Septiembre la montaña no ofrecía más parti- 
cularidades que la emisión del humo, producirse chasquidos en 
su interior y agrietarse. 

El 14, habiendo oído el comisionado civil de Tao algún ruido 
en la montaña, fué á ella y observó la boca por donde sale el 
humo, notando cuando aclara un poco que la caldera contenía 
agua, de tal modo que se siente el bullir de ella; arrojó dentro 
algunas piedras oyéndolas caer en el agua, lo cual presenciaron 
otros vecinos que le acompañaron. 

El 24, habiendo observado el comisionado de Tao que entre 
once y doce del día desapareció el humo de la boca grande ó 
cráter del medio, por donde siempre salieron aquellas grandes 
columnas, bajó en compañía de otros al fondo de dicho cráter 
en el que hay otra boca en su centro como de tres varas en cua- 
dro, figurando dicha boca un círculo imperfecto; que la examinó 
y que resulta tener poco más de dos varas de profundidad, el 
fondo de piedra firme y en él una grieta ó concavidad que se di- 
rige al Poniente, la cual no se atrevió á examinar. 

Amaneció el 29 de Septiembre con el humo en mayor por- 
ción que los días anteriores, y á eso de medio día se oyó una 
gran explosión hacia el Poniente y parte media de la isla, y sin 
haber precedido terremoto ni otra señal, se presentó nueva erup- 
ción entre el pueblo de Tinajo y Vaiza, cuyo humo se advirtió 
en el puerto de Arrecife como á la una del día. 

Mora. R. Soc. esp. Hist. uat-, vi, 190'J. 18 



284 E. H. -PACHECO (178) 

El alcalde, guiado por el humo, llegó á las inmediaciones del 
nuevo volcán, situado en las montañas del Fuego, á las seis de 
la tarde, y observó que arrojaba por tres bocas tanta porción de 
piedras inflamadas y lava líquida que excedía al de Tao, con un 
ruido tan tremendo que es mayor que el del mar cuando está 
muy violento y sus olas chocan con algunas rocas que tienen 
concavidades, que formaba una columna de humo, piedras y 
arenas que se elevaba hasta las nubes, y que la arena cae á dis- 
tancia de tres leguas. La lava corre con mucha violencia como 
si fuese brea ó plomo derretido, no amenazando á ningún pueblo 
por cuanto corre hacia el Norte á pasar á unirse con la lava an- 
tigua. 

Tiene el volcán atemorizados á los habitantes, produciendo 
un ruido el día 30 de Septiembre y los primeros de Octubre 
que se oye á diez leguas de distancia é impide el reposo. La no- 
che del día 2 fueron los bramidos más tremendos y la erupción 
mayor, habiendo recorrido y destruido la lava muchos terrenos 
útiles y labrados, llegando al mar la corriente á las nueve de la 
mañana del día 3 con un ímpetu y arrogancia que los paisanos 
que estaban en las cercanías se atemorizaron con el ruido del 
choque de los dos elementos, levantando una humareda tan te- 
rrible que de los lugares se figuraron que era otro volcán. 

El alcalde, que se puso á caballo el día 5, llegó á la orilla del 
mar á las once de la mañana y ya había cesado de correr la lava, 
pues desde aquella noche á las doce dejó de dar bramidos y con- 
cluyó la gran columna de fuego, diciéndole un paisano que has- 
ta aquella mañana arrojaba lava. La distancia de la que está in- 
troducida en el mar al descubierto, puede tener cuatrocientas 
varas. La playa por la que entró en el mar se llama playa del 
islote de las Tabaidas, situado al W. de la Punta Gaviota y al E. 
de la del Cochino. La citada punta ó península formada por el 
volcán ofrece abrigo para barcos menores en tiempo de invierno 
y vientos. 

Dirigióse el alcalde desde la playa al cráter y llegó á la gran 
montaña formada por la erupción desde las doce del 29 de Sep- 
tiembre hasta las doce de la noche de 4 de Octubre; trepó á ella 
con la mayor dificultad, así por el insufrible calor y vapores de 



(179) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 285 

azufre como por la insolidez de la montaña, pues se huían de los 
pies las piedras y arenas de que está formada. A las tres y me- 
dia de la tarde estaba mirando sus dos cráteres que formó en lo 
alto de ella y los cuales estaban llenos de piedras y cubiertos de 
las mismas que arrojaba, de suerte que no tiene abierta boca al- 
guna en ellos; no pudo reconocer toda la montaña alrededor por 
impedírselo el calor y fué necesario retirarse. 

La lava que corrió, primero se dirigió hacia el Naciente y 
cuando llegó á la falda de una montaña que está en este paraje, 
parece que cesó con motivo de haberse tupido el cráter que es- 
taba á aquella parte. Los otros dos brazos, el uno corrió al 
Norte y el otro al Noroeste, y á eso de una legua se unieron y 
se encaminaron á la indicada playa, ya por encima del anti- 
guo volcán, ya por tierras labradas; de modo que, por un cálcu- 
lo prudente y aproximado, puede tener tomada la lava tres le- 
guas. 

El día 6 el volcán sólo arrojaba algún humo, pero el de Tao 
arrojó alguna mayor cantidad que los días anteriores y por va- 
rias partes. 

Desde el 7 hasta el 16 de Octubre el humo disminuyó, pero se 
percibieron ligeros terremotos y ruidos subterráneos en diversas 
partes de la isla. 

El volcán del Tao y el Nuevo del Fuego, que había cesado en 
sus emisiones de humo, arrojaron, el 16, el primero alguna por- 
■ción y el segundo una gran cantidad, haciendo un gran ruido, 
■quedándose ambos en silencio, pero después de anochecer, á las 
-seis y cuarto, se produjo un gran estrépito y se presentó al mis- 
rao tiempo una nueva erupción con una columna de fuego tan 
recta é iluminada que se veía toda la isla, superando las grandes 
montañas que podían hacerle sombra y con unos bramidos tan 
terribles que, á pesar de estar acostumbrados á oir los dos volca- 
nes anteriores, atemorizaron á los naturales. 

El volcán se abrió inmediato al lugar de Tinguatón. En las 
primeras horas de la madrugada del 17 presentaba un gran crá- 
ter y tres pequeños, y arrojaba mucha arena inflamada y tres 
brazos de lava: uno al Naciente, otro al Poniente y otro al Nor- 
te, de los cuales sólo el último tenía importancia, habiendo co- 
Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., yi, 1909. 



286 E. H. -PACHECO ílSo), 

rrido en la noche más de un cuarto de legua sobre la lava del 
siglo XVIII. 

A las nueve de la mañana disminuyó la columna de fuego; 
pero se observaba que la caldera que había formado, estaba llena 
de un líquido que subía y bajaba y no podía salir á causa de que 
la parte inferior, por donde desalojaba la lava, se había tapado- 
con la mucha piedra que caía. A las diez cesó la columna de lue- 
go y el ruido, y sólo de cuando en cuando volvían á presentarse 
el fuego, el ruido y porción de humo. 

A las once se formó una tan gran columna de humo denso^ 
negro y espantoso, que ni siquiera puede darse una idea. 

A las dos ya había disminuido en parte el humo, siguiendo así 
hasta las cuatro y media, que empezó á salir de aquella caldera 
y por la misma parte de la lava un torrente de agua tan fuerte,, 
que destruyó en poco tiempo la gran pared que formó la piedra 
y quedó libre su curso, dirigiéndose por el mismo volcán (l) al 
Norte por este mismo; el agua, de color de lejía, corría tantcv 
que dicho volcán no le servia de obstáculo, y así llegó la noche^ 
dejando á todos con admiración y espanto el ver reemplazado eL 
fuego con el agua. 

Los días 1 8, IQ y 20 continuó brotando el agua del centro de 
la caldera, acompañada de humo (2), estando llena. 

El día 2 1 , desde los bordes del cráter se observaba que se ha- 
bía formado una caldera muy pendiente y peinada al interior; su. 
fondo muy plano é igual, á excepción de algunos picachos que 
descubrían de la superficie del agua y arena que cubría el fondo- 
y que al medio de ella y un poco á la parte del Norte tenía dos^ 
agujeros ó bocas inmediata la una á la otra (3), por las cuales- 
subían dos columnas de agua que se unían y subían con tanta 

(i) En Lanzarote designan frecuentemente con el nombre de volcán á 
la extensión de lavas modernas; según esto, quiere decir el autor del re- 
lato que el agua corría sobre la lava que había salido del cráter la noche 
anterior y avanzado hacia el Norte. 

(2) Probablemente vapor de agua. 

(3) Estas bocas serían las dos que en el centro del cráter se unen a 
poca profundidad en un pozo vertical y que hacia la superficie están se- 
paradas por un puente de roca basáltica. 



'{i 8 i) estudio geológico de lanzarote y de las isletas canarias 287 

violencia como cuando arrojaba la piedra inflamada, en térmi- 
nos que su elevación podía llegar á cuarenta varas; esta agua 
■caía perpendicularniente dentro de la misma caldera y se dirigía 
á la misma abertura ó portillo que hizo la lava en la pared del 
Norte para salir de la caldera, con un ruido que no se oía lo que 
ese hablaba. 

Sale el agua con gran porción y rapidez, de suerte que á po- 
derse reunir y conducir por un canal no la resistiría el hueco de 
las dimensiones de una pipa (l). Dicha agua es de color de le- 
jía y tan caliente como si estuviera hirviendo y salada como la 
•del mar; se dirige por la lava nuev^a, corriendo en muchos para- 
jes sin dificultad. 

El día 22 continuó el agua con el mismo ímpetu y dirección, 
y el 23 cesó completamente el agua y el humo disminuyó. Poco 
•después de la una se abrió la montaña por la parte de Poniente 
y volvió á arrojar agua con el mismo ímpetu y abundancia que 
antes y continuó así hasta la noche, pero su dirección es la 
misma. 

El 24 cesó el agua y el humo disminuyó, de suerte que de la 
montaña ya no sale otra cosa que humo. 

El día 25 sin novedad alguna. 



No es este el solo relato que se posee de la curiosa erupción, 
pues en un cuaderno manuscrito referente á asuntos religiosos, 
■que obra en el curato de Tinajo, hay una sucinta noticia de este 
acontecimiento, que en la parte referente al volcán de Tingua- 
tón dice así: «El 16 del mismo Octubre hubo la tercera y última 
erupción, que fué entre los Miraderos y los Rostros de Mesa en 
Tinguatón ó á sus inmediaciones; sucedió á las oraciones y sólo 
duró hasta el amanecer del día siguiente, que fué domingo; no 



(i) Se refiere á las grandes pipas de madera que usan en la isla para 
Iransportar el agua. 

Mem. R Soc. esp. Hist nat., vr, 1909. 



288 E. H. -PACHECO ('82) 

causó otro daño que el susto; el mismo domingo comenzó á bro- 
tar agua, y el lunes era mucha la que corría sobre la lava.» 

Además de estos documentos de la época, los habitantes de 
la isla saben esta particularidad, por lo cual es extraño que nin- 
guno de los geólogos que han visitado el país hagan mención de 
tan anormal fenómeno, quizás por no dar crédito á los relatos 
de los naturales y desconocer los documentos que nosotros tu- 
vimos la suerte de encontrar. 

De lo expuesto se deduce que el corto período eruptivo de 
1824 esté caracterizado: 

1.° Por un largo período preparatorio de diez años, durante- 
los cuales con gran frecuencia se perciben en la isla ligeros te- 
rremotos. 

2.° Las erupciones comienzan repentinamente, bruscamente,, 
abriéndose de pronto la tierra y comenzando en el acto la pro- 
yección de escorias, lapillis y partículas volcánicas incandescen- 
tes y la salida de la lava, que surge del cráter muy fluida y corre 
con facilidad por el suelo en cantidad tan prodigiosa, que la del 
volcán nuevo del Fuego recorre los 8 kilómetros qiae le separan 
en línea recta del mar en menos de cuatro días. 

3.° Las emisiones de lava duran poco tiempo en los volca- 
nes de Tao y de Tinguatón, y á ellas sucede la emisión de agua 
salada, en cantidad pequeña en el primero, aunque hi suficiente 
para llenarla pequeña depresión circular en forma de media ti- 
naja y las grietas que se abren en lo alto del amontonamiento 
de escorias, y en tan gran cantidad en el segundo, que se trans- 
forma la erupción y termina por una fase geiseriana, con surti- 
dores de hasta 40 varas de alto, llenando el cráter y dando lu- 
gar á un caudaloso arroyo. 

4.° Las emisiones de gases combustibles serían escasas, por 
cuanto sólo una vez en el relato se dice de manera indudable,, 
que por las grietas del volcán de Tao se veía asomar alguna 
llama. L^na sola alusión hemos comprobado referente á vapores 
pestilentes. 

En general las emisiones de esta clase no serían muchas, por 
cuanto durante la erupción la gente recorría los volcanes sia 
daño alguno. 



(183) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 289 

Lo verdaderamente interesante y nuevo de estos relatos es lo 
tocante á la emisión de agfaa en tan oran cantidad en el volcán 
Tinguatón, y en forma que recuerda las emisiones geiserianas. 

Erupciones como la descrita no se han observado, que sepa- 
mos, en otros volcanes del país, ni fuera de él, negando geólo- 
gos eminentes que el agua en estado líquido pueda ser directa- 
mente expulsada del foco interior, y llegando algunos vulcanó- 
logos modernos, como Mr. Brun, de Ginebra, anteriormente 
citado, á considerar que en las erupciones volcánicas el mismo 
vapor de agua es accidental y reconoce un origen externo. 

Se citan emisiones de agua ó barro, pero siemore de proce- 
dencia extrínseca al volcán. Entre las más conocidas figura la 
del llamado \"olcán del ^A.gua, en Guatemala, que en su erupción 
de 154I) después de las violentas explosiones que lanzaron la 
cumbre al aire, se derramó por las llanuras inmediatas una gran 
cantidad de agua y detritos en inundación desastrosa. El Coto- 
paxi, en 1 877, produjo también enorme masa de agua, que al 
descender por los barrancos del volcán y expansionarse en la 
llanura, ocasionó otra gran inundación. Fueron asimismo gigan- 
tescas las que produjeron los poco conocidos volcanes del inte- 
rior de Islandia en 1861; emisiones líquidas que se han explicado 
como resultantes del derretimiento por la erupción de grandes 
masas de nieves ó por la destrucción de vastos cráteres en re- 
poso ocupados por lagos. 

Sin embargo, se mencionan erupciones de agua ó barro pro- 
cedentes del cráter. En Ja\-a el fenómeno de la emisión de los 
torrentes de barro por los volcanes es frecuente; pero, aún en 
este caso, han sido atribuidos á la rotura de cráteres-lagos situa- 
dos en los volcanes. En esta isla los paroxismos volcánicos con- 
sisten, por lo general, primero en proyecciones considerables de 
cenizas y materiales lapídeos fragmentarios, apareciendo después 
torrentes de barro caliente y ácido que arrastran grandes pe- 
druscos, como en la célebre erupción del Galonggoang, en 1 822, 
que produjo una gran desolación en la isla y ocasionó millares 
de desgracias personales; torrente producido, según Verbeck 
y Fennema, por la rotura, á causa de las explosiones volcánicas 
de un dique de escorias que contenía un lago cratérico. 
Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1909. 



290 E. H. -PACHECO ■ ('84) 

El profesor Lacroix (l) ha presenciado en el volcán de la 
Azufrera, en la isla de San Vicente, el 3 de Marzo de 1903, una 
erupción de barro que guarda cierta semejanza con la de agua 
de Tinguatón, habiendo \-isto desde la circunvalación del cráter, 
situado á 800 metros de profundidad, elevarse del fondo de éste, 
ocupado por un lago cenagoso, después de un barboteo intenso, 
un enorme surtidor de fango viscoso, acompañado de grandes 
piedras y colosales masas de \'apores, alcanzando el surtidor una 
altura que el autor calcula en unos mil metros. Dicho cieno pro- 
cede, según él, de aguas acumuladas en el cráter por precipita- 
ciones atmosféricas, suponiendo que, en general, las emisiones 
fangosas por los volcanes proceden de aguas superficiales que pe- 
netraron más ó menos profundamente en las grietas del volcán. 

Verbeck cita también proyecciones verticales de barro, cons- 
tituido por agua del mar y cenizas, que tuvieron lugar en el 
Krakatoa después de su explosión del 2^] de Agosto de 1883. 

En el caso de Lanzarote no es aceptable la opinión de que el 
agua lanzada por el volcán 'J'inguatón proceda de reservorios 
de origen pluvial, teniendo en cuenta la manera cómo se veri- 
ficó la erupción y las condiciones climatológicas del país, donde 
rara vez llueve y el agua que cae se filtra por el grietado sub- 
suelo y aflora, según todas las probabilidades, bajo el nivel del 
mar. De no considerar, en \ista de la opinión general de los 
vulcanólogos, á los surtidores de aguas de que hablan los relatos 
como de origen intrínseco al volcanismo, no vemos en ellas 
sino el aflujo del agua del mar al interior del volcán, la cual, por 
el impulso de la fuerza expansi\'a de los gases, fué lanzada por 
las chimeneas en forma de surtidores al exterior, ó bien que, cal- 
deadas las aguas por las lavas, en contacto con las cuales llega- 
ron á ponerse, se produjeron los consiguientes x'apores, ele\'ados 
y lanzados al aire por su fuerza elástica, al modo del surtidor de 
un geiser, siendo también probable que confluyeran ambas fuer- 
zas expansivas: las de los gases de las lavas y la del \-apor de 
aeua sobrecalentado. 



(i) Lacroix, La Moiitagtic Pelee ct ses c'ruj^fio/is. París. Masson, édi- 
teurs, 1904. 



(185) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 29 1 

Téngase en cuenta, en apoyo de esta teoría, ademís de la 
forma como se realizó la erupción, la elevación escasa del cráter 
sobre el nivel del mar, menor de 300 metros, la gran profundi- 
dad de los pozos ó chimeneas actualmente abiertos, la relativa- 
mente corta distancia á que se encuentra el volcán del mar, que 
no pasa de unos seis kilómetros, lo muy agrietado que es el 
suelo de la isla y, en fin, la presencia entre las capas de lava y 
basalto que lo forman de grandes túneles, grietas y cavernas. 
Si á esto se añade el sabor salado, como de agua del mar, de 
que habla el relato, se comprende que muy bien pudo ser el 
apuntado el origen de los insólitos surtidores de agua que se ele- 
\-aron en Tinguatón y el del líquido emitido por la grieta volcá- 
nica de Tao. 



Mem. R. Soc. esp Hist. nat., vi, 1909. 



292 E. II. -PACHECO ('S6) 



CAPITULO VII 
Formaciones subaéreas no volcánicas. 



DEPÓSITOS CALCÁREOS CGN'CRECIONADOS 

Escasez de formaciones sedimentarias acuosas en la isla. — Caracteres de 
la caliza que forma los depósitos. —Zona de éstos últimos. — Hipóte- 
sis de Leopoldo De Buch para explicar su origen. — Formación de la 
caliza á expensas del basalto, según Lyell y Bischof. — Calizas de Lan- 
zarote á las que es aplicable este origen. — Depósitos análogos á los de 
Lanzarote en oirás islas volcánicas. — Opiniones de Poulett Scrope y de 
Calderón. — Edad de los depósitos calcáreos superficiales de Lanzarote. 

Como se desprende de los capítulos anteriores, Lanzarote es 
una isla exclusivamente basáltica; el manchoncito traquítico que 
aflora al Sur es tan insignificante, que no contradice este aser- 
to. En los cimientos de la isla existen rocas eruptivas antiguas, 
según lo indican los pequeños cantos lanzados al exterior por 
algunos volcanes; pero al exterior la isla aparece como una gran 
masa de basaltos y lavas basálticas surgidas en diversas épocas, 
incluso, como se ha visto, en fechas recientísimas, no alcanzando 
las emisiones más antiguas probablemente á tiempos anteriores 
al Plioceno. 

Faltan también casi las formaciones marinas sedimentarias, es- 
tando apenas representados los pequeños bancos fosilíferos del 
Plioceno encontrados en Fuerteventura, Gran Canaria y Tene- 
rife, que son areniscas de elementos volcánicos, cimentados por 
caliza, y conteniendo escasos y dudosos restos de moluscos; 
areniscas y rocas calcáreas, de las que hemos visto algunas di- 
minutas formaciones cerca del charco de Janubio y en la base 
occidental de los Ajaches, según mencionamos en la pág. 56 y 



(187) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 293 

en cuya existencia nos fundamentamos, entre otros datos, para 
admitir un movimiento de emersión en la isla, posterior á la prin- 
cipal emisión de basaltos homogéneos. 

. Existen en cambio en Langarote formaciones subaéreas, no 
tan solo modernas, geológicamente consideradas, sino en cierto 
modo en vías de formación, y tan interesantes por lo anómalo 
de su origen, que merecen las destinemos un capítulo. 

Tales formaciones son de dos clases: una constituida por cos- 
tras calcáreas superficiales, depositadas principalmente sobre 
los basaltos antiguos, y otra operada por las grandes cantidades 
de finas arenas voladoras calcáreas y de procedencia zoógena, 
que dan lugar á una ancha banda arenosa de color blanco que 
cruza la isla y se llama El Jable. 

En esta primera parte del capítulo estudiaremos los depósitos 
calcáreos concrecionados. 

En general las costras y rellenos calcáreos cubren parcial- 
mente los basaltos antiguos de ciertas partes de la isla, presen- 
tándose en lentejones irregulares hasta de más de medio metro 
de espesor en algunos sitios; mas frecuente es que la caliza 
ocupe las grietas y espacios dejados por la retracción en los 
mantos de basalto superficiales, ó que rellene los huecos que 
quedan entre los lechos, existiendo también en numerosos can- 
tos irregulares sueltos y desparramados sobre el viejo suelo ba- 
sáltico, como se observa en las suaves pendientes septentriona- 
les que del volcán Uhigue descienden á la llanura de Nazaret. 

La roca en cuestión es una caliza sumamente compacta y frá- 
gil, de fractura lisa y concoide y de color ceniciento, amarillo - 
grisáceo ó negro-verdoso. Es frecuente que incluya pedazos de 
lava ó basalto, restos de moluscos terrestres (Helix, Stciiogíra) y 
nidos de Anthophora. De Buch asegura que en algunas partes la 
caliza se hace eolítica, siendo tal textura tan pronunciada á ve- 
ces, que algunos fragmentos parecen procedentes de capas ju- 
rásicas. Nosotros no las hemos visto con tal aspecto y textura, 
teniendo más bien los ejemplares que hemos recolectado, en 
distintas partes de la isla, más senif^janza externa con las calizas 
litográficas que con las oolíticas. 

Donde está más desarrollada la formación calcárea es al Norte 
Mem. R. Soc. esp. Hist. nat , n, 1900. 



294 E. H. -PACHECO ('88) 

de UhigLie, entre la banda de arenas voladoras del Jable y la 
carretera de Arrecife á Teguise, en donde los costrones y los 
fragmentos sueltos abundan tanto que se extraen en gran can- 
tidad para la fabricación de cal en la isla y para exportarlos á 
otras del Archipiélago, por cuanto, según añrma el Sr. Pereyra, 
se obtiene de esta caliza una excelente cal crasa, merced á la 
cantidad de arcilla que contiene. 

Son abundantísimas también dichas calizas en el territorio que 
se extiende desde Teguise hacia el Poniente y Norte, en toda la 
cuesta que desciende desde la \'illa al pueblecito de Soó y á la 
bahía de Penedo, por las pendientes que llaman Las Laderas, 
notándose aquí que el forro calcáreo acaba por desaparecer en 
la base de la cuesta. 

Entre Teguise y la ermita de las Nieves, los mantos basálti- 
cos superficiales son abundantes también en semejantes costras 
y rellenos, habiéndolos observado Hartung en otras partes de la 
isla, como sobre los basaltos columnares de Tinguatón y tapi- 
zando algunos cráteres muy antiguos cerca de Mancha Blanca, y 
en la zona central bajo la capa de arenas voladoras, en Mosaga. 

Sin embargo, donde se presenta con mayor abundancia y más 
característicos es en la zona, ancha un par de kilómetros, situada 
al Saliente del Jable, zona que comenzando en la bahía de Pene- 
do, pasa por Teguise y Nazaret y termina en Uhigue y Tahiche. 

Por lo dicho respecto á caracteres y yacimientos, y sobre 
todo, por contener incluidos restos de animales terrestres exclu- 
sivamente, se comprende que se trata de una producción super- 
ficial, de origen subaéreo, como ya lo indicó De Buch. 

Respecto al origen de esta singular formación y su manera de 
formarse, se han emitido di\'ersas hipótesis por los geólogos que 
se han ocupado de la isla. «Yo me inclino á suponer, escribe De 
Buch, que tales capas deben su existencia á los impetuosos vien- 
tos que soplan del NE. durante el in\-ierno y que transportan, 
sobre toda la isla, las aguas del mar bajo la forma de neblinas, 
depositando gran cantidad de agua desmenuzada sobre las mon- 
tañas. Las aguas pluviales disuelven las materias salinas y la ca- 
liza se deposita, resultando de esta acción capas de roca calcá- 
rea que se extienden por las \-ertientes de las montañas.» 



(189) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 295 

Hartung, al estudiar las formaciones superficiales de Fuerte- 
ventura y Lanzarote, engloba el estudio de tales depósitos con 
el de las formaciones arenaceo-calizas que contienen restos de 
caracoles terrestres y conchas fósiles marinas en el istmo de 
Jandía, entre la Península de este nombre y el resto de Fuerte- 
ventura. Considera Hartung, desde este punto de vista, que la 
explicación de De Buch no es suficiente. 

Lyell opina que los rellenos de carbonato calcico que se en- 
cuentran en los basaltos proceden de la descomposición de la 
misma roca debido á que alterándose la augita, á consecuencia 
de aguas carbónicas, que en Lanzarote serían las meteóricas, 
queda en libertad la cal que estaba combinada con el ácido silí- 
cico, originándose el carbonato calcico que las aguas de infiltra- 
ción transportan y depositan en sitios más ó menos lejanos ó pro- 
fundos. 

Bischof, analizando basaltos, frescos unos, y descompuestos 
otros, comprobó que en los últimos la cal había disminuido en 
la relación de II á 7,5. La reacción que se produce está expues- 
ta detalladamente por los Sres. Calderón, Cazurro y F. Navarro, 
en la obra ya citada Formaciones volcánicas de la provincia de 
Gerona. 

Tal origen debe reconocer la delgada capa calcárea que cubre 
á algunas estalactitas de la Cueva de los Naturalistas, formada, 
como se ha dicho, en el siglo xviii; igual origen deben tener los 
revestimientos de caliza blanca que existen en el techo y pare- 
des de la Cueva de los \"erdes, procediendo del acumulo de ca- 
liza así formado el gran lentejón que rellena un hueco preexis- 
tente entre los bancos basálticos de la base del acantilado del 
extremo Norte de la isla en Punta P'ariones, el cual es objeto de 
explotación para la fabricación de cal. 

Por lo que atañe á los depósitos meramente superficiales que, 
según hemos especificado, tan gran extensión ocupan, semejante 
explicación no parece satisfactoria, pues habría que suponer que 
las aguas acarreadoras del carbonato calcico hubieran procedida 
de las profundidades, lo cual no es admisible en un territorio 
como Lanzarote, casi desprovisto de manantiales. Además, el 
aspecto y caracteres de la caliza que constituye los rellenos ó 

Mein. R. Soc. esp. Hi^t. nat., vi, 1909. 



296 E. H. -PACHECO ('90) 

tapizados de cavidades profundas en el basalto, últimamente 
mencionadas, difieren mucho de los que presentan los depósitos 
superficiales, lo cual parece indicar diferencias en el procedi- 
miento formativo de unos y otros. 

Tales costrones calcáreos no son privativos de Lanzarote. 
Darwin (l) ya los describió en la isla de Santa Elena. Se los ha 
observado también en diversas islas volcánicas del Atlántico, 
como en Madeira, Azores y Cabo Verde. Poulett Scrope (2) des- 
cribe en algunas islas volcánicas mediterráneas, Ventotiene y San 
Stefano, una costra superficial de arenisca calcárea concrecionada, 
cuyo carbonato es, según el autor, producto de la descomposi- 
ción de innumerables conchas terrestres acarreadas por la lluvia 
entre las capas arenáceas. 

En la isla del Rey, una de las Chafarinas, describe el profesor 
I'ernández Navarro (3) un revestimiento superficial calizo que 
ocupa todo el coronamiento de la islilla y está constituido por una 
capa concrecionada que lleva empastados numerosos caracoles 
terrestres, capa que supone el autor ser de época cuaternaria. 

Estos depósitos son, según Poulett Scrope, originados por una 
infiltración á través de materiales volcánicos ó arenosos ó de 
arena calcárea poco coherente y procedente de la descomposi- 
ción, durante un largo período, de conchas terrestres que han 
vivido en la capa superior del terreno. 

Si se asimilan semejantes depósitos superficiales á las forma- 
ciones tobáceas que existen en ciertas regiones costeras cálidas 
ó templadas, sean ó no \'olcánicas, como por ejemplo en la costa 
malagueña (4), entonces pudiera suponerse, como opina el profe- 
sor Calderón, que algunas de las formaciones concrecionadas 



(i) Darwin, ^[i viaje alrededor del niwido. Trad. de C. Piquer. Sempere 
y C.^¡ editores. Valencia. 

(2) Poulett Scrope, Les volcaiis. Paris, 1864, pág. 328. 

(3) Fernández Navarro, Datos geológicos acerca de las posesiones espa- 
ñolas del Norte de África. R. Soc. esp. de Hist. nat. Tomo v. Mem. 6.* 
Madrid, 1908. 

(4) De la costa de Nerja (Málaga) hemos visto unas tobas con moluscos 
terrestres y nidos de Anthophora, recolectadas por el ilustre profesor de 
Ja Universidad de Madrid, D. Francisco Giner de los Ríos, que recuerdan 



(igi) ESTUDIO GEOLÓ(UCO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 297 

descritas serían debidas á una incrustación superficial, á causa de 
la rcápida evaporación en un clima ardiente y bajo un suelo seco 
del agua de infiltración que sube á la superficie por capilaridad. 
En el interior de Gran Canaria había el autor encontrado esta 
misma clase de costras travertinosas, llegando á esta explicación, 
que no llegó á publicar, pero que nos ha comunicado particular- 
mente. 

En cuanto á la edad de tales formaciones calcáreas deben re- 
montar á lo más al Cuaternario y algunos pueden ser de fecha 
muy moderna, no tan solo por el carácter de los fósiles que con- 
tienen, sino por hallarse sobre ^■olcanes de la época en que ya 
existía el actual réeimcn de \-ientos. 



II 



CORRIENTES Y DEPÓSITOS DE ARENAS VOLADORAS 

Caracteres de las arenas y del Jable. — Las cuatro bandas do arenas vola- 
doras de las Canarias orientales. — Semejanza de los médanos costeros 
del Sahara con las zonas arenosas de las Canarias. — El avance de las 
arenas del Jable de Lanzarote en días de vendaval. — Procedencia de 
las arenas voladoras de Canarias. — Arenas del fondo del mar entre la 
Península y el Archipiélago. — Naturaleza del fondo del Atlántico orien- 
tal según las investigaciones del Princesa Alicia. — Corrientes submari- 
nas de origen sísmico. — Ideas de Thoulet respecto á la circulación in- 
teroceánica. ^Prueba de corrientes submarinas en los mares canarios 
por la rotura de cables telegráficos. — Origen de los jabíes canarios y de 
Jas arenas calcáreas de la costa sahárica. — La formación arenácea cali- 
zo-arcillosa con sub-fósiles de la llanura de Timbaida. — Cambio moder- 
no en la vegetación de la isla que acusa esta formación. 

En el capítulo primero, al tratar de las costas y del aspecto 
que presentan los diversos territorios insulares, mencionamos 



por su aspecto algunas calizas de Lanzarote. V. Drasche ha descrito bre- 
chas semejantes con Helix de Lanjarón, y el Sr. Calderón nos participa 
■que semejantes formaciones brechoides, superficiales, constituyen una 
nota característica de todas las regiones mediterráneas, y muy especial- 
mente de la de Andalucía y Túnez. 
Mem. R Soc. esp. Hist. nat., vi, 1909. 



2q8 E. n. -PACHECO (192) 

las acumulaciones de finas arenas blancas voladoras, de natura- 
leza calcárea, procedencia marina y de origen animal, que exis- 
ten en diversos lugares de la isla; arenales á los que designan en 
Lanzarote con el nombre genérico de jablc, llamando también El 
J-able á la amplia banda de tales arenas que cruza la isla de Norte 
á Sur por su mayor anchura y zona menos elevada. 

Examinando un puñado de estas arenas se observa que consis- 
ten en blancas y diminutas laminillas, resultantes de una intensa 
trituración de conchas, no percibiéndose entre las partículas nin- 
guna que muestre el característico brillo vitreo del cuarzo. Se 
nota tan solo tal ó cual granillo negro ó pardusco consistente en 
particulillas de lava ó basalto del suelo de la isla. Es una arena 
fina, blanca y mate, de granos muy uniformes, que rara vez pa- 
san de un milímetro. El ácido clorhídrico la disuelve casi por 
completo, no quedando en el tubo de ensayo sino algunos gra- 
nillos negros de lava y un pequeño deposito arcilloso. 

En general el espesor del manto arenáceo es pequeño; entre 
él asoman los peñascos lávicos del subsuelo de tal modo, que la 
corriente de lava destacada del gran campo formado en las erup- 
ciones del siglo XVIII cubierta por El Jable, se percibe claramen- 
te, aun desde larga distancia. 

Este arenal no es estéril ni improductivo, y, al contrario, des- 
de que los lanzaroteños han acomodado á él su agricultura, cons- 
tituye una de las zonas de mayor producción, por cuanto la capa 
de arena conserva tenazmente bajo ella el agua de lluvia, impi- 
diendo su evaporación, así es que vegetan allí perfectamente el 
garbanzo, el maíz y especialmente el tomate, el boniato y va- 
rias cucurbitáceas, objeto de exportación en la isla. La impor- 
tancia agrícola que tienen ahora las arenas del Jable es tanta, que 
en los años de fuertes vendavales, en que vuelan las arenas y 
dejan al descubierto la tierra donde arraigan las plantas, la cose- 
cha se malogra ó es escasa por falta de la cubierta protectora 
arenácea. Sin embargo, en algunos sitios éstas se acumulan en 
gran cantidad y forman médanos, como el que existía cuando 
nosotros recorrimos la isla (Junio de I907), interceptando la 
carretera de Arrecife á Yaiza, en el kilómetro 4; médano en 
forma de perfecta media luna, de un centenar de metros de largo 



(193) ESTUDIO GEOLÓGICO DE I.ANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 299 

y alto de 14 á 16, comprendiendo entre sus ramas el poste kilo- 
métrico citado. 

Las arenas en cuestión no son privativas de Lanzarote, sino 
que también invaden las otras Canarias orientales, penetrando 
por aquellos sitios en donde existen costas bajas abiertas frente 
á las corrientes marinas que vienen del Norte. Así en las tres 
mayores islas, Lanzarote, Fuerteventura y Gran Canaria, se re- 
conocen cuatro grandes bandas paralelas entre sí de arenas vo- 
ladoras, ó jabíes, que saliendo del mar por la costa de barloven- 
to, cruzan zonas bajas de las correspondientes islas y vuelven á 
hundirse en el mar por la costa de sotavento. 

Estas cinco bandas son: 

l.^ Zona del Jable de Lanzarote. — Comienza en el Estrecho 
del Río, entre Graciosa y Lanzarote. Las arenas invaden la ma- 
yor parte de Graciosa, pareciendo que salen del mar por las pla- 
yas del Norte llamadas de las Conchas y del Ámbar, abiertas á 
las corrientes marinas y al viento dominante, extendiéndose con 
poco espesor por casi toda la isla y acumulándose de preferen- 
cia en la costa del estrecho del Río, en donde están en parte 
resguardadas del viento por las montañas de las Agujas y del 
Mojón. El fondo del citado estrecho, según indican los sondeos, 
está también ocupado por las arenas, lo mismo que la playa si- 
tuada al pie del acantilado de Lanzarote, donde empujadas por 
el viento del NNE., se corren todo á lo largo de la base de los 
acantilados de Guatifay y Famara, componiendo á trechos una 
ancha playa que llega á la bahía de Penedo, por donde penetran 
al interior de Lanzarote y forma la zona del Jable, que con una 
latitud de dos á tres kilómetros, atraviesa la isla casi de Norte 
á Sur por su mayor anchura, y termina entre Arrecife y La 
Tinosa. 

El interesante croquis que en 1S30 trazó de la zona del Jable 
el cura de San Bartolomé, D. Baltasar Perdomo, hace ver que la 
extensión y anchura del arenal han experimentado desde hace 
un siglo, variaciones considerables producidas, como se com- 
prende, por la tala de los matorrales, que en ciertos sitios en- 
cauzaban el río de arena. 

Esto se deduce de la leyenda (fig. 2"]) que lleva al pie el cro- 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat.. vi 1909. 19 



300 E. H. -PACHECO (l94) 

quis y que dice así: «La mancha blanca que atraviesa la isla del 
Norte al Sur son las arenas del jable que han inutilizado casi 
del todo estos terrenos que eran feraces y algunos de los mejo- 
res de la isla, como la Vega de Mosaga, Regla, Bebederos, etc. 
Los terrenos que ocupan las dos líneas amarillas descendiendo 
de la playa de la Caleta á la playa Honda, eran los límites de las 
arenas hasta el año de 1 800, que desde aquella época se han ido 
extendiendo así á una y otra parte de los parajes colindantes: 
I. El paraje donde fué el lugar de Mosaga y hoy sólo queda su 
ermita y un vecino, y los demás se han pasado sobre el \'ol- 
cán. — 2. Casas ya arruinadas por dichas arenas, así en San Bar- 
tolomé, como en Corral de Guirres. — 3. Casas de los Sres. Te- 
rreas, Carrasco, González y Tejera, donde ya tocan las arenas. — 
4. Campos que se hallaban cubiertos de arbustos, los que impe- 
dían extenderse estas arenas, que arrojaban y arrojan las playas 
de la Caleta y Famara y han causado los estragos que se ven en 
los campos limítrofes por haberlos desmontado. — 5- Montañas 
de arena mo\'edizas que llamamos médanos. — 6. Donde deben 
hacerse paredes de dirección. 

Hecho por el cura de San Bartolomé el día 3 de Diciembre de 
1830 en la isla de Lanzarote.» 

2.^ Zona de la Bocaina. — Pasa por el Estrecho de la Bocai- 
na, invadiendo Punta de Papagayo y las playas de la costa de 
Rubicón. Cubre á la mayor parte de la isla Lobos, entre Lanza- 
rote y F'uerteventura, y, en esta última, constituye dilatados 
arenales en las bajas costas del Norte y sobre todo del NE. 

3.^ Zona del istmo de Jandia, — Situada entre la Península de 
este nombre y el resto de Fuerteventura , la cual no podemos 
detallar á causa de haberla visto sólo desde el mar por la costa 
de sotavento, ocupando una extensión considerable. 

4.* Zona del istmo de la Isleta. — En Gran Canaria, junto á la 
ciudad de Las Palmas, existe la cuarta banda de arenas volado- 
ras formando el bajo istmo que une la escarpada península lla- 
mada La Isleta á Gran Canaria, penetrando las arenas por la 
playa del Conñtal y saliendo junto al Puerto de La Luz, cruzando 
la carretera que va del puerto á la ciudad. 

Además de estas zonas se observan montículos de tales arenas 



(i 95) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 3OI 







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FiG. 27. — Facsímil del croquis del Jable en 1830 por el cura de San 
Bartolomé, D. Baltasar de Perdomo. (Según fotografía del original 
inédito.) 



llem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1909. 



302 E. H. -PACHECO (iQÓ) 

en las costas bajas, junto á las cuales pasan corrientes marinas. 
Asi en la Punta de Mojón Blanco, parte más saliente hacia el 
Este del mal-país de la Cueva de los Verdes, hemos visto blan- 
quear de lejos sus acumulaciones, las cuales están señaladas en la 
carta marina del Depósito Hidrográfico que representa la costa 
Norte de Lanzarote, 

Alguna otra reducidísima playa que existe en Lanzarote no 
invadida por las arenas, está situada al abrigo del viento domi- 
nante y de las corrientes; bien es verdad que, como hemos di- 
cho, el litoral es todo él acantilado en la costa de barlovento y 
formando cantiles más bajos ó rocosos en la de sotavento, lo que 
impide por aquella parte el acceso de las arenas. Disposición 
análoga, y aún más escarpada, ofrecen las costas de Fuerteven- 
tura, no habiendo fuera de las zonas dichas, otro arenal de algu- 
na importancia más que el llamado Jable del Biocho, al Norte de 
la isla á alguna distancia de Chilegua. En Gran Canaria, aparte 
de la zona del istmo de la Isleta, existen formaciones arenáceas 
con médanos en la Punta de ]\IaspaIomas, según testimonio del 
ingeniero D. Juan Eeón. 

Por lo que se relaciona con las formaciones arenosas canarias, 
diremos ahora que todo el litoral del Sahara, desde mucho más 
al Norte del cabo Juby hasta más al Sur del cabo Bojador, está 
ocupado por los grandes médanos que en conjunto llaman Los 
Hatillos, elevados á veces 75 metros, como indican las cartas 
del Depósito Hidrográfico, médanos en buena parte, según in- 
formes, constituidos por arenas calcáreas. Toda la costa del 
Sahara español, desde cabo Bojador á cabo Blanco, es también 
en gran parte de arenas voladoras calcáreas, según observacio- 
nes de Quiroga en Río de Oro, y según ejemplares que, recogi- 
dos en la bahía del Galgo, ha traído al Museo de Ciencias Natu- 
rales el capitán de la marina mercante Sr. Arquimbau. Estos 
territorios están situados en la prolongación hacia el SSE. de las 
zonas de arenas voladoras de las islas de que tratamos. 

Las arenas de los jabíes avanzan en las zonas descritas empu- 
jadas por el viento aüsio. Así con referencia al jable de Lanza- 
rote, hemos podido apreciar, en un día de vendaval, cómo el 
viento levantaba las finas arenas y formando una nube baja que 



(197) ESTUDIO GEOLÓGICO DE I.ANZ ARÓTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 3O3 

cerraba el horizonte, las transportaba de NNE. á SSW. hacia la 
C3sta de sotavento arrojándolas al mar. Bastaba poner el som- 
brero frente al viento durante un corto rato para recoger en él 
bastante arena acumulada. Calculo que solo en este día serían 
algunas las toneladas de arena que el viento transportó de la isla 
al mar. 

En cuanto al origen y procedencia de tan considerables masas 
detríticas, es un problema al cual creo no se le ha dado solución 
satisfactoria, quizás porque no se le ha planteado como un fe- 
nómeno general á las Canarias orientales y relacionado, como 
nosotros creemos, con la extensísima zona de médanos de la cos- 
ta sahárica. 

Desde luego hay que desechar la hipótesis de varios observa- 
dores y aceptada generalmente en las islas, de que tales arenas 
reconocen una procedencia africana mediante transportes cóli- 
cos. Para desechar tal opinión basta fijarse que en las Canarias 
orientales los vientos soplan casi constantemente del NNE. y 
muy rara vez del Este. Sin embargo, en casos excepcionales 
llega arena sahariana á Canarias, por cuanto algunas veces el 
viento cálido africano, que raros días sopla, ha transportado gran 
cantidad de polvo, por lo general tenuísimo, el cual ni por su 
composición mineralógica ni por su aspecto tiene nada de común 
con las arenas calcáreas de los jabíes. 

Hartung, al estudiar las islas Fuerteventura y Lanzarote, se 
fija principalmente en la banda del istmo de Jandía, y aunque 
reconoce el avance de las arenas de la costa de barlovento á la 
de sotavento, supone, fundado en la gran abundancia de capara- ' 
zones de caracoles terrestres que existen en algunos sitios entre 
la masa arenácea, que esta es producida y originada por la tri- 
turación y desmenuzamiento de las conchas de tales moluscos. 
Si se tiene en cuenta lo que hemos dicho respecto á la intensi- 
dad del transporte cólico de las arenas por el alisio, se compren- 
derá que por muy numerosos que sean los caparazones de cara- 
coles terrestres, son insuficientes para producir las enormes 
masas de arena que al cabo del año cruzan la isla y \'uelan al 
mar. La abundancia de Helix en el jable y fuera de él es, á nues- 
tro juicio, más bien que causa originaria de las arenas, conse- 

Jlem. R Soc. esp. Hist. nat., vi, 1309. 



304 E. H. -PACHECO (íQS) 

cuencia de la gran abundancia de cal de que los moluscos dispo- 
nen para construir su concha, pues debe tenerse en cuenta que 
en todas partes estos animales escasean en los terrenos despro- 
vistos de caliza y abundan sobre los terrenos calcáreos. 

Ya el profesor Calderón, en su estudio Areniscas y dunas de 
las islas Canarias, expresó su opinión de que tan grandes ma- 
sas arenosas debían reconocer un origen marino, juzgando que 
las arenas de Gran Canaria procedían de la trituración por ei 
oleaje de los caparazones de especies litorales, y sobre todo de 
las areniscas fosilíferas que desde el mioceno hasta el cuaterna- 
rio inclusive, se han ido depositando sobre las costas canarias,, 
sometidas á un lento movimiento de elevación, no escapando 
á su perspicacia la influencia de la configuración de las costas, 
en que se puedan establecer ó no tales masas arenosas, las cua- 
les sólo se forman donde existen playas bajas, extendidas casi 
horizontalmente, y que se sumergen con suavidad en el mar; 
condiciones excepcionales en las Canarias, y de aquí lo limitado 
de las zonas de arenas voladoras. 

El proceso descrito por el Sr. Calderón contribuye evidente- 
mente á la formación de las arenas; pero creemos que no es este 
el único ni el principal origen de las grandes masas de los jabíes,, 
cuyas arenas están pasando constantemente, á modo de ríos, á 
través de las islas, desde las costas del Norte á las del Sur, em- 
pujadas por el alisio. 

Por lo que atañe á los jabíes de Lanzarote no existen las are- 
niscas productoras de las arenas, pues el lentejón que constituye 
la cantera de Orsula junto á Punta Fanones, cuyo origen hemos 
explicado, está, por su elevación sobre el mar, libre de la acción, 
de las olas y el otro afloramiento de arenisca caliza, del cual 
sólo hemos visto ejemplares, está situado junto al Charco Ja- 
nubio, tierra adentro. 

Si se examinan las indicaciones que respecto á la naturaleza 
de fondos submarinos van señaladas en nuestro mapa, en vista, 
de los datos que hemos podido reunir de las cartas existentes en 
el Depósito Hidrográfico y de los sondeos del vapor cablero- 
Dada., se verá que, salvo en algunos contados sitios, donde la 
sonda señaló roca desnuda ó formaciones de poliperos, como su- 



(199) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 3O5 

cede en el Estrecho de la Bocaina, el talud submarino que existe 
alrededor de Lanzarote y de las isletas canarias hasta la profun- 
didad de 1. 000 metros, curva batimétrica poco alejada y casi 
concéntrica con la de 200 que señalamos en nuestra carta, sirve 
de asiento á la formación detrítica que ocupa no tan solo los 
fondos situados entre las Canarias, sino que, según se deduce del 
trabajo del .Sr. Vigil, citado en la nota bibliográfica, se extiende 
bastante lejos de ellos. 

Los vapores Internacional y Silvertoivn han reconocido, para 
el tendido de cables, el fondo del mar todo á lo largo de Lanza- 
rote y Fuerteventura por la costa oriental, y de sus sondeos re- 
salta que al Este y Sur de estas islas se extiende una planicie 
de arena calcárea á profundidades variables entre 6oo y 8oo 
brazas. 

El fondo entre La Palma y Tenerife y entre ésta y Gran 
Canaria, se compone de fango obscuro con arena y fragmentos 
de conchas, siendo de notar que en los fondos que no exceden 
de 500 brazas se encuentran las rocas submarinas al descubierto, 
como si hubieran sido lavadas, lo cual atribuye el Sr. Vigil á los 
efectos de transporte de la corriente del Golfo que se deja sen- 
tir mucho en Canarias, y particularmente entre los canales que 
las separan, dando origen á virazones é hileros de corrientes, los 
cuales barren con violencia el fondo en las inmediaciones de las 
costas. 

Estudiando el registro de sondajes efectuado entre Cádiz y 
Canarias por los vapores cableros Dada é Internacional zrv 1883, 
se observa también que al N. y NE. de las Canarias orientales 
está el fondo constituido por arena resultante de la fragmenta- 
ción de conchas y por fangos arenáceos con arenilla de éstas, 
dominando en las profundidades inferiores á I.OOO metros los 
fondos de conchas fragmentadas y arenáceas, y en las grandes 
profundidades los de fango más ó menos arenoso. 

El conocimiento exacto de los fondos del Atlántico del Nor- 
te, especialmente entre Madera, Canarias, Azores y la costa afri- 
cana, se debe á la campaña de 1 90 1 del Princesa Alicia^ man- 
dado por el Príncipe Alberto de Monaco. El sabio oceanólogo 
J. Thoulet ha analizado 22 muestras de fondos extraídos con el 
Jíem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1909. 



306 E. H. -PACHECO (200) 

tubo-sonda Buchunan, y de sus estudios se deducen considera- 
ciones interesantes que nos importa tener en cuenta; á saber, que 
en todos los sondeos se ha extraído juntamente con un barro 
arcilloso calizo, una cantidad mayor ó menor de arena calcárea, 
que tratada por el ácido clorhídrico, fué disuelta casi por com- 
pleto. Con tales arenas calcáreas están mezcladas á veces partí- 
culas de minerales y rocas volcánicas basálticas. 

Entre los análisis del Sr. Thoulet (l) citados, copiamos á con- 
tinuación el de la muestra recogida cerca de Lanzarote, frente á 
la punta de Mala: 



(ij J. Thoulet, Eckajüillons d'eaux et de foiids provenent des campagnes 
de la Princesse-AUcie (1901). Fascicule xxii. Rcsiillats des campagnes scien- 
tifiques accomplies sur son yacht par Alberi I'*". Prince souverain de Aíormco, 



(20 i) estudio geológico de lanzarote y de las isletas canarias 307 



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Mem. R. Soc esp. Hist. iiat., vi 1909 



3o8 H. E.-PACHECO (ZO'.'.) 

Estas arenas calcáreas, que existen en los fondos submarinos 
del Atlántico oriental, son las que á nuestro juicio originan, 
arrastradas por las corrientes, las bandas de arenas voladoras de 
las Cananas orientales y las que contribuyen en gran escala á 
formar los médanos costeros del Sahara, paradero y término 
final de las arenas en su viaje de Norte á Sur. 

Reconocida la existencia del fondo arenáceo calizo en los ma- 
res de Canarias, al Norte y al Sur de ellas, desde las Azores á 
Cabo Verde, y entre estos archipiélagos y la costa africana, que- 
da por resolver cuál es la causa que hace avanzar las arenas 
desde las profundidades del mar, penetrar por las costas bajas 
de las islas, y empujadas por el alisio trasponer á las costas de 
sotavento para continuar su ruta submarina. 

Ya hemos hablado de lo intensa que es la corriente del Golfo 
por estos mares y cómo pasa por entre las islas, rozando sus 
costas, y siguiendo después su camino hacia el Sur, coincidiendo 
en su conjunto la dirección de la corriente con la del alisio. 

Si las arenas de los fondos removidas por una causa cualquie- 
ra (ya veremos cuál puede ser), ascendieran hasta las zonas de 
acción de la corriente, el fenómeno se explicaría con facilidad, 
pues se concibe que las arenas serían llevadas hasta las playas 
dispuestas favorablemente y el viento continuaría el transporte 
por tierra. Pero hay que notar que la acción de la corriente del 
Golfo, según la opinión general, se extiende á poca profundidad, 
y por lo tanto si ella puede ser el vehículo que transporta las 
arenas, no parece ser el que las eleva de las profundidades á las 
zonas poco profundas. 

Es opinión generalizada la de que en los fondos submarinos 
existe una gran tranquilidad; pero, en contra de esta antigua 
creencia, las observaciones del Princesa Alicia y otros barcos 
dedicados á estudios oceanógraficos, comprueban la existencia 
de corrientes profundas. Así, por ejemplo, la muestra recogida 
en el banco Josefina, en Julio 1902. Lat. 36** 43' N. Long. 14° 
04'45" W. y Prof. I.860 m., señala un fondo de cieno muy 
arenoso y muy calizo, con fragmentos de conchas nacaradas y 
con separación en capas horizontales de arena y cieno, indican- 
do la existencia, según Thoulet, de corrientes intermitentes. 



(203) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 309 



^i-lMít^ 



U5 



6» 



ar*na 



Igual separación en capas paralelas horizontales se observa en 
otros sitios, como en las Azores, á l8 millas al SSE. de San Mi- 
guel, entre esta isla y el banco de Las Hor- 
migas, á una profundidad de 2.589 metros. 

En la fosa de LHirondelle. Lat. 37° 58' N. 
Long. 26°05'45" W. Profundidad 3.2 1 5 me- 
tros, se encuentra la siguiente distribución 
del fondo, conteniendo la muestra fragmen- 
tos de conchas nacaradas, Orbulina y mate- 
riales volcánicos (fig. 28). 

De aquí resulta que en muchos sitios del 
Atlántico, aun á profundidades relativamen- 
te grandes, los sedimentos están estratifica- 
dos de un modo análogo á como se dispo- 
nen los materiales sedimentarios por la ac- 
ción de las corrientes. 

Se ha supuesto que las alternaciones de 
capas de cieno y arena en algunos fondos es 
producida por la remoción que en tales se- 
dimentos ocasionan corrientes de origen vol- 
cánico, rasando el suelo y dando origen á 
ios llamados golpes de marea ó tsunami (i). 

A esta causa atribuye Thoulet la estrati- 
ficación del fondo de la fosa de V Hirondelle en las Azores, cerca 
del islote Sabrina, á profundidades de más de 3.200 metros. 

Aparte de estas corrientes de origen volcánico, todo parece 
indicar que en los océanos reina un régimen circulatorio en toda 
su masa, análoga en cierto modo á las que existen en la atmós- 
fera. A este propósito el citado Sr. Thoulet (2) resume sus ob- 



FiG. 28. — Muestra del 
fondo de la fosa de 
L' Hirondelle, á 
3.215 metros de 
profundidad. — 
Campaña del Prin- 
cesa-Alicia de 1902. 
Tubo - sonda Bu- 
chunan. 



(i) Empleamos la palabra japonesa, introducida en el tecnicismo sis- 
mológico extranjero, para designar la ola de origen sísmico, y que con 
tanta fi-ecuencia ocasiona desastres en el Japón, y que en los idiomas 
europeos no tiene palabra equivalente que la exprese con exactitud. 

(2) J. Thoulet, Analyses d'eaiix de mar, recolte'es d bord de la «Prin- 
cesse Alice» en IQ02 et 19O}, et considerations genérales sur la circulation 
océanique. Fascicule XXIX de Résultats des campagncs scientifiqíces accom- 
plies sur sofiyachl, par Albert I.er Prince souverain de Monaco. 
Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1909. 



310 E. H. -PACHECO (204) 

servaciones y hace una serie de consideraciones interesantísimas. 
Se puede afirmar, dice, que no existe en todo el Océano dos 
gotas de agua de composición rigurosamente idéntica; indivi- 
dualidad establecida por medidas y observaciones directas y no 
por razonamientos y, por lo tanto, indiscutible, lo cual permite 
abordar con certeza de datos el descubrimiento de los secretos 
de la circulación oceánica. 

La diversidad de condiciones de equilibrio de la masa oceáni- 
ca tiene por. consecuencia una activa circulación de las aguas. 
En las grandes profundidades el reposo no es absoluto ni eterno; 
en las zonas contiguas al suelo, la tranquilidad de las aguas y de 
los sedimentos está constantemente turbada por corrientes de 
origen volcánico que se transmiten á la superficie y cuya exis- 
tencia está probada por olas procedentes de sacudidas sísmicas ó 
microtsunamis, tan frecuentes, que se manifiestan sobre el 
Océano muchas veces al día. Estas corrientes remueven los se- 
dimentos del fondo y dan origen, en unión con la sedimentación, 
á nuevos materiales procedentes de la superficie y á las interca- 
laciones de capas arenosas entre sedimentos más finos. 

Las intercalaciones de capas delgadas en algunos bancos cali- 
zos emergidos prueba, según dicho geólogo, que tales movi- 
mientos se han verificado asimismo en épocas geológicas pa- 
sadas. 

En zonas de profundidades intermedias existen también co- 
rrientes cuya regularidad es probablemente grande y debidas á 
causas múltiples, tales como la acción antagónica del calor ecua- 
torial y del doble frío polar ártico y antartico, á la evaporación, 
etcétera. Todo en el Océano tiende á restablecer un equilibrio 
continuamente turbado y jamás conseguido. 

La complicación de la circulación en la hidroesfera aumenta 
desde el fondo hacia la superficie, de la misma manera que en 
la atmósfera crece desde las zonas altas á las bajas, estando en 
contacto ambas zonas de máxima circulación. 

Las observaciones hechas al recomponer los cables telegrá- 
ficos demuestran que en la zona del Atlántico que estudiamos 
las corrientes profundas son intensas; recuérdese á este efecto 
lo que se dice en el trabajo de Vigil respecto á arrastres en los 



(205) ESTUDIO GEOLÓGICO DE I.ANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 3II 

fondos que no exceden de 500 brazas entre las Cananas. El 
mismo autor cita que en una de las recomposiciones del cable 
telegráfico, entre la Península y Canarias, al pescar en el bor- 
de NW. del banco Concepción un trozo suelto de más de 14 
millas de longitud, trajo á la superficie extensas manchas rojas, 
efecto de roce del cable contra alguna capa de wacka. Las rotu- 
ras del cable en este y en otros sitios por rozamientos contra 
las rocas y desgaste y aguzamiento en fina punta de los alam- 
bres de la cubierta, revelan la existencia de violentas corrientes. 

De lo expuesto parece deducirse dos hechos á nuestro juicio 
indudables: I.° Existencia de enormes cantidades de arena cal- 
cárea y de restos desmenuzados de conchas en los fondos del 
Atlántico oriental del Norte, frente á la costa de África. 2.° Exis- 
tencia de corrientes submarinas, que en varios casos han oca- 
sionado la rotura de los cables telegráficos entre la Península y 
Canarias, Según esto, los jabíes pudieran reconocer por origen 
principal las arenas del fondo del Atlántico, las cuales son lleva- 
das á las zonas someras por corrientes submarinas, donde, reco- 
gidas por la impetuosa corriente del Golfo, que las deposita en 
las playas bajas de las Canarias situadas convenientemente, y ya 
en tierra, el alisio se encarga de transportarlas á la costa opues- 
ta para volver á ser recogidas por las corrientes marinas que las 
hacen avanzar hacia el Sur. Según esta hipótesis, la acción com- 
binada de las dos grandes fuerzas naturales que existen en esta 
parte del Atlántico, concurren al mismo fin; el transporte por mar 
de las arenas es obra de la gran corriente del Golfo y el trans- 
porte por tierra se realiza por el impulso del alisio. Ambas corrien- 
tes, la marina y la atmosférica, marchan impetuosas en los mares 
canarios; ambas se dirigen de NNE. á SS^V^ y dan por resul- 
tado la enorme acumulación de arenales en la costa sahárica, 
paradero y término final de los detritos del fondo del Atlántico. 

Para terminar lo referente á formaciones subaéreas de Lanza- 
rote, diremos algo respecto al interesante depósito arenáceo- 
arcilloso con subfósiles señalados en nuestro mapa de una ma- 
nera especial y que designaremos en su conjunto con el nombre 
de formación subaérea moderna de la llanura de Timbaiba. 

Desde las lomas del Cuchillo, cerca de la costa Norte, se eleva 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1909. 



312 



E. H. -PACHECO (206) 



hacia el interior, formando á modo de terraza sobre el viejo mal- 
país costero, una extensa llanura que está limitada hacia el Norte 
por las lomas del Soó, el pequeño cono de Mosta y la mencio- 
nada loma del Cuchillo. La planicie se enlaza por el Saliente con 




FiG. 29. — Sub-fósiles de la llanura de Timbaiba. 

Fila I.* Parmacella callosa Mons. 

» 2.^ Helix pisajia Müll. 

» 3.^ Hclix sarcostcma W. Bertlt. y Stenogira decollata L. 

» 4.^ Nidos de Anthophora. 



la banda de arenas voladoras del Jable, y hacia el Sur, ó sea al 
interior, se prolonga hasta la montaña de Timbaiba y Liria. 

El suelo de la llanura consiste en un espeso manto de arenas 
calcclreo-arcillosas incoherentes, plagadas de infinidad de esque- 
letos de moluscos terrestres, unos vivientes aún en la isla y otros 



(207) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 313 

que probablemente se habrán extinguido. Corresponden estos 
esqueletos (fig. 29), según determinación del profesor D. Floren- 
tino Azpeitia, á las especies Helix pisana Müll. (viviente en la 
isla), H. sarcostoma W. Bertlt., Stenogira decollata Lin. y Par- 
-¡nacella callosa Mons (l). Con estos numerosos caparazones están 
mezclados abundantísimos nodulos calcáreo-arcillosos, huecos, 
ovoideo-alargados, del tamaño de bellotas, que llaman barrilitos 
en el país, que ya hemos citado de las formaciones tobáceas, los 
cuales han sido considerados por el distinguido entomólogo, el 
actual secretario de la Real Sociedad española de Historia natu- 
ral, Sr. García Mercet, como nidos de un himenóptero del género 
Anthophoj'a. Tanto estos nidos, como algunos de los esqueletos 
de moluscos, están recubiertos de capas ó costras calcáreas, lo 
cual presta á los primeros el aspecto de concreciones. 

La singular formación de que tratamos alcanza en algunos 
sitios gran espesor, siendo buen lugar para observarla el camino 
que conduce de Tao á las salinas de la Isleta, cerca de la loma 
del Cuchillo, en donde la abundancia en estos fósiles es ex- 
traordinaria. Se aprecia allí que las capas inferiores son más 
coherentes que las superficiales, por cuanto las aguas de lluvia 
disolviendo en parte los calcáreos granos de arena, deposita la 
caliza disuelta en la profundidad, dando lugar á nodulos irregu- 
lares que cementan dichos nidos y á los caracoles, y en general 
trabando los elementos sueltos, forman una deleznable arenisca 
calcáreo-arcillosa. 

Los materiales de esta formación proceden de la descompo- 
sición arcillosa de rocas v-olcánicas mezclados con arenas vola- 
doras del Jable, que en algún tiempo invadiría estos territorios. 

Actualmente la llanura está casi por completo desprovista de 
vegetación; pero si se tiene en cuenta las costumbres y género 
de vida de los animales que allí dejaron sus restos, en tal can- 
tidad que constituyen parte importante de la formación, puede 
deducirse la consecuencia de que el depósito acumulado en la 
llanura de Timbaiba estaría cubierto de vegetación que alimen- 

(i) Aranda Millán, Sobre mohiscos de Lanzarole. Bol. R. Soc. esp, de 
Hist. nat. Tomo xi, núm. 2, 1909. Madrid. 
Mem. R. Soj. esp. Hist. nat., vi, 1909. 



314 E. H -PACHECO (208) 

tase á tan numerosos moluscos, y por consecuencia á la Parma- 
cellcL de costumbres carnívoras. Es muy probable que una mo- 
dificación importante en la vegetación, y por lo tanto en las con- 
diciones climatológicas y de fauna, se ha realizado en la isla en 
tiempos relativamente modernos; quizá la época, no muy aleja- 
da, en que vivían las Parinacella, pudo ser la de formación de 
las costras calcáreas, que en la actualidad no se depositan y 
cuyo origen constituye un problema no resuelto por completo. 

Respecto al cambio operado en la vegetación, recuérdese lo 
que dice en su croquis del Jable el cura de San Bartolomé, en 
donde especifica que los matorrales ocupaban hace más de un 
siglo algunos de los sitios á que nos estamos refiriendo y que 
el desmonte de los arbustos fué la causa de las variaciones su- 
fridas en la extensión ocupada por el Jable. 

Darwin (I) cita un caso análogo de abundancia de pseudo- 
fósiles en Santa Elena, haciendo derivar la desaparición de ocho 
especies de moluscos terrestres de la destrucción de los bosques 
que ocupaban antes del siglo xviii grandes extensiones de la 
isla, con lo cual los moluscos perdieron su alimento y su abri- 
go, al par que alteraban las condiciones físicas y biológicas de la 
isla. 



(i) Darwin, Obra citada, páginas 227 á 229. 



(209) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 315 



CAPÍTULO VIII 

Descripción é historia geológica de las Isletas. 

Aspecto de la isla Lobos desde el mar. — El volcán de Lobos. — Caracteres 
de las lavas y de sus numerosas cúpulas.— Vegetación de ¡a isla. — Des- 
cripción de Ja baja plataforma de la isla Graciosa y de sus cuatro volca- 
nes. -Arenas voladoras. — Época de aparición de la isla. — Montaña Cla- 
ra; su intensa erupción marina; su reconstrucción ideal. — El Roque del 
Infierno. — La isla Alegranza. — Descripción de sus tres volcanes y del 
campo lávico. — Tobas compactas. — El Roque del Este. 

Las isletas Graciosa, Clara, Roque del Este y Alegranza, si- 
tuadas al Norte y próximas á Lanzarote, deben considerarse 
geológicamente como formando parte de éste, pues todas ellas 
se hallan constituidas por volcanes y corrientes de la formación 
basáltica antigua manada por los cráteres. 

Se han elevado sobre una plataforma, probablemente basál- 
tica, que se continúa hacia el Norte de Lanzarote y termina 
junto á la costa septentrional de la isleta más alejada, que es 
Alegranza. Análogamente la pequeña isla Lobos, situada en el 
Estrecho de la Bocaína, entre Lanzarote y Fuerteventura, y más 
próxima á la segunda que al primero, es obra de un volcán de 
la misma época, poco más ó menos, que los de las isletas del 
Norte y que surgió en la baja depresión submarina que enlaza 
las dos islas mayores. 

Vamos á examinar independientemente en este capítulo cada 
una de las islitas, por cuanto forman individualidades más pa- 
tentes c|ue los otros grupos de volcanes que estudiamos en las 
formaciones de origen explosivo. 

Isla Lobos (i). — Desde el mar aparece esta isla, junto á la 



(i) El nombre de Lobos, que recibe la isla y su único volcán, deriva 
de la abundancia en las playas de lobos marinos ó focas en los tiem- 
pos de la conquista. Aunque parezca extraño tratándose de indígenas in- 
sulares, los guanches no usaban canoas ni barcos de especie alguna, por 
Mem. R. Soc. esp. Ilist. iiat., vi, 1909. 20 



3l6 E. H. -PACHECO (210) 

costa de Fuerteventura, como una tierra baja en la que destaca 
en uno de los extremos una alta montaña en forma de tronco de 
cono, y en el resto, numerosos conos más pequeños, á modo de 
las hacinas de mieses en las eras. De entre estas colinas descue- 
llan dos algo mayores que las demás: una alargada, sobre la cual 
está edificado el faro, y otra, aún mayor, en cono perfecto, que 
llaman La Atalaya, T'otografía l.^ de la lám. xiii. 

El contorno de la isla es trapezoidal, siendo su máxima longi- 
tud de Norte á Sur de unos tres y medio kilómetros y de dos y 
medio su anchura de E. á W. 

En el borde occidental se ele\'a la Montaña de Lobos con al- 
titud de 122 metros sobre las olas, las cuales han abierto ancho 
portillo en la pared crateriana, destruyendo la del N^^^, pene- 
trando el mar dentro del cráter y rompiendo el oleaje contra 
los altos escarpes interiores. Casi toda la masa de la montaña es 
de lavas, que hacia el E, forman una áspera pendiente, indicando 
que han escurrido por esta parte hacia la base; son escasas en nú- 
cleos grandes de olivino y también pocos los fragmentos de ro- 
cas de cimiento lanzadas, de las cuales tan solo recogimos en lo 
alto un ejemplar de hiperstena gris. Hacia el fondo del cráter se 
descubren algunos lechos de toba. 

Desde la cima se aprecia bien la constitución y relie\'e de la 
isla. Vense las lavas extendidas desde la ladera oriental hacia el 
NE., formando un campo que sigue bajo el mar, y en la prolon- 
gación de Punta Martino, donde se halla edificado el faro, se 
señalan por una línea de escollos y rompientes. Hacia el SE. 
se prolonga otra irregular y ancha corriente lávica. Pastos mal- 
países están sembrados de numerosas cúpulas y conos parasíti- 
cos, que vistos desde el mar, prestan á la isla el singular aspecto, 
descrito. En el borde opuesto á donde se alza la montaña, una 
playa se prolonga hacia el interior y forman la llanura tobácea 



lo cual los pinnipedos, salían en tropeles á dichas playas. Los primeros 
conquistadores acabaron pronto con estos animales, y sólo quedó de 
ellos el recuerdo y el nombre dadoá su albergue. Las crónicas de la épo- 
ca de la conquista hablan de las expediciones que de Puerto Rubicón 
se hacían á la próxima islilla para surtirse de las pieles de las focas. 



(2 1 i) estudio GEOLÓraCO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 3I7 

que llaman La Era, existiendo al Sur una cala arenosa en herra- 
dura y de muy poco fondo, desde donde se extiende hacia el in- 
terior, otra llanura tobácea llamada La Cocina. Completan las 
formaciones de la isla, además de las lavas y las dos llanuras de 
tobas de proyección mencionadas, gran cantidad de arenas vo- 
ladoras que la atraviesan, tapizando con su blanco manto los 
espacios comprendidos entre las cúpulas, de las cuales la más 
alta, de forma cónica, llamada La Atalaya, está situada en la 
costa Oriental, teniendo una altitud de 46 metros, y de 36 la 
alargada, sobre la que está edificado el faro. 

Las lavas de la isla no corresponden por su aspecto á las cor- 
dadas y fluidas, sino que guardan más semejanza con las del 
mal-país de Soó, en donde, como dijimos, son también frecuen- 
tes las cúpulas, siendo las lavas en general rugosas, compactas 
hasta cierto punto y de superficie muy desigual y estando en nú- 
mero escaso los lastrones y témpanos análogos á los del campo 
lávico de Timanfaya. En la roca abunda mucho la magnetita, 
que se percibe frecuentemente como granalla en los cortes fres- 
cos, ocasionando su abundancia que algunas masas ejerzan ac- 
ción sobre la brújula y haciéndolas muy pesadas, á lo que con- 
tribuye también su compacidad, lo cual no excluye que existan 
muchos fragmentos esponjosos. 

Las numerosas cúpulas y conos adventicios que llenan toda 
la isla, no ofrecen abertura crateriana; su origen, como dijimos 
al tratar del mal-país de Soó, que guarda gran semejanza con 
éste, es debido, en nuestra opinión, á hinchamientos ó intumes- 
cencias producidos en la masa viscosa; sin embargo, estas cúpu- 
las no son huecas, presentando al exterior formaciones más ó 
menos escoriáceas. 

El piso entre las cúpulas está cubierto en sitios de lapillis gris 
amarillento, color debido aquí á la acción del tiempo y fenóme- 
nos de peroxidación. En otras zonas los lapillis, mezclados con 
productos terrosos y arenosos, componen llanuras tobáceo-arcillo- 
sas, con caparazones de moluscos terrestres y nidos de Anthopko- 
ra; tal sucede en las pequeñas planicies de La Era y La Cocina. 

Las blancas arenas \'oladoras han invadido grandes extensio- 
nes de la isla; pero alcanzan muy reducido espesor. 
Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1909. 



3l8 E. H. -PACHECO (212) 

La vegetación está casi reducida á grandes matas de tabaibas 
(Eiiphorbía balsamifera), hasta de cuatro y cinco metros de diá- 
metro, á las cuales basta pinchar en el tronco para que surja un 
gran reguero de blanquísimo látex. Con la tabaiba conviven va- 
rias plantas leñosas de aspecto áspero y reseco, como Lyc'mvi^ 
afrum , Pyrenanthes spínosa, Statice taberciilatum, existiendo 
también plantas herbáceas barrilleras, entre ellas el cosco, Mes- 
sembrvdiithemum noctiflomm, que componen la vegetación de 
matorral más típica y característica de todo Lanzarote y de las 
Isletas. 

La Nicotiaiía glauca, que hace cuarenta años llegó á Lanza- 
rote y que rápidamente invadió toda la isla, vegetando actual- 
mente aún en los sitios más ingratos, y que proporciona la ma- 
yor parte de la leña que se consume en la isla, aún no se 
había naturalizado en Lobos cuando visitamos la isla, aunque la 
dirección del viento favorece el acceso de las semillas. 

En los huecos de las peñas empollaban su único y volumino- 
so huevo, numerosísimas /rí^a'/íí/'/^rj", que no intentaban huir de 
nuestra presencia. 

En Lobos no hay más habitantes que las familias de los dos 
torreros del faro. 

No es posible fijar la fecha relativa de la aparición de la isla,, 
formada toda por las deyecciones de su único volcán; única- 
mente puede afirmarse que corresponde á la serie antigua de 
la formación basáltica explosiva. 

'Isla Graciosa. — Está situada al Norte de Lanzarote, al pie 
del gran acantilado de Guatifay, del que lo separa el estrecho 
del Río, cuya anchura mínima mide poco más de un kilómetro,, 
y en algún sitio alcanza su fondo tan solo ocho metros de pro- 
fundidad. 

Tiene Graciosa una longitud de nueve kilómetros por cuatro 
de anchura media, formando en totalidad una planicie elevada 
muy pocos metros sobre el nivel del mar, roída en sus costas 
por la acción del oleaje, llenándolas de pequeños escollos y 
arrecifes. 

La baja plataforma isleña está constituida por superpuestos 
mantos de lava, apareciendo en su superficie algunos mal-países 



(213) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 3I9 

destruidos, procedentes de los cuatro volcanes que se elevan en 
la isla. Por otros sitios los lapillis cementados han dado origen á 
capas de tosca, como sucede hacia la costa del W., mientras que 
en otras partes, como hacia el espacio costero del NW. com- 
prendido entre las montañas Amarilla y del Moj(3n, los lapillis 
negros, rojos y amarillos han quedado sueltos. 

En casi todo el territorio insular el suelo volcánico desapa- 
rece incompletamente bajo un manto de finas arenas calcáreas 
voladoras, que únicamente faltan en la corta zona del W., y, en 
cambio, abundan en la oriental y meridional que da frente al 
Estrecho, teniendo su espesor máximo entre las montaíias de las 
Agujas y la costa, donde forman un terreno ondulado con pe- 
queños médanos. 

Dos plantas vegetan con relativa abundancia entre las arenas, 
á las cuales fijan hasta cierto punto: son las llamadas matos y 
salado, las cuales se presentan en ocasiones con tantos moluscos 
del género Hdix adheridos á ellas, que las cubren por comple- 
to. Las conchas de estos caracoles forman en el sitio mencionado 
una espesa capa, y triturándose al andar sobre ella, producen 
las pisadas un ruido especial. 

Los cuatro volcanes que hemos dicho destacan sobre el blan- 
co arenal que tapiza la plataforma de Graciosa, son los llamados 
iMontaña Amarilla, Montaña del Mojón, Montaña de las Agujas 
y Montaña Bermeja. 

Montaña Amarilla está situada en el extremo SW^. de la isla; 
presenta la forma de herradura abierta al NNE., tan común en 
Lanzarote; su arista de circunvalación ofrece una altitud de 170 
metros y ofrece un cráter elíptico, hacia cuyo fondo descien- 
den las paredes internas del volcán por pendientes muy incli- 
nadas. Está la montaña constituida por tobas parduscas y roji- 
zas, y de ella parte una corriente de lava, ya muy erosionada, 
que se extiende hacia el Norte, formando amontonamientos irre- 
gulares. 

Hacia el centro de Graciosa, se alza la Montaña del Mojón en 
forma de tronco de cono con cráter embudado y contorno circu- 
lar completo, alcanzando una altitud de IQO metros. Presenta ha- 
cia el SE. una pequeña depresión, por la cual salió una corriente 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vr, 1909. 



320 E. H. -PACHECO (214) 

de lava que se expansionó al pie del volcán y ahora constituye 
leves elevaciones irregulares cubiertas en parte por las blancas 
arenas calcáreas. De este volcán da clara idea la lámina situada 
al final del presente trabajo. 

El volcán que nos ocupa, de una gran i-egularidad, llenó su 
cráter de lavas y éstas rebosarían y escurrirían por las pendien- 
tes externas inclinadas cerca de 45°, formando revestimientos de 
tonos violados, negros y rojizos. Numerosos y pequeños barran- 
cos fraguados por la erosión, partiendo del agudo borde crateria- 
no, descienden radialmente hasta la llanura donde se pierden. 

Al NP2. de Mojón, y á poca distancia, se levanta el volcán más 
importante de la isla por su extensión y altitud, la Montaña de 
las Agujas. Forma una pequeña alineación arrumbada al ENE.» 
comprendiendo un grupo volcánico en el que se distingue una 
montaña alargada con pendientes muy abruptas hacia el Ponien- 
te y Sur y surcos de erosión. Hállase constituida por tobas en 
gran parte y presenta dos cráteres en herradura, uno abierto 
hacia el NE. y otro al E.; en el primero se encuentra la altura 
culminante de la isla, á 257 metros. 

Delante de ambas aberturas y prolongadas hacia el Saliente, 
existen dos alineaciones de grandes colinas y amontonamientos 
de lavas y escorias formando dos líneas en ángulo agudo, y que 
más bien que cúpulas de una corriente lávica, parecen acumula- 
ciones de productos surgidos por grietas. A tales colinas se las 
designa en conjunto con el nombre de Los Bolichuelos, y entre 
ellas y hacia su prolongación se extiende un mal-país destruido 
y con numerosos accidentes, entre los que se señala un pequeño 
y aislado mogote de lavas que llaman Peña Coruja. El mal-país> 
cubierto incompletamente por el jable, se extiende hasta el mar 
formando el extremo oriental de Graciosa, ó sea la Punta de Pe- 
dro Barbo. 

El conjunto descrito parece corresponder á una grieta volcá- 
nica, análoga á otras que hemos mencionado de Lanzarote, y 
que comprueba una vez más la abundancia de aberturas próxi- 
mas por donde surgieron materiales eruptivos, formándose crá- 
teres y numerosas salidas de lava en un corto espacio de terreno; 
disposición tan característica del volcanismo en Lanzarote. 



(215) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 32 1 

Montaña Bermeja, que es el cuarto y último volcán de Gra- 
ciosa, tiene una altitud de l6o metros y está abierto al Norte. 
Se halla constituido principalmente por tobas y escorias de color 
rojo-pardusco, y delante de su abertura se extiende un viejo mal- 
país que forma la llamada Punta Gorda, extremo septentrional 
de la isla. 

En la costa del Estrecho, en la caleta llamada del Sebo, están 
las ruinas de una factoría pesquera, que pudo haber alcanzado 
gran éxito, y cerca de ellas existen las cabanas de una reducida 
colonia de pescadores que se surten de agua del manantial salobre 
que brota en la costa opuesta al pie del acantilado, pues Gracio- 
sa, como las demás isletas, carece de manantiales. 

Graciosa, como Lobos y las restantes isletas, es posterior á la 
formación basáltica de erupción homogénea; probablemente sur- 
giría, no tan solo cuando estaba ya constituido el macizo basál- 
tico de Famara, sino después que la acción erosiva del mar fra- 
guó el poderoso acantilado y posteriormente al movimiento de 
elevación que parecen haber experimentado los viejos macizos. 
Al formarse la isla delante del acantilado, éste le sirvió de es- 
cudo protector contra los ataques del oleaje, y encauzando las 
arenas calcáreas, que corrieron por el talud de detritos de la base 
del paredón, formaron la playa que detiene el avance del mar. 

Isla Montaña Clara. — Poco más de un par de kilómetros 
dista esta isla de Cjraciosa, al NW. de la cual se halla situada. 
Vista desde el Sur aparece como un gran peñón alzado á pico 
sobre el mar con una silueta que recuerda la de un gran cetáceo. 
Desde el Norte, según se aprecia en la fotografía de la página 
siguiente, la isla se presenta de frente y sus altos cantiles pare- 
cen corresponder á las vertientes de un vasto cráter. Delante, y 
á una distancia de un kilómetro, una gran masa cupuliforme de 
negras lavas se eleva sobre las aguas rodeada de una blanca zona 
de rompientes. 

El nombre de Montaña Clara alude al color claro grisáceo de 
las tobas que en gran parte constituyen la isla, la cual es muy 
pequeña, pues su longitud excede poco de un par de kilómetros 
en la dirección N. á S., siendo la anchura de uno en la mitad 
Norte y algo más de medio en la del Sur. 

Mem. R. Soc. esp. Ilist. nat., vi, 1909. 



322 E. H. -PACHECO (216) 

La porción meridional está elevada de 6o á 8o metros sobre 
el mar, y recorre su centro el cauce de un barranco que, des- 
cendiendo de lo alto, llega al extremo Sur, donde existe una es- 
cotadura de la costa á modo de pequeña cala. 

Constituyen esta parte de la isla tobas de proyección y tobas 
compactas grisáceas, debidas á la acción del agua sobre los ma- 
teriales eruptivos. Con ellos coexisten lavas, componiendo el 
conjunto un suelo quebrado y áspero, en el que con dificultad 
se encuentra algún pequeño espacio central susceptible de cul- 

ti\'0. 

El oleaje ha fraguado grandes escarpas y cantiles, corroyendo 
la costa pintorescamente. Entre estos accidentes se señala una 
espaciosa caverna en la costa del W., á cuya grande é irregular 
portada dan pintoresco aspecto las capas de tobas con sus colo- 
raciones amarillentas, grises y rojas. 

Por un escarpado talud de capas tobáceas se asciende á la 
porción septentrional de la isla, que es un alto y tajado peñón 
con cantiles de I 50 metros, constituido principalmente por to- 
bas, y entre ellas hacia la costa del W. un relleno de lavas puesto 
al descubierto por la erosión marina, apareciendo como colosal 
cuña de roca r^egra encajada entre las tobas grisáceas, como se 
aprecia en la fotografía panorámica que acompaña á este traba- 
jo. Termina el peñón en dos picos: uno al E. que es el culminan- 
te, con 238 metros de altitud, según Simony, y otro al W., con 
22/] entre ambos media una poco profunda cuenca á modo de 
ligera depresión crateriana. 

La isla está tan desmantelada por la erosión marina, que de 
ella sólo queda un resto ruinoso de la mayor extensión que al- 
canzaría en su origen; de aquí que sea difícil reconstruir ideal- 
mente las porciones que faltan. Montaña Clara probablemente 
constituyó un volcán con dos cráteres: uno de ellos en la base, 
con su fondo situado bajo el mar; las pendientes internas de este 
cráter son las que se divisan mirando la isla desde el Norte, como 
la representa la fotografía 2.^ de la lám. xui. Al otro cráter co- 
rresponderá la depresión situada en lo alto de la isla, el cual pa- 
rece emitió lavas que corrieron hacia el S\V. La masa de ellas, 
que en la costa occidental los embates del mar han dejado al 



(217) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 323 

descubierto, quizás pertenezca al tapón solidificado de la\-as que 
llenarían el fondo del cráter después de la erupción. 

La mole cupuliforme de sección elíptica, constituida por ne- 
gras lavas situada al Norte de la isla y rodeada de rompientes, es 
el llamado Roque del Infierno^ el cual alcanza una longitud de 
unos 1 50 metros por 44 de alto. Por su forma y aspecto parece 
corresponder á una salida submarina de lavas y escorias, origi- 
nando un cúmulo-\'olcán, por el estilo de otros que hemos men- 
cionado en Lanzarote. 

Isla Alegranza. — Es la más septentrional de las isletas, dis- 
tando de Montaña Clara unos 10 kilómetros y cerca de 20 de 
Lanzarote. Vista desde el mar, por el Sur ó por el Norte, ofrece 
la silueta que representa la fotografía 3.^ de la lám. xiii; por el 
borde occidental un gran acantilado á pico desciende desde una 
al parecer alta meseta que ocupa cerca de la mitad de la isla, y 
que, en realidad, es la silueta de un gran volcán con un enorme 
cráter elíptico; en la otra mitad de la isla se alzan dos picos irre- 
gularmente cónicos, correspondientes á otros dos volcanes, ter- 
minando hacia Oriente por una elevada punta en la que se asien- 
ta un faro. 

Tiene la isla forma redondeada con unos cinco kilómetros de 
diámetro, costas bra\'as, acantiladas y sumamente corroídas y 
destrozadas por los embates del mar. 

De los tres volcanes que constituyen Alegranza, dos están 
situados en la costa del SE. El más oriental, y por lo tanto más 
próximo á Punta Delgada, sobre la que está edificado el faro, es 
la montaña Rapadiu'a, constituida por tobas compactas cenicien- 
tas y tobas esponjosas ó de lapiíli. La erosión marina ha roído 
la montaña por el Sur, originando un áspero derrumbadero. 

No se reconoce cráter alguno. Simon}^, que midió todas estas 
elevaciones, asigna á Rapadura una altitud de II 5 metros. 

No lejos de este volcán, y también en la costa meridional, se 
eleva el de Wlontaña Lobos. La erosión marina, avanzando hacia 
el interior, ha puesto al descubierto la masa de lava que rellenó 
el cráter y la chimenea, distinguiéndose desde el mar á modo 
de ingente cuña de negra roca encajada entre dos picos latera- 
les de tobas rojas. Por el lado de tierra presenta el volcán un 

Mem. R Soc. esp. Ilist. nat., vr, 1909. 



324 E. H. -PACHECO (218) 

ancho y poco profundo cráter, del cual procede el potente lomo 
de lavas, que expansionándose hacia el N. y NE. de la isla, ocu- 
paron una tercera parte de su superficie. Asigna Simony 205 me- 
tros al pico occidental de la Montaña Lobos, 199 al oriental y 
151 á la depresión entre ambos; el nivel del piso en la base de 
la montaña está elevado 70 metros sobre el mar. 

El campo láx'ico, como el de Isla Lobos y el de Soó, se dis- 
tingue por las numerosas colinas escoriáceas cónicas y cupuli- 
formes de que está erizado, especialmente en el trayecto com- 
prendido entre el volcán Lobos y la costa Norte de la isla, coli- 
nas que en conjunto se conocen con el nombre de Las Atalayas, 
designándose con el de El Trillo la porción de mal-país, que 
desde Las Atalayas se extiende hacia el NE. ; el nombre alude á 
comparar los picachos y asperezas del mal-país con el tablero 
de un trillo que en Canarias erizan de lascas de basalto, en sus- 
titución á los pedernales empleados en Castilla. 

La mitad occidental de la isla está ocupada por el gran volcán 
de tobas llamado La Caldera de Alegranza. Tendrá la montaña 
en su base cerca de dos kilómetros de diámetro longitudinal, con 
las vertientes externas inclinadas unos 45°, salvo del lado de Po- 
niente en donde las olas han fraguado un gran acantilado que 
se alza sobre el mar hasta una altura de 270 metros, y que lla- 
man el Roque de la Capella. Es el cráter elíptico y todo en él 
de una gran regularidad; el coronamiento forma un circuito 
completamente cerrado, cuya máxima altitud es de 290 me- 
tros, estimando la longitud del cráter en su parte alta en cer- 
ca de un kilómetro. Por pendientes sumamente inclinadas se 
desciende al fondo, el cual está elevado tan solo unos 50 metros, 
componiendo una superficie elíptica, casi plana y de unos ÓOO 
metros de longitud. 

Toda la montaña es de tobas compactas amarillentas ó blan- 
quecinas, formando al exterior grandes losas sumamente res- 
baladizas, á causa de los liqúenes que las tapizan, lo cual hace 
difícil por extremo la subida y el descenso por tales pendien- 
tes, que son además escarpadas, á no ser aprovechando los ba- 
rrancos radiantes que las aguas de lluvia han fraguado en las 
laderas. 



Mem. de la R. Soe. de Hist. Nat. Tomo VI.— Lam. XIII. 




LA ISLA LOBOS, DESDE EL NORTE 




ISLA MONTANA CLARA Y ROQUE DEL INFIERNO, DESDE EL NORTE 




SILUETA DE ALEGRANZA, DESDE EL SUR 



Clichés E. Il.-PacheCQ. 



'(219) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 325 

Por SU tamaño, constitución litológica y aspecto, ofreco este 
volcán una gran semejanza con la Caldera Blanca de Perdomo> 
cerca del Tinajo. 

Entre el campo de lava, procedente de Montaña Lobos y la 
base de La Caldera, se extiende de Sur á Norte de la isla una 
llanura de tobas cenicientas, que llaman La Desgraciada; sus 
capas son horizontales, cubiertas superficialmente de incrusta- 
ciones calcáreas. La llanura se prolonga hacia el Sur en una 
punta redondeada, Piuita Trabuco^ que forma el borde W. de 
una pequeña bahía acantilada, también de paredes tobáceas, 
junto á la cual está edificada la casa del arrendatario de la isla, 
cuya familia, con la de los terreros del faro, componen toda la 
población de la isla. 

Una característica de Alegranza son las tobas compactas, que 
parecen á primera vista constituidas por cenizas, pero acaso más 
bien integradas por productos desmenuzados y pulverizados, á los 
que el agua del mar cuando la erupción amasó y cementó dando 
origen á las tobas compactas que incluyen fragmentitos de lavas 
y de lapilli. 

En la isla Montaña Clara y en la Caldera Blanca de Perdomo, 
no muy alejada del mar, existen asimismo tobas grises y amari- 
llentas de este tipo. 

De los tres volcanes de la isla, La Caldera y Rapadura no 
parecen haber dado origen á corrientes de lavas, las cuales pro- 
ceden únicamente de Lobos. 

En los años lluviosos produce la isla cereales, principalmente, 
y sostiene constantemente un rebaño de cabras. La utilidad ma- 
yor, sin embargo, la obtiene el colono de las numerosas proce- 
larias {Procelaria Pitffinns)^ que allí WdiVWdiW par délas (i). 

(1) Estas aves anidan en número prodigioso entre las oquedades que 
existen entre las tobas y lavas; bastaba asomarse á cualquier agujero 
para percibir una de estas aves empollando su voluminoso huevo, sin 
hacer nada por huir. Antiguamente, decía el colono, se cogían anual- 
mente en la isla 12.000 pardelas; ahora muy raro es el año que se llega á 
la mitad. La recolección se hace cuando el pollo está para volar, dejando 
á la madre, de carne dura y demasiado aceitosa. La persistencia de este 
sistema de coger las pardelas, ocasiona el que acaben por casi desapare- 
Mem. R. Soc. esp. Hist. nat. vi 1909. 



320 E. H. -PACHECO (22o) 

Roque del Este. — Al Saliente del grupo de las Isletas y al 
NE. de Lanzarote existe un reducido islote distante unos 15 ki- 
lómetros del extremo Norte de I.anzarote y 20 de Alegranza. 
Cuando pasamos junto al elevado peñasco en el velero en que 
visitábamos los Islotes ya atardecía y el estado del mar no per- 
mitía abordarlo, por lo cual sólo pudimos observarlo desde el 
barco y hacer un ligero croquis de su aspecto. 

Aparece como un peñón de bordes escarpados y casi inacce- 
sibles, alargado de NE. á SW., con una longitud de unos 300 
metros y dos picachos en sus extremos; el más elevado es el del 
Norte, al cual asigna Simony, único naturalista que lo ha reco- 
rrido, una altura de 8 1 metros, y al cual llaman los pescadores de 
Lanzarote El Campanario, á causa de un alto mogote de roca 
negra, que indudablemente pertenece á una masa de lavas que 
desciende hasta el mar. Todo lo demás, incluso el pico del 
SW., alto 65 metros, parece formado de tobas grisáceas. 

Este islote, corroído y destrozado por la acción del oleaje, no 
es más que el resto de la pared del SE. de un volcán de cráter 
submarino. 



cer estas palmípedas. Según he oído, en los islotes Salvajes, entre Cana- 
rias y Madera, los portugueses hacen la caza un año sí y otro no. A pesar 
del sabor aceitoso y olor á pescado de estas aves, que se conservan en 
salazón, son apreciadas en las Canarias, vendiéndolas á 30 ó 40 céntimos 
cada una, según nos afirmaron. 



(22 i) estudio geológico DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 327 



CONCLUSIONES 

Sintetizando lo expuesto en los capítulos que anteceden, ex- 
pondremos en estas últimas páginas las conclusiones que res- 
pecto á la constitución é historia geológica de Lanzarote y de 
las Isletas nos parece se deducen del estudio realizado. 

1. Las Islas Canarias, juntamente con los bancos basálticos 
submarinos próximos y las islas Salvajes, forman cuatro alinea- 
ciones orientadas de NE. á SW. paralelas á la costa del Sahara 
y á las faldas que el profesor Ouiroga reconoció en la Meseta del 
Tiris, alineaciones todas que parecen corresponder á líneas de 
fractura en el borde atlántico del Norte de África, por las cuales 
se realizarían las erupciones que formaron las islas y bancos men- 
cionados. 

2. Tanto Lanzarote y Fuerteventura, como la pequeña is'.a 
Lobos, situada entre ambas, y las de Graciosa, Clara y Alegran- 
za con los roques del Infierno y del Este, al Norte de la prime- 
ra, constituyen en su conjunto, dentro de las Canarias, una in- 
dividualidad geológica formada por los materiales volcánicos que 
surgieron por una de las líneas de fractura mencionadas. 

3. Los cimientos de Lanzarote, juzgando por los cantos lan- 
zados al exterior por algunos volcanes, están constituidos por 
rocas eruptivas antiguas del grupo de las hiperstenitas principal- 
mente. 

4. Las erupciones volcánicas acidas, que en la base de otras 
islas del archipiélago adquieren gran desarrollo, son escasas en 
Lanzarote, aunque también se verificaron, según se deduce del 
reducido afloramiento, situado en la base occidental de los Aja- 
ches, de una roca muy alterada, que parece corresponder á una 
traquita andesítica. 

5. A las erupciones de rocas acidas siguieron grandes emi- 
siones de basaltos acompañadas de escasos fenómenos explosivos, 
basaltos que forman dos ingentes macizos al Norte y Sur de lo 

Mera. R. Soc. esp. Hist. uat., vr, 1909. 



328 E. H. -PACHECO (222) 

que más tarde sería Lanzarote, y entre ambos una plataforma 
que estaría en gran parte sumergida. 

Según los estudios realizados por diversos geólogos en las 
otras Canarias, en donde la formación basáltica homogénea está 
también muy desarrollada, tales emisiones se remontan proba- 
blemente al terciario post-eoceno. 

6. Los macizos en cuestión, mucho más extensos antes que 
ahora, en épocas remotas y con anterioridad al movimiento de 
emergencia del cual hablaremos, fueron intensamente erosiona- 
dos por el oleaje que los destruyó en gran parte y fraguó los 
colosales acantilados de Famara y la abrupta pendiente W. de 
los Ajaches. 

7. Un lento movimiento de elevación, general á todo el archi- 
piélago, aisló el macizo del Sur de los embates del mar por la 
costa de Poniente, y en parte también el del Norte. Parecen ates- 
tiguar este movimiento: la disposición en planicie costera levan- 
tada que presenta la llanura basáltica que se extiende hacia el W. 
en la base de los Ajaches; la existencia en la base del macizo de 
arenisca de granos basálticos redondeados con fragmentos de 
conchas y cemento calizo, y el talud de detritos acumulado al 
pie del paredón de Famara y que lo resguarda casi por completo 
de los embates del mar. 

8. En tiempos geológicos muy modernos, posteriores á la 
iniciación del movimiento emersivo de los macizos, se produje- 
ron intensas erupciones, también basálticas, pero de naturaleza 
explosiva con edificación de numerosos conos y mantos de lava 
que unieron ambos macizos y dieron á la isla su forma y dimen- 
siones actuales. 

Según se deduce de la manera cómo se acumularon las esco- 
rias y lapillis alrededor de las aberturas volcánicas y de la forma 
en herradura que presentan la mayor parte de los volcanes con 
la abertura hacia el primer cuadrante, las erupciones que las ori- 
ginaron debieron realizarse en tiempos en que ya estaba estable- 
cido el actual régimen de vientos. 

9. Las Isletas corresponden por su edad y constitución á la 
serie antigua de la formación basáltica explosiva. Son más mo - 
ciernas que los macizos basálticos elevados por erupciones sub - 



(223) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y CE LAS ISLETAS CAÑARLAS 329 

marinas, posteriores al comienzo del movimiento emersivo ge- 
neral al archipiélago, siendo por lo tanto las más jóvenes de las 
Canarias. 

10. Los volcanes están dispuestos en Lanzarote según alinea- 
ciones arrumbadas de ENE. á WSW., como si correspondieran 
á salida de materiales eruptivos por grietas fraguadas y dirigidas 
según el rumbo mencionado. 

Cada ^'olcán parece haber sido formado por una sola erupción, 
de tal modo, que estas se realizaron en Lanzarote cada vez por 
sitio distinto. Únicamente el macizo del Fuego hace excepción 
á la regla general, por cuanto se. señalan en él cráteres de épocas 
distintas. 

En los aparatos volcánicos se distinguen cuatro tipos principa- 
les: I. °, cúmulo-volcanes; 2.°, volcanes cónicos estratificados, con 
cráter que dio salida á las lavas, bien por derrame por los bordes 
del cráter ó por portillos abiertos en las paredes del volcán; 
3.°, calderas de explosión con el fondo crateriano á veces, á nivel 
inferior al piso exterior; 4.°, grietas eruptivas por donde manó la 
lava. Los tipos i.° y 2." son los más frecuentes entre los volca- 
nes de la serie antigua, y las calderas de explosión son caracte- 
rísticas de las erupciones del siglo xviii. 

11. Las erupciones explosivas se han realizado sucesi\-amen- 
te durante un largo período de tiempo, distinguiéndose clara- 
mente diversas épocas eruptivas; una, á la que corresponden los 
volcanes que hemos designado como de la serie antigua, en la 
cual es muy probable se incluyan algunos de muy distintas fe- 
chas; otra, en la que se formó el Corona, Quemada de Orsula 
y mal-país de la Cueva de los Verdes; una tercera, la de 1730 á 
1736, y finalmente la de 1824. 

De esto se deduce, que la isla está sujeta á ^-iolentos paroxis- 
mos separados por períodos de gran tranquilidad y á veces de 
muy larga duración. 

12. Caracteriza á las erupciones modernas de Lanzarote la 
cantidad considerable de lavas emitidas, y sobre todo, su gran 
fluidez, produciéndose en los campos lávicos túneles y galerías 
de varios kilómetros, que no tienen, que sepamos, equivalente 
por su extensión en otras regiones volcánicas del globo y res- 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1909. 



330 E. II. -PACHECO (224) 

pecto á cuya génesis nos ocupamos en el capítulo correspon- 
diente. (Cap. V, II.) 

La erupción ele 1 824, de la cual sólo se poseían escasas noti- 
cias, es interesante por ios surtidores de agua que brotaron por 
la chimenea del volcán Tinguatón después de la lava, terminan- 
do la erupción por una intensa fase geiseriana, fenómeno extraño 
é insólito en los volcanes. 

13. El volcanismo en Lan/:arote queda en la actualidad redu- 
cido al desprendimiento de emanaciones caloríficas en la Monta- 
ña del Fuego, en donde la temperatura llega en algunos sitios, 
según observaciones del Sr. Brun, á 360 grados á la profundidad 
de 60 centímetros; tales emanaciones son completamente secas 
y no parecen acompañadas de desprendimiento alguno gaseoso, 
por lo cual suponemos puedan proceder de la radiación de un 
gran acumulo de lavas en el interior de la montaña. 

14. Ni en Lanzarote ni en las Isletas existen formaciones se- 
dimentarias de origen acuoso, á no ser la arenisca de grano grue- 
so citada en la base W. de los Ajaches. En cambio, adquieren 
bastante desarrollo las formaciones sedimentarias subaéreas que 
consisten en depósitos calcáreos sobre los basaltos y lavas anti- 
guas, reconociendo un origen concrecionado, debiendo, por su 
edad, remontarse todo lo más al Cuaternario. 

15. Otra formación subaérea es la constituida por las arenas 
voladoras de los Jabíes, de color blanco, naturaleza calcárea, ori- 
gen animal y procedencia marina; arenas que, según creemos, 
son traídas á la isla por la corriente del Golfo, penetrando por las 
costas bajas de barlovento y empujadas por el alisio atraviesan 
el territorio insular, salen por las de sotavento y continúan su 
marcha submarina hasta acumularse en la costa del Sahara. 

16. Como consecuencia de la falta de lluvias y de la violen- 
cia con que sopla el alisio, las islas sostienen una vegetación 
pobre en individuos, presentando aspecto desértico, vegetación 
á la que dan carácter los grandes euforbias leñosas, las matas 
crasas y las plantas barrilleras. Esto, unido á la naturaleza y co- 
lor de las rocas, origina paisajes de aspecto árido, reseco y de 
una gran desolación, sobre todo en los grandes campos de lava 
reciente, no invadidos aún por plantas fanerógamas. 



(225) ESTUDIO GEOLÓGICO DE LANZAROTE Y DE LAS ISLETAS CANARIAS 331 

Ha contribuido á aumentar la aridez de Lanzarote la desapa- 
rición, probablemente en tiempos históricos, de la vegetación 
arbustiva, ó quizás también arbórea, que existiría en algunos te- 
rritorios, como parece indicarlo el yacimiento con sub-fósiles 
de Antkophora, Parmacella, Helix sarcostoma y Stenogyra de la 
llanura de Timbaiba, animales que desaparecieron de la isla al 
faltarles la vegetación que les prestaba abrigo y alimento. 

17- La expresada escasez de lluvias, la poca altitud de la isla^ 
la falta de vegetación arbórea y la naturaleza Asurada y porosa 
de las rocas basálticas que integran toda la porción emergida de 
Lanzarote, ocasionan el que apenas existan manantiales, de tal 
modo que las aguas llovedizas que no se filtran, corren tumultuo- 
samente al mar y las que se filtran entre los mantos lávicos 
y basálticos surgirán casi en su totalidad por manantiales que 
afloren en las escarpas costeras submarinas. 

18. La acción erosiva del mar se manifiesta en Lanzarote y 
en las Isletas con gran actividad, produciendo costas muy irregu- 
lares y escarpadas, con gran escasez de playas, á causa, no tan 
solo de la naturaleza de las rocas que integran la isla y de lo 
abrupto de las escarpas submarinas, sino de que la corriente del 
Golfo, aquí muy impetuosa, al dividirse entre las islas formando 
hileros de corrientes, arrastra los materiales destacados de las 
costas y los reparte por el fondo del mar, según parecen indi- 
carlo los sondeos. 



xMem. R. Soc. esp. Hist. nat. vi, 1900. 21 



Mein, de la E. Soc. Esp, de Hist. Nat. 



Tomo Yl.—Lhi. XIV. 







Cllchó O. Símony,— Propiedad del K. K. Naturkiatorischen Hofmuseums de Viena. 
PARTE ALTA DEL ACANTILADO BASÁLTICO DE FAMARA 



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Mera, de la R. Soc. Esp. de Hist Nat. 



Tomo VI.-L,ú[. XVIII. 




Clichú O. Símony. — Propiedad del K. K, .\'<ihiThÍ8lorisclicn Ho/mu-n-ums de Vlena. 



Mem. ríe la R. Soc. Esp. fie Hist. Nat. 



Tomo VI.— LÍM. XIX. 








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Mem K. soc. esp. llíst. nat., ti, 190V 



EXPLICACIÓN DE LAS LAMINAS 



Lámina IV. — Erosión marina en el volcán Montaña Roja, en la costa de 
barlovento. 
Cráter de la montaña del Golfo, erosionado é invadido por el mar, y 
formación posterior de una playa aisladora. 
Lám. V. — Vista parcial del acantilado basáltico de Famara. 

El portillo de Guatifay en el acantilado basáltico y torrente de lavas 
del Corona. 
Lám. VL — Volcán Guanapay. 

Volcán Timbaiba. . . 

Volcán Montaña Blanca, desde el Sur. 
Volcán Tahiche, desde el Norte. 
Lám. VIL— Cráter de los Lomos del Cuchillo, de Soó, y en el fondo las 
montañas de Tinajo. 
Alineación de volcanes antiguos, desde el charco de San Ginés, en 
Arrecife. Gaida. Tesa, Bermeja y Blanca. Gual/sea y Las Calderetas. 
Entine. 
Borde meridional de la meseta de Famara y volcán de Las Canteras, 
desde la llanura tobácea de Nazaret. 
Lám. VIII, — Borde del cráter de Caldera Honda. 

Interior del cráter de Caldera Honda. 
Lám. IX.— Mal-país y montañas de Soó en el fondo. 
Cúpula de lava en el mal-país de Soó. 
Capas de toba en la montaña Asomada. 
Lám. X. — Corriente de lava que salió por el portillo del volcán de los 
Cuervos. 
Cráter del volcán de los Cuervos. 
Lám. XI.— Borde del campo de lava, con una cúpula hundida. 
Choza natural de lava. 

El campo de lava, con el volcán Tinga en el fondo. 
Lám. XII. — Corriente de lava hacia el puerto de Tegoyo y campo de la- 
pilli. 
El campo de lava desde el puerto de Tegoyo, en el fondo Montaña 

Negra. 
Borde de la corriente de lava en Maches. 

Mem R. Soc. esp. Ilist. nat., ti, 1909. 



334 EXPLICACIÓN DE LAS LAMINAS (228) 

Lám. XIII. — La isla Lobos, desde el Norte, 

Isla Montaña Clara y Roque del Infierno, desde el Norte. 
Silueta de Alegranza, desde el Sur. 
Lám. XIV. — Parte alta del acantilado basáltico de Famara. 

Corresponde esta fotografía á la zona superior del acantilado re- 
presentado en la lám. V. 

Lám. XV. — Montaña del Mojón, vista desde la montaña de las Agujas, en 
la isla Graciosa. 

Constituye esta montaña un típico volcán en forma de tronco 
de cono con cráter cónico. Las lavas, rebosando del cráter, han 
escurrido por los flancos y contribuido á elevar el monte. Se 
aprecian en las pendientes externas pequeños barrancos de 
erosión que parten radialmente de la cresta de circunvalación 
del cráter y se pierden en la llanura de la base. 

Lám, XVI. — Cráter principal de la montaña del Fuego. 

Este cráter, como otros muchos del macizo del Fuego, se abre 
en una masa ó amontonamiento de escorias muy esponjosas y 
sueltas. 

Lám. XVII. — Foso en el campo lávico de 1730 á 1736. 

Por su fondo ha corrido un torrente de lavas procedentes de la 
grieta eruptiva situada entre la montaña del Fuego y la calde- 
ra de Fuencaliente. El aspecto blanquecino que presentan las 
lavas, es ocasionado por estar tapizadas de una especie de li- 
quen grisáceo, única planta que vegeta en las lavas del si- 
glo xviii. En el fondo de la fotografía se ve la montaña del 
Fuego. 

LÁM. XVIII.— Entrada al Jameo del Agua, en el campo lávico del NE. de 
Lanzarote. 

La masa de fragmentos rocosos que ocupa el fondo del hoyo, 
corresponde á los materiales resultantes del hundimiento de 
la bóveda que enlazaba las dos entradas del túnel, que se apre- 
cian en los extremos del hoyo; la de la izquierda conduce, 
por una rampa de cascotes lávicos, á la magnífica caverna lla- 
mada Jameo del Agua y descrita en la pág. 119. El peñasco que 
se ve á la izquierda de la fotografía, sobre el techo de la ca- 
verna y en segundo término, es el tapón que cerraba la clara- 
boya que existe en el techo de la cueva. Las paredes del hun- 
dimiento dejan ver la disposición en mantos horizontales que 
constituyen el extenso y potente mal-país que ocupa el NE. de 
Lanzarote. Hacia la derecha de la lámina se ven numerosas 
matas de berol y tabaiba, casi únicas plantas, que con los liqúe- 
nes, vegetan en esta zona de la isla. 

Lám, XIX. — Panorama de la isla Montaña Clara desde el NW, de la misma. 

En primer término, y á la izquierda de la lámina, se ven capas de 
tobas cenicientas y compactas. En el centro, formando un pico 



(229) EXPLICVCIÓN DE LAS LÁMINAS 335 

cónico, lavas esponjosas. En segundo término, y en lo alto, se 
aprecia una depresión cratérica poco acentuada. A la derecha 
se señala el extremo Sur de la isla, constituido por capas de 
tobas de diversa constitución y coloraciones, y que, batidas 
por el oleaje, han dado lugar á una costa en extremo acciden- 
tada y escarpada. 

Mapa Geológico de Lanzarote y de las Isletas Canarias. 

Escala i : 150.000. La parte topográfica está hecha según las car- 
tas de Arlet y K. Sapper, los datos de O. Simony y las obser- 
vaciones del autor. La parte geológica, según las observacio- 
nes del autor. Las curvas de nivel terrestres y submarinas 
están marcadas de 100 en 100 metros. Está indicada la natu- 
raleza del fondo del mar, según los datos de las cartas marinas 
del Depósito Hidrográfico de España, y de los deducidos de 
los sondeos de los barcos cableros publicados por el Sr. Vigil. 



Mem. R. Soc. esp. Hist. nat , vi, 1909. 



índice 

Págí. 



PRÓLOGO I 

NOTA BIBLIOGRÁFICA 6 

PRELIMINARES. — Clasificación de las formaciones geológicas 
Y plan de la obra 10 

CAPÍTULO I. — Fisiografía y aspecto general. 

I. Relaciones tectónicas. 

Fuerteventura, Langarote y las Isletas constituyen una 
unidad geográfica y geológica. — El conjunto forma una 
alineación de SW, á NE. prolongada por el banco Con- 
cepción. —Forma y naturaleza basáltica de este conjun- 
to. — Razones que hacen suponer que las Canarias no 
forman una agrupación de volcanes dispuestos radial- 
mente alrededor de otro principal. — Considerada la si- 
tuación de las islas Salvajes y de los bancos próximos al 
archipiélago, las Canarias forman cuatro alineaciones 
orientadas de SW. á NE. — Importancia de este arrumba- 
miento en las próximas costas africanas y fallas del 
Sahara 13 

II. Las costas. 

Forma general de Lanzarote y de sus costas. — Escasez de 
playas; sus clases. —Carácter acantilado de las costas de 
Lanzarote y de las Isletas 18 

III. Caractetistica y aspecto general de la isla. 

Falta de elevaciones dominantes. — Disposición alineada 
de los volcanes. — Disposición general del relieve. — Es- 
casez de lluvias. — Violencia y constancia en la dirección 
del viento. — Aspecto árido y desértico de la isla. — Po- 
blación . 22 

IV. Los diversos territorios insulares. 

Clasificación de los territorios de Lanzarote. — Aspecto 
general de los macizos basálticos de Famara y Aja- 
ches. — Característica de las montañas volcánicas anti- 
guas.— Campos viejos de lava y llanuras tobáceas, — Vol- 
Mem. U. Soc, esp. Bist. uat-, vi, 1909, 



338 ÍNDICE (232) 



canes y campo lávico del siglo xviii. — Mal-países moder- 
nos de fecha desconocida. — Campos de arenas negras. — 
Los jabíes 26 

CAPÍTULO II. — Formación basáltica de erupción homogénea. 

I. DescripciÓ7t orográfico-geologica. 

Situación y dimensiones del macizo basáltico del Norte. — 
Segmentación transversal de su estrecha y alargada al- ■ 
tiplanicie. — Carácter escalonado y abrupto de sus ver- 
tientes. —Disposición radial de los valles. — Restos de 
valles hacia el W. — Macizo del S.; la sierra de los Aja- 
ches. — Arista aguda de su línea culminante. — Gran in- 
clinación de la vertiente occidental. — Carácter abrupto 
de los valles orientales. — El Cuchillo, La Meseta y la 
Sierra de Yaiza. — Planicie basáltica, atravesada por di- 
ques, de la Costa de Rubicón.— Afloramiento basáltico 
de la base de Montaña Blanca 36 

II. Constitución geológica. 

Escasa inclinación de los bancos basálticos. —Accidentes 
producidos en la marcha de las corrientes basálticas. — 
Caracteres texturales de las rocas.— Disposiciones tabu- 
lar y columnar. — Abundancia de diques en la base de la 
formación y su escasez en las zonas altas. —Productos de 
alteración de los basaltos; mantos de wacka y conglo- 
merado limouítico. —Zonas del Risco de Famara.— Falta 
de productos característicos de los fenómenos explo- 
sivos 47 

III. Historia geológica. 

Los macizos se formaron por grandes emisiones tranqui- 
las de lavas. — Opinión de Hartung. — Línea de fractura 
que daría salida á los basaltos. — Los macizos constituían 
antes de la fase explosiva y de la aparición de los islotes 
los núcleos primitivos de la isla. — La erosión marina 
debe haber reducido grandemente la extensión de tales 
macizos. — Un movimiento de emersión de la isla los 
aisló de la acción del mar 51 

CAPÍTULO III. — Serie antigua de la formación volcánica ex- 
plosiva. 

I. Descripción orográfico-geologica. 

Caracteres generales de la formación. — Distribución de 
los volcanes por alineaciones y grupos. — Alineación 



(233) ÍNDICE 339 

Págs. 

Blanca-Guarcülama y mal-país de Tías. — Grupo de San 
Bartolomé y mal-páís procedente del grupo. — Alinea- 
ción de Las Vegas y de La Geria. — Volcanes antiguos 
de la alineación de Timanfaya. — Alineaciones del W. y 
volcanes de la costa de Betancores. — Alineación de Ta- 
mia. — Alineación Timbaiba-Tinajo. — Grupo de Soó y 
mal-países de la costa de barlovento. — Volcanes Monta- 
ña Roja y Atalaya. — Volcanes del macizo de Famara. , . 57 

II. Tipos de volcanes^ materiales litológicos y fenómenos volcánicos. 
Manera cómo se han realizado en Lanzarote las emisiones 
lávicas de la serie antigua. — -Clasificación de los volca- 
nes atendiendo á su forma, aspecto y manera cómo de- 
bió realizarse la erupción en cada caso. — Mal-países y 
cúpulas de lava. — Probable origen de los puertos de 
Arrecife y Naos. — Llanuras de tobas de proyección de 
la costa de sotavento. — Depósitos de lapilli, de diferen- 
tes épocas, en Las Vegas. — Las sucesivas erupciones pa- 
recen haberse realizado siguiendo una alineación que 
corresponderían á grietas orientadas de ENE. á WSW. — • 
Cada volcán parece haber sido formado por una sola 
erupción. — Semejanza que guardan algunos mantos de 
lava de la formación explosiva con los basaltos colum- 
nares de la formación homogénea. — Los volcanes de la 
serie antigua se elevaron en tiempos en que ya domina- 
ba el actual régimen de vientos alisios. — Falta de capas 
de ceniza en la isla , , 97 

CAPITULO IV. — Erupción del Corona y mal-país de la Cueva 
DE los Verdes. 

Enlace de la serie explosiva antigua con la moderna. — Pe- 
ríodos cronológicos de la última. ^Volcanes Corona y 
Quemada de Orsula. — Extensión del mal-país de la Cue- 
va de los Verdes. — Fluidez de sus lavas. — Edad de su 
erupción. — Pseudo-bombas. — 'Los Jámeos. — Descripción 
de la Cueva de los Verdes. — El Jameo del Agua 107 

CAPÍTULO V.— Erupción de 1730 Á 1736. 
I. Los volcanes. 

Disposición general de los volcanes del siglo xviii.— Des- 
cripción del macizo del Fuego. — Las Calderas Quema- 
das y Montaña Rajada.— Pequeños volcaúes entre ellos. 
Grieta volcánica y lagos de lava entre el macizo del 
Fuego y la montaña Miraderos. — La Caldera de Fuen- 
Mem. K. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1909. 



340 ÍNDICE (234) 

Págs. 

caliente. — Pedruscos y cantos lanzados por las explosio- 
nes. — Montaña Pico-Partido y Colorada. — Volcán Tinga; 
su explosión. — Montaña Colorada junto á Negra y su 
lago de lava. — Caldera de los Cuervos. — Volcán de Mazo. 1 2 1 

II. El campo de lava y sus accidentes. 

Enorme extensión del campo lávico; sus límites. — Gru- 
pos que pueden hacerse con las lavas de esta erup- 
ción. — Lavas escoriformes. — Formación en témpanos 
horizontales. — Formación en lastrones en posiciones di 
versas. — Hundimientos en el campo lávico. — Causas de 
tales disposiciones de las lavas. — Lavas amarillas de la 
base del Fuego. — Los hornitos. — Grutas de lava eleva- 
das sobre el mal-país; su origen. — Fosos en el campo lá- 
vico. — Descripción del túnel de lava llamado Cueva de 
los Naturalistas. — Origen de los fosos y túneles en las 
lavas modernas. — Los lapillis. — Falta de cenizas 136 

III. La erupción. 

El territorio destruido. — Relato de la catástrofe por el 
cura de Yaiza D. Andrés Lorenzo Curbelo. — Los gran- 
des brazos destacados del gran campo lávico deben co- 
rresponder á fecha posterior á la que alcanza el relato 
del cura de Yaiza. — Consecuencias que se deducen de 
esta relación. — Montañas rápidamente formadas. — Emi- 
siones de vapores pestilentes. — Volcanes submarinos. — 
Llamas en los cráteres y en el mar. — Formación de cal- 
deras de explosión. — Conclusiones respecto á los fenó- 
menos que caracterizaron la erupción 1 54 

IV. Las emanaciones caloríficas actuales. 

Zona de las emisiones caloríficas en las Montañas del Fue- 
go. — Reducción de su área. — Capas de tosca del Lomo 
del Azufre, donde las emisiones de calor son más inten- 
sas. — Temperatura de las emanaciones.^Composición 
de los productos y costras salinas. — Opiniones de De 
Buch, Hartung y Brun respecto á la naturaleza de las 
emisiones caloríficas. — Humedad que empapa las capas 
superficiales del macizo. — La termalidad pudiera proce- 
der de una gran masa de lavas, candentes aún, en el in- 
terior de la montaña 164 

CAPÍTULO VI.— La erupción de 1824. 

Pequeños terremotos precursores.— Alineación de los tres 
volcanes de 1824. — Descripción de sus cráteres.— Las 



I> 



(235) ÍNDICE 341 

P--ÍSS. 

profundas chimeneas del volcán Tinguaton. — Relato de 
los fenómenos, según manuscritos de testigos presencia- 
les. — Emisión de agua por la grieta eruptiva de Tao. — 
Extensa corriente lávica del Volcán Nuevo del Fue- 
go. — Rápida emisión de lava del Tinguaton. — Termina 
la erupción por una fase geiseriana.— Característica del 
período eruptivo. — Emisiones de agua y barro por otros 
volcanes: su causa probable, particularmente en los 
volcanes de Tao y Tinguaton 170 

CAPITULO MI. — Formaciones subaéreas no volcánicas. 

I. Depósitos calcáreos concrecionados. 

Escasez de formaciones sedimentarias acuosas en la isla. — 
Caracteres de la caliza que forma los depósitos. — Zona 
de éstos últimos. — Hipótesis de Leopoldo De Buch para 
explicar su origen. — Formación de la caliza á expensas 
del basalto, según Lylle y Bischof. — Calizas de Lanza- 
rote á las que es aplicable este origen. — Depósitos aná- 
logos á los de Lanzarote en otras islas volcánicas. — Opi- 
niones de Poulett-Scrope y de Calderón. — Edad de los 
depósitos calcáreos superficiales de Lanzarote i85 

II. Conieiiícs y depósitos de arenas voladoras. 

Caracteres de las arenas y del Jable. — ^Las cuatro bandas 
de arenas voladoras de las Canarias orientales. — Seme- 
janza de los médanos costeros del Sahara con las zonas 
arenosas de las Canarias.— El avance de las arenas del 
Jable de Lanzarote en días de vendaval. — Procedencia 
de las arenas voladoras de Canarias. — Arenas del fondo 
del mar entre la Península y el Archipiélago.— Natura- 
leza del fondo del Atlántico oriental según las investiga- 
ciones del Princesa Alicia. — Corrientes submarinas de 
origen sísmico. — Ideas de Thoulet respecto á la circu- 
lación interoceánica. — Prueba de corrientes submarinas 
en los mares canarios por la rotura de cables telegrá- 
ficos. — Origen de los jabíes canarios y de las arenas 
calcáreas de la costa sahárica. — La formación arenácea 
calizo-arcillosa con sub-fósiles de la llanura de Timbai- 
ba. — Cambio moderno en la vegetación de la isla que 
acusa esta formación 191 

CAPÍTULO VIII.— Descripción é historia geológica de las Isletas. 
Aspecto de la isla Lobos desde el mar. — El volcán de Lo- 
bos. — Caracteres de las lavas y de sus numerosas cúpu- 
Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1909. 



342 ÍNDICE (23^>) 

Págs. 

las.— Vegetación de la isla.— Descripción de la baja pla- 
taforma de la isla Graciosa y de sus cuatro volcanes.— 
Arenas voladoras.— Época de aparición de la isla.— Mon- 
taña Clara ; su intensa erupción marina ; su reconstruc- 
ción ideal.— El Roque del Infierno. -La isla Alegranza.— 
Descripción de sus tres volcanes y del campo lávico. — 
Tobas compactas.— El Roque del Este 209 

Conclusiones 22 1 

Explicación de las láminas 227 



Madrid, 14 de Enero de 1910. 



Tomo VI. — Memoria 5« 



DATOS PARA EL CONOCIMIENTO 



DE LA 



DISTRIBUCIÓN GEOGRÁFICA DE LOS ARÁCNIDOS 

EN ESPAÑA 

POR 

E. FERNÁNDEZ GALIANO 



Cosa sabida es que una de las dificultades, y no ciertamente 
de las más pequeñas, que salen al paso de quien á trabajos de 
investigación científica se dedica, es la de conseguir un comple- 
to conocimiento de la bibliografía que versa sobre el asunto ob- 
jeto de sus estudios. 

La mayor parte de las veces, y cada vez más, supuesto el nú- 
mero, de día en día más grande, de investigadores científicos, 
los escritos que atañen á tal ó cual rama de la Ciencia, se en- 
cuentran diseminados en multitud de revistas, periódicos y anua- 
rios que, de una manera fragmentaria, y desde puntos de vista 
diferentes, cuando no opuestos, publican trabajos relacionados 
con la materia de que se trate. Esta dificultad se aumenta ex- 
traordinariamente en el caso, muy general, de que una discipli- 
na científica esté expuesta en muchas lenguas diferentes. 

Esto, que constituye un obstáculo serio para toda clase de 
trabajadores científicos, llega á adquirir proporciones de insupe- 
rable á los ojos de personas noveles en la Ciencia, y, por consi- 
guiente, con escasa experiencia para conocer, á las luces de su 
propio criterio, qué libros ó qué revistas habrá de consultar para 
enterarse del estado actual de determinado orden de conoci- 
mientos, y cuáles otros deberá dar de lado, por serle inútiles en 
el curso de su trabajo investigador. 

Memorias de la Real Sociedad española de Historia natural, tomo vi, 1910. 22 



344 E- I'ERNÁNDEZ GALIANO (2) 

Como dice nuestro eminente compatriota Ramón y Cajal, en 
estos tiempos modernos de lucha y de competencia, no basta 
trabajar, ni siquiera basta trabajar bien: es menester trabajar 
bien y de prisa; pero la pesquisa de la literatura científica sobre 
un asunto cualquiera es labor harto larga y prolija para que 
deje de considerarse, si no como un obstáculo al progreso y des- 
arrollo de la Ciencia, por lo menos como un factor que contri- 
buye á la lentitud de su marcha. 

Por lo que á la Bibliografía científica se refiere, podríamos 
darnos por satisfechos con trabajar bien, ya que no pudiéramos 
trabajar de prisa, con tal de tener á nuestra disposición nutridas 
bibliotecas, en donde halláramos escritos abundantes alusivos al 
objeto de nuestros estudios, cosa que, desgraciadamente, no 
siempre ocurre así, sino al contrario, acontece en el menor nú- 
mero de casos, debiéndose gran parte de nuestro atraso científico 
á la falta de buenas bibliotecas. El hombre estudioso que, sólo y 
lejos de los grandes centros de producción científica, se propon- 
ga cultivar un ramo cualquiera de la Ciencia, se verá en grandí- 
simo aprieto si trata de hacer progresar su ciencia favorita, por 
la falta de buenas y abundantes fuentes de consultas. 

En tal sentido, creo han de ser de utilidad trabajos como el 
que tengo el honor de presentaros, én los que, de una manera 
metódica y ordenada, se haga una recopilación de todo lo pu- 
blicado hasta el día sobre una determinada cuestión. Y más 
útiles todavía serán si en vez de limitarse lisa y llanamente á 
la enumeración de las obras y trabajos cortos que traten del 
asunto en cuestión, desentrañan su contenido de tal modo, que 
vengan á ser un sumario claro y ordenado de aquéllos. 

Dejando, ahora, de mirar las cosas de una manera abstracta 
para entrar en el campo concreto de la Zoología, ó para preci- 
sar más, en el de la Geografía zoológica, se echa de ver que si 
útiles son los trabajos de que hablo en el párrafo anterior en 
toda clase de disciplinas científicas, adquieren particular interés 
en la Geografía zoológica, pues á la ventaja de reunir los datos 
bibliográficos para hacer más fácil su consulta, se une la de 
suministrar una vista de conjunto sobre el área geográfica de 
especies animales, facilitando de este modo la tarea de relacio- 



(3) DISTRIBUCIÓN GEOGRÁFICA DE LOS ARÁCNIDOS EN ESPAÑA 345 

nar unas especies con otras, deduciendo consecuencias que dan 
á la Zoología el porte filosófico que la caracteriza. 

En España ha habido, y hay en la actualidad, ilustres culti- 
vadores de las ciencias zoológicas que se han preocupado de co- 
nocer la Geografía zoológica de nuestra Península por lo que 
respecta á varios grupos de animales, entre los que no figura el 
de los arácnidos, habiendo sido éste uno de los motivos que me 
han inducido á estudiar este grupo tan olvidado. 



Para confeccionar la presente Memoria, me ha sido preciso 
examinar en varias Bibliotecas las obras referentes á arácnidos, 
en ellas existentes, habiendo de decir que la mayoría de las 
obras consultadas pertenecen á las Bibliotecas del Museo de 
Ciencias Naturales y de la Real Sociedad española de Historia 
Natural respectivamente, y á la particular de mi maestro D. Ig- 
nacio Bolívar, puesta generosamente á mi disposición por dicho 
señor. 

Igualmente he consultado, por deferencia del personal encar- 
gado de su custodia, las colecciones de arácnidos existentes en 
el Museo de Ciencias Naturales. 

La presente Memoria consta de tres partes: la primera es una 
lista de las especies de arácnidos encontrados en la España pe- 
ninsular, ordenadas alfabéticamente con objeto de que se pueda 
encontrar rápidamente el nombre de una especie ; á continua- 
ción del nombre genérico hago constar las localidades españolas 
en que han sido señaladas, ó bien de las que se conservan ejem- 
plares en el Museo de Ciencias Naturales; cuando se sabe que 
una especie habita tal localidad, por conservarse ejemplares pro- 
cedentes de ella en el Museo, lo indico escribiendo á continua- 
ción del nombre de la localidad las iniciales M. C. N. (Museo 
de Ciencias Naturales), precedidas del apellido del colector de 
aquéllos. 

Cuando, por el contrario, la especie está citada como de aque- 
lla localidad, por una de las obras cuya lista va al final del tra- 
bajo, pongo después del nombre de la localidad un número, que 
Mem. R. Soc. esp. Hlst. nat., vi, 19lO. 



340 E. FERNÁNDEZ GALIANO (4) 

es el que lleva cada obra en la lista precitada. Tratándose de 
aquellas especies á las que se ha designado por dos ó más nom- 
bres diferentes, sólo cito las localidades de origen á continua- 
ción del nombre que adopto, en consonancia con las leyes de la 
nomenclatura zoológica, no dejando, sin embargo, de hacer cons- 
tar los sinónimos , con la indicación de véase que envía al nom-- 
bre adoptado. 

Es de advertir que, aunque hablo, en general, de arácnidos, 
sólo versa mi trabajo sobre arañas, quernetos, escorpiones, 
opiliones y solífugos, habiendo excluido los restantes grupos de 
arácnidos, unos, por considerarlos muchos zoólogos como falsos 
arácnidos, otros por no existir en nuestra fauna representantes 
de ellos, y otros, en fin, por exigir, á causa de su género de vida 
y organización particular, procedimientos de estudio y tener lite- 
ratura científica completamente especiales y aparte. 

Pero como solo con esta parte de mi modesto trabajo sería 
difícil dominar el cuadro de la distribución geográfica de los 
arácnidos españoles con una mirada sintética, he añadido una 
segunda, en la que aparecen ordenadas, de una manera cientí- 
fica, las especies halladas en España; es claro que tratándose de 
especies á las que se han dado varios nombres, hago constar 
únicamente el adoptado en la primera parte. Tanto para los 
nombres y extensión de los géneros, como para las de los gru- 
pos superiores, he seguido la magistral obra de AI. Eugéne Si- 
món: Histoh'C Natiirelle des Araignées (2.^ édition). Paris, 1892- 
1897 (i)- y, como quiera que posteriormente á la publicación de 
esta obra han sido admitidos varios géneros nuevos, y ha sido 
preciso cambiar los nombres de algunos que figuran en la fauna 
aracnológica española, he colocado éstos á modo de apéndice 
al final de la segunda parte. 

En la tercera incluyo una relación de laS' obras y trabajos en 
que se citan arácnidos de España, habiendo hecho exckisión de 
las restantes obras consultadas, que no tenían interés para mi 



(i) Aprovecho esta ocasión para hacer público el testimonio de mi 
agradecimiento á M. Eugene Simen, quien me ha prestado valiosa ayuda 
con sabios consejos y oportunas advertencias. 



(5) DISTRIBUCIÓN GEOGRÁFICA DE LOS ARÁCNIDOS EN ESPAÑA 347 

objeto. Al frente del título de cada obra va un número, que es 
el que, entre paréntesis, figura á continuación de la localidad ó 
localidades en que ha sido hallada una especie. 

Réstame sólo decir que este trabajo no debe ser considerado 
sino como un avance preliminar sobre la distribución geográ- 
fica de los arácnidos españoles, pues no da idea de la riquísi- 
ma fauna aracnológica de la Península; en efecto, varios inves- 
tigadores que han realizado frecuentes excursiones científicas por 
nuestra patria, tienen recogido inmenso caudal de datos que 
permanecen inéditos, y que, al ser publicados, darán á conocer 
de una manera más completa la riqueza aracnológica de la Pe- 
nínsula ibérica. 



Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1910. 



348 E. FERNÁNDEZ GALIANO (6) 



LISTA 

por orden alfabético, de las especies de «Arác- 
nidos» encontradas en la España peninsular, 
con indicación de las localidades en que han 
sido señaladas: 

abnormis B. — Tmeticns. — Alsasua (Navarra), Arnedillo (Logro- 
ño) [57]. 

acalypha Wlk. — Epeira. — Véase acalypha Wlk. — Mangora. 

acalypha Wlk. — Mangora. — Alicante [Mazarredo, M. C. N. ], 
Amer (Gerona) [l6J, Aranjuez (Madrid) [40], Arbucias 
(Gerona) [13], Badajoz [Mazarredo, M. C. N.J, Caldas de 
Malavella (Gerona) [li], Calella (Barcelona) [13, I4] , Cer- 
daña española (Gerona) [12], Ciudad Rodrigo (Salamanca), 
Guadalajara [Mazarredo, M.C.N.], Hurdes (Salamanca) [40], 
La Garriga (Barcelona) [17], La Granja (Segovia) [Mazarre- 
do, M. C. N. |, Martorell de la Selva (Gerona) [il], Monsa- 
gro (Salamanca) [Mazarredo, M. C. N.], Montserrat (Barce- 
lona) [16], Pozuelo de Calatrava (Ciudad Real) [25], Robledo 
de Chávela (Madrid), San Martín de Valdeiglesias (Madrid) 
[Mazarredo, M. C. N.], Sevilla [6], Uclés (Cuenca) [58], 
Valencia [Mazarredo, M. C. N.J 

acanthophílits Wlk. — Eresus . — Véase liu catas Latr . — Stego- 
dyphus. 

accentiiata Wlk. — Anypkaena. — Arbucias (Gerona) [13] , Cale- 
lla (Barcelona) [13, 14], La Garriga (Barcelona) [17]) San 
Miguel del Fay (Cataluña) [13]. 

accentuata Latr. — Lycosa. — Aranjuez (Madrid) [40], Torres de 
Alio (Galicia) [ij. 

acerbus Th . — Xysticiis. — Barcelona [15]) Escorial (Madrid) 
[Mazarredo, M. C. N.] 

acimiinata Le. — Euryopis. — Alicante [M. C. N.] , Caldas de Ma- 



(7) DISTRIBUCIÓN GEOGRÁFICA DE LOS ARÁCNIDOS EN ESPAÑA 349 

lavella (Gerona) [il], Calella (Barcelona) [13, 14, 16], La 
Garriga (Barcelona) [17], Miranda de Ebro (Burgos) [42], 
Martorell de la Selva (Gerona) [li|, Pozuelo de Calatra- 
va (Ciudad Real) [25], Sevilla [5]. 

Adaiisoni A\xá. — Hasarms. — Águilas (Murcia) ^lA-, Andalu- 
cía [32, 60], Sur de España [57j- 

Adansotii Aud, — Plexippiis. — Véase Adausou.i Aud. — Hasarins. 

adianta Wlk. — Araucns. — Amer (Gerona) [16], Arbucias (Ge- 
rona) [13], Cabanas ((Galicia) [i], Caldas de Malavella (Ge- 
rona) [11], Calella (Barcelona) [14], Cerdaña española (Ge- 
rona [12], Ciudad Rodrigo (Salamanca) [Mazarredo, M.C.NJ, 
Martorell de la Selva (Gerona) [ii], Miranda de Ebro (Bur- 
gos) [42], Serradilla de Arroyo (Salamanca) [Mazarredo, 
M. C. N.], Torres de Alio (Galicia) [l], 

adianta Wlk. — Epeira. — Véase adianta Wlk. — Aran ais. 

aedificatorius West.— Pachylomerus. — Águilas (Murcia) [63], 
Cartagena (Murcia) [8, 54, 63], España [75], España meri- 
dional [5<5], Sevilla [7], Torrevieja (Alicante) [76J. 

aenea E. S. — Melanophora. — Cabanas (Galicia) [i], Calella (Bar- 
celona) [13, 14], Pozuelo de Calatrava (Ciudad Real) [25], 
Sierra Morena [57]« 

aenea K. S. — Prosthesima. — Véase aenea E. S. — MelanopJiora. 

aeriiginosíLS E. S. — Aílurillus.— Y ozw&Xo de Calatrava (Ciudad 
Real) [25]. 

affine E. S. — Zodarion — Escorial (Madrid) [Mazarredo, M. C. N], 
Sur de España [72]. 

affinis Le. — jElurillns. — España [57]- 

affinis Le. — jEliirops. — Véase affinis Le. — j;^liirillus. 

affinis E. S. — Buyo. — Véase affine E. S. — Zodarion. 

agalenoides E. S. — Araneus. — Lanjarón (Granada) [43]. 

agalenoides E. S. — Epeira. — Véase agalenoides E. S.^ — Araneus. 

agelenoides W\k.—Aoeie¡/a. — Plspaña [57], Granada [43]. 

agiiis H. — Atttis. — Véase errática Wlk. — Evophrys. 

agrestis B. — Gongylidiuni. — Véase agrestis B. — Oedothorax. 

agrestis B. — Oedothorax. — Barcelona [l5]- 

agrestis Wlk. — Tegenaria. — Cabanas (Galicia) [l], Calella (Bar- 
celona) [13, 14], Torres de Alio (Galicia) [l ]. 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1910. 



350 E. FERNÁNDEZ GALIANO (8) 

álacre^. S. —Zodarion. — Miranda de Ebro (Burgos) [42], Po- 
zuelo de Calatrava (Ciudad Real) [25], Sierra Morena 
[26, 72]. 

alacris E. S. — Enyo. — Véase álacre E. S. — Zodarion. 

albijrons Le. — Attiilus. — España [60]. 

albiniana Wlk. — Aulonia. — Torres de Alio (Galicia) [l]. 

albimana E. S. — Oxyptila. — Águilas (Murcia) [63], Calella (Bar- 
celona [13, 14], Escorial (Madrid) [Mazarredo, M. C. N.], 
España [57], Pelayos (Madrid) [Mazarredo, M. C. N.] , Po- 
zuelo de Calatrava (Ciudad Real) [25], Sevilla [5]. 

albo-biviacnlata Le. — Eris . — \^éase albo-bimaciilatits Le. — 
Bianor. 

albo-bimaciilatus Le. — Bianor. — España [57]- 

albofasciata Brullé. — Lycosa. — Belalcázar (Córdoba), Escorial 
(Madrid) [Mazarredo, M. C. N.], Hurdes (Salamanca), Ma- 
drid [40], Miranda de Ebro (Burgos) [42], Pinto (Ma- 
drid) [40J, Rosas (Gerona) [ll], Sevilla [5], Valencia [Maza- 
rredo, M. C. N.] 

albomaciilata Le. — Titanoeca. — Navas (Segovia) [40]. 

albovittata West. — Singa. — Arbucias ((rerona) [13], Calella 
(Barcelona) [13, 1 4], Montserrat (Barcelona) [16], Torres de 
Alio (Galicia) [i]. 

albus Qsví\.. — Thomisiis. — Alicante [Mazarredo, M. C. N.], Amer 
(Gerona) [16], Aranjuez (Madrid) [40], Arbucias (Gero- 
na) [13], Badajoz [Mazarredo, M. C. N.] , Barcelona [23], 
Calella (Barcelona) [13, 14], Carcagente (Valencia) [Maza- 
rredo, M. C. N.] , Cerdaña española (Gerona) [12] , Ciudad 
Rodrigo (Salamanca), Escorial (Madrid), Guadalajara [Ma- 
zarredo, M. C. N.], Hurdes (Salamanca) [40], La Garriga 
(Barcelona) [17], Madrid [Galiano, M. C. N.], Montarco (Ma- 
drid) [Bolívar, M. C. N.], Murcia [Mazarredo, M. C. N.], 
Pozuelo de Calatrava (Ciudad Real) [25], Robledo de Cha- 
vela (Madrid) [Mazarredo, M. C. N.], Rosas (Geronaj [ll], 
San Martín de Valdeiglesias (Madrid) [Mazarredo, M. C. N.], 
San Miguel del Fay (Cataluña) [13], Serradilla de Arroyo 
(Salamanca) [Mazarredo, M. C. N.] , Sevilla [5, 6] , Uclés 
(Cuenca) [58]. 



(9) DISTRIBUCIÓN GEOGRÁFICA DE LOS ARÁCNIDOS EN ESPAÑA 35 1 

algerica Le. — Enyo. — Véase algerica Le. — Zodarion. 

algerica Le. — Zodarion. — Sur de España [72]. 

algerina Le. — Cyrba. — Alieante, Cartagena (Mureia) [Mazarre- 
do, M. C. N.], Granada, Málaga [60], Mureia, Pelayos (Ma- 
drid) [Mazarredo, M. C. N.], Pozuelo de Calatrava (Ciudad 
Real) [25], Sevilla [5], Sierra Nevada [60]. 

alpinus Herbst. — Oligolophiis. — Gorbea (provincia.?') [Mazarre- 
do, M. C. N.] 

alter E. S. — Attus. — Véase alter E. S. — Evophrys. 

alterlí. S. — Evophrys. — España [60]. 

andalusiaca E. S. — Avicularia. — Véase aiidahisiactis E. S. — 
Ischnocohis. 

andaltisiacus E. S. — Iscknocolus. — Andalucía [44] . 

angulata Cl. — EpeÍ7'a. — X'^éase angulatiis Cl. — Ara/¿eus. 

angulaUís Cl. — AraJieus. — Amer (Gerona) [16], Arbueias (Ge- 
rona) [13J, Calella (Barcelona) [13, 14] , Cepeda (Salaman- 
ca) [Mazarredo, M. C. N.J, Cuntis (Pontevedra) [l], Esco- 
rial (Madrid) [4], La Garriga (Barcelona) [17], Monsagro 
(Salamanca) [Mazarredo, M. C. N.] , Navas (Segoviaj [40], 
Robledo de Chávela (Madrid), San Martín de Valdeiglesias 
(Madrid), Serradilla de Arroyo (Salamanca) [Mazarredo, 
M. C. N.] , Torres de Alio (Galicia) [i]. 

angiistata E. S. — Nemesia. — Málaga [44]. 

angustatus 'E. S. — Oonopiniis. — España [56]. 

angustijrons E. S.—Agelena. — Véase agelenoides WHlc- — Agelena. 

annulipes Le. — Oecobiiis. — España [43, 57]» Sierra de Guada- 
rrama [43]. 

aphanaWWí. — Ero. — Arbueias (Gerona) [13], Barcelona [15], 
España [57]. 

arciger Wlk. — Pelleues. — Véase arcigerns Wlk. — Pellciies. 

arcigerjts Wlk. — Pelleiies. — Robledo de Chax'ela (Madrid) [Ma- 
zarredo, M. C. N.], Rosas (Gerona) [ll]. 

arcuata Cl. — Evarcha. — Arbueias (Gerona) [13], Martorell de 
la Selva (Gerona) [ll]. Torres de Alio (Galicia) [ij. 

arcuatus Cl. — Hasaritis. — Véase arcuata Cl. — Evarcha. 

arenariiis Th. — TJianatns. — Martorell de la vSelva (Gerona) [n], 
Rosas (Gerona) [ll]. 

Mem, R. Soc. esp. Hiat. nat., vi, 1910. 



352 E. FERNÁNDEZ GALIANO (lo) 

Argelasii Latr . — Sparassns . — Véase argelasius Latr, ■ — Eiis- 
parassiis. 

argelasius Latr. — Eiisparassus. — Arbucias (Gerona) [13], Be- 
lalcázar (Córdoba) [Mazarredo, M. C. N.] , España [57, 68, 
71], Hurdes (vSalamanca) [40], Pozuelo de Calatrava (Ciu- 
dad Real) [25], Sagunto (Valencia) \J^\■, Uclés (Cuen- 
ca) [58]. 

argelasius Latr. — Sparassns. — Véase argelasius Latr. — Eus- 
parassus. 

argénteo - lineatus E. S. — Atttis. — \^éase imperialis Rossi. — 
Thyene. 

argyrodes Wlk.— Argyrodes. — España [57], Málaga [74]- 

armatus E. S, — Heliophanus. — Alicante [Mazarredo, M. C. N.], 
España [57], Hurdes (Salamanca), Madrid [40], Sierra Mo- 
rena, Sierra Nevada [60]. 

armida Aud. — Araneus. — Aranjuez (Madrid) [40], Alceda (San- 
tander), Escorial (Madrid) [Mazarredo, M. C. N.], Hurdes 
(Salamanca), Madrid [40], Monsagro (Salamanca) [Maza- 
rredo, M. C. N.] , Navas (Segovia) [40], Pozuelo de Cala- 
trava (Ciudad Real) [25], Robledo de Chávela (Madrid) 
[Mazarredo, M. C. N.], Sevilla [5], Uclés (Cuenca) [58]. 

armida Aud. — Epeira. — Véase armida Aud. — Araneus. 

ariindinacea L. — Dictyna. — Arbucias (Gerona) [13], Espa- 
ña [43]. 

atomaria C. K. — Ero. — Véase aphana Wlk. — E?'o. 

atrica C. K. — Tegenaria. — Cabanas (Galicia) [i], Pinto (Ma- 
drid [40]. 

atrica C. K. — Z/Z/^r. — Calella (Barcelona) [13, 14], Pozuelo de 
Calatrava (Ciudad Real) [25]. 

atricus C. Ys..— Araneus. — Véase atrica C. Y^.—Zilla. 

aiilicum C. K. — Theridion. — i-\licante, Cartagena (Murcia) [Ma- 
zarredo, M. C. N.], España [57], Rosas (Gerona) [llj. 

auratus C. K.- — Heliophanus. — Arbucias (Gerona) [13], Espa- 
ña [59]. 

aureolus Cl.- — Philodromus. — Amer (Gerona) [l6J, Caldas de 
Malavella ((lerona) [ll], Cerdaña española (Gerona) [12], 
La Garriga (Barcelona) [17], Montserrat (Barcelona) [16], 



(ll) DISTRIBUCIÓN GEOGRÁFICA DE LOS ARÁCNIDOS EN ESPAÑA 355 

Rosas (Gerona) [n], San Miguel del Fay (Cataluña) [13]. 

auspex E. S. — Drassiis. — Véase auspex E. S. — PoecilocJiroa. 

aiispex E. S. — PoecilocJiroa. — Águilas (Murcia) [63], Espa- 
ña [57]- 

Aussereri L. K. — Pterotricha. — Arnedillo (Logroño) [57], Cale- 
lia (Barcelona) [13, 14J. 

Aussereri L. K. — Pythonissa. — Véase Aussereri L. K. — Ptero- 
tricha. 

bacillijertun E. S. — Nemastovia. — Aranjuez (Madrid) [57]. 

badia E. S. — Agraeca. — Escorial (Madrid) [47, Q'j'\. 

balcatus E. S. — Xysticus. — Hurdes (Salamanca) [40], Pozuelo 
de Calatrava (Ciudad Real) [25], Sierra Morena [57]. 

barbata L. K. — Melanophora. — Cartagena (Murcia) [Mazarre- 
do, M. C. N.], España [57], Sevilla [40]. 

barbata L. K. — Prosthesima. — Véase barbata L. K. — Melano- 
phora. 

barbipes'E. S. — Saitis. — Amer (Gerona) [16], Arbucias (Gero- 
na) [13], Barcelona [15], Escorial (Madrid) [60], Espa- 
ña [57], La Garriga (Barcelona) [l/], ^lartorell de la Selva 
(Gerona) [ll]. 

benigna Vvlk. — Dictyna. — Véase aruiuiinacea L. — Dictyna. 

Bertheloti Lc.^ — Scytodes. — Pinto (Madrid) [40], Sevilla [5, 6, 40], 
Valencia [Mazarredo, M. C. N.] 

biannulata E. S. — Scytodes. — Véase dcUcatitla E. S. — Scytodes. 

bicolor \W\k. — Carrhotiis. — Calella (Barcelona) [13, 14], Cepe- 
da (Salamanca) [40], Escorial (Madrid) [60]. 

bicolor Y^. S. — Dictyna. — España [57], Miranda de Ebro (Bur- 
gos) [42], Jerez (Cádiz) [43]. 

bicolor. — Filistata. — Véase insidiatrix Forsk. — Filistata. 

bicolor Wlk. — Philaeus. — Véase bicolor ^^'lk. — Carrhotus. 

bijasciatiis C. K. — Xysticns. — Arbucias (Gerona) [13]- 

biniacnlatiim pellucidiini E. S. — Theridion. — Montserrat (Barce- 
lona) [11, 16]. 

bistigtna E. S. — Philodromus . — Andalucía [43], España [57], 
La Garriga (Barcelona) [17]. 

bivittatus L. D. — Attus. — Véase bivittatus L. D. — Meuenieriis. 

bivittatiis L. D. — Menemeriis. — España ^TJ^ 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat. vi, 1910. 



354 E. FERNÁNDEZ GALIANO ([2) 

blitea E. S. — Oxyptila. — Sevilla [5, 6], Valencia [Mazarredo, 
M. C. N.J 

Bresnieri Le. — Attiis. — Véase Bresnieri Le. — Phlegra. 

Bresnieri Le. — Phlegra. — Andalucía [60], Escorial (Madrid) 
[Mazarredo, M. C. N.], Pozuelo de Calatrava (Ciudad Real) 
[23], Robledo de Chávela (Madrid) [Mazarredo, M. C. N.], 
Sevilla [5]. 

brevipesV>, — Clubiona. — Amer (Gerona) [16], La Garriga (Bar- 
celona) [17], Martorell de la Selva (Gerona) [ll], Mont- 
serrat (Barcelona) [16]. 

hrevis E. S. — Attns. — Véase bj-evis E. S. — Pellenes. 

brevis Westr. — Ceraünella. — España [57]. 

brevis E. S. — Pellenes. — Sierra de Guadarranaa [60]. 

brevispina E. S. — Acantholophits . — Pozuelo de Calatrava (Ciu- 
dad Real) [25], Robledo de Chávela (Madrid) [Mazarre- 
do, M. C. N.], Sevilla [5]. 

Brnennichi Scopl. — Argiope. — Amer (Gerona) [16], Arbucias 
(Gerona) [13], Barcelona [15], Cabanas (Galicia) [l], Es- 
corial (Madrid) [4], España [57, 'j']\ Ferrol (Coruña) [4], 
La Garriga (Barcelona) [17J, Madrid [Mazarredo, M. C. N.], 
Martorell de la Selva (Gerona) [i 1], Sevilla [5, 6], Torres de 
Alio (Galicia) [l], Uclés (Cuenca) [58], Vitoria [Mazarre- 
do, M. C. N.] 

bucculenta L. K. — Tegeuaria. — Escorial (Madrid) [57], [Maza- 
rredo, M. C. N.], España [M. C. N.], Pelayos (Madrid), Ro- 
bledo de Chávela (Madrid) [Mazarredo, M C. N.] , Sierra 
Nevada [57], Torres de Alio (Galicia) [i]. 

bucephaliLS Cb. — Exechophysis. — Barcelona [15]) España [56]. 

biLJo L. D. — Oxyptila. — \^éase bufo L. D. — Xysticus. 

bu-jo L. D. — Thomisus. — Véase bufo L. D. — Xysticus. 

bufoh.l). — -Xysticus. — Aragón, Cataluña [77 j, España [57], 
Pozuelo de Calatrava (Ciudad Real) [25] , Reino de Valen- 
cia \']']'\. 

buxi E. S. — Philodromus. — Miranda de Ebro (Burgos) [42], San 
Martín de Valdeiglesias (Madrid) [Mazarredo, M. C. N.] 

caliginosa E. S. — Lycosa. — España [57]- 

calpetana Wlk. — Macrothele. — Espa ña \n\ 



(13) DISTRIBUCIÓN GEOGRÁFICA DE LOS ARÁCNIDOS EN ESPAÑA 355. 

calpetana Wlk. — Mygale. — Véase calpetana Wek. — Macrothelc. 

Cambridgeí ¥^. S. — Heliophanus. — Amer (Gerona) [l6], Arbu- 
cias (Gerona) [13], Bilbao [Mazarredo, M, C. N.], Calella 
Barcelona) [13, 14J, San Miguel del Fay (Cataluña) [13]. 

camelina E, S. — Epeira. — Véase camelinus E. S. — A?-anetis. 

carne limis E. S. — Araneus. — Sierra Morena [43]. 

candidiis E. S. — Ailurilbis. — Albacete, Andalucía [60]. 

caudidiis E. S. — Attiis. — Véase candidusK. S. — yEliirillus, 

Caiiestrinii Cn. — Hyctia. — Véase Caiiestrinii Cn. — Mithiou. 

Canestrinü Cn. — Mithiou. — Calella (Barcelona) [13, 14], Cata- 
luña [2], Pozuelo de Calatrava (Ciudad Real) [25]. 

caperatus E. S. — Xysticus. — Escorial (Madrid), Guadalajara [Ma- 
zarredo, M. C. N.] , Hurdes (Salamanca) [40], Montserrat 
(Barcelona) [ll, 16], Pozuelo de Calatrava (Ciudad Real) 
[25] , Robledo de Chávela (Madrid) [Mazarredo, M. C. N.] 

Carmeli Ch. — Melanophora. — España [57]) Murcia [Mazarredo, 
M. C. N.], Pozuelo de Calatrava (Ciudad Real) [25], Se- 
villa [5]. 

Carmeli Cb. — Prosthcsima. — Véase Carmeli Cb. — Melanophora, 

carpathiais L. — Eiiscorpius. — España [37, 57]. 

castellana Cb. — Erigonc. — Véase castellana Cb. — -Erigonoplns. 

castellana Cb. — Erigonopliis. — Aranjuez (Madrid) [9]. 

castriesiana Grube.— Telamonia. — España [56 1. 

catagraphtis E. S. — Pliilodromiis . — Asturias [43] , Norte de Es-^ 
paña [57]. 

caiidata L. K. — Textrix. — Arbucias (Gerona) [13], Calella (Bar- 
celona [14], España [57]- 

caudatus L. D . — Holocnemns . — Guadalajara [ Mazarredo, 
M. C. N.], Moxente (Valencia), Piera (Murcia) [ól], Reino 
de Valencia \]']\-, Robledo de Chávela (Madrid), San Mar- 
tín de Valdeiglesias (Madrid) [Mazarredo, M. C. N.], Sevi- 
lla [5], Sur de España [44]. 

cavicola E. S. — Porrhomma. — -Alsasua (Navarra) [57]. 

cellaiioriin Dugés. — Oecobins. — Andalucía [43], España [57]. 

cernuus E. S. — Heliophanus. — Granada, Málaga [60]. 

ceropegia Wlk. — -Araneus. — Badajoz [Mazarredo, M. C. N.], 
Cabanas (Galicia) [i]. Escorial (Madrid) [Mazarredo, M.C.N], 

Mcm. R. Scc. esp. Hist. nat., vr, 1910. 



556 E. FERNÁNDEZ GALIANO (14) 

Pozuelo de Calatrava (Ciudad Real) [25], Robledo de Cha- 
vela (Madrid) [Mazarredo, M. C. N.] 

ceropcgla Wlk. — Epeira. — \"éase ceropegia Wlk. — Araneus. 

CJiapmani Pocock. — Gluvia. — Béjar (Salamanca) [39]. 

chrysochlora Sav. — Tetragnatha. — Véase gibba C. K. — Tetrag- 
natha. 

chrysops Poda. — Philams. — Belalcázar (Córdoba), Escorial (Ma- 
drid) [Mazarredo; M. C. N.], Hurdes (Salamanca), Ma- 
drid [40], Pozuelo de Calatrava (Ciudad Real) [25] , Roble- 
do de Chávela (Madrid) [Mazarredo, M. C. N]. 

cimicoides F. — Chelifer, — Barcelona [23], Calella (Barcelona) [14]. 

ciiicta L, K. — Poecilochroa. — - Martorell de la Selva (Gero- 
na) [11]. 

cinérea F. — Lycosa. — Czx:s.co\\Q\-¡s. Ciudad Real, Escorial (Ma- 
drid) [Mazarredo, M. C, N.] , Hurdes (Salamanca) [40] , La 
Garriga (Barcelona) [17], Madrid [40], Pozuelo de Calatra- 
va (Ciudad Real) [25], Rosas (Gerona) [il], Sevilla [5,6,40]. 

ciniiabariniis 01. — Eresns. — Véase niger Poda. — Eresus. 

cisticola E. S. — Tegeuaria. — Aranjuez (Madrid) [40], Escorial 
(Madrid), Madrid [xMazarredo, M. C. N.] , Pozuelo de Cala- 
trava (Ciudad Real) [25], Sierra de Guadarrama [43, 57], 
Sierra Morena [57]- 

citrciLS Geoffr. — Thoniisiis. — Véase vatia. — Cl. — Misumena. 

citricola Forsk. — Cyrtophora. — Calella (Barcelona) [13, 14] , Ca- 
taluña [77] 1 España [43, 57]) Reino de Valencia [77\i Se- 
villa [5]. 

titrinelhLs E. S. — Thomisus . — Véase spiíiifer Cb. — Thomisiis. 

civica Le. — Dictyna. — Alceda (Santander) [Mazarredo, M. C. N.], 
Córdoba [57], Sevilla [5]. 

clathrata Sund. — Linyphia. — Montserrat (Barcelona) [li, lój. 
Pozuelo de Calatrava (Ciudad Real) [25]. 

Clercki vSund. — Pachygnatha. — Arbucias (Gerona) [13] , Caba- 
nas (Galicia) [l]. 

coarctata Wlk. — Tegenaria. — Véase coarctata L. D. — Textrix. 

coarctata L. D. — Textrix. — Águilas (Murcia) [63], Barcelo- 
na [15], España [31, 77^1 Pozuelo de Calatrava (Ciudad 
Real) [25], Sevilla [5], Valencia [Mazarredo, M. C. N.] 



(15) DISTRIBUCIÓN GEOGRÁFICA DE LOS ARÁCNIDOS EN ESPAÑA 357 

cocmentaria Latr. — Mygalc. — Véase Dorthcsi Th. — Nemesia. 

coemmtaria Latr. — Nemesia. — Véase Dorthesi lli. — Nemesia. 

comptidus E. S, — Xysticus. — x^rbucias (Gerona) [13], Espa- 
ña [57]. 

conjims E. S. — ■Araneiis. — Sierra Ne\ada [43]. 

confinis E. S. — Epeira. — X'^éase conjinis E. S. — Araiieus. 

confusa 'Le— Calliethera. — Véase coufusiis Le. — Salticiís. 

conjiLsns Le. — Callietlients. — Véase conjiisns Le, — Salticus. 

conjítsns Le. — Salticus. — Cádiz [óo], Sur de España [57]. 

iouica PaU. — Cyclosa. — Amer (Gerona) [16], Aranjuez (Ma- 
drid), Hurdes (Salamanca) [40] , La Granja (Segovia) [Ma- 
zarredo, M. C. N.], Montserrat (Barcelona) [ll, 16], Na- 
vas (Segovia) [40], Pelayos (Madrid) [ALizarredo, M. C. N.] 

conspicua L. Y^. — Melanophora.—y é^íse conspicua L. K. — Poeci- 
lochroa. 

conspicua L. K. — Poecilocliroa. — Sudoeste de Europa [29]. 

coriaceum E. S. — Sclerosoma. — España [5/]) Robledo de Cha- 
vela (Madrid) [Mazarredo, M. C. N.] 

corintia Cl. — Epeira. — Véase cornutus Cl. — -Araneus. 

cornutum L. — Phalaiigiu7n.--V éixsQ opilio L. — Plialanginm. 

cornutus Cl. — Araneus. — Pinto (Madrid), Navas (Segovia) [40], 
Sevilla [5, 6], Sierra de Guara [36], Valencia [4, Mazarre- 
do, M. C. N.] 

corollata L. — Steatoda. — \^éase corollatus L. — Lithyphantes. 

corollatus L. — Lithyphantes. — Arbucias (Gerona) [13]) Pozuelo 
de Calatrava (Ciudad Real) [25], San Martín de Vaideigle- 
sias (Madrid) [Mazarredo, AL C. N.] 

crassimana E. S. — Nemesia.— Lvi Granja (Sego\-ia) [44]. 

crassipes E. S. — Icius. — líspaña [57]- 

cribrata E. S. — Pardosa. — Sur de España [57]. 

cristatus C\.— Xysticus. — Bilbao [Mazarredo, M. C. N.] , Caba- 
nas (Galicia) [i], Calella (Barcelona) [13, 14], Sevilla [5,40], 
Torres de Alio (Galicia) [1]. 

crocata C. ¥^.-Dysdera. — kg\x\\z& (Murcia) [63], Alicante 
[M. C. N.), Aracena (Huelva) [5, 6], Aranjuez (Madrid) 
[40], Belalcázar (Córdoba), Bilbao [Mazarredo, M. C. N.], 
Calella (Barcelona) [13, 14], Córdoba [M. C. N.}, Miranda 

Mem. R. Soj. esp. Hist. nat., vr, 1910. 



358 E. FERNÁNDEZ GALIANO ( I 6) 

de Ebro (Burgos) [42], Pinto (Madrid) [40], Sevilla [6], 
Torres de Alio (Galicia) [1]. 

ciicurbitina Cl. — Epeira. — Véase cucurbitlnus Cl, — Araneus. 

ciLCiirbitimts Cl. — Araneits. — Avila [Mazarredo, M. C. N.], Bar- 
celona [15]) Cerdaña española (Gerona) [12], Hurdes (Sa- 
lamanca), Madrid [40], Monsagro (Salamanca) [Mazarre- 
do, M. C. N.], Montserrat (Barcelona) [16], Navas (Sego- 
via) [40], Pozuelo de Calatrava (Ciudad Real) [25], Roble- 
do de Chávela (Madrid) [Mazarredo, M. C. N.] , Sevilla [5J. 

cuprescens E. S. — Heliophanus. — Sierra Nevada [60]. 

cuprens Wlk. — Heliophanus. — Arbucias (Gerona) [13] , Barce- 
lona [15], Caldas de Malavella (Gerona) [il], Calella (Bar- 
•celona) [13, 14] , Cerdaña española (Gerona) [12] , Escorial 
(Madrid) [Mazarredo, M. C. N.], España [60], Guernica 
(Vizcaya), La (jranja (Segovia) [Mazarredo, M. C. N.], 
Montserrat (Barcelona) [16], Robledo de Chávela (Madrid) 
[Mazarredo, M. C. N.] Rosas (Gerona) [ll], San Miguel del 
Fay (Cataluña) [13], Torres de Alio (Galicia) [l]. 

ciu'ta E. S. — Erigonc. — Véase curtas E. S. — Cnephalocotes. 

ciirtiLsY.. S. — Cnephalocotes. — Arbucias (Gerona) [46]. 

dahnatensis L. K. — Drassodes. — Pozuelo de Calatrava (Ciudad 
Real) [25]. 

dalmática Dls. — Epeira. — -Véase dalmaticiis Dls. — Aranens. 

dalmaticus Dls. —Aranens. — Málaga [43], Pinto (}>Iadrid) [40], 
Pozuelo de Calatrava (Ciudad Real) [25]. 

debilis E. vS. — Philodronms. — España [57j) Pozuelo de Calatra- 
va (Ciudad Real) [25]. 

decipiens E. S. — Bianor. — España [56]. 

Degeeri Suná. — Pachygnatha. — Arbucias (Gerona) [13], Barce- 
lona [15], Cabanas (Galicia) [l], Calella (Barcelona) [13, 14]. 
Cerdaña española (Gerona) [12], Guernica (Vizcaya) [Ma- 
zarredo, M. C. N.], La (barriga (Barcelona) [l/], Martorell 
de la Selva (Gerona) [ll], Pozuelo de Calatrava (Ciudad 
Real) [25], Torres de Alio (Galicia) [i]. 

Dclalandei Aud. — Xysticus. — Véase Lalandei Aud. — Xysticns. 

delicatnla E. S. — Scytodes. — España [44], Pozuelo de Calatrava 
(Ciudad Real) [25], Sierra Morena [44]. 



(17) DISTRIBUCIÓN GE0(;RÁFICA DE LOS ARÁCNIDOS EN KSPASa 359 

dentata Wid. — Erigone. — Véase dcntata Wid. — Oedothorax. 

dentata Wid. — Oedothorax. — -Arbucias (Gerona) [13]. 

denticulata 01. — Tcxtrix. — Amer (Gerona) [16], Cabanas (Gali- 
cia) [i], Caldas de Malavella (Gerona) [ll], Cerdaña espa- 
ñola (Gerona) [12], La Garriga (Barcelona) [17]. 

denticiilatiim W'lk. — Theridion . — AvhucidiS (Gerona) [13], Es- 
paña [57 ]i Miranda de Ebro (Burgos) [42], Montserrat (Bar- 
celona) [16]. 

dentipalpis Sund. — Erigone. — Arbucias (Gerona) [13], Sevi- 
Ha [5]. 

depressa C. K. — Coriarachne. — Robledo de Chávela (Madrid) 
[Mazarredo, M. C. N.] 

dcpressiis Wlk. — Balliis. — Arbucias (Gerona) [13I, La Garriga 
(Barcelona) [17], Robledo de Chávela (Aladrid) [^lazarre- 
do, M. C. N.] 

diademata Cl. — Epeira. — Véase diadeinatus Cl. — Araneus. 

diadematits Cl. — Araneus. — 'Alceda (Santander) [Mazarredo, 
M. C. N.], Amer (Gerona) [16], Arbucias (Gerona) [13], 
Barcelona [15, 23], Bayona (Galicia) [4], Bilbao [Maza- 
rredo, M. C. N.], Calella (Barcelona) [14], Gorbea (Ála- 
va) [Mazarredo, AL C. N.], La Garriga (Barcelona) [17], 
Martorell de la Selva) Gerona [ll], Montserrat (Barcelo- 
na) [16], Noja (Santander) [Mazarredo, M. C. N.], Pinto 
(A'Iadrid) [40]. 

dioidia Wlk. — Araneus. — Alceda (Santander) [Mazarredo, 
M. C. N.], Aranjuez (Madrid) [40], Cerdaña española (Ge- 
rona) [12], Hurdes (Salamanca) [40], La Granja (Segovia) 
Mazarredo, M. C. N.], Montserrat (Barcelona) [16], San Mi- 
guel del Fay (Cataluña) [13]. 

dioidia Wlk. — Epeira. — \^éase dioidia Wlk. — Araneus. 

dispar Y^. S. — CalUetlierus. — Véase dispara. S. — Salticus. 

dispar E. S. — Saltiais. — Granada [60]. 

dispar YL. S. — Ischyropsalis. — Orduña (Vizcaya) [3, 41, 57,66], 

dispar L. D. — Lithy pitante s . — Védíse payhílliajnis \\"lk. — 
Lithyphantes. 

dispar Wlk. — Philodronius . — Arbucias (Gerona) [13], Guerni- 
ca (Vizcaya), La Granja (Segovia) [Mazarredo, W. C. N.j, 

Mem. R. Soc, esp. Hist. uat., vi, 1910. 23 



360 E. FERNÁNDEZ GALIANO (18) 

Aíontserrat (Barcelona) [l6], San Miguel del Fay (Catalur 
ña) [13]. 

distincta Le. — Lo.xosccles . — En todas las regiones mediterrá- 
neas [44]. 

diversipes E. S. — Attus. — -Véase algerina Le. — Cyrba. 

dives L. K. — Micariolepis. — España [57]- 

domestica Cl. — Tegenaria. — Madrid, Noja (Santander) [Mazarre- 
do, M. C. N.], Pozuelo de Calatra\-a (Ciudad Real) [25], Se- 
lla [5], Uclés (Cuenca) [58], Valencia [4]. 

domestiais Le. — Oecobius. — Véase cellarioriim Dugés. — Occo- 
bius. 

doriae Cn. — Liobimum. — Amer (Gerona) [16], España [5/], Pe- 
droso (Sevilla), Sevilla [5, 6]. 

dorsalis Latr. — Ghivia. — Aranjuez (Madrid) [40], Ávila [Ma- 
zarredo, M. C. N.], Centro, vSur y Oeste de España [52], 
Hurdes (Salamanca) [40], Montarco (Madrid) [Galiano, 
M. C. N.], Murcia, Pelayos (Madrid) [Mazarredo, M. C. N.], 
Pozuelo de Calatrava (Ciudad Real) [25], Sevilla [5, 6], 
L'clés (Cuenca) [58]- 

Dorthesi Th. — Nemesia. — España [33, 75, 77]-, Pirineos y monta- 
ñas de España [44], Pozuelo de Calatra\'a (Ciudad Real) [25], 
Torrevieja (Alicante) [76]. 

drassoides E. S. — Dysdera. — Véase drassoides E. S. — Har- 
pactes. 

drassoides E. S. — Harpactes. — Pirineos y montañas del Norte 
de España [48]. 

dromadaria Wlk. — Epeira. — Véase drojiiadarins \\lk. — A7'a- 
neus. 

dromadariiis Wlk. — Araneiis. — Badajoz [Mazarredo, M, C. N.], 
Calella (Barcelona) [13, 14], Escorial (Madrid) [Mazarredo, 
M. C. N.], Hurdes (Salamanca) [40], Pozuelo de Calatra- 
va (Ciudad Real) [25], Rosas (Gerona [ll]. 

diiellica E. S. — Tegenaria. — Arnedillo (Logroño) [57]. 

DufotiriYL. S. — Lycosa. — Sur de España ]7l]. 

Durandi Wlk. — Clotho. — Véase Diirandi Wlk. — Uroctea. 

Durandi Wlk. — Uroctea. — Aranjuez (Madrid) [40], Arbucias 
(Gerona) [13], Calella (Barcelona) [13, 14], España [57, 77\ 



(iq) distribución geográfica de i-OS arácnidos en ESPAÑA 361 

Hurdes (Salamanca) [40], La Garriga (Barcelona) [17], Mi- 
randa de Ebro (Burgos) [42], Uclés (Cuenca) [58]. 

í'chinifrons E. S. — Dasvlohus. — Aranjuez (Madrid) [57]) -^an 
Miguel del Ya-j (Cataluña) [13], Sierra Morena [57]. 

t'/egans E. S. — -Eiiyo. — Véase elegaus E. S. — Zodarion. 

clcgans E. S. — Zodarion. — Pozuelo de Calatrava (Ciudad 
Real) [25]. 

ensipotens E. S. — Gouatinin. — Cataluña [74]) Miranda de Ebro 
(Burgos) [42]. 

epcirae E. S. — Argyrodcs. — X'éase argyrodes Wlk. — - Argyrodcs. 

Erbcri Kys. — Amaurobms. — Calella (Barcelona) [13, 14]. 

ii'chns Wlk. — Latrodcctiís . — V^éase ij-giittatiLS Rossi. — Latro- 
dcctus. 

errática ^^lk. — Evophrys. — España [57]. 

erratiais Le. — Tciiis. — España [57]- 

crraticns B. — Xystiats. — Pozuelo de Calatrava (Ciudad Real) [25]. 

crythrina Wlk. — Dysdera.—C2ix\.n]i\. Baja (Zaragoza) \2'/\, Es- 
corial (Madrid), Madrid [4]. 

iiytliroccphala C. K. — Loxoscelcs.—Vé2L?,e distincta Le. — Loxos- 
celes. 

ciiropaeíLS \. . — Biitlms . — Águilas (Murcia) \pz\, Aragón [37], 
Arbucias (Gerona) [13], Cabacés (Tarragona) [37], Calella 
(Barcelona), [13, 14], Cataluña, Escorial (Madrid) [37], 
España [57, TJ^, Hurdes (Salamanca) [40], La Garriga 
(Barcelona) [17, 37], ^lanresa (Barcelona) [37], Mucha- 
miel (Alicante) [Antón, M. C. N.], Pozuelo de Calatrava 
(Ciudad Real) [25, 37], Tortosa (Tarragona), Valencia, 
Veruela (Zaragoza) [37]- 

exctUens E. S. — Lycosa. — Norte de España. [57]. 

exornata C. K. — Callilepis. — Véase exornata C. K. — Pterotricha. 

exornata C. K.—Pterotricha. — Águilas (Murcia) [63], P^scorial 
(Madrid) [Mazarredo, M. C. N.], Llurdes (Salamanca) [40], 
Pozuelo de Calatrava (Ciudad Real) [25], Rosas (Gero- 
na) [11], San Martín de Valdeiglesias (Madrid) [Mazarredo, 
M. C. N.], Sevilla [5]. 

exornata C. K. — Pytkonissa. — \"éase exornata C. K. — Ptci'o- 
tricha. 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1910. 



362 E. FERNÁNDEZ GALIANO (20) 

extensa L. — Tctragnatha. — Alceda (Santander) [Mazarredo^ 
M. C. N.], Alicante [M. C. N.], Arbucias (Gerona) [13],. 
Badajoz [Mazarredo, [M. C. N.], Barcelona [15, 23], Calella 
(Barcelona) [13, 1 4], Caracollera (Ciudad Real) [Mazarre- 
do, M. C. N.], Cerdaña española (Gerona) [12], Ciudad Ro- 
drigo (Salamanca), Escorial (Madrid) [Mazarredo, M. C. N.],. 
Hurdes (Salamanca) [40], La Garriga (Barcelona) [17], Mi- 
randa de Ebro (Burgos) [42], Orduña (Vizcaya) [Mazarre- 
do, M. C. N.], Pozuelo de Calatrava (Ciudad Real) [25], Ro- 
bledo de Chávela (Madrid) [Mazarredo, :\I. C. N.], Rosas- 
(Gerona) [n], San Martín de Valdeiglesias (Madrid) [Ma- 
zarredo, M. C. N.], Sevilla [5, 6], Torres de Alio (Gali- 
cia) [l], Uclés (Cuenca) [58], Valencia [Mazarredo, M, C. N.] 

extensa montana E. S. — Tetragnatka.— Y éííse montana E. S. — 
Tetragnatha. 

falcatus Cl. — Evarcha. — España [60]. 

falcatus punctattis Cl. — Attus. — \ é^.?,& falcatiís Cl. — Evarcha. 

famélica K.—Tarentztla. — Véase radiata Latr. — Lycosa. 

Fanzagoi E. S. — Eiiscorpius. — España [37, 57]. 

fas data \\\k . — Epeira. — Véase Briiennichi Scopl . — Argiopc^ 

fasciiventris L. D. — Z^íí^^ít. — Águilas (Murcia) [63], Espa- 
ña [71], Pozuelo de Calatrava (Ciudad Real) [25], Uclés. 
(Cuenca) [58]. 

femella L. Y^.—Melanophora.—^uY de Europa [29]. 

feminea E. S. — Tegcnaria. — Málaga [43]. 

ferox D. G. — Amaiirobius. — Cabanas (Galicia) [l]. 

feroxl^Q. — Jrcír/^í^i-í?.— Cartagena (Murcia) [43]. 

ferruginea Panz. — Tegenaria.^'Y orres de Alio (Galicia) [i]. 

fcstivum C. K.—Micariosoma. — Vc-dseJcstimis C. K.—Phru- 
rolithus. 

festivns C. \<..—PhrurolithHS. — V>\\h:io [Mazarredo, M. C. N.]^ 
Miranda de E,bro (Burgos) [42]. 

finitima ¥.. S. — Evophrys. — España [57]. 

üavcscens V'lk. — Z^'/V/y;/^.— Cerdaña española (Gerona) [12], 
Córdoba, Granada [43] > Pozuelo de Calatrava (Ciudad 

Real) [25], Sevilla [43]- 
flavicaiidis D. G. — Eiiscorpíus.— Xxhw&A^ (Gerona) [13], Ca- 



(2 i) distribución geográfica de los arácnidos en ESPAÑA 363 

taluña [37], España [37, ']^\ Manresa (Barcelona) [37J. 

JLavicaudis D. (i. — Scorpion. — \€z.^q. jiavicaudis D. G. — Eus- 
corphis. 

jiavitarse Le. — Micaríosoma. — Véase Jiavitarsis Le. — Phrn- 
roUthus. 

jiavitarsis E. S. — Z^jíí/^ríZ . — Galdames (Vizeaya), Pajares 
(Oviedo) [48]. 

Jiavitarsis Le. — Phriirolithus. — España [57, 75], Pozuelo de 
Calatrava (Ciudad Real) [25], Sevilla [5, 6]. 

florentina Rossi. — Segestria. — Ávila [Mazarredo, M. C. N.], 
Cabanas (Galicia) [ I ] , Cepeda (Salamanca) [ Mazarredo, 
M. C. N.], Córdoba [M. C. N.], Escorial (Madrid), Gor- 
bea (Álava), Noja (Santander) [Mazarredo, M. C. N.], Po- 
zuelo de Calatrava (Ciudad Real) [25], Uclés (Cuenca) [58], 
Valencia [4]. 

jioricola C. K. — Sitticus. — Norte de España [60]. 

formicaria D. G. — Myrmarachne. — En toda Europa [S?]- 

Jormicaritis D. G. — Salticus. — Véase formicaria D. G. — Myr- 
marachne. 

Jormoswn Cl. — Theridion. — QdileWd. (Barcelona) [13], La Garri- 
ga (Barcelona) [l7]- 

frontalis Latr. — Eresiis. — \"éase niger Poda. — Eresiis. 

fronticornis E. S. — Delorrhipis. — España [56]. 

frutetormn C. K. — Linyphia. — Cabanas (Galicia) [i], Hurdes 
(Salamanca) [40], La Granja (Segovia) [Mazarredo, M.C.N.], 
Montserrat (Barcelona) [16], Pelayos (Madrid), Robledo de 
Chávela (Madrid) [Mazarredo, M. C. N.], San Miguel del 
P'ay (Cataluña) [13]. 

fugax E. S. — Drassodcs. — Aranjuez (Madrid) [40], España [57], 
Pozuelo de Calatrava (Ciudad Real) [25], Uclés (Cuen- 
ca) [58]. 

fugax E. S. — DrassHs. — Véase J2íga,v E. S. — Drassodes. 

fulviventris Le. — Dendry pitantes. — Véase fulviventris Le. — 
Phlegra. 

fulviventris Le. — P/z/t^ríJ!.— Andalucía [60]. 

fidvolumtlata Le. — Steatoda. — YézsQ grossa C. K. — Teutana. 

fulvus TYí.— Drassodes. — España [75]- 

Mem. R. Soc. esp. Hist. Jiat., vr 1910. 



364 E. FERNÁNDEZ GALIANO (22) 

fnlv7ís l"h. — Drasstís. — Véase fulviis Th. — Drassodcs. 

furcifer K. S. — Tararmcmts.- — Alsasua (Navarra), Arnedillo (Lo-_ 
groño) [57], Portugalete (Vizcaya) [57, Mazarredo, M. C.N.], 
Serantes (Vizcaya) [57]- 

jurtiva Cb. — Linyphia.—^X'ir-^ná^ de Ebro (í3urgosj [42]. . 

fusca E. S. —Enyo; — Véase fusmm E. S. — Zodarion. 

fiíscifi'ons PL. í^. — Liobunum. — Cabanas (Galicia) [i]. 

fuscipcs L. K. — Prosthesima. — España [57]' 

fiiscmn E. S. — Zodarion. — Escorial (Madrid), La Granja (Sego- 
via) [58, 72, 74], Robledo de Chávela (Madrid) [Mazarre- 
do, M. C. N.], Uclés (Cuenca) [58]. 

galerita L. K. — Lycosa. — Véase venatrix Le. — Fardosa. 

gambosa P2. S. — Evophrys. — España [57, 60], Pelayos (Madrid) 
[Mazarredo, AL C. N.] 

gambosus E. S. — Attus. — Véase gambosa E. S. — -EvopJnys. 

geniculatus E. S. — Pellenes. — España [57]. 

geometricus C. K. — LatrodcctiLS. — España [10, 75], Torrevieja 
(Alicante) [10]. 

gibba C. K. — Tetragnatha. — Amer ((ierona) [16], Guernica 
(Vizcaya) [Mazarredo, M. C. N.], La Garriga (Barcelo- 
na) [17], Pinto (Madrid) [40]. 

gibbubis L. D. — Chersis. — \^éase gibbiUiis L. D. — Palpiuianus. 

gibbtihis L. D. — Palpimamis. — Águilas (Murcia) [63], Aranjuez 
(Madrid) [40], Badajoz [Mazarredo, M. C. N.], España [44, 
56], Pozuelo de Calatrava (Ciudad Real) [25], Reino de Va- 
lencia Sj']^-, Uclés (Cuenca) [58]. 

glaucinus E. S. — PhilodromiLS. — Barcelona [i 5], España [43, 57]. 

globiceps E. S. — Dictyna. — Véase latens 1", — Dictyua. 

globifer'E. S. — Heliophanus. — Ronda (Málaga) [60]. 

globosa Y . — Synaema. — Véase globosiim F. — Syiiacma. 

globosum F.- — Synaema. — Águilas (Murcia) [63], Amer (Gero- 
na) [16J, Aranjuez (Madrid) [40], Arbucias (Gerona) [13], 
Badajoz [Mazarredo, M. C. N.], Barcelona [15], Bilbao [Ma- 
zarredo, M. C. N.] , Cabanas (Cjalicia) [l], Caldas de Mala- 
vella (Gerona) [ll], Calella (Barcelona) [13, 14, 16], Cepe- 
da (Salamanca) [Mazarredo, M. C. N.], Cerdaña española 
(Gerona) [12], Dima (Vizcaya), Escorial (Madrid) [Mazarre- 



(23) DISTRIBUCIÓN GEOGRÁFICA DE LOS ARÁCNIDOS EN ESPAÑA 365 

do, M. C. N.], Hurdes (Salamanca) [40], La (jarriga (Barce- 
lona) [17], Madrid [Galiano, M. C. N.], Martorell de la Sel- 
va (Gerona) [ll], Montserrat (Barcelona) [l6J, Noja (San- 
tander) [Mazarredo, M. C. N.], Pedroso (Sevilla) [S, 5], 
Pelayos (^ladrid) [Mazarredo, M.C.N.], Pinto (Madrid) [40], 
Pozuelo de Calatrava (Ciudad Real) [25] , Robledo de Cha- 
vela (Madrid) [INIazarredo, M. C. N.J, Rosas (Gerona) [ll |, 
San Martín de Valdeiglesias (Madrid) [Mazarredo, M. C. N.], 
San Miguel del P^'ay (Cataluña) [13], Serradilla de Arroyo 
(Salamanca) [Mazarredo, M. C. N.J, Sevilla [40], Torres 
de Alio (Galicia) [l]. 

gracilis^. — Bathyphantcs. — España [57], Miranda de Ebro (Bur- 
gos) [42]. 

gj-anarhis Le. — Cosuiobunns. — Sevilla [5, 6]. 

gratiosa E. S. — Dictyua. — Robledo de Chávela (Madrid), San 
Martín de Valdeiglesias (Madrid) [Mazarredo,, M. C. N.j 

gívssa C K. — Tentaría. — Bilbao [Mazarredo, M. C. N.], Espa- 
ña [44], Guernica (Vizcaya), Noja (Santander) [Mazarredo, 
M. C. N. ], Pinto (Madrid) [40] , Pozuelo de Calatrava (Ciu- 
dad Real) [25], Sevilla [5]. 

gitttata Wid. — Criistnlina. — Miranda de Ebro (Burgos) [42]. 

guttigera E. S. — Alicaria.— rSierra. Morena [57]- 

guttulata C. K. — Tl/Zí^r/íí.— Medinaceli (Soria) [57]- 

hamata Cl. — Singa. — Navas (Segovia) [40]. 

heriYi. — Singa. — Arbucias (Gerona) [13]. 

heterophthabniLS Latr. — Oxyopes.- — Alicante, Badajoz [Mazarre- 
do, M. C. N.] , Calella (Barcelona) [13, 14] , Cartuja Baja 
(Zaragoza), \2'j\ Escorial (Madrid) [Mazarredo,, M. C. N.J, 
España [74J, Hurdes (Salamanca) [40J, Madrid [40, Galiano, 
M. C. N.J, Pozuelo de Calatrava (Ciudad Real) [25J, Rosas 
(Gerona) [llj, San Martín de Valdeiglesias (Madrid) [Ma- 
zarredo, ~\\. C. Nj, Sevilla [5, 40], Sierra de Guara [36J, 
Uclés (Cuenca) [58J. 

Hcydeni E. S. — Meneniei'us. — Andalucía [60J. 

hirsutissima E. S. — Z^í-zWí?.— España [5^]- 

hirsiitus^\k. — Heriaens.^CahañsLs (Galicia) [ij, Cepeda (Sala- 
manca) [Mazarredo, M. C. N.J, La Garriga (Barcelona). [ 1 7J, 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1910. 



366 E. FERNÁNDEZ GALIANO (24) 

Monsagro (Salamanca), Pelayos (Madrid) [Mazarredo, 
M. C. N.], Pozuelo de Calatrava (Ciudad Real) [25] , Roble- 
do de Chávela (Madrid) [Mazarredo, M. C. N.] 

hispánica Wlk. — Lycosa. — Cádiz \j7\-, España [71], Madrid [40, 
TJ^^ San Juan de Aznalfarache (Sevilla) [5, 6], Sevilla [5], 
Tudela (Navarra) {jj^. 

hisparnis L. K. — Chelifer. — España [30, 57]) Pozuelo de Cala- 
trava (Ciudad Real) [25]. 

hispaniis L. K. — Drassodes. — España [29, 57]. 

hispanus L. K. — Drassus. — Véase hispanus L. K. — Drassodes. 

hispanus'E. S. — Harpactes. — Cataluña, Pirineos orientales [48]. 

histrionica E. S. — Storena. — Alicante [Mazarredo, M. C. N.J 

Jiolosericea D. G. — Clubioiía. — YédiSQ palliditla Cl. — Clubiona. 

holosei'icea E. S. — Melanophora. — España [57], Sevilla [5]. 

holosericea E. S. — Prosthesima. — Véase holosericea E. S. — Mela- 
nophora. 

Hombergi Scopl. — Dysdera. — Véase Hombergi Scopl. — Har- 
pactes. 

Hombergi '^cop\. — Harpactes. — Cabanas (Galicia) [l], Miranda 
de Ebro (Burgos) [42], Valencia [77]. 

hortensis E. S. — Dictyna. — Y édise flavescens Wlk, — Dictyna. 

hortensis Th. — Pardosa. — Noja (Santander) [Mazarredo, M.C. N.], 
Sevilla [5]. 

horticola C. K. — Oxyptila. — Cabanas (Galicia) [i]. 

hygrophilus Th. — -Lycosa. — ^ Cepeda (Salamanca) [Mazarredo, 
M. C. N.], Hurdes (Salamanca) [40]. 

hygrophilus Th. — Pirata. — Véase hygrophilus Th. — Lycosa. 

hypocrita E. S. — Drassodes. — España [57]- 

hypocrita E. S. — Drassus. — Véase hypocrita E. S. — Dras- 
sodes. 

ibérica E. S. — Gnaphosa. — Cerdaña española (Gerona) [12], 
Norte de España [57J. 

ignava E. S. — Dysdera. — Véase ignavus E. S. — Harpactes. 

ignavus E. S. — Harpactes. — Miranda de Ebro (Burgos) [42]. 

illibata E. S. — Epeira. — Véase dalmaticus Dls. — Araneus. 

imperialis L. D. — Ei-esus. — Véase niger Rossi. — Eresus. 

imperialis Rossi. — Thya. — Véase imperialis Rossi. — Thyene. 



(25) DISTRIBUCIÓN GEOGRÁFICA DE LOS ARÁCNIDOS EN ESPAÑA 367 

imperialis Rossi. — Thyene. — Badajoz [Mazarredo, M. C. N.], 
Cartagena (Murcia) [6o], España [57], Granada [6o]. 

impressiim L. K. — Theridion. — Pozuelo de Calatrava (Ciudad 
Real) [25]. 

hnptidica E. S.- — Ciciirina. — Véase inipudiciis E. S, — Tetrilus. 

ímpudicus E. S. — Tetrihis.^]>loYte de España [57]' 

inconspicua E. S. — Epeira. — Véase inconspicuns E. S. — Araneus. 

inconspicuus E. S. — A?'aneus. — Norte de España [57]- 

inermis E. S. — Tegenaria. — Brajuelas (Asturias) [43], Galdames 
(Vizcaya) [Mazarredo, M. C. N.] , Sierra de Pajares [57]- 

Ínfima E. S. — Calliethera. — Véase Ínfimas E. S. — Ckalcoscírtus. 

ínfimns E. S. — Callictherus. — Véase infimus E, S. — Ckalcoscírtus. 

ínfimus E. S. — Chalcoscirtus. — España [57] 1 Pelayos (Madrid) 
[Mazarredo, M C. N.], Sierra Morena [60]. 

inornata Cb. — Dípoena. — Miranda de Ebro (Burgos) [42]. 

ínornata Cb. — Lasaeola. — Véase inornata Cb. — Dipoena, 

ínsídiatríx ¥or&k. — Fílistata. — ^ Águilas (Murcia) [63], Alceda 
(Santander) [Mazarredo, M. C. N.], España \T]\ Hurdes (Sa- 
lamanca) [40], La Garriga (Barcelona) [17J, Mora de Ebro 
(Tarragona) [18], Murcia, Pelayos (Madrid) [Mazarredo, 
M. C. N.], Pozuelo de Calatrava (Ciudad Real) [25], San 
Martín de Valdeiglesias (Madrid) [Mazarredo, M. C. N.], Se- 
villa [5, 6], Uclés (Cuenca) [58], Valencia [18]. 

insignita Cl. — ^-Ehirops. — Véase ínsignítns 01. — y-Elurillus. 

insignitus 01. — yEliirillus. — España [57]- 

insulana Costa.— Cyclosa. — Calella (Barcelona) [13, 14], Espa- 
ña [57], Martorell de la Selva (Gerona) [ll], Pinto (Ma- 
drid) [40]. 

interf ector Hentz. — Mimetus. — España [57] 1 San Martín de Val- 
deiglesias (Madrid) [Mazarredo, M. C. N.] 

inuncans E. S. — Styloctetor. — Miranda de Ebro (Burgos) [42]. 

ínvalidus Cb. — Drassodes. — Uclés (Cuenca) [58]- 

isabellina E. S.—Enyo. — Véase ísabellinum E. S. — Zodarion. 

isabelliniim E. S. — Zodarion. — Cádiz, Granada [72]. 

jucunda Le. — Ergane. — Véase jucunda Le. — Evarcha. 

jucimda Le, — Evarcha.- — Amer (Gerona) [16], Arbucias (Gero- 
na) [13], Barcelona [15], Caldas de Malavella (Gerona) [ll], 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat.. vr, 1910. 



368 E. FERNÁNDEZ GALI ANO (26) 

Calella (Barcelona) [13, 14], Cepeda (Salamanca) [40], Es- 
paña [57, óOj, La Garriga (Barcelona) [l/], Montserrat 
(Barcelona) [16J, Pozuelo de Calatraya (Ciudad Real) [2S], 
Robledo de Chávela (Madrid) [Mazarredo, .M. C. N.] , Ro- 
sas (Gerona) [l'l], San Miguel del Fay (Cataluña) [13]. 
jiiciindns Le. — Hasai'iiis. — Véase jucnndaY^c, — Evarchd. 
jugormn L. K, — Amaiirobiiis. — Cabanas (Galicia) [l], Sierra de 
Estella{57]. 

Kochi Th.-^Xysticiís. — Ciudad Real [Boscá, M. C. N. ], Escorial 
. (Madrid) [Mazarredo, M. C. N.], España [57]. Navas (Sego- 
via) [40], Rosas (Gerona) [ll|. 

labyrinthica Cl . — : Agelena. — Alceda ( Santander) [Mazarredo, 
M. C. N.], Amer (Gerona) [16], Arbucias (Gerona) [13J, 
Cabanas (Galicia) [i] , Calella (Barcelona) [13, 14], Ciudad 
Rodrigo (Salamanca) [Mazarredo, M. C. N.J, La Garriga 
(Barcelona) [17], Monsagro (Salamanca), Noja (Santander), 
Pelayos (Madrid), Robledo de Chávela (Madrid) [Mazarre- 
do, M. C. N.J, Rosas (Gerona) [ii], San Martín de Valde- 
iglesias (Madrid) [Mazarredo, M. C. N.], Uclés (Cuenca] (58), 
Valdaracete (Madrid) [Mazarredo, M, C. N.] 

lacnstris }í. S. — Lycosa. — Arbucias (Gerona) [13], Hurdes (Sa- 
lamanca) [40], Sevilla [5, 6]. 

laetabiinda C. K. — Evarcha. — Amer (Gerona) [16], Caldas de 
.Malavella (Gerona) [11]. 

laetabitndiis C. K. — Hasarius. — Véase laetabiuida C. K. — 
Evarcha. 

Lalaiidei Aud. — Xysticiis. — Ciudad Real [Boscá, M. C. N.], Es- 
paña [57], Pozuelo de Calatrava (Ciudad Real) [25]. 

lampropsalis L. K. — Chelifcr. — Pozuelo de Calatrava (Ciudad 
Real) [25]. 

lanígera E. S. — Evophrys. — San Miguel del Fay (Cataluña) [13 1. 

lanio C. K. — Xystlcus. — Aranjuez (Madrid) [40], Guernica (V^izca- 
ya) [Mazarredo, INLC. N.],Martorell de la Selva (Gerona) [ll]. 

lapidosus Wlk. — Drassodes. — Badajoz [Mazarredo, M. C. N.], 
Barcelona [23], Calella (Barcelona) [13, 14], Bilbao, E^sco- 
rial (Madrid) [Mazarredo, M. C. N.], Plurdes (Salaman- 
ca) [40], Pelayos (Madrid), Robledo de Chávela (Madrid) 



(27) DISTRIBUCIÓN GEOGRÁFICA DE LOS ARÁCNIDOS EN ESPAÑA 369 

[Mazarredo, M. C. N.], Rosas (Gerona) [il], Sevilla [5], 
Torres de Alio ((lalicia) [l]. 

lapidas US Wlk. — Drassns. — Véase lapidosas Wlk. — Drassodcs. 

larva E. S. — Tegenaria. — Uclés (Cuenca) [58]. 

lateas F. — Dictyiia. — Cerdaña española (Gerona) [12J, Espa- 
ña [43], Granada [57j) Monsagro (Salamanca) [Mazarredo, 
M. C. N.], Pirineos y montañas del Xorte de España [43 J, 
Torres de Alio (Galicia) [l]. 

lateralis C. K. — Rttncínia. — Amer (Gerona) [16], Arbucias (Ge- 
' roña) [13], Barcelona [15], Caldas de Alalavella (Gero- 
na) [11], Calella (Barcelona) [13, 14], Ciudad Rodrigo (Sa- 
' .: lamanca) [Mazarredo, M. C. N.], España [57] , La Garriga 
' (Barcelona) [17], Loeches (Madrid) [Mazarredo, M. C, N], 
Madrid [(jaliano, M. C. N.], Martorell de la Selva (Gero- 
na) [11], Montserrat (Barcelona) [16], Pozuelo de Calatrava 
V (Ciudad Real) [25], Rosas (Gerona) [ll], San Martín de 
. Valdeiglesias (Madrid) [Mazarredo, M. C. N.], Sevilla [5J, 
' üclés (Cuenca) [58]- 

latipes Cn. — Prostkesima. — Véase Carmeli Cb. — Mclanopliora. 

Laiirae E. S.— Cyclosa.—N ^2í.%q Laitrae E. S. — Nemoscoliis. 

Laurae E. S. — Ncmoscohis. — Miranda de Ebro (Burgos) [42]. 

lentiginosa C. K. — Pterotricha. — Sur de Europa [29]. 

lentiginosa C. K. — Pythonissa. — Véase lentiginosa C. K.^ — Pte- 
rotricha. 

leopardos 'Sunó . — Lycosa. — Cabanas (Galicia) [l]. 

leprosus 0\. — Lephtyp liantes. — Sevilla [5]. 

ligurina C. K. — Micrommata. — Véase ligiirinum C. K. — Mi- 
crommata. 

ligurinuní C. K. — Micrommata. — Andalucía [43J, Aranjuez 
(Madrid), [40], Cabanas (Galicia) [l]. Escorial (Madrid) [Ma- 
zarredo, M. C. N.], España [57, 70], Madrid [40], Rosas 
(Gerona) [ll], San Miguel del Fay (Cataluña) [13], Sevi- 
lla [5, 6], Uclés (Cuenca) [58]. 

lineata Le. — Larinia. — La Garriga (Barcelona) [17]) Miranda de 
Ebro (Burgos) [42], Sevilla [5]. 

lineata L. — Linyphia. — Miranda de P2bro (Burgos) [42]. 

lineatipes ti S. — Thanatus. — -Sierra de Guadarrama [43]. 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1910. 



370 E. FERNÁNDEZ GALIANO (28) 

lineatum Cl. — Theridion. — xA.lceda (Santander) [Mazarredo, 
M. C. N.], Amer (Gerona) [l6] , Arbucias (Gerona) [13], 
Cabanas (Galicia) [l], Cerdaña española (Gerona) [12], 
Guernica (Vizcaya) [Mazarredo, M. C. N.] , Martorell de la 
vSelva (Gerona) [ll], Pozuelo de Calatrava (Ciudad Real) [25], 
San Martín de Valdeiglesias (Madrid) [Mazarredo, M. C. N.], 
Sevilla [5], Torres de Alio (Galicia) [l]. 

lineatiis C. K. — Attus, — Véase Bresnieri Le. — Phlegra. 

lineatus Latr. — Oxyopes. — Alceda (Santander), Alicante [Maza- 
rredo, M. C. N.] , Amer (Gerona) [16], Aranjuez (Ma- 
drid) [40], Arbucias (Gerona) [13], Barcelona [15]) Caldas 
de Malavella (Gerona) [ll], Calella (Barcelona) [13, I4], 
Cerdaña española (Gerona) [12] , Hurdes (Salamanca) [40], 
La Garriga (Barcelona) [l/], Madrid [40, Galiano, M. C. N.], 
Martorell de la Selva (Gerona) [n], Montserrat (Barcelo- 
na) [16J, Pelayos (Madrid) [Mazarredo, M. C. N.] , Pozuelo 
de Calatrava (Ciudad Real) [25], Rosas (Gerona) [n], San 
Martín de Valdeiglesias (Madrid) [Mazarredo, M. C. N.], 
San Miguel del Fay (Cataluña) [13]. 

lineatus Latr. — Stegodyphus. — Águilas (Murcia) [63], Alicante 
[Mazarredo, M. C. N.] , España [21, 55, 64], Montañas del 
Reino de Valencia y de la Baja Cataluña \_T]\ Pelayos (Ma- 
drid), Valencia [Mazarredo, M. C. N.] 

lineiventris ^. S. — Heliophaiius. — España [57, 69], Pozuelo de 
Calatrava (Ciudad Real) [25], Rosas (Gerona) [n], Sierra 
de (luadarrama [60]. 

üttoralis C. K. — Garvpus. — Águilas (Murcia) [63]. 

íittoralis E. S. — Oxyopes. — Véase viridis B. — Peucetia. 

lívida E. S. — Agelena. — PLspaña [57] • 

lividus B. — Pedanostethus. — En toda Europa [57]* 

lividus E. S. — Philodromiis. — Amer (Gerona) [16J, Arbucias 
(Gerona) [13], Escorial (Madrid) [Mazarredo, M. C. N.], 
Martorell de la Selva ((lerona) [ll], Monsagro (Salamanca), 
Robledo de Chávela (Madrid) [Mazarredo, M. C. N.j, Sierra 
de Estrella [57]. 

lobata Pall. — Argiope. — Amer (Gerona) [16] , Arbucias (Gero- 
na) [13], Barcelona [15, 23], Calella (Barcelona) [13 , 14], 



(29) DISTRIBUCIÓN GEOGRÁFICA DE LOS ARÁCNIDOS EN ESPAÑA 37 1 

Carabanchel (Madrid) [38], Córdoba [Ribera, AI. C. N. |, 
España [M. C. N.], La Garriga (Barcelona) [17], Loeches 
(Madrid) [4], Madrid [20], Montarco_ (Madrid) [Bolívar. 
M. C. N.], Mora de Ebro (Tarragona) [20], Peñaflor (Sevi- 
lla) [56], Pozuelo de Calatrava (Ciudad Real) [25], Sevi- 
lla [5], Tudela (Navarra) [20]. 

longipalpis E, S. — Pliilodromus. — Pirineos [43]. 

Lucasi E. S, — Attiis. — V^éase erraticus Le. — Ichts. 

lucífuga Latr. — Gnaphosa. — España [29, '/']\^ \'itoria [Mazarre- 
do, M. C. N.] 

lucífuga Wlk. — Pythonissa. — \'éase lucífuga Latr. — Gnaphosa. 

lucifugus. — Drassus. — \^case lucífuga Latr. — Gnaphosa. 

luctuosa Le. — Macrothele. — Algeciras (Cádiz) [33]. 

luctuosa Le. — Mygale. — Véase luctuosa Le. — Macrothele. 

luctuosus Le. — yEhtríllus. — ^Lanjarón (Granada) [60]. 

luctuosus Le. — Attus. — Véase luctiLosus Le. — ^iShiríllus. 

lucubrans E. S. — Mclanophora. — Calella (Barcelona) [13, 14], 
Escorial (Madrid), Pelayos (Madrid), Robledo de Chávela 
(Madrid) [Mazarredo, AI. C. N.], San Miguel del Fay (Cata- 
luña) [13]. 

lucubrans E. S. — Prosthesima. — Véase lucubrans E. S. — Mcla- 
nophora. 

lugubfis E. S. — Episinus. — Arbucias (Gerona) [13], Loeches 
(Madrid) [Mazarredo, AI. C, N.j, Sierra Aíorena [44]. 

lugubrís Wlk. — Pardosa. — La Granja (Segovia) [Alazarredo, 
M. C. N.J 

lutescens C. K. — Drassodes. — España [57]) Sevilla [5]. 

lutescens C. K. — Drassus. — Véase lutescens C. K. — Drassodes. 

macelhis E. S. — Tíbellus . — Pozuelo de Calatrava (Ciudad 
Real) [25]. 

maciílata Th. — Singa. — España [75], Torrevieja (Alicante) [76 1. 

macúlala L. D. — Hersilíola. — Albacete [34] , Alicante, Cartage- 
na (Murcia) [Alazarredo, AI. C. N.], Pozuelo de Calatrava 
(Ciudad Real) [25], Sevilla [5, 6J, Sur de España [43]. 

maculatus E. vS. — Oecobius. — Véase aunulípes Le. — Oecobíus. 

Magdaleuae E, vS. — Ischyropsalis. — Galdames (Vizcayaj [41]. 

7najor E. S. — Thanatus. — España [57], La Granja (Segovia) [Ala- 

Mem, R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1910. 



372 E. FERNÁNDEZ GALIANO (30) 

zarredo, M. C. N.], Pirineos [43J, Pozuelo de Calatiava (Ciu- 
dad Real) [25], Sevilla [5]. 

niajor E. S. — Callietherus. — \'éase majo?' E. S. — Salticiis. 

major E. S. — Salticus. — España [60]. 

malaceiisis lli. — Tegeuaria. — España [75]- 

malmignatíLs Wlk. — Lathrodectus. — Véase ij-gtittahts Rossi, — - 
Latrodcctus. 

malmignatus \\\k. — Latrodcctus. — V^éase ij-guttaüís Rossi.- — 
Latrodectus. 

mandibidaris Le. — Enoplognatha.- — -Águilas (Murcia) [63] , Ba- 
dajoz, Cartagena (Murcia) [Mazarredo, M. C. N.], Espa- 
ña [57], Murcia [Mazarredo, M. C. N.], Pozuelo de Calatra- 
va (Ciudad Real) [25], Sevilla [5], Valencia [Mazarredo, 
M. C. N.] , 

inania E. S. — Prosthcsiuia. — Cartagena (Murcia), Málaga [57]. 

niargaritatns Cl. — Philodronins. — Valencia [Mazarredo, M. C. N.] 

marglnata C. K. — -Linyphia. — Amer (Gerona) [16], Arbucias 
(Gerona) [13], La Garriga (Barcelona) [17], Montserrat 
(Barcelona) [16]. 

inarithims P2. S. — -Chacrea. — España meridional [56]. 

inaritimus E. S. — Philodromns. — España [57]- 

inartius Sav.^ — Lithyphantes. — Véase paykiillíanus Wlk. — Lithy- 
p liantes. 

Mazarrcdoi E. S, — Ibcrina. — Bilbao [56], Galdames (Vizca- 
ya [41]. 

media E. S. — Zoropsis. — Barcelona [15]) España [57]. 

melauogaster C K. — Dipocna. — ^ Arbucias (Gerona) [13], Caldas 
de Malavella (Gerona) [ll], La Garriga (Barcelona) [17], 
Montserrat (Barcelona) [16], San Miguel del Fay (Catalu- 
ña) [13]. 

membrosa E. S. — Ncaera. — España [57]. 

M^rianac Scopl. — Meta. —Arbucias (Gerona) [13], Cabanas (Gali- 
cia) [i] , Escorial (Madrid), Gorbea (Vizcaya) [Mazarredo, 
M. C. N.], Llurdes (Salamanca) [40]. 

meridionalis P2. S. — Latkys. — San Aliguel del l"ay (Catalu- 
ña) [13]. 

ineridionalis E. S. — Lethia. — \'éase meridionalis E. S. — Lathvs. 



;3l) DISTRIBUCIÓN GEOGRÁFICA DE LOS ARÁCNIDOS EN ESPAXA 37:; 

Mildci L. K. — CliiracantJiiiini. — Amer (Cjcrona) [i6] , Barcelo- 
na [15], España [57], Pinto (Madrid) [40], Sevilla [5]. 

juinuscnlus L. K. — Drassiis. — \'éase dahnatcnsis L. K. — Dras- 
sodes. 

jiiiuiita E. S. — Tcgaiaria. — Sierra de (luadarrama [43, 57]. 

mirabilis Cl. — Ocyalc. — \''éase mirabilis Cl. — Pisattra. 

mirabilis Cl. — Pisaiira. — Alicante [Mazarredo, M. C. N.], Amer 
(Gerona) [16], Arbucias (Gerona) [13], Barcelona [15], Be- 
• lalcázar (Córdoba) [Mazarredo, M. C. N,] , Cabanas (Gali- 
cia) [l], Caldas de Malavella (Gerona) [ll], Calella (Barce- 
lona [13, 14], Cerdaña española (Gerona) [12], Escorial 
(Madrid), Guernica (Vizcaya) [Mazarredo, M. C. N.] , La 
Garriga (Barcelona) [17], Hurdes (Salamanca), Madrid [40], 
Martorell de la Selva (Gerona) [llj, Monsagro (Salaman- 
ca) [Mazarredo, M. C. N.], Montserrat ('Barcelona) [16], 
San Miguel del Fay (Cataluña) [13], Sevilla [5], Torres de 
Alio (Galicia) [l], Uclés (Cuenca) [58]. 

mitratns L. K. — Attus. — Ye3.se jíuunda Le. — EvarcJia. 

Monardi Le. — .^Elurillus . — ^ Andalucía [60]. 

Monardi Le. — Attus. — Véase Monardi Le. — jEliirillus, 

nwiioceros C. K. — Sclcrosonia. — Sevilla [5, 6], Valencia [Maza- 
rredo, M. C. N.] 

montana Cl. — Linyphia. — En toda Europa [57]. 

montana E. S. — Tetragnatha. — Amer (Gerona) [ló], Cabanas 
(Galicia) [i], Martorell de la Selva (Gerona) [li]. Torres de 
Alio (Galicia) [l]. 

montícola Cl. — Pardosa. — Arbucias ((-rerona) [13], San Miguel 
del Fay (Cataluña) [13J. 

nionticola E. S. — Titanoeca. — Cerdaña española (Gerona) [12]. 

Moj'cletti Le. — Attus. — Véase impe?'ialis Rossi. — Thvcnc. 

morosa L. K. — Pardosa. — Escorial (Madrid) [Mazarredo, 
M. C. N.] , La Garriga (Barcelona) [17], Miranda de Ebro 
(Burgos) [42], San Miguel del Fay (Cataluña) [13], Sevi- 
lia [5]. 

nmseornni Leach. — Chiridium. — Calella (Barcelona) [13, 14]. 

museoriim Leach. — Obisium. — Véase museorum Leach. — Chi- 
ridium. 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat. vr, 1910. 



374 E. FERNÁNDEZ GALIANO (32) 

mutabilc Le. — Epibleminn. — Véase miLtabilis Le. — Salticus. 

mutabilis Le. — Calliethera. — Véase viiitabUis Le. — Salticus. 

jmitabilis Le. — Salticus. — Calella (Barcelona) [13, 14], Espa- 
ña [59], Europa meridional [75]- 

mutilloides Le. — Leptorchestes. — España [57, 60]. 

mutilloides Le. — Salticus. — Véase mutilloides Le. — -Leptorchestes. 

neglecta Cb. — Clnbioua. — Cabanas (Galicia) [ij, Pozuelo de Ca- 
latrava (Ciudad Real) [25]. 

nemoralis Westr. — Lycosa. — ^Cerdaña española (Gerona) [12J. 

nemorivaga Cb. — Gonatium. — España [57]- 

nervosa ¥.. '::^. — Tegenaria. — Cabanas (Galicia) [i], Cepeda (Sa- 
lamanca) [40], Escorial (Madrid) [Mazarredo, M. C. N.|, 
Miranda de Ebro (Burgos) [42], Navas (Segovia) [40], Ro- 
bledo de Chávela (Madrid) [Mazarredo, M. C. N.] 

nicaensis Th. — Dasylobus. — Sierra de Guadarrama [57] • 

nidicolens Wlk. — Dendryphantes. — Amer (Gerona) [16], Barce- 
lona [15], España [57], La Garriga (Barcelona) [17], A'Iont- 
serrat (Barcelona) [16], San Miguel del Fay (Cataluña) [13]- 

niger Poda. — Eresus. — Aran juez (Madrid) [40] , Cartuja Baja 
(Zaragoza) \2']\ Ciudad Real [Mazarredo, M. C. N.], Esco- 
rial (Madrid^ [4, 64], España {TJ^, Hurdes (Salamanca) [40], 
La Granja (Segovia) [Mazarredo, M. C. N.] , Navas (Sego- 
via) [40], Pelayos (Madrid) [?^Iazarredo, AL C. N.] , Pozuelo 
de Calatrava (Ciudad Real) [25], Reino de Valencia Y]']\., 
Rosas (Gerona) [ll], Uclés (Cuenca) [58]» Valencia [21, 64]. 

niger so litarius E. S. — Eresus. — Ronda (Málaga) [44]. 

nigropunctatum Le. — Theridion. — Calella (Barcelona) [13, 14 1, 
España [44, 57]. 

nigrotrivittatus E. S.—Xysticus. — España [57]- 

nigrovariegatum E. S. — Theridion. — Amer (Gerona) [16], Espa- 
ña [57], Pirineos orientales [44], Pozuelo de Calatrava (Ciu- 
dad Real) [25]. 

Ninnii Th . — Xysticus . — Cepeda (Salamanca) [ Mazarredo, 
M. C. N.] 

uiteus Aud. — Tetragnatha. — Sevilla [5]. 

nitidulus C . K . - - Singa . — Pozuelo de Calatrava ( Ciudad 
Real) [2 51. 



(53) DISTRIBUCIÓN GEOGRÁFICA DE LOS ARÁCNIDOS EN ESPAÑA 375 

nodifera E. S. — hchyropsalis . — Alsasua (Navarra), Galdames 
(Vizcaya) [41]. 

notabilis C. K. — Idus. — Badajoz [Mazarredo, M. C N.], Baixe- 
lona [15], Caldas de Malavella (Gerona) [ll], España [57], 
Miranda de Ebro (Burgos) [42], Montserrat (Barcelona) [16], 
Rosas (Gerona) [il]. 

mibihis E. S. — Xysticus. — -España [57], Pozuelo de Calatrava 
(Ciudad Real) [25], Sevilla [5], Uclés (Cuenca) [58]. 

niitrix Wlk. — Chiracanthimn. — Véase punctorium Will. — Chí- 
racanthiiim. 

oblongiiisculus Le . — Thanatiis . — Guadalajara [ Mazarredo, 
M. C. N.], Madrid [Galiano, Mazarredo, M. C. N.] 

oblongiis Wlk. — Tibellus . — Cabanas (Galicia) [l], Hurdes (Sa- 
lamanca) [40], Montserrat (Barcelona) [ll, 16], San Miguel 
del Fay (Cataluña) [13]. 

occidentalis E. S. — Anyphaena. — Coruña [50]. 

occitaiius. — Scorpion. — Véase europaeus L. — Buthiis. 

ocreata C. K. — Zoropsis.-Y édise spinimana L. D. Zoropsis. 

Ogieri E. S. — j^hirillus. — Sierra Nevada [60] . 

Ogieri E. S. — Attiis. — Véase Ogieri E. S. — ^■Elurilhis. 

omalosoma L. D.^ — Selenops, — V^éase radiatus Latr. — Selenops. 

onustus Wlk. — Thomisus. — Véase albus Gm. — Thomisus. 

opilio L. — Phalangiiim . — Alceda (Santander) [Mazarredo, 
M. C. N.], Amer (Gerona) [16] , Arbucias (Gerona) [13], 
Barcelona [23], Cabanas (Galicia) [l], Calella (Barcelo- 
na) [13, 14], Cartuja Baja (Zaragoza) y^.']^^ Cerdaña espa- 
ñola (Gerona) [12], P.spaña \']^\ Gorbea (Vizcaya), Guerni- 
ca (Vizcaya) [Mazarredo, M. C. N.], Hurdes (Salaman- 
ca) [40], La Garriga (Barcelona) [17], La Maliciosa (Ma- 
drid) [Mazarredo, M. C. N.], Madrid [40, Galiano, M. C. N.j, 
Martorell de la Selva (Gerona) [ll], Miranda de Ebro (Bur- 
gos) [42], Portugalete (Vizcaya), Robledo de Chávela (Ma- 
drid), San Martín de Valdeiglesias (Madrid) [Mazarredo, 
M. C. N.], Torres de Alio (Galicia) [l], Vitoria [Mazarre- 
do, M. C. N.] 

opilionoides Schrank. — Pholcus. — Miranda de Ebro (Burgos [42]: 

opochysa Wlk. — Epeira. — Véase cornutiis Cl. — Araueus. 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1910. 24 



376 E. FERNÁNDEZ GALIANO (34) 

Opuntiae L. D. — Cyrtophora. — Véase citricola Forsk. — Cyrto- 

phora. 
oranensis Le. — Hersilidia.-^ é^iSiQ maciilulata L. D. — Hersi- 
liola. 

oraniensis Le. — Hei'silia. — Véase macululata L. D. — Hersiliola. 

ornaticeps E. S. — Atttis. — Véase ornaticeps E. S. — Habrocestmn. 

ornatlceps E. S. — Habi'ocestiim. — Andalucía [6o]. 

pagana C. K. — Tegenaria. — Sevilla [5, 40]. 

palitans E. S. — Pardosa. — Calella (Bareelona) [13, 14]. 

pallens B. — Theridion. — España [57], 

pallida 01. — Araneiis. — Araeena (Huelva) [5, 6], Calella (Bar- 
celona) [13, 14]. 

pallida 01. — Epeira. — Y éd^se pallida 01. — Araneus. 

pallidula Cl. — Cliibiona. — Cerdaña española (Gerona) [12], Cor- 
vera (Cataluña) [24], Europa [29]. 

palliditla E. S.— Tegenaria. — Arnedillo (Logroño) [57]. 

palliduliim E. S. — Liocrannm. — Arnedillo (Logroño) [67]. 

pallipes Le. — Olpimn. — España [57]- 

paradoxus C. K.- — Hyptiotes. — Miranda de Ebro (Burgos) [42], 
San Miguel del Fay (Cataluña) [13]. 

paradoxus Le. — Monaeses. — Sevilla [5]. 

paradoxus E. S. — Sabacon.—K\^zs,\y2L (Navarra), Bilbao [41]. 

parcus E. S. — Attiis. — -Véase rudis Sund. — Dendryphantes. 

pardalis E. S. — Zora. — La Granja (vSegovia) [Mazarredo, 
M. C. N.] 

parietiua Frc. — Tegenaria. — Amer (Gerona) [16], Arbucias (Ge- 
rona) [13], Bilbao [Mazarredo, M. C. N.], Cabanas (Gali- 
cia) [l], Cerdaña española (Gerona) [12], Ciudad Real, 
Noja (Santander), Vergara (Guipúzcoa) [Mazarredo, M. C. N] . 

paroculus E. S. — Drassodes. — España meridional [56]. 

párvula Le. — Clubiona. — Calella (Barcelona) [13, 14]. 

patilla E. S. — Tegenaria. — Sierra Nevada [43]. 

Paykulli Sav. — Menemeru^. — Véase Paykulli Sav. — Plexippics. 

Paykulli Sav. — Plexippus. — Águilas (Murcia) [63], Cartagena 
(Murcia) [Mazarredo, M. C. N.], Sevilla [5]. 

payknlliana Wlk. — Steatoda. — Y édise paykullianus \\\k. — Lithy- 
phantes. 



(35) DISTRIBUCIÓN GEOGRÁFICA DE LOS ARÁCNIDOS EN ESPAÑA 377 

paykulliantnn Wlk.— Theridion. — Véase paykullianiis Wlk.— 
Lithyphantcs. 

paykullianus Wlk. — Lithyphautes. — Águilas (Murcia) [63J , Ali- 
cante [Mazarredo, M. C. N.], Cabanas (Galicia) [i], Calella 
(Barcelona) [13, 14], España [44, 77], Pinto (Madrid) [40], 
Pozuelo de Calatrava (Ciudad Real) [25], Sevilla [5], Sur de 
España [44]. 

pedestris C. K. — Prosthesima. — Caldas de Malavella (Gero- 
na) [II], España [M. C, N.J 

pelasgiciim C. K. — Chiracanthium. — Arbucias (Gerona) [13], 
España [57], La (iranja (Segovia) [Mazarredo, M. C. N.], 
Pozuelo de Calatrava (Ciudad Real) [25], Sevilla [6], To- 
rres de Alio (Galicia) [ij, Valencia [Mazarredo, M. C. N.] 

Perezi E. S. — Leptorchestes. — Cádiz [60], Pozuelo de Calatrava 
(Ciudad Real) [25], Sevilla [60]. 

Perezi E, S. — Salticiis. — V^éase Perezi E. S. — Leptorchestes. 

peijida Wlk. — Segestria. — Y édiS,& florentina Rossi. — Segestria, 

perita Latr. — Lycosa. — Arbucias (Gerona) [13], Barcelona [15], 

Calella (Barcelona) [13, 14], Cerdaña española (Gerona) [12], 

Escorial (Madrid), Robledo de Chávela (Madrid) [Mazarre- 

■ do, M. C. N.], Sevilla [5, 6J, Torres de Alio (Galicia) [l], 

Vergara (Guipúzcoa) [Mazarredo, M. C. N.] 

perplexa E. S. — Oxyptila. — Aranjuez (Madrid) [57]. 

personata L. K, — Lycosa. — Miranda de Ebro (Burgos) [42], Po- 
zuelo de Calatrava (Ciudad Real) [25], Sevilla [5]. 

phalangioides ¥\\ess\. — Pholcus. — Cabanas (Galicia) [ij, Calella 
(Barcelona) [13, 14], Cuntis (Pontevedra) [l], Hurdes (Sa- 
lamanca) [40] , Madrid [4] , Noja (Santander) [Mazarredo, 
M. C. N.], Pontevedra [l], Sevilla [5]. 

phakrata Panz. — Asagena. — Aranjuez (Madrid) [40], Miranda de 
Ebro (Burgos) [42J, Pozuelo de Calatrava (Ciudad Real) [25], 
Robledo de Chávela (Madrid) [Mazarredo, M. C. N.] 

picea T\\.^Ummidia. — Véase aedificatorins Westr. — Pachylo- 
meriis. 

picta E. S. — Poccilochroa. — San Miguel del Fay (Catalu- 
ña) [13]. 

picta E. S. — Tegenaria.—^iQ.t'cd. de Guadarrama [43, 57J, 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vr, 1910. 



378 E. FERNÁNDEZ GALIANO (36) 

pictumV\í\k. — Theridion. — Robledo de Chávela (Madrid) [Maza- 
rredo, M. C. N.] 

pictus'Yh.. — Drassodes. — España [75, 76]. 

pictus Th. — Drassus. — Véase pictiis Th. — Drassodes. 

piger Wlk. — Tmarus. — Martorell de la Selva (Gerona) [ii]. 

pilosus E. S. — Sparassus. — Véase ligurinum C. K. — Microm- 
niata. 

pinastri'L. K. — Theridion. — La (iarriga (Barcelona) [17]. 

pini H. — -Xysticiis. — Cerdaña española (Gerona) [12], Espa- 
ña [57], Madrid [40], Martorell de la Selva (Gerona) [llj^ 
San Martín de Valdeiglesias (Madrid) [Mazarrcdo, M. C. N.] 

Piochardi E, S. — Phalangodes. — Orduño (Vizcaya) [3, 66]. 

Piochardi E. S. — Tmartis. — Badajoz [Mazarredo, M. C. N.J, Ca- 
lella (Barcelona) [13, 14], España [57], Madrid [Galiano, 
M. C. N.], Salamanca [Mazarredo, M. C. N.] 

pirática Cl. — Lycosa. — Torres de Alio (Galicia) [ij. 

piraticus Cl. — Pirata. — Véase pirática Cl. — Lycosa. 

placidus E. S. — Platybiimis. — España? [51, 57]. 

plumalis Cb. — Pterotricha. — Águilas (Murcia) [63], España [57]. 

plimialis Cb. — Pythonissa. — Véase plumalis Cb. — Pterotricha. 

politus E. S. — Philodromus. — Arbucias (Gerona) [13], Astu- 
rias [S7]5 Brajuelas (Asturias), Pajares (Asturias) [43]. 

praedatus Cb. — Philodromus. — Sevilla [5]. 

praefica E, S. — Titanoeca. — España [57], Pozuelo de Calatrava 
(Ciudad Real) [25]. 

pratincola C. K. — Attus. — N (t2&(t jioricola C. K. — Sitticus. 

prativaga L. K. — Pardosa, — Montserrat (Barcelona) [ll, 16]. 

productus E. S. — Sybota. — Alicante [Mazarredo, M. C. N.] 

productus E. S. — Uloborus. — Wédise pi'oductns E. S. — Sybota. 

prominens Sund. — Cercidia. — Montserrat (Barcelona) [il, ló|,. 
Pozuelo de Calatrava (Ciudad Real) [25]. 

promiscua Cb. — Erigone. — Coruña [74]- 

propinquum Le. — Phalangium. — España [57]. 

propinquus E. S. — Tibellus. — Pozuelo de Calatrava (Ciudad 
Real) [25], Torres de Alio (Galicia) [i]. 

proserpina P". vS. — Porrhomma. — Alsasua (Navarra) [57]. 

pro.vima C. K. — Pardosa. — Cabanas (('ralicia) [i], La (iarri- 



(37) DISTRIBUCIÓN GEOGRÁFICA DE LOS ARÁCNIDOS EN ESPAÑA 379 

ga (Barcelona) [17], La Granja (Segovia) [Mazarredo, 
M. C. N.], Miranda de Ebro (Burgos) [42], Pozuelo de Ca- 
latrava (Ciudad Real) [25], Sevilla [5, 6], Valencia [Maza- 
rredo, M. C. N.] 

pubescens F. — Attus. — Véase pubescens F. — Sitticus. 

pubescens Th. — Drassodes. — Cabanas (Galicia) [i]. 

pubescens Th. — Di-assus. — \'é2ise pubescens Th. — Drassodes. 

pubescens F. — Sitticus. — España [59], Miranda de Ebro (Bur- 
gos) [42]. 

puella E. S. — Dictyna. — Bilbao [Mazarredo, M. C. N.], Cabanas 
(Galicia) [l], Calella (Barcelona) [13, 14], Montserrat (Bar- 
celona) [16], San Miguel del Fay (Cataluña) [13]. 

pulchellum Wlk. — Theridion. — Montserrat (Barcelona) [16J, San 
Miguel del Fay (Cataluña) [13]. 

pullata Cl. — Pardosa. — Cabanas (Galicia) [i], La Granja (Sego- 
via) [Mazarredo, M. C. N.], Torres de Alio (Galicia) [l]. 

pullatum E. S. — Habrocestum. — España [57]- 

pulverulenta Cl. — Lycosa. — Cabanas (Galicia) [l], Escorial (Ma- 
drid) [Mazarredo, M. C. N.], Torres de Alio (Galicia) [i]. 

punctatissimus E. S. — Tmarus. — Norte de España [57]> Pozuelo 
de Calatrava (Ciudad Real) [25]. 

punctorium Will. — Chiracanthium. — Alceda (Santander) [Maza- 
rredo, M. C. N.], Arbucias (Gerona) [13], Cabanas (Gali- 
cia) [l], Caldas de Malav^ella (Gerona) [li]. 

pusilla Sund. — Linyphia. — Cabanas (Galicia), Cuntís (Ponteve- 
dra) [l], España [57], La Garriga (Barcelona) [17], Ponte- 
vedra [l]. Pozuelo de Calatrava (Ciudad Real) [25], Sevi- 
lla [5], Torres de Alio (Galicia) [ij. 

pusio E. S. — Attulus. — España [56]. 

pygfnaea Syiná. — Singa. — Barcelona [15], La Garriga (Barcelo- 
na) [17], Pinto (Madrid) [40]. 

pyrenaea Th. — Lephthyphantes. — España [75]- 

pyrenaea Th. — Linyphia. — Véase pyrenaea Th. — Lephthyphantes. 

pyreñaeus E. S. — Coelotes. — Pirineos orientales españoles [43]- 
quadrata Cl. — Epeira. — Véase quadratus Cl. — Araneus. 
quadratus Cl. — Araneus. — Cerdaña española (Gerona) [12], Vi- 
toria .[Mazarredo, M. C. N.] 
Mem. R. Soc. esp. Ilist. nat., vr, 1910. 



380 E. FERNÁNDEZ GALIANO' (38-) 

quadridentatíim Gv. — Sderosoma. — Bilbao [Mazarredo, M. C, N.] 

quadriguttata H. — Titanoeca. — San Martín de Valdeiglesias (Ma- 
drid) [Mazarredo, M. C. N.] 

quadrigiittatiis H. — Amaurobius. — Véase quadriguttata H. — 
Titanoeca. 

quadripunctata E. S. — Enoplognatha. — Pozuelo de Calatrava 
(Ciudad Real) [25]. 

i'adiata Latr. — Lycosa.—AgwÚzs, (Murcia) [Ó3], Amer (Gero- 
na) [16J, Andalucía [43], Aranjuez [40], Arbucias (Gero- 
na) [13], Ávila [Mazarredo, M. C. N.], Barcelona [15], Ca- 
banas (Galicia) [ij, Caldas de Malavella (Gerona) [ll], Ca- 
lella (Barcelona) [13, 14 J, Escorial (Madrid) [Mazarredo, 
M. C. N.], España [43], Guernica (Vizcaya) [Mazarredo, . 
M. C. N.], Hurdes (Salamanca) [40], La Garriga (Barcelo- 
na) [17], Martorell de la Selva (Gerona) [il], Pelayos (Ma- . 
drid) [Mazarredo, M. C. N.], San Miguel del Fay (Catalu- 
ña) [13], Sevilla [5, 6], Torres de Alio (Galicia) [i], Uclés 
(Cuenca) [58], Villaverde (Madrid), Villaviciosa de Odón 
(Madrid) [Mazarredo, M. C. N.] 

radiata Latr.- — Selenops. — Véase radiatus Latr. — Selenops. 

radiatus Latr. — Selenops. — España [68], Valencia \j']\ 

rauda E. S. — Oxyptila. — Miranda de Ebro (Burgos) [42]. 

ravidiis L. K. — Drassodes. — Ciudad Real, Robledo de Chávela 

(Madrid) [Mazarredo, M. C. N.] 
Redii Scopl. — Araneus. — Águilas (Murcia) [63], Alicante [Ma^ . 
zarredo, M. C. N.], Amer (Gerona) [16], Badajoz [Mazarre- 
do, M, C. N.], Caldas de Malavella (Gerona) [li], Calella 
(Barcelona) (13, 14), Cartagena (Murcia), Escorial (Madrid) 
[Mazarredo, M. C. N.], Hurdes (Salamanca) [40], Pelayos 
(Madrid) [Mazarredo, M. C. N.], Pozuelo de Calatrava (Ciu- . 
dad Real) [25], San Martín de Valdeiglesias (Madrid) [Ma- 
zarredo, M. C. N.], Uclés (Cuenca) [58]. 
reticulata E. S. — Selamia. — Véase reticulata E. S. — Storena. 
reticulata E. S. — Storena. — Escorial (Madrid) [57], P^spaña [56], 
La Garriga (Barcelona) [17], Pozuelo de Calatrava (Ciudad 
• Real) [25], Robledo de Chávela (Madrid) [Mazarredo, M. C. N.]> 
San Miguel del Fay (Cataluña) [13], vSierra Nevada [57]. 



(39) DISTRIBUCIÓN GE0(;RÁFICA DE LOS ARÁCNIDOS EN ESPAÑA 38 1 

retusa Westr. — Oedothorax. — Aranjuez (Madrid), Madrid, Por- 
tugalete (Vizcaya) [57]- 

retusum Westr. — GongyUdiiim. — Véase retiisa Westr. — Oedo- 
thorax. 

ripariiim B. — Theridion. — i\rbuc¡as (Gerona) [13], España [57]. 

rivtilatiis Forsk. — Holocnemus. — Madrid [Mazarredo, M. C. N.], 
Sevilla [5, 6], Uclés (Cuenca) [58], Valencia [4]. 

robustus H. — Xj'j//V«j-.— Cabanas (Galicia) [i], Pozuelo de Ca- 
latrava (Ciudad Real) [25]. 

romana L. K. — Micaria. — Miranda de Ebro (Burgos) [42]. 

romamuíi L. K. — Sclerosoma. — España [57]. 

rotundum Latr. — Liobuniim. — Alceda (Santander) [Mazai-redo, 
M. C. N.], Cabanas (Galicia) [l], Cerdaña española (Gero- 
na) [12], España [57]) Galdames (Vizcaya) Mazarredo, 
M. C. N.] 

rubicunda E. S. — Melanophora. — Pinto (Madrid) [40]. 

rubicunda E. S. — Prostkesima. — Véase rubicimda E. S, — Mela- 
nophora. 

rubidus E. S. — Drassodes. — Norte de España [57]. 

rubidus E. S. — Drassus. — Véase i'ubidus E. S. — Drassodes. 

rubidus E. S. — Philodromus. — Ronda (Málaga) [43], Sur de Es- 
paña [57]. 

rudis Sund, — Dendryphaiites. — Sierra Nevada [60]. 

rufescens \.. D. — Loxosceles. — Águilas (Murcia) [63], Alceda 
(Santander) [Mazarredo, M. C. N.], Córdoba [M. 'C. N.], 
España [44], Pozuelo de Calatrava (Ciudad Real) [25], Ro- 
bledo de Chávela (Madrid) [Mazarredo, M. C. N.], Sagunto 
(Valencia) {']']\ Sevilla [5], Uclés íCuenca) [58]. 

rufescens L. D. — Scytodes. — Véase ritfescens L. D. — Loxosceles. 

rujipes E. S. — Ballus. — Pozuelo de Calatrava (Ciudad Real) [25]- 

rufipes E. S.— Thanatus. — España [57]. 

rufus Wlk. — Philodromus. — Arbucias (Gerona) [13], Badajoz 
[Mazarredo, M. C. N.], Cabanas (Galicia) [l], Granada [57], 
Montserrat (Barcelona) [il, 16], Pozuelo de Calatrava (Ciu- 
dad Real) [25], Sierra Morena [57]. 

rupicola E. S. — Hahnia. — Miranda de Ebro (Burgos) [42]. 

rurestris C. K. — Microncta. — Miranda de Ebro (Burgos) [42]. 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat. vi, 1910. 



382 E. FERNÁNDEZ GALIANO (40) 

iniricola D. G. — Lycosa. — Cabanas (Galicia) [i], Montserrat (Bar- 
celona) [16], Navas (Segovia) [40], Sevilla [5, ó]. 

rustica L. K. — Melanophora. — Cerdaña española (Gerona) [12]. 

rustica L. K. — Prosthesima. — Véase rustica L. K. — Melano- 
phora, 

sabina L. K. — Anyphaena. — España [57]i La Granja (Segovia) 
[Mazarredo, M. C. N.], Martorell de la Selva (Gerona) [ll], 
Montserrat (Barcelona) [16]. 

sabulosus H. — Xysticus. — Madrid [Mazarredo, M. C, N.], Miran- 
da de Ebro (Burgos) [42], Uclés (Cuenca) [58]. 

sanguinea C. K. — Singa. — Amer (Gerona) [16], Badajoz [Maza- 
rredo, M. C. N.] 

sanguino lentus Wik. — Nematogmus. — España [57]. 

Savignyi E, S. — Heriaeiis. — Amer (Gerona) [16J, Arbucias ((Ge- 
rona) [13], España [57]. 

saxicola Waterh. — Garypus . — Cartagena (Murcia), Tarra- 
gona [63]. 

scabi'ipes E. S. — Crustulina. — Arbucias (Gerona) [13], Es- 
paña [57]. 

scabripes E. S. — Steatoda. — Véase scabripes E. S. — Crustulina. 

scenica Cl. — Calliethera. — Véase scenicus Cl. — Salticus. 

scenicus Cl. — Salticus. — ^Alicante [Mazarredo, M. C, N.], Barce- 
lona [15], Calella (Barcelona) [13, 14], Cartuja Baja (Zara- 
goza) [27], Guadalajara [Mazarredo, M. C. N.], Miranda de 
Ebro (Burgos) [42], Monsagro (Salamanca) [Mazarredo, 
M. C. N.], Pozuelo de Calatrava (Ciudad Real) [25], Sevi- 
lla [5], Valencia [Mazarredo, M. C. N.] 

Schreibersi H. — Araneus. — Pozuelo de Calatrava (Ciudad 
Real) [25]. 

Schuchi C YL.— Latrodectus. — Yédise geo7netricus C. K.~Latro- 
dectus. 

sclopctaria Cl. — Epeira. — Véase sclopetarius Cl. — Araneus. 

sclopetarius Cl. — Araneus. — Alceda (Santander) [Mazarredo, 
M. C. N.j, Amer (Gerona) [16], Aracena (Huelva) [5, 6J, 
Arbucias (Gerona) [13] , Escorial (Madrid) [Mazarredo, 
M. C. N.j, La Garriga (Barcelona) [17], Madrid [40, Galia- 
no, M. C. N.], Monsagro (Salamanca) [Mazarredo, M. C. N. |, 



(4 i) distribución geográfica de los arácnidos en ESPAÑA 383 

Navas (Segovia) [40], Torres de Alio (Galicia) [i], üclés 
(Cuenca) [58], Valencia [Mazarredo, M. C. N.] 

scripttis E. S. — Attus. — Véase barbipes E. S. — Saitis. 

scutlventris E. S. — Rhode. — España [56], Pajares (Asturias) 
[48, 49]. 

Sedilloti E. S. — Eresus. — xA-ranjuez (¡Madrid) [41], 

seginentata Cl. — Meta. — Arbucias (Gerona) [13], Cerdaña espa- 
ñola (Gerona) [12], Gorbea (Vizcaya), Guernica (Vizca- 
ya) [Mazarredo, M. C. N.], Montserrat (Barcelona) [16]. 

segmentata E. S. — Pterotricha. — Ciudad Real [Mazarredo, 
M. C. N.] 

Seidlitzi E. K. — Chi?-acanth¿um. — Aranjuez (Madrid) [40], Es- 
paña [57]» Hurdes (Salamanca), Navas (Segovia) [40], Se- 
villa [5]. 

sellarius E. S. — Tmeticns. — Galdames (Vizcaya), Portugalete 
(Vizcaya) {^7\ 

semi-ater E. S. — Fellenes. — Asturias, Pirineos españoles [57]. 
Pozuelo de Calatrava (Ciudad Real) [25], Sierra de Guada- 
rrama, Sierra Morena, Sierra Nevada [57]- 

semi-glabrata E. S. — Phlegra. — Reinosa (Santander) ¡60I. 

semi-glabratus E. S. — Attus. — Véase semi-glabrata E. S. — 
Phlegra. 

semi-limbatus H. — Menemerus. — Águilas (Murcia) [63], Alceda 
(Santander), Alicante [Mazarredo, M. C. N.], Calella (Bar- 
celona) [13, 14], Escorial (Madrid), Murcia [Mazarredo, 
M. C. N.], Pinto (Madrid) [40], Pozuelo de Calatrava (Ciu- 
dad Real) [25], Sevilla [5, 6], Uclés (Cuenca) [58], Valda- 
racete (Madrid) [Mazarredo, M. C. N.] 

semi-niger E. S. — Aphantaulax. — Amer (Gerona) [16], Arbucias 
(Gerona) [13], La Garriga (Barcelona) [17]. 

semi-niger^. S. — Pellenes. — Sevilla [5]. 

senoculata L. — Segestria. — Calella (Barcelona) [16], Cartuja Baja 
(Zaragoza) [2y\ Miranda de Ebro (Burgos) [42], Orduña 
(Vizcaya) [Mazarredo, M. C. N.], Torres de Alio (Gali- 
cia) [I]. 

senoculata Dugés. — Spermophora. — España [57], Sevilla [5]. 

Seoanei E. S. — Acanthalopkus. — Cabanas (Galicia) [l], Ferrol 

Mem. R. Soc. esp. Hlst. nat., vi, 1910. 



384 E. FERNÁNDEZ GALIANO (42) 

(Corufía) [i, 51]; Noja (Santander) [Mazarredo, M. C. N.], 
Torres de Alio (Galicia) [l]. 

serenus'E.S. — Harpactes. — España [53]. 

sericatiis Q\.-^-Araneus. — Véase scbpetaríiis CI. — Araneus. 

sericea 01. — Epeira. — Véase lobata Pall. — Argiope. 

setiger C b . — -Heriaeiis . — E s p a ñ a [57]. 

severus C, Y^. —^ Drcissodes . — Águilas (Murcia) \p^\-, Espa- 
ña {S?]- 

severas (i. K. — Drassiis. — Véase severus C. K. — Drassodes. 

Sharpi E. S.,—Isckyropsalis. — Entre Zumárraga y Alsasua (Na- 
varra) [45, 67]. 

sierra^E.S. — Cydosa. — Venta de Cárdenas (Sierra Morena) [43], 
Sierra Morena [57]. 

siei'raiia'E.S. — Phlegra. — Pozuelo de Calatrava (Ciudad Real) [2 5]. 

signifer C. K. — Drassodes, — Ciudad Real [Boscá, M. C. N.] 

símileC.Y^. — Theridion. — Badajoz [Mazarredo, M. C. N.], Ca- 
lella (Barcelona) [13, I4], Monsagro (Salamanca) [Maza- 
rredo, M. C. N.] , Pozuelo de Calatrava (Ciudad Real) [25], 

similis Kys. — Age lena. — Arbucias (Gerona) [13], Caldas de Ma- 
lavella (Gerona) [ll], Calella (Barcelona) [14]- 

similis B. — Amaiirobiits . — Cabanas (Galicia) [l]. 

Simoni Th. — Lycosa. — Aranjuez (Madrid) [40], Escorial (Ma- 
drid) [57, 58], Hurdes (Salamanca) [40], Monsagro (Sala- 
manca) [Mazarredo, M. C. N], Uclés (Cuenca) [58]. 

Simoni Cb. — Nemesia. — Orduña (Vizcaya) [Mazarredo, M. C. N.] ^ 
Pirineos, ^íO. de España [74]. 

sisyphiiim Cl. — Theridion. — Ciudad Rodrigo (Salamanca) [Maza- 
rredo, M. C. N.], Pozuelo de Calatrava (Ciudad Real) [25], 
Sevilla [5]. 

sisyphiiun falciferum Th. — Theridion. — España [75]- 

soUtarius E. S.- — Eresus. — X'^éase niger solitariiis E. S. — Eresus. 

sóror E. S. — Zodarion. — Pozuelo de Calatrava (Ciudad Real [25], 

spinicrns L. X).-—SparassiLs.—\[^z.^?t spinimana L. D. — Zoropsis. 

spinifer Cb. — Thomisus. — Pirineos españoles [57]. 

spinimana L. D. — Zoropsis. — España [57], Reino de Valen^ 
cia [77]. 

spinosissima E. S. — Pterotricha. — España [57]. 



(43) DISTRIBUCIÓN GEOGRÁFICA DE LOS ARÁCNIDOS EN ESPAÑA 385 

spinosissima E. S. — Pythonissa. — Véase spinosissima E. S. — 
Ptérotricha . 

spinosus Bosc. — Acantholophus . — Cabanas (Galicia) [i], La 
Gaririga (Barcelona) [17], Montserrat (Barcelona) [16], Ro- 
sas (Gerona) [ll], San Miguel del Fay (Cataluña) [13], Sur 
de Europa [57], Torres de Alio (Galicia) [l]. 

splendidissivta L. K. — Chrysothrix. — Véase divcs Lc.^ — Mica- 
riolepis. ■ 

spongitarsis L. D. — Olios. — Amer (Gerona) [16], Arbucias (Ge- 
rona) [13], Barcelona [15, 'J']\ Calella (Barcelona) [13, 14], 
España [68], La Garriga (Barcelona) [17], Montserrat (Bar- 
celona) [II, 16], Navas (Segovia) [40], Robledo de Cha- 
vela (Madrid), Valencia [Mazarredo, M. C. N. ] 

spongitarsis L. D. — Sparassiis. — Véase spongitarsis L. D. — 
Olios 

squamifer E. S. — Attiibis. — España [56]. 

striatipes E. S. — Thanatus. — Robledo de Chávela (Madrid) [^la- 
zarredo, M. C. N.] 

striatiis Wlk. — Icius. — Calella (Barcelona) [13, 14], La Garriga 
(Barcelona) [17], Pozuelo de Calatrava (Ciudad Real) [25]» 
San Miguel del Fay (Cataluña) [13]. 

strigillata E. S. — Pardosa. — Cartagena (Murcia) [Mazarredo, 
M. C. N.], España [57], Sevilla [5, 6]. 

striolatum E. S. — Chiracanthiiim. — Cabanas (Galicia) [i], Cale- 
lla (Barcelona) [13, 14], Hurdes (Salamanca) [40], Pelayos 
(Madrid) [Mazarredo, M. C. N.], Pozuelo de Calatrava (Ciu- 
dad Real) [25], Uclés (Cuenca) [58J. 

SturmiVí. — Araueus. — Montserrat (Barcelona) [li, ló], 

Sturmi H.-^Epeira, — Véase Sturmi H. — Araneus. 

stygius E. "^.—Lephthyphantes. — Orduña (Vizcaya) [57]. 

stylifera E. S. — Enyo. — Véase styliferitm E. S. — Zodarion. 

styliferwn E. S. — Zodarion. — Pozuelo de Calatrava (Ciudad 
Real) [25], Sierra de Guadarrama \']2\ 

subfasciata E. S. — Lycosa. — Norte de España [57]. 

subterránea C, K. — Melanophora.— ¥.spdiñ-d. [29]. 

siibterraneiivi E. vS. — Chorizomvia. — Alceda (Santander) [Maza- 
rredo, M. C. N.], España septentrional [56]. 

Mem, R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1910. 



386 E. FERNÁNDEZ GALIANO (44) 

siibtilis Cb. — Microncta. — Pozuelo de Calatrava (Ciudad Real) [2 5]. 

snbtilis E. S. — Tegenaria. — España [75]> Sierra Nevada [43]. 

stiffusa Cb.—iWwma,— Miranda de Ebro (Burgos) [42]. 

Símdeva//i Westr. — Maso. — Montserrat (Barcelona) [il, 16]. 

tantuliis E. S. — Attus. — Véase tantulus E, S. — Bianor. 

tantulus E. S. — Bianor. — Escorial (Madrid) [60]. 

tarentula hispánica Wlk. — Lycosa. — Véase hispánica Wlk. — 
Lycosa. 

tenebricola V\í\á.- Lephthyphantes. — Miranda de Ebro (Bur- 
gos [42], Sevilla [5]. 

teniiissimum L. K. — Liocranum. — Véase tenuissimus L. K. — 
Mesiotelus. 

tenuissimus L. K. — Mesiotelus. — Ciudad Real [Boscá, M. C. N.], 
Pozuelo de Calatrava (Ciudad Real) [25]. 

tepidarioriim C. K. — Theridion. — En toda Europa [57]- 

terrestris Westr. — Cliibiona. — Arbucias (Gerona) [13], Bilbao 
[Mazarredo, M. C. N.] , Cabanas ((ialicia) [i], Miranda de 
Ebro (Burgos) [42]. 

terrícola Th. — Lycosa. — Cerdaña española (Gerona) [12]. 

testacea Latr. — Fílistata. — Véase insidiatrix P'orsk. — Fílistata. 

testacea E. S. — Tegenaria. — Granada [43]. 

thoracica Latr. — Scytodes. — Aranjuez (Madrid) [40], Pelayos 
(Madrid) [Mazarredo, M. C. N.], Pozuelo de Calatrava (Ciu- 
dad Real) [25], Robledo de Chávela (Madrid) [Mazarredo, 
M. C. N.]. 

tibíale E. S. — Micaríosojna. — Véase tibíale E. S. — Phrurolithus. 

tibíale E. S, — Phrurolithus.— 'Hovíe de España [57]- 

timidus E. S. — Tmeticus. — -Alsasua (Navarra) [57]- 

titanus E. S. — Gyas. — Arbucias (Gerona) [13], Cabanas (Gali- 
cia) [i], España [57]. 

tomentosa E. S. — Lycosa. — Véase villíca Le. — Lycosa. 

tredecim- guttatus Rossi. — Latrodectus. — Cataluña [28] Espa- 
ña [10, 57, 62], Mora de Ebro (Tarragona) \77\ Sierra de 
Guara [36], Uclés (Cuenca) [36], Uclés (Cuenca) [58], Vi- 
llafranca del Panadés (Barcelona) {TJ^. 

tredecím-guttatus lugubris L. D. — Latrodectus. — España [75]- 

triangularis Cb. — Linyphia. — Amer ((lerona) [16], Arbucias 



(45) DISTRIBUCIÓN GEOGRÁFICA DE LOS ARÁCNIDOS EN ESPAÑA 387 

(Gerona) [13], Caldas de Malavella (Gerona) [ll], Cerdaña 
española (Gerona) [12], Guernica (Vizcaya) [Mazarredo, 
M. C. N.], La (barriga (Barcelona) [17J, Pinto (Madrid) [40]. 

triangulifer E. S. — Attus. — Véase tríangtilifer'K. S. — Evophrys. 

triangiilifer E. S. — Evophrys. — Granada [60]. 

triangiilosa Wlk. — Teutana. — Pozuelo de Calatrava (Ciudad 
Real) [25], Robledo de Chávela (Madrid) [Mazarredo, 
M. C. N.], Sevilla [5, 6, 40]. 

tricuspidata F. — Misumcna. — Arbucias (Gerona) [13]. 

tricuspidatus L. D. — Acantholophiis. — Amer (Gerona) [16], Ar- 
bucias (Gerona) [13], Escorial (Madrid), Vitoria [Mazarre- 
do, M. C. N. 1 

trigiittata P2. S. — J^/tvrr/¿3!.— Miranda de Ebro (Burgos) [42]. 

tritiiberciilata Le. — Cyclosa. — Véase insulana Costa. — Cyclosa. 

truncatus Wlk. — Episinus. — España [44], Amer (Gerona) [16], 
Arbucias (Gerona) [13]. 

truncatus Pall. — Pistius. — Hurdes (Salamanca) [40]. 

trux B. — Oxyptila. — Arbucias (Gerona) [13]. 

uncinata Th. — Díctyna. — La Granja (Segovia) [ Mazarredo, 
M, C. N.], San Miguel del Fay (Cataluña) [13]. 

tmcinatum Le. — Theridion. — España [57]- 

vagans \ví<\. — Erigone. — España [57] > Miranda de Ebro (Bur- 
gos) [42]. 

valenciana L. D. — Mygale. — Véase calpetana Wlk, — Macrothelc. 

validus E. S. — Trachelas. — Miranda de Ebro (Burgos) [42, 74]. 

variana C. K. — Lycosa. — Sevilla [5]. 

variana C. K. — Poecilochroa. —Cabanas (Galicia) [[]. 

variansH. — Theridion. — Pozuelo de Calatrava (Ciudad Real) [25]. 

varicus E. S. — Attus. — Véase bicolor Wlk. — Carrhotus. 

variegatus P2. S. — Ballus. — Pozuelo de Calatrava (Ciudad 
Real) [25]. 

variegatus Latr. — Oxyopes. — Véase heterophthahnus Latr. — - 
Oxyopes. 

vatia Cl, — Misumena. — Bilbao [Mazarredo, M. C. N.] , Cerdaña 
española (Gerona) [12], Cartuja Baja (Zaragoza) [27J, Gali- 
cia [l], Guernica (Vizcaya), La Granja (Segovia) Pelayos 
(Madrid) [Mazarredo, M. C. N.], Pozuelo de Calatrava (Ciu~ 

Mem. R. Soo. esp. Hist. iiat., vi 1910. 



■388 E. FERNÁNDEZ GALIANO ■■ (46) 

■ dad íleal) [25], Robledo de Chavola (Madrid) [Mazarredo, 
M. C. N.], San Miguel del Fay (Cataluña) [13]. 

venatrix Le. — Pa7'dosa. — Albacete, Almuradiel (Ciudad Real), 
Cartagena (Murcia) [57], Murcia [Mazarredo, M. C. N.], Se- 
villa [5]. 

villica Le. — Lycosa. — Aranjuez (Madrid) [40], Cabanas (Gali- 
cia) [l], Calella (Barcelona) [13, 1 4], Córdoba [M. C. N.], 
España [57], Hurdes (Salamanca), Pinto (Madrid) [40], Po- 
zuelo 'de Calatrava (Ciudad Real) [25], Sevilla [5, 6] , Uclés 
(Cuenca) [58]. 

virescens Cl. — Micrommata. — Bilbao, Gorbea (Vizcaya) [Maza- 
rredo, M. C. N.], Pozuelo de Calatrava (Ciudad Real) [25]. 

viridis ^.—Peucetia. — Cartagena (Murcia) [56, 74]. 

viridlssima Wlk. — Dictyna. — Alceda (Santander) [Mazarredo, 
M. C. N.] 

vittatum C. K. — Theridion. — En toda Europa [57]. 

"vizcayamis E. S. — Sabacon. — Orduña (Vizcaya) [41, Mazarredo, 
M. C. N.] 

mdgarís E. S. — Thanatus. — España [43, 57], Pelayos (Madrid), 
San Martín de Valdeiglesias (Madrid) [Mazarredo, M. C. N.] 

Wagleri H. — Fardosa. — Miranda de Ebro (Burgos) [42]. 

Walckenaeri Le. — Amblyocaremini. — Alicante [Mazarredo, 
M. C. N.], Valencia [54]. 

Walckenaeri Le. — Cyitaucheniíis. — Véase Walckenaeri Le. — 
A niblyocarenum. 

Walckeuaerius Latr. — Uloboriis. — Amer (Gerona) [16], Arbucias 
(Gerona) [13], Barcelona [15], Caldas de Malavella (Gero- 
na) [ii], La Garriga (Barcelona) [17], Monsagro (Salaman- 
ca), Pelayos (Madrid) [Mazarredo, M. C. N.], Pozuelo de 
Calatrava (Ciudad Real) [25], Robledo de Chávela (Madrid) 
[Mazarredo, M. C. N.] 

xylina C. K. — Trochosa. — YédiS.efetox C. K. — Trochosa. 

zebrinits M. — Lephtliyphantcs. — Alsasua (Navarra) [57]. 



(47) DISTRIBUCIÓN GEOGRÁFICA DE LOS ARÁCNIDOS EN ESPAÑA 389 



DISTRIBUCIÓN METÓDICA 

de las especies de «Arácnidos i' encontradas 
en la España peninsular: 



Orden ARANEAE 

Suborden ARANEAE THERAPHOSAE 

Familia Aviculariideae 

Subfamilia Ctenizinae 

Grupo Pachylomereae 

Género Pachylomerus Auss. 
aedificatoríiis Westw. 

Grupo Cyrtauchenieae 

Género Cyrtauchenius Th. 
Walckenaeri Le. 

Grupo líemesieae 

Género Nemesia Aud. 
angustata E. S. 
crassimana E. S. 
Dorthcsi Th. 
Simoni Cb. 
suffusa Cb. 

Subfamilia Aviculariinae 

Grupo Ischnocoleae 

Género hchnocoliis Auss. 
andalusiacus E. S. 

Men>. R. Soc. esp. Hist. nat., vr, 1910. 



390 E. FERNÁNDEZ GALIANO 

Subfamilia Diplurinae 
Grupo Macrotheleae 

Género Macrothele Auss. 
calpetana Wlk. 
luctuosa Le. 

Suborden ARANEAE VERAE 

Sección ARANEAE VERAE CRIBELLATAE 

Familia Uloboridae 

Subfamilia TJloborinae 

Género Uloborus Latr, 

Walckenaerius Latr. 
Género Sybota E. S. 

productus E. S. 

Subfamilia Miagrammopinae 

Género Hyptiotes Wlk. 
paradoxus C. K. 

Familia Zoropsidae 
Subfamilia Zoropsinae 

Género Zoropsis E. S. 
medía E. S. 
spinimana L. D. 

Familia Dictynidae 

Género Amaiirobins C. K. 

Erberi Kys. 

ferox D. G. 

jugorum L. K. 

Shnilis B. 
Género Lathys E. S. 

metidionalis E. S. 
Género Devade E. S. 

hírsutissima E. S. 



(i.9) DISTKIBUCIÓ.V <;E0GK.\I-ICA DK los arácnidos en ESPAÑA 391 

( iéncro Dictyna Sund, 

arttndinacca L. 

bicolor 1£. S. 

civicci Le. 

fl aves ce US Wlk. 

gratiosa E. S. 

latcns F. 

puella E. S. 

uncinata Th. 

viridissinia W Ik. 
(irnero Chaerea E. S. 

viaritlmiis E. S. 

Familia Oecobüdae 
(jcnero Oecohius Le. 
ainiiilipes Le. 
¿•¿'//(TZ ; 7í?/7/ ;// D u ge s . 

Familia Eresidae 

Grncro Stegodvphiis \i. S. 

UncatiLS Latr. 
(leñero Eresus Wik. 

niger Poda. 

«/^¿■r solitariiis E. S. 

Scdilloti E. S. 

Familia Filistatidae 

Género Filistata Latr. 

insldiatrix Fors¡<. 

Sección ARANEAE VERAE ECRÍBELLATAE 

Subsección Hapíogvnae 

Familia Sicariidae 

Subfamilia Loxoscelinae 

Género /y(?,Ví?i'a'/t.f Lowe-.- 

distincta Le. 

riifescens L. D. * 

Mera. R. Soc. csp. líist. nat., vi, 1010. *6 



392 E. FERNÁNDEZ GALIANO (50) 

Subfamilia Scytodinae 
(leñero Scytodes Latr. 
Ber tildo ti Le. . 
delicatula E. S. 
thoracica Latr. 

Familia Oonopidae 

(leñero Oonopinus E. S. 
angtistatus E. S. 

Familia Dysderidae 

Subfamilia Dysderinae 

Grupo Rhodeae 
(jénero Rhode E. S. 

sciitiventris E. S. 

Grupo Dysdereae 
Género Dysdera Latr. 

ero cata C. K. 

erythrina Wlk. 

flavitarsis E. S. 

Género Harpactes Templ. 

drassoides E. S. 

hispanus E. S. 

Hombei'gi ScopL 

ignavus E. S. 

serenus E. S. 

Subfamilia Segestriinae 
Género Segestria Latr. 
florentina Rossi. 
senoeulata L. 

Subsección Entelegvnae 

Familia Drassidae 

Subfamilia Drassodinae 

Grupo DrasBodeae 

Género Drassodes Westr. 

dalmatensis L. K. 



'(^50 DISTRIBUCIÓN GEOGRÁFICA DK I.OS ARÁCNIDOS EN ESPAÑA 393 

fugax E. S. 

fulvus Th. 

hispanas L. K. 

hypocrita E. S. 

invalldus Cb. 

lapidosiis Wlk. 

hitescens C. K. 

par ocultis E. S. 

pictus Th. 

pubes cens Th. 

ravldus L. K. 

rubidus E. S. 

severus C. K. 

signifer C. K. 

Grupo Echemeae 
íiénero Pocciloclwoa \\>str. 

auspex E. S. 

cinc t a L. K. 

conspicua L. K. 

//c/a E. S. 

variana C. K. 
íi enero Melanophora C K. 

«¿"«í^íí E. S. 

bar bata L. K. 

Carmeli Cb. 

femé lia L. K. 

holosericca E. S. 

lucubrans E. S. 

rubicunda E. S, 

riLstica L. K. 

subterránea C. K. 
Género Aphantaulax V,. S. 

semi-niger E. S. 

Grupo Gnaphoseae 
(iénero Gnaphosa Latr. 
ibérica E. S. 
lucijuga Latr. 

llem. R. So ;. esp. Ilist. nat., vi, 1910. 



394 ... p. FERNÁNDEZ GALIANO ' (52 t 

Familia Palpimanidae 
Subfamilia Palpimaninae 
(iiupo Palpimaneae 
(j enero Palpbnanns L. D 
gibbulus L. D. 

Familia Zodariidae 
Subfamilia Zodariinae 
Grupo Storeneao 
Género Storena Wlk. 

histrionica E. S. 
retiadata E. S. 

Grupo Zodarieae 
Género Zodarioii Wlk. 
affine E. S. 
álacre E. S. 
a Ig erica ]^c. 
elegans P2. S. 
jiiscuní E. S. 
isabellinmn E. S. 
jííríír E. S. 
styliferum E. S. 

Familia Hersiliidae 
Género Hersiliola l'h. 

maciLhdata L. D. 

Familia Urocteidae 
Género IJroctca L. D. 
Dnrnndi W'llc 

Familia Pholcidae 
Subfamilia PholCÍna& 
GrupO' Pholceae 
Género Pholcus Wlk. 

opilionoidcs Schrank. 
phalangioides EuessI. 



\53). DISTRIBUCIÓN GEOORÁKICA DE LOS ARÁCNIDOS EN ESPAÑA 395 

(jónero Holoaienius E. S. 

caudatus L. D. 

rívulatiis Forsk. 
( ronero Spermophora Hentz. 

soiociilata Diigés. • '* ' 

Familia Theridildae 
(iiLipo Argyrodeae 
(i '-ñero Argvrodes E. S. 
argyrodes W'lk, 

Grupo Episineae 
( "r.'nero Epishms Latr. 
liLgubris E, S. 
tritrica tus \\\\<. 

Grupo Euryopeae 
(leñero Eiiryopis Menge. 
aciuninata Le. 

Grupo Theridieae 
(jénero Theridioii W'lk. 
aulicum C. K. 

bimaciilatum pellucidum E, S. 
denticídatíun \\'lk. 
forniosnm CI. 
ímpressitni L. K. 
lineatum Cl. 
nigropiuictatnm Le. 
nigrovariegatum E. S. 
palletis B. 
pie t mu W'lk. 
■ pinas tri L. K. 
pidchclliini W Ik. 
ripariiim 1>. 
simile C. K. 
sisyphiiim Cl. 
sisyphiiim falcifcriini Th. 
tepidai'ionun C. K. 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1910. 



39^ E. FERNÁNDEZ GALIANO (54) 

ítncinatum Le. 
varians H. 
vittatuní C. K. 

(iriipo Dipoeneae 
(iénero Dipoena '1 h. 

inomata Cb. 

melanogaster C. K. 

(jé ñero Latrodectiis \Vlk. 

geometricus C. K. ■'•'■' 

tredecim-giittatus Rossi. 

tredecim-guttatus lugubris L. D. 

(jrupo Asageneae 
(iénero Crustulina Menge. 

guttata Wid. 

scabripes E. S. 
Género Teiitana E. S. 

grossa C. K. 

triangulosa W'lk. 
Género Lithyphantes Th. 

corollatus L. 

paykullianns Wlk. 
Género A sagena Sund. 

phalerata Panz. 
Género Enoplognatha Pavesi. 

mandibular is l^c. 

quadripunctata E. S. 

Familia Argiopidae 

Subfamilia Linyphünae 

Grupo Erigoneae 

Género Cerat'mella Plmert. 

brevis Westr. 
Género Cnephalocotcs E. S, 

curtus E. S. 
Cjénero Exechophysis P2. S. 

bucephalns Cb. 



(55) DISTRIBUCIÓN GEOGRÁFICA DE IOS ARÁCNIDOS EN ESPAÑA .^97 

(icnero Delorrhipis E. S. 

fronticornis \\. S. 
(iénero Gonatium Menge. 

ensipotens \i. vS. 

nemorivaga Cb. 
(jénero Erigone Aud. 

dttitipalpis Siind. 

promiscua Cb. 

vagans Aud. 
( K^nero i^f^zj-í? E. S. 

Sundevalli Westr. 
(leñero Nematognius E. S. 

sanguinolentiis Wlk. 

(irupo liinyphieae 
(iénero Porrhomma E. S. 

cavicola E. S. 

pro ser pina E, S. 
(iénero Tmeticiis Menge. 

ab ñor mis B. 

sellarius E. S. 

tr imidus E. S. 
Ci,''nero Micrometa Menge. 

rurestris C. K. 

subtilis Cb. 
(j'nero Bathyphantcs Menge. 

gracilis B, 
(ienero Lephthyphantes Menge. 

leprosas OÍ. 

pyrenaea Th. 

stygius E. S. 

tenebricola W'id. 

zebriniís M. 
(iénero Taranucnus E. S. 

furcifer E. S. 
(Genero Linyphia Latr. 

dathrata Sund. 

Mem. R Soc. esp. Hist. nat., ti, 1910. 



598- 



IC. FERNÁNDEZ GALIANÜ ' ' CS") 



frutctoruní C. K. 
furtiva Cb. 

lincata L. 

inarginata C. K. 

montana C'l. 

pus i lia Sund. 

triangularis Cb. 

Subfamilia Tetragnatliiiiae 

(iiiipo Pachygnatheae 
( 'íénero Pachygnatha Sund. 

Clerckí Sund. 

Degecri Sund. 

Grupcj Tetragnatheae 
'iénero Tctragnatha l.atr. 

extensa I . . 

gibba C. K. 

niontana K. S. 

nltcns Aud. 

Grupo Meteae 
(Jcnero M.Yíí C. K. 

vierlanae Scopl. 
segmentata Cl. 

Subfamilia Argiopiíiae 
Grupo Argiopeae 
(leñero Argiopc Aud. 

Bruennichi Sco[)l. 
lobata Pall. 

( hupo Cyrtophoreae 
(icnero Cyrtophora \\. S. 
citricola I'orsk. 

Grupo Cycloseae 
("leñero Cyclosa Menge. 
cónica Pal!. 
insulana Costa. 
sierrac \l. S. 



i^57j UISTRIBUCION (¡EOGRM'ICA DE LOS ARÁCNIDOS EN ESPAÑA 39£^ 

Género Ncvioscohis lí. S. 
Laurae F^. S. 

(jrupc) Maiigoreae 
(jL-nero Mangara Ch. 

acalypha W'lk. 
Género Larinia E. S. 

Uneata \.c. 

< inipi) Araiieao 
<" leñero Arancus C. ■ ■ 

adiajita Wlk. 
agalenoidcs E. S. 
angulatus CL 
Arniida Aud. 

cameliniis E. S. = 

ceropcgia W'lk. : ■■;) 

conjinis E. S. 
cor mitas CL 

aiairbitinus ^'\. .■"■,.> 

dalmatícus I )ls, 

diadematus Cl. ■ ; v i 

dioidia W'lk. 

dromadaríiis W'lk. . ., ; 

inconspicuus E. S. 
paluda OÍ. 
quadratits Cl. 
Redii Scopl. 
Sohreibersi H. 
sclopctariiLS Cl. 
Stiirmi 11. 

Familia Mimetidae 
Género j5";-í; C. K. 

aphana Wlk. 
Género Mime tus ílentz. 

interfector Mentz. 



Mera. U. Soe. esp. Ilist. uut., vr, 1910. 



^OO. E. FERNÁNDEZ GALIANO (S^) 

Familia Thomisidae 
Subfamilia Misumeninae 
Grupo Tmareae 
Género Tmarus E. S. 
piger Wlk, 
Piochardi E. S. 
punctatissinms E. vS. 
Género Monaeses Th. 
paradoxus Le. 

(irupo Coriarachneae 

(iénero Coriarachne Th. 
depressa C. K. 

Grupo Misumeneae 

(iénero Thomisus Wlk. 

¿z/^zíj' Gm. 

spinifer Cb. 
Genero Runcinia E. S. 

lateralis C. K. 
(n'nero Pistius E. S. 

truncatus Pall. 
(jénero Misumena Latr. 

tricuspídata F. 

z;íí//íz Cl. 

(inipo Diaeeae 
(jénero Hcriaeus E. S. 

hirsutus Wlk. 

Savignyi E. S. 

setiger Cb. 
(iénero Oxyptila E. S. 

albimana E. S. 

blitea E. S. 

hortícola C. K. 

perplexa E. S. 

rauda E. .S. 

/rw.r B. 



(59) DISTRIBUCIÓN GEOUHÁKICA DE LOS ARÁCNIDOS EN ESPAÑA JOl 

(leñero Xyst'iciis C. K. 
acerbiis Th. 
balcatiis K. S. 
bifasciatus C. K. 
bufo L. D. 
capcratus P2. S. 
comptulus P^. S. 
cristatus Cl. 
erraticus B. 

Kochi Th. . 

Lalandei And. 

/¿Z7í/í7 C. K. 

nigrotrivittatiis li. S. 

Ninnii Ih. 

niibihis P". S. 

//«/ Pí. 

robustas \\. 

sabulosus PT. 
Género Synaema E. S. 

globosum P". 

Subfamilia Philodrominae 
(leñero Philodronius Wlk. 

áureo lus Cl. 

bistigma E. S. 

/^«,t7 E. S. 

catagi'aphus Pl. S. 

debilis P^. S. 

í/íV/ar Wlk. 

glaucinus E. S. 

lividus E. S. 

longipalpis E. S. 

margarítatus Cl. 

maritivius E. S. 

politus E. S. 

praedatiis Cb, 

rubidus E. S. 

r«/z¿í Wlk. 

Mem R. Soc. esp. Hist. n.at., vi, 1910. 



403 ,. .; i:.-.;! I ■• •; .; E. feknándkz galiano (6o) 

(icnero Thanatiis C. K. 

arenarins Th. 

lineatipes E. S. 

inajor E. S. 

oblongiiisciiltis Le. 

nífipcs E. S. 

striatipes E. S. 

vulgar is E. S. 
(jénei-o Tibelhis E. S. 

macellus E. S. . 

oblongus Wlk. 

propinqims E. S. 

Familia Clubionidae 
Subfamilia Selenopinae 

(icnero Sclciwps Latr. 
radiatns Latr. 

Subfamilia Sparassinae 

Grupo Sparasseae 
Cu' ñero Eusparassus E. S. 

argelasius Latr. , 

Grupo Palysteae -i 

(iénero Micronunata Latr. 

ligiirinum C. K. 

virescens Cl. 

Subfamilia Clubioninae 
Grupo Clubioneae 
(jénero Chibiona Latr. 

brcvípcs B. 

neglecta Cb. 

pallidula Cl. 

párvula Le. 

tcrresti'ls Westr. 
Género Chiracanthímn C K. 

J/z'/í/^/ L. K. 

pelasglcum C. K. 

punctorimn Will. 



(6 i) DISTRIBCCIÚN geográfica de I.OS ARÁCNIDOS liN ESPAÑA 4O3 

SeidUtzi i.. K. 
striolatuin \i. S. 

(irupi) Anyphaeneae 
(jcnero Anyphaeiia Sund. 
accentuata W'lk. 
occidentalis K. S. 
sabina L. K. 

Subfamilia Liocraninae 

( ¡nipd Zoreae 
(jénero Zora C. K. 

par da lis lí. S. 

< irupo Liocraneae 
(leñero Liocra}iu)¡i 1.. K. 
palliduhun E. S. 
(jénero Mesiotdns E. S. 

tenuissimus L. K. 
(jénero Agroeca Westr. 
badia E. S. 

Grupo Mieariosomateae 
Género Phriirolithiis C. K. 
festiviis C. K. 
flavitarsis Le. 
tibíale E. S. 

Subfamilia Micariinae 

Grupo Micarieae 
(jénero Micaria AW-str. 
gil t ligera E. S. 
giLtttdata C. K. 
romana L. K. 
tr Ígnita la E. S. 
(jténero Micariolepis E. S. 
dives L. K. 

Subfamilia Corinninae 
(irupo Tracheleae 

(jénero Trachclas L. K. '-^'- ^ • 

validus E. S. • .«^'íía.v.Vi 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat , vi. 1910. 



404 E. FERNÁNDEZ GALIANO . (62) 

Familia Agelenidae 

Subfamilia Ágele liinae 
Grupo Ageleneae 
Género Textrix Sund. 

caitdata L. K. 

co are tata L. D. 

dentículata 01. 
(iencro Agelena Wlk. 

agelenoides Wlk. 

labyrinthica Cl. 

Vivida E. S. 

similis Kys. 
(iénero Tegenaria Latr. 

agres tis Wlk. 

atrica C. K. 

bucculenta L. K. 

cisticola E. S. 

domestica Cl. 

diieUica E. S. 
fe minea E. S. 
jerruginea Panz. 

inermis E. S. 

/¿íry^i: E. S. 

malacensis Th. 

minuta E. S. 
nervosa E. S. 
pagana C. K. 
pallidula E. S. 
parietina Ere. 
patula E. S. 
//V/íZ E. S. 
suhtilis E. S. 

t'jstacea E. S. 
Género Coelotes B. 

pyrenaeus E. S. 



(63) DISTRIBUCIÓN GEOGRÁFICA DE LOS ARÁCNIDOS EN ESPAÑA 405 

Grupo Cryphoeceae 
(jénero Chorizomma E. S. 

subterraneum E. S. 
Género Tetrilus E. S. 

impudiais E. S. 

Subfamilia Hahniinae 
Género Haknia C. K. 

rupícola E. S. 
Género Iberina E. S. 

Mazarredoi E. S. 

Familia Pisauridae 

Grupo Pisaureae 
Género Fisaiira E. S. 
mirabilis Cl. 

Familia Lycosidae 

Grupo Lycoseae 
Género Lycosa Latr. 

accentiiata Latr. 

albo-fasciata Brullé. 

caliginosa E. S. 

cinérea F. 

Dufoiiri E. S. 

excellens E. S. 

fasciiventris L. D. ■ . ! 

hispánica Wlk. 

hygrophilus Th. 

lacustris E. S. 

leopardus Sund. 

nemoralis ^ ^'sXt . ■ ,; 

perita Latr. 

personata L. K. 

pirática Cl. 

pulverulenta Cl. s 

radiata Latr. 

ruricola D. G. 

Simón i Th. 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1910. 



i506 K. FERNÁNDEZ GALIANO (64) 

subjasciaía E. S. 
terrícola 'V\\. 
variana C'. K, 
villica Le. 
íjénero Aulonia C. K. ' . 

ai b imana Wlk. 



Grupo Pardos eae 



(icnero Pardos a C K. 
cribrata E. S. 
liortensís Th. 
lugiibrls WUv. 
monticola Cl. 
morosa L. K. 
palítans E. S. 
pratívaga L. K. 
próxima C. K. 
piillata Cl. 
strigillata \\. S. 
vepiatrix Le. 
Waglcrí H. 



Familia Oxyopic5ae 



(jrcnero Pcucctia. 

viridis B. 
( iénero Oxyopcs Latr. 

hetcrophthalmiis Latr. 

líneatus Latr. 



Familia Salticidae 

Sección PLURIDENTATI 

( iriipo Cyrbea© 



(iénero Cyrba lí. S, 
algerina Le. 

(icnero Balín s C. K. 
depressus Wlk. 
riifipes E. S. 
variegatus E. S. 



Trnipo Balleae 



(65) DISTRIBUCIÓN GEOGRÁFICA DE LOS ARÁCNIDOS EN ESPAÑA 407 

Grupo Myrmarachneae 
Género Myrmarachnc Mac Leay. 
forniicaria D. C. 

Sección UNIDENTATI 
(irupo Leptorchesteae 

Genero Lcptorchcstcs Th. 
mutilloides Le. 
Pcrezi E. S. 

(irupo Chrysilleae 
Género Telamonia Th. 

castriesiaua Grube. 
(jénero Heliophaniis C. K. 

armatus E. S. 

aiiratus C. K. 

Cambridgei E. S. 

cermtus E. S. 

ciiprescens E. S. 

cupreus Wlk. 

globifer E. S. 

liiiciventris E. S. 

Grupo Saiteae 
(jénero Saitis E. S. 

barbipes E. S. 

Grupo Evophrydeae 

(leñero Evophrys C. K. 
¿3!//'¿'r E. S. 
errática Wlk. 
finitima E. vS. 
gambosa E. S. 
lanígera E. S. 
triangiilijcr E. S. 

Grupo Chalcoseirteae 

(jénero Chalcoscirtiis Bertk. 
injimiís E. S. 

Mem. R. Soc. esp. Ilist. nat., vi, 1910. "5 



408 E. FERNÁNDEZ GALIANO 

Grupo Sitticeae 
Género Sitticiis E. S. 

jioricola C. K. 

pubes cens F. 
Género Attulus E. S. 

albifrons Ix. 

pus i o E. S. 

squamifcr E. S. 

Grupo Marpisseae 
Género Salticus Latr. 

confíisus Le. 

dispar E. S. 

major E. S. 

mutabilis Le. 

scenicus Cl. 
Género Mithion E. S. 

Cancstriiiii Cn. 
Género Menemerus E. S. 

bivittatits L. D. 

Heydeni E. S. 

se7ni-limbatus H. 



(66) 



Grupo Dendryphanteae 
(leñero /í/wj' E. S. 

crassipcs E. S. 

erraticns Le. 

notabilis C. K. 

striatiis W Ik. 
Género Dendryphantes C. K. 

nidicolcns Wlk. 

í'iidis Sund. 

Grupo Rheneae 

(jcnero Bianor G y E. Peckham. 
albo-bimaculatiis Le. 
decipiens E. S. 
tantuhis E. S. 



(67) DISTRIBUCIÓN GEOGRÁFICA DE LOS ARÁCNIDOS EN ESPAÑA 4O9 

(inipo JSlurilleae 
Género Aelurillus E. S. 

aeruginosus E. S. 

affinis Le. 

candidtis E. S. 

insignitus OÍ. 

luctuostis Le. 

Monardi Le. 

Ogieri E. S, , 

Género Habrocestum E. S. 

ornaticeps E. S. 

pullatiim E. S. 
Género Phlegra E. S. 

Bresnieri Le. 

fulviventris Le. 

semi-glabrata E. S. 

sierrana E. .S. 
Género Pelleiies E. vS. 

arcigeriis Wlk. 

brevis E. S, 

geniculatus E. S. 

sejni-atcr E. S. 

semi-niger E. S. 

Grupo Thyeneae 
Género Thyene E. S. 

imperialis Rossi. 

Grupo Hylleae 
Género Philacus Th. 

chrysops Poda, 
(jénero Carrkotus Th. 

bicolor AVlk. 
Género Ev archa E. S. 

arcuata Cl. 
• falcatiis Cl. 

jucunda Le. 

laetabunda C. K. ■. aijsv.'íV I 

Mem. R. Se ;. esp. Hist. nat., vi, 1910. • 



410 E.' FERNÁNDEZ GALIANO (68) 

Grupo Plexippeae 
(/enero Plexippus C. K. 
PaykuUí Aud. 

Sección FISSIDENTATI 
Grupo Hasarieae 
Género Hasarms E. S. 
Adansoni Aud. 

Orden CHERNETES 

Familia Cheliferidae 
Subfamilia Cheliferinae 
Género Chelifer Geofir. 
cimicoides V . 
hispanus L, K. 
lampropsalis L. K. 

Subfamilia Garypinae 
(i enero Chíridmm M. 

museoriim Leach. 
Género Garypus L. K. 

Uttoralis G. K. 

saxícola Waterh. 
Género Olpiuní L. K. 

pallipes Le. 

Orden SCORPIONES 

Familia Buthidae 
Género Buthus Leach. 

europaeus L. 
(jénero Euscorp'ms Th. 

carpathiais L. 

Fanzagoi E. S. 

Jlavicaudis D, G. 

Orden OPILIONES 
Suborden MECOSTETHl 
Familia Phalangodidae ' 

(jénero Phalangodes Tellk. 
Piochardi E. S. 



(69) DISTRIBUCIÓN GEOGRÁI-'ICA DE LOS ARÁCNIDOS EN ESPAÑA 4II 

Suborden PLAGIOSTETHI 

Familia Phalangiidae 

Subfamilia Selerosomatinae 
("leñero Sclerosonia Le. 
coriaceiun E. S. 
jiionoccros C. K. 
quadridentatum Cv. 
romaniim L. K. 

Subfamilia Phalangünae 

(jénero Liobnniun C. K. 

doriac Cn. 

fiiscifrous E. S. 

rotíiiidum Latr. 
<j'nero PliaJang'nuu L. 

¿'/'///í7 L. 

propinqiiiun Le. 
<Tcnero Dasylobus E. S. 

echiiiifrons E. S. 

nicaensis Th. 
íjénero Platybuuus C. K. 

placidus E. S. 
(jénero G'j'ítí E. S. 

titamis E. S. 
íjénero OligolopJnis C K. 

alpinus Herbst. 
< jénero Acantholophiis C K. 

Scoanei E. S. 

s pino sus Bosc. 

tricuspidatns L. L^. 

Familia Ischyropsalidae 
<jénero Sabacon E. S. 

paradoxns E. S. 

vizcayanus E. S, 
íjénero Ischyropsalis C. K. 

dispar E. S. 

Mein. R. Soc. csp. Hist. nal., vi, 1910. 



•412 E. FERNÁNDEZ GALIANO (70) 

Magdalenae E. S. 
nodifera E. S. 
Sharpí E. S. 

Familia Nemastomatidae 

Género Nemastoma C. K. 
bacillijeriivi E. vS. 

Orden SOLIFÜGAE 

(jénero Ghtvici Latr. 

Chapniani Pocock. 
dorsalis Latr. 



(7l) DISTRIBUCIÓN GEOGRÁFICA DE LOS ARÁCNIDOS KN ESPAÑA 413 

APÉNDICE 

Cercidia prominens Sund. 
Cosmobunus granarius Le. 
Erigonophus castellana Cb. 
Neaera membrosa E. S. 
Oedothorax agrestis E. 

— dentata Wid. 
■ — retusa IVestr. 

< )lios spongitarsis L. D. 
Pedanostethus lividus B. 
Prosthesima fuscipes L. K. 
manía E. S. 

— pedestris C. A. 
Ptcrotricha Aussereri L. K. 

— exornata K. C. 
— • lentiginosa K. C. 

— plumalis Cb. 

— segmentata E. S. 

— spinosissima E. S. 
Singa albo-vittata. 

— ha mata Cl. 

— heri H. 

— maculata Th. 
— - nitídulus C. K. 

— pygmaea Sund. 

— sanguínea C. K. 
Styloctetor ínuncans E. S. 
Titanoeca albo-maculata. 

— montícola E. S. 

— praefica E. S. 

— quacJríguttata H. 
Trochosa ferox Le. 

Zilla atríca C. K. 



Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1910. 



414" E. FERNÁNDEZ GALIANO (72) 



RELACIÓN 

de trabajos científicos en que se hace alusión 
á Arácnidos españoles. 

1. Becker (León), — Arachnides d'Espagne (Galice). — (Aun. 

Soc. ent. de Belgiqtte^ t. xx\-, p. lxv.) 

2. — Communications arachnologiques. (Ann. Soc. cnt. de 

Belgíque^ t. xxii, p. xcv. 

3. Bedel (L.) et Simón (E.) — Liste genérale des Articules 

cavernicoles de l'Europe. Paris, 1875. 

4. Bolívar (L) — Enumeración de algunos arácnidos de Es- 

paña. (Actas Soc. esp. de Hist. nat., t. iv, p. 37.) 

5. Calderón (S.) — Arácnidos del gabinete de Historia natural 

de la Universidad de Sevilla. (Actas Soc. esp. de Hist. nat., 
t. xvn, p. 37.) 

6. — Arácnidos recogidos en las provincias de Sevilla y 

Huelva. (Actas Soc. esp. de Hist. nat.^ t. xv, p. ij .) 

7. — Noticia sobre el Pachylonieriis aedificatoriiis ., Westr. 

(Anales Soc. esp. de Hist. nat., t. xix, p. 77.) 

8. Camüridge (O, P.) — On some new and little known aran- 

eidea. (Proc. Zool. Soc, of London for 1907, p. 817.) 
g. — On some new Species of Erigone. (Proc. Zool. Soc, of 
London for 1875, p. 190.) 

10. — (])n the Spiders of the Genus Latrodectus Wlk. (Proc. 

Zool. Soc, of London for 1902, vol. i, p. 247.) 

11. CuNí (M.) — P2xcursión entomológica á \arias localidades 

de la provincia de Gerona (Cataluña). (Anales Soc. esp. de 
Hist. nat., t. XIV, p. 5I-) 

12. — Excursión entomológica y botánica á la Cerdaña espa- 

ñola (Cataluña). (Anales Soc. esp. de Hist. nat., t. x, p. 367.) 

13. — Excursión entomológica y botánica á San Miguel del 

P'ay, Arbucias y cumbres del Monseny. (Anales Socie- 
dad esp. de Hist. nat., t. ix, p. 205.) 



(73) DISTRIBUCIÓN GEOGRÁFICA DE LOS ARÁCNIDOS EN ESPAÑA 415 

14. CuNí (AI.) — Fauna entomológica de la villa de Calella (Ca- 

taluña). (Anal. Soc. esp. de Hist. nat., t. xxvi, p. 281.) 

15. — Insectos observados en los alrededores de Barcelona. 

(Anales Soc. esp. de Hist. nat., xvii, p. 133.) 

16. — Misceláneas entomológicas. Arácnidos de Amcr y 

Montserrat, (jiuales Soc. esp. de Hist. nat., t. xviii, p. 295.) 

17. — Resultado de una exploración entomológica y botánica 

por el término de La Garriga (Cataluña). (Anales Socie- 
dad esp. de Hist. nat., t. xii, p. 83.) 

18. DuFOUR (L.) — Observations sur la «Filistata bicolor.» 

(Aun. Soc. ent. de Fra}ice, t. v, p. 527.) 
ig. — «Micrommata spongitarsis» (femelle), trouvée á Saint- 
Sever. (Ann. Soc. ent. de France, t. x, p. xlii.) 

20. — Sur r «Epeira sericea» et le «Pompilius croceicornis». 

(Ann. Soc. ent. de France, 4.*^ serie, t. i, p. 5-) 

21. — ■ Sur trois aranéides de Guerrera, an Sud de TAlgéne. 

(Ann. Soc. ent. de France, 4.*" serie, t. iii, p. 5-) 

22. Fernández de Gatta (M.) — Nombres regionales salmanti- 

nos de algunos animales. (Actas Soc. esp. de Hist. nat., 
t. XXIX, p. 132.) 
2}). Ferrer (F.) — Algúns articulats deis voltants de Barcelona. 
(Biitll. Instit. catal. d'Hist. nat., 1904, p. 14.) 

24. — ■ Sobre algúns artrópods del avenchs. (Butll. Instit. 

catal. d'Hist. nat., 1908, p. 98). 

25. Fuente (J. M."" de la). — Arácnidos de Pozuelo de Calatra- 

va. (Anales Soc. esp. de Hist. nat., t. xxvn, p. 98.) 

26. — Datos para la fauna de la provincia de Ciudad Real. 

(Bol. R. Soc. esp. de Hist. nat., t. vi, p. 284.) 
2y. Funes (F.) — Excursión del 23 de Noviembre de 1902. 
(Bol. Soc. aragon. de Cieñe, nat., 1903, p. 34.) 

28. Graells (M. de la P.) — Notice sur divers faits qui confir- 

ment la proprieté venimeuse du «Latrodectus malmigna- 
thus» Wlk. (Ann. Soc. ent. de France, t. xi, p. 205.) 

29. KocH (L.) — Dic Familie der Drassiden. 

30. — Uebersichtliche Darstellung der europáischen Cher- 

nethiden (Pseudoscorpione). (Nurnberg, 1 873.) 

31. Lucas (H.) — Note monographique sur les Aranéides com- 

Mem. K Soc. esp. Hist. nat., vr, 1910. 



4l6 E. FERNÁNDEZ GALIANO (74) 

posant le genre «Tegenaria». (Ann. Soc. ent. de France, 
2.® serie, t. ii, p. 455-) 
T¡2. Lucas (H.) — Note sur l'habitat de deux Arachnides (Ple- 
xippus (Attus) Adansonii) et (Tetranychus Hntearius). 
(Aun. Soc. ent de France, S-'^ serie, t. iv, p. 35.) 

33. — Note sur une nouvelle espéce d'Aranéide (Mygale luc- 

tuosa) qui habite l'Espagne méridionale. (Ann. Soc. ent. 
de Frunce, 3.'' serie, t. iii, p. I5-) 

34. — Quelques remarques sur les articles additionnels ob- 

serves dans les palpes des Actinopus, les pattes des Her- 
silia et description d'une nouvelle espéce d'aranéide 
appartenant á cette derniére coupe générique. (Rcvue et 
Mag. de Zoologie. Avril, 1869.) 

35. Mazarredo (C.) — Articulados de la Cue\-a del Reguerillo 

de El Pontón de la Oliva. (Anal. Soc. esp. de Hist. nat., 
tomo XX, p. 81.) 

36. Navas (L.) — -Excursión de la Sociedad aragonesa de Cien- 

cias naturales á la Sierra de Guara en Julio de 1903. 
(Bol. Soc. arag. de Cieñe, nat., t. iii, p. 190.) 

2f/. Sobre el pretendido suicidio del escorpión. (Actas Soc. es- 
pañola de Hist. nat., t. xxvii, p. 215,) 

^y^. Pérez Arcas (L.) — Noticia sobre la «Epeira sericea» OÍ. 
(Anales Soc. esp. de Hist. nat., t. i, (Actas), p. 25.) 

39. PococK. — Descriptions of four new Arachnida of the Or- 

ders Pedipalpi, Solifugae and Araneae. (Ann. and. Ma- 
gas, of Nat. Hist., 6 series, vol. xi, p. 220.) 

40. Sanz de Diego (M.) — Lista de Arácnidos recogidos por 

(Actas Soc. esp. de Hist. nat., t. xiv, p. 38.) 

41. Simón (E.) — Arachnides nouveaux on peu connus des Pro- 

vinces basques. (Anales Soc. esp. de Hist. nat., t. x.) 

42. — Arachnides observes á Miranda de Ebro au mois 

d'Aout 1883. {Anales Soc. esp. de Hist. nat., t. xiii, 

p. II3-) 

43. — Aranéides nouveaux ou peu connus du midi de l'Euro- 

pe (l.*^'" mémoire). (Mém. de la Soc. roy. des Sciences de 
Liege. 1870.) 

44. — Aranéides nouveaux ou peu connus du midi de l'Euro- 



(75) DISTRIBUCIÓN GEOGRÁFICA DE LOS ARÁCNIDOS EN ESPAÑA 417 

pe (2S' mémoire). (Métn. de la Soc. voy. des Sciences de 
Liege, 2." serie, t. v. 1873.) 

45. Simón (E.) — Description d'une nouvelle espéced'Arachnide, 

rischyropsalis Sharpi. (Aun. Soc. ent. de France^ 5-^ se- 
rie, t. IX, p. cxxix.) 

46. — Descriptions d'Arachnides nouveaux du genre Erigone. 

(Bull. Soc. ent. de France, vol. vi, p. 233.) 

47. — Descriptions de deux espéces nouvelles d'Arachnides 

du genre Agroeca. (Ami. Soc. ent. de France, 5.^ se- 
rie, t. VII, p. CLXXXIX.) 

48. — Descriptions d'espéces et de genres nouveaux de la 

famille des Dysderidae. (Aun. Soc. ent. de France, 6.^ 
serie, t. 11, p. 201.) 

49. — Descriptions d'espéces et de genres nouveaux de l'or- 

dre des Araneae. (Ann. Soc. ent. de France, t. lxii, 
página 299.) 

50. — Descriptions d'espéces nouvelles de l'ordre des Ara- 

neae. (Ann. Soc. ent. de France, vol. lxv, p. 465.) 

51. — Descriptions d'opiliones (íaucheurs) nouveaux de la 

faune circa-méditerranéenne. (Ann. Soc. ent. de Belgiquc, 
tomo XXI, p. ccxv.) 

52. — Essai d'une classification des Galéodes. (Ann. Soc. ent. de 

France, t. ix, p. 93, S-*^ serie.) 

53. — Étude sur les araignées de la sous-section des Haplogi- . 

nes. (Ann. Soc. ent. de Belgiqíie, t. xx, p. 246.) 

54. — Étude sur les espéces de la famille des Avicularidae 

qui habitent le Nord de l'Afrique. (Actes Soc. linn. de 
Bordeaux, vol. xlii, p. 379.) 

55. — Étude sur les espéces de la famille des Eresidae qui 

habitent l'Égypte. (Bnll. Soc. ent. d'Égypte, 1908.) 

56. — Histoire naturelle des Araignées (2." cdit.) París, 

1892-1897. 

57. — Les Arachnides de France. Paris, 1 874- 1 88 1. 

58. — Liste des Arachnides recueillis á Uclés (Espagne) par 

le P. J. Pantel. (Bull. Soc. ent. de France, 1900, p. 44.) 

59. — Liste des espéces européennes et algéríennes de la fa- 

mille des Attidae composant la coUection de M. le comte 
Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vr, 1910. 



4l8 E. FERNÁNDEZ GALIANO (76) 

E. Keyserling. (Ami. Soc. ent. de France, 5.'' serie, 
tomo VIII, p. 201.) 

60. Simón (E.) — Monographie des espéces européennes de la fa- 

mille des Attides. (Aun. Soc. ent. de France^ 4/" serie, 
t. VIII, p. II et 529.) 

61. — Monographie des espéces européennes du genre Phol- 

cus. (Aun. Soc. ent. de France, 4.® serie, t. vf, p. Ii/.) 
^2. — Note relative au Latrodectus tredecim-guttatus. (Anii. 
Soc. ent. de France^ S-*' serie, t. viii, p. xxiii.) 

63. — Note sur les Arachnides recueillis par M. Weyers á 

Águilas, province de Murcie. (Aun. Soc. ent. de Belgiqtie, 
tomo xxviii, p. ccxxxi.) 

64. — Note sur les espéces européennes de la famille des 

Eresidae. (Ann. Soc. ent. de F ranee ^ 5-" serie, t. iii, 

P- 335-) 

65. — Notes sur plusieurs types d'Aranéides de Corsé et 

d'Espagne. (Ann. Soc. ent. de France, 5-*^ serie, t. i, p. vi.) 
^6. — Notice sur les Arachnides cavernicoles et hypogées. 

(Ann. Soc. ent. de France, 1872, p. 215.) 
^"j . — Notices arachnologiques. (Biill. Soc. ent. de Francc^ 

1877-1879-) 

68. — Revisión de la famille des Sparassidae (Arachnides). 

(Actes Soc. Unn. de Bordeaiix, 1880.) 

69. — Revisión des Attidae européens. (Ann. Soc. ent. de 

France, 5.- serie, t. i, p. 125 et 329.) 

70. — Revisión des espéces européennes de la famille des 

Sparassidae. (Ann. Soc. ent. de France, 5." serie, t. iv, 
página 243.) 

71. — Revisión des eSpéces européennes du groupe de la 

Lycosa Tarentula Rossi. (Ann. Soc. ent. de France, 5.'' 
serie, t. VI, p. 57.) 

72. — Sur les Aranéides de la famille des PLnydes qui ha- 

bitent l'Espagne et le Maroc. (Revne et Magas, de 
Zool. 1867.) 

73. — Sur quelques Arachnides du Portugal appartenant au 

Musée de Zoologie de l'/Ycadémie polytechnique de 
Forto. (Ann. de Scienc. nat., vol. v, p. 92.) 



(77) DISTRIBUCIÓN GEOGRÁFICA DE LOS ARÁCNIDOS EN ESPAÑA 4I9 

74. Simón (E.) — Sur quelques Araignées d'Espagne. (Ajiu. 

Soc. cnt. de France, 4.'" serie, t. vi, p. 281.) 

75. Thorell (I.) — Descriptions of several pAiropean and 

North-African Spiders. (Kongl. Svenska Vetenskaps- 
Akad. Handlíngar, Bd. 13, n.° 5. 1875.) 

76. — Diagnoses aranearun europaearun aliquot novarum. 

(Tijdschrift voor Entomologic. Deel. vxviii, 1875.) 
"]"]. W^ALCKENAER . — Histoi're natiirelle des Insectes. Aptéres. 
Paris, 1837-1844.) 



Mera. R. Soc. csp. Hist. uat , vi. 1910 



420 ■ E. FERNÁNDEZ GALIANO (78) 



OBSERVACIONES 

sobre el habitat y distribución geográfica 
de los Arácnidos españoles. 

Es cosa axiomática, para cuantos en cuestiones de Zoología se 
ocupan, que cada especie tiene un área geográfica determinada, 
limitada por causas puramente físicas, como son la latitud del 
lugar, las variaciones de temperatura, la mayor ó menor hume- 
dad del ambiente, etc., ó por causas que pudiéramos llamar fisio- 
lógicas y consistentes en la adaptación nula ó escasa de su or- 
ganismo á condiciones exteriores nuevas. 

Es igualmente sabido, que aun dentro del área geográfica de 
una especie no se encuentran los individuos de la misma por 
doquier, sino en ciertos sitios, en que las condiciones del me- 
dio ambiente son completamente favorables á su vida y nor- 
mal desarrollo. Hay, pues, especies que, aun en el caso de 
estar muy próximas en la clasificación zoológica, tienen su lugar 
de residencia, su habitat, en sitios muy alejados, por lo distantes 
ó por la diversidad de medio ambiente, influyendo de tal modo 
estas condiciones de vida en el desarrollo y propagación de una 
especie, que vienen á ser componentes que contribuyen á pro- 
ducir una resultante peculiar en el conjunto de la mecánica 
vital. 

Los Arácnidos no hacen excepción por este respecto, sino que, 
como los demás animales, tienen su morada en lugares situados 
y acondicionados de tal modo, que la vida de los individuos de 
la especie resultaría imposible trasladándolos bruscamente á una 
habitación de condiciones diferentes. No quiere esto decir que 
entre los arácnidos no haya individuos que, al igual de lo que 
se ve en gran número de animales, no vivan en sitios muy dis- 
tintos, geográfica y climatológicamente considerados. 

En efecto, sin buscar formas raras de arácnidos, concretando- 



(79j DISTRIBUCIÓN GEO(;RÁriCA DE LOS ARÁCNIDOS EN ESPAÑA 42 1 

nos á los más conocidos, como es el escorpión común (Btithus 
europaeus L.), que vive y prospera lo mismo en las frías monta- 
ñas de los Alpes franceses que en las cálidas llanuras de Egipto, 
encontrándose en España con gran abundancia, tanto en las 
montañas del Norte como en los campos andaluces, se ve la ver- 
dad de lo que decimos; las arañas del género Gnaphosa (Dras- 
stis de los naturalistas clásicos), tienen su vivienda en toda Euro- 
pa, desde Suecia hasta España, Italia y (irecia. 

Pero, si bien es verdad que muchos arácnidos pueden consi- 
derarse poco menos que como cosmopolitas, también lo es que 
hay muchos otros que, selectores muy delicados de su vivienda, 
habitan una porción minúscula de un continente, y aun dentro 
de ella prefieren los lugares sombríos, ó los soleados, ó las altu- 
ras, ó los barrancos. 

Desde este punto de vista, es forzoso distinguir, entre las ara- 
ñas, propiamente dichas, las vagabundas de las sedentarias: las 
vagabundas, por su mismo género de vida, obligadas como están 
á perseguir sus presas á la carrera, ó por sorpresa, tras de pacien- 
zuda espera, son arañas robustas, ágiles y en condiciones, por 
consiguiente, de soportar medios ambientes muy diversos; por 
esta razón se las halla en todos los sitios, lo mismo en los som- 
bríos que en los claros, en las plantas ó en terreno árido. En 
cambio, en el momento de la puesta no vagan por todos los si- 
tios, sino que eligen aquéllos cuyo tono general de color viene 
á ser el mismo que el de la ooteca en donde encierran sus hue- 
vos. Sin embargo, entre las arañas vagabundas del género Lyco- 
sa^ hay unas, las de menor tamaño que, más ágiles y sueltas en 
sus movimientos que las grandes, se complacen en pasear entre 
la hierba: el habitat de las grandes, por el contrario, está en los 
bordes de los caminos, en los sitios áridos y pelados; yo he teni- 
do ocasión de observar en los jardines de la Casa de Campo de 
Madrid, la Lycosa hispánica^ y he notado que tenía sus agujeros 
exclusivamente en pequeñas porciones del terreno libres de ve- 
getación; unos cuantos metros más allá, donde comenzaba á haber 
plantas, esos agujeros característicos escascaban, hasta que con- 
cluían por desaparecer, 
-i La inmensa mayoiría de las arañas construyen un nido donde 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vr, 1910. 



422 E. FERNÁNDEZ GALIANO (8o) 

ponen y guardan los huevecillos, y en donde pasan la noche las 
que cazan durante el día, ó el día las que capturan su presa 
durante la noche. También las hay que permanecen en sus nidos 
las veinticuatro horas del día, sin más intervalos que los indis- 
pensables para recomponer su tela y apoderarse de los insectos 
que en ella hayan quedado prisioneros. C'omo regla general pue- 
de afirmarse que las arañas hacen su nido en su habitat ordina- 
rio, es decir, en las proximidades del sitio en que viven los pe- 
queños animales que les sirven de alimento. 

Por lo demás, el habitat de las diferentes especies de arácni- 
dos es muy variada, habiendo casos de arácnidos, colocados muy 
próximamente en la clasificación, y que tienen, sin embargo, 
habitats muy diversos: sirva de ejemplo, por ser muy conocido, 
el caso de la Argyroneta acuática Cl., curiosa araña que vive 
sumergida en el agua, y edifica en el seno del líquido una cápsu- 
la-habitación, y que, á pesar de ello, pertenece á la misma fami- 
lia que la Agcleua, los individuos de cuyo género prefieren, para 
vivir, las pendientes con orientación al Mediodía y cubiertas de 
hierba ó arbustos. 

El habitat de los arácnidos guarda relación, como no podía 
menos de suceder, con la forma del cuerpo y con su organiza- 
ción: el grupo de los Opiliones, verbi-gratia, que, en su mayor 
parte, habitan las praderas y lugares cubiertos de vegetación, 
está formado por arácnidos de gran talla, de patas larguísimas 
que les permiten caminar entre las briznas vegetales con gran 
facilidad. Los Ouernetos, en cambio, que hacen su vivienda 
debajo de las cortezas de los árboles, y tienen, por tanto, men- 
guado el sitio para moverse, son pequeños y de cuerpo deprimi- 
do. Esta correlación entre la forma del cuerpo y el habitat, se 
hace patente al observar que los arácnidos cavernícolas del géne- 
ro Isckyropsalis, exhiben unos quelíceros, de tal manera desarro- 
llados, que alcanzan, en ocasiones, más jongitud que el cuerpo. 

La Península ibérica, por su excepcional situación geográfica, 
reúne excelentes condiciones para la vida animal, siendo su 
territorio el lugar en donde, si se me permite la frase, se \'erifi- 
ca el nexo ó lazo de unión de la fauna europea, típica como 
ejemplo de fauna de países templados, y aun fríos, con la fauna 



(8 i) distribución geográfica de los arácnidos en espaíña 423 

africana, modelo de faunas de países cálidos. Sin embargo, por lo 
([ue he podido obser\ar, estoy tentado á creer c[ue la fauna arac- 
nológica española guarda más relación con la fauna aracnológica 
del Norte de África que con la del i-esto de Europa; claro es, 
que esto lo digo de una manera general y sin tener en cuenta 
las muchas excepciones que en Geografía zoológica son moneda 
corriente, bien que es de suponer que gran parte de ellas des- 
aparecerían si el estudio de la distribución geográfica de las es- 
pecies fuera más completo. 

Abarcando con una ojeada sintética los datos conocidos sobre 
localidades de arácnidos españoles, se advierte que un gran nú- 
mero de ellos viven lo mismo en España que en el Norte de 
Marruecos, que en Argelia y en Italia, y en Cerdeña y en Cór- 
cega, en una palabra, en todas las tierras que forman un anillo 
que circunda el mar Mediterráneo. En particular, nuestra íauna 
aracnológica ofrece gran similitud con la del Norte de Marrue- 
cos, de /Vrgelia y aun del Norte de Egipto. 

l'or lo que hace á las especies montañesas, suele haber varias 
localidades comunes á ellas, á saber: los Pirineos y las montañas 
del Norte de España; al paso que las montañas del Centro y 
Mediodía de la Península están, en general, habitadas por espe- 
cies diferentes de las del Norte. La fauna aracnológica andaluza 
tiene gran semejanza con la del Norte de ^Marruecos, cosa que 
he podido observar al examinar los arácnidos capturados en 
aquella región durante las excursiones organizadas por el Museo 
de Ciencias Naturales; á la fauna de Andalucía pertenece uno de 
los contados aviculáridos españoles, el Pachylonierus aedificato- 
rius Westw., arácnido que cito en especial por la singularidad de 
ser un animal que vive en toda América, en el Japón y en el Áfri- 
ca boreal, siendo unas pocas localidades de la España meridional 
(provincias de Murcia, Sevilla y Alicante), las únicas europeas 
en que se encuentra dicho aviculárido. Y ya que de fauna afri- 
cana hablo, no dejaré de notar que hay arácnidos pertenecien- 
tes á la fauna ibérica, que, sin embargo, no existen en el Norte 
de África, reapareciendo, en cambio, en el África austral, fenó- 
meno que ocurre, entre otras, á las especies del género Gnapho- 
sa. Estando, como están, poco exploradas las regiones africanas, 
Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vr, 1910. 



424 E. FERNANDEZ GALIANO (82) 

no tendría nada de particular se encontraran arañas pertenecien- 
tes á dicho género en el África boreal y ecuatorial que ligaran 
así las ibéricas con las sudafricanas. 

La fauna del Occidente de Marruecos, al revés de lo que su- 
cede con la del Norte y Oriente del Imperio, tiene escasas co- 
nexiones con la nuestra: esto he observado en vista del material 
aportado de aquellas tierras, en virtud de exploraciones organi- 
zadas por la Real Sociedad española de Historia natural. La ma- 
yoría de las especies traídas de aquella región no existen en Es- 
paña, no siendo raros los géneros, como asimismo alguna fami- 
lia, de los que no se conocen representantes en nuestra fauna 
peninsular. 

No terminaré mi trabajo sin declarar que, siendo, como digo 
en las páginas que sirven de prólogo, bastante escasos los datos 
que sobre distribución geográfica de los arácnidos españoles 
existen, algunas de las deducciones y consideraciones que hago 
en este último capítulo pudieran resultar desautorizadas, en par- 
te, por futuras y abundantes recolecciones de arácnidos; pero 
creo, sin embargo, que quedarían en pie sus lineamientos gene- 
rales. 



Madrid, Marzo 1910. 



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Tomo VI.— Memoria 6.' 



LA ESPELEOLOGÍi DE CATALUÑA 



POR 



M. FAURA Y SANS, Pero. 



PROLOGO "> 

Puede que nunca, al tomar la pluma, lo hiciera con el temor 
de pecar de inmodesto, como en este instante. Tengo que decir 
cuatro palabras de introducción á una obra en que se me cita 
repetidas veces con inmerecidas alabanzas, y á la verdad, he 
dudado si proseguir adelante, unos instantes. Pero ante el entu- 
siasmo ju\"enil del autor, ante la porfiada insistencia del discípu- 
lo y amigo querido, ¿quién titubea? 

Al hojear la Memoria del Rndo. Faura y Sans, he sentido re- 
juvenecer toda mi sangre, y á cada cita se me han reproducido 



(i) El Rndo. Dr. Norberto Font y Sagué, Pbro., tuvo á bien revisar 
esta mi modesta Memoria, mereciendo su aplauso por el acopio de datos 
reunidos, expresión que se comprometió á traducir al público con un 
Prólogo que había de precederla. 

Mas sorprendiéndole cierta indisposición y como preveyendo el triste 
desenlace que le seguiría, empezó á escribirlo en el preludio de su enfer- 
medad, no pudiendo terminarlo... La muerte, en 19 de Abril (1910), acabó 
con el eminente espeleólogo español... y luego, al revisar sus papeles, se 
dio con estas pocas cuartillas, que fueron las últimas que escribió mi ami- 
go y maestro el Dr. Font y Sagué, y que son las primeras que figuran en 
esta Memoria. 

Sin pérdida de tiempo, mi distinguido amigo Sr. Giménez me mandó la 
correspondiente copia, que es la que íntegra publico. Incompleto resulta 
este Prólogo, mas es para mí muy acabado desde el momento que en él 
se e.Kpresa la satisfacción con que vio germinar aquellas semillas que con 
ta-nto entu3Íasmo había sembrado el gran maestro de los espeleólogos 
catalanes. — i\I. F. 

Memorias do la Real Sociedad española de Historia natural, tomo vi, 1910. 26 



426 M. FAURA Y SANS (2) 

en la imaginación una serie de cuadros en visión cinemato- 
gráfica. 

Y he \'uelto, con el ardor de los veinte años, á vestir el traje 
del espeleólogo; y asido nerviosamente á la cuerda, hasta saltar- 
me la piel de las manos, he descendido 75 metros en l'Avenck 
de Can Sadurni^ escudriñado sus entrañas, y sufrido lo indeci- 
ble' para ascender; y he [bajado de nuevo, ante la admiración y 
las protestas de todo un pueblo, á la célebre Feria, espeluznante 
sima, nido de mil y mil tradiciones y consejas, y allí, á los lio 
metros, sólo con mi ayudante, he sentido hondo pesar por no 
tener 1 00 metros más de escalera de cuerda con que terminar 
la exploración; y me he visto otra vez colgado sobre las tranqui- 
las y limpidísimas aguas del lago de l'Avench del Briích-, inun- 
dando de luz aquel palacio de hadas. ¡Cuántos recuerdos! ¡Cuán- 
tas sensaciones! ¡Cuántas fatigas! Todo en confuso desorden, 
como el despertar de una pesadilla. 

Y no obstante, son fatigas, sensaciones y recuerdos vividos, 
son el prólogo de mis aficiones geológicas, como lo son también 
del Rndo. Faura y Sans. 

Satisfacción produce el recuerdo de lo pasado, pero mayor 
satisfacción es para mí el espectáculo presente, al ver cómo 
aquélla semilla ha germinado, dando opimos frutos y prometién- 
dolos aún mejores, gracias al entusiasmo y actividad del autor 
de esta Memoria. 




(3) LA ESPELEOLOGÍA DE CATALUÑA 427- 



INTRODUCCIÓN 



La nueva ciencia de las cavernas, la Espeleología ( I ) , se ha 
lanzado con audacia al sostén de atrevidas lides, luchando á la 
débil luz de la antorcha contra el imponente ejército de espe- 
sas y negras tinieblas. Venció á los fantasmas dominadores de 
aquellos antros, artísticamente adornados con hermosas colgadu- 
ras estalactíticas; y, por fin, ha logrado la conquista del mundo 
subterráneo. 

El espeleólogo, en efecto, penetra en las inmensidades de las 
cavernas y se adelanta en las tinieblas para descorrer el velo de 
los misterios subterráneos, arrastrado por la impertinente curio- 
sidad y no deja salón por seguir; esbeltas columnas primorosa- 
mente labradas, por admirar; callejones los más laberínticos, por 
recorrer; ni cuestas las más arduas, por remontar... 

Mas, éste atrevido conquistador queda sorprendido ante la 
negra boca de una profunda sima; se sienta en ima roca, tal vez 
la más propicia á desplomarse; dobla la cabeza, y encorvando su 
cuerpo, se asoma para continuar observando con su perspicaz 



(i) La palabra Espeleología fué propuesta por M. Emile Riviere, deri- 
vándola del griego a;í7ÍXa[ov, caverna, y Xoyo;, discurso ó tratado; en latín 
spelceologia, y en nuestra lengua ha quedado Espeleología; aunque el nom- 
bre de cavei-na propiamente es Spebmca. Los alemanes usan la palabra 
Hcehlenkuiide, que significa conocimiento de las cavernas. En 1892, 
M. L. de Nussac estableció la palabra Speología, que debe desecharse 
según M. Marte] y la casi totalidad de los espeleólogos, por que si bien es 
más simple es también menos exacta; pues que los griegos con el vocablo 
anso; designan las excavaciones ariiJiciaUs de las tumbas y santuarios 
egipcios. 

Mem. R. Soc. esp. Hist. uat., vi, 1010. 



428 M. FAURA y SANS (4) 

mirada las magnificencias de un abismo; y se siente atraído por 
una fuerza misteriosa, salida de aquella descomunal entrada á las 
tinieblas... Prepara el material propio para realizar el descenso, 
temiendo un funesto desenlace y una eterna despedida; mas se 
anima el intrépido explorador, y se adelanta con el equipo á pro- 
pósito para emprender el viaje subterráneo. 

Llegó el momento sublime, el de lanzarse á la escalera de 
cuerda, y entonces, entumecido y quebrantado de alma y cuerpo 
con la brega excepcional de sensaciones las más emocionantes 
contempla la grandiosidad salvaje de la Naturaleza, y en el fonda 
del abismo las tinieblas pavorosas de aquellas abruptas soleda- 
des. Sigue el descenso serena y pausadamente, despidiéndose de 
aquella garganta que se le tragaba con una luz tenue y difusa... 
que iba disipándose por entre la penumbra del enorme brocal. 
Un sinnúmero de inquietudes pasan por su exaltada imagina- 
ción; hasta que, por fin, con cierto regocijo llega con sus pies á 
pisar un suelo...; pero ¡qué piso!..., todo cubierto por una alfom- 
bra de pedruscos de Vértices agudos, y adelanta con paso tem- 
bloroso con la presunción de posibles hundimientos. La Natura- 
leza le invita á un necesario reposo en aquellos salones subterrá- 
neos, y al verse en las honduras de la inmensa sima parécele cjue- 
brado el último vínculo que le liga al mundo exterior por él cono- 
cido, como si se encontrara en uno de aquellos palacios de hadas 
forjados en los cuentos árabes. Fluella humana no había aún sido 
grabada en la maravillosa cripta subterránea de imponderable 
riqueza, y dirigiendo por doquiera el reflector eléctrico distingue 
una delicada arquitectura, visión de un mundo ideal que solo la 
imaginación puede evocar; mientras, allí, en lo más recóndito de 
lejanas profundidades, siente quizás cómo el agua corre con dulce 
rumor por entre sombríos sumideros... 

Estas y otras muchísimas y poéticas emociones siente el áni- 
mo del espeleólogo, sin inquietarse por los duros ejercicios cor- 
porales que requiere esta clase de trabajos; son imponderables 
los gozos del que animado por el espíritu de observación do- 
mina por completo no sólo las bellezas y magnificencias natura- 
les, si que también las manifestaciones de todos los fenómenos 
que se albergan en aquellas profundidades. 



(5) LA ESPELEOLOGÍA DE CATALUÑA 429 

No es la Espeleología un mero sport. Con un ideal más elevado 
y con sólidas bases científicas ha llegado á reunir numerosos 
conocimientos de gran provecho para la Ciencia, de tal manera, 
que debajo de la tierra tiene su aplicación real más ó menos di- 
recta y de extensión variable respecto á diferentes ramas del sa- 
ber humano. No hay más que revisar el sinnúmero de relaciones 
publicadas en el espacio de un cuarto de siglo para comprender 
cómo todos los fenómenos subterráneos son transformaciones de 
la materia y energía con intervención del tiempo. He aquí sinte- 
tizado el objeto de la nueva ciencia. 

La Espeleología es en realidad una rama auxiliar y de aplica- 
ción, hija de la Geología; que ha llegado á constituir un verda- 
dero programa, de asunto propio y definido, trazado por el 
eminente M. Martel: Por estudiar el origen y formación de las 
cavernas se da la mano con la Geodinámica, y con la Geología 
estratigráfica por averiguar la naturaleza y disposición de las 
rocas que han sido perforadas y minadas, así como con la Mine- 
ralogía por sus relaciones con el estudio de las substancias de 
filones metalíferos; con la Meteorología por las variaciones termo- 
métricas y batimétricas de los antros subterráneos y por la for- 
mación del gas carbónico con las particularidades de la radiacti- 
vidad del aire y de los gases de descomposición orgánica; con la 
Física del globo por las experiencias de pesantez que se han 
podido ejecutar en los grandes abismos verticales, renovando las 
interesantes observaciones de Foucault en el Panteón y del 
astrónomo Aizi en las minas de Inglaterra; con la Hidrología 
que ha encontrado que las cavernas son los grandes laborato- 
rios donde se verifican variadas reacciones y deposiciones se- 
gún la naturaleza de los elementos que atraviesan; con la Agri- 
cultura que puede utilizar los depósitos de reserva acumulados 
bajo tierra para las sequías, y en cuencas de retención contra 
las inundaciones, como también de aprovechamiento de abo- 
nos almacenados; con la Zoología por el número de animales 
ciegos, estudiando el origen de aquellos seres especiales, lo mis- 
mo en lo que atañe á su existencia como á las modificaciones 
esenciales de sus órganos ; con la Botánica por la flora de algas, 
hongos y musgos que son pobladores característicos de determi- 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1910. 



430 M. FAURA Y SANS (6) 

nadas profundidades según las condiciones deljmedio; en fin, con 
la Prehistoria, á la que ha prestado muchos de sus documentos 
conservados en aquellas lúgubres cavernas, palacios de nuestros 
semejantes primitivos. 

Tal es el vasto campo de la Espeleología, con cuyas investi- 
gaciones y observaciones repetidas, ha patentizado muchísimas 
magnificencias, que revelan y dejan grabadas en el corazón del 
hombre las manifestaciones de la Omnipotencia del Supremo 
Hacedor. 



(7) LA ESPELEOLOGÍA DE CATALUÑA 431 



CAPÍTULO I 

BREVES INDICACIONES SOBRE LA HISTORIA DE LA ESPELEOLOGÍA 

La exploración de las cavernas se inicia desde los albores de 
la Geología, si bien en sus comienzos la finalidad de estas inves- 
tigaciones se limitaba á dejar satisfecha la curiosidad, sin prestar 
reales beneficios á la ciencia. 

Difícil es señalar el punto de partida de esta ciencia auxiliar^ 
pues que en un principio fué confundida con la Geología; y no 
quiero yo remontarme á aquellos tiempos en que los obscuros 
misterios de la superstición romántica y caballeresca dominaban 
los espíritus, conociéndose de las cuevas sólo su existencia, pero 
nada del interior de las mismas. 

La Espelcologia, aunque sin estar constituida como una disci- 
plina definida en el mundo científico, se venía investigando, á 
veces, por los geólogos. Podemos considerar al alemán Esper 
como el primer iniciador del mundo subterráneo, pues él fué el 
que en 1774 reconoció en Baviera, en las cercanías de Baireuth, 
unos huesos de dimensiones extraordinarias extraídos de las cue- 
vas, y que no podían pertenecer al hombre gigante, sino á ani- 
males desaparecidos; los llamó Zoolitos, ó sea piedras animales. 

En realidad, anteriormente ya se habían publicado algunas 
obras referentes á estos asuntos, que vale la pena de tener en 
consideración. Entre otros, de más remota antigüedad, pode- 
mos citar el MitndiLS siibterraneus , de P. Kircher (1665); la 
gran obra del barón de Valvasor, Die Ehre des Herzogthiims 
Krain (1689); las expediciones de Nagel en la Mazocha el año 
1748 (Mozavie, 136 metros, contando solamente 50 á pico), el 
descenso de Lloyd en Eldon-Hole de Derbyshire, en 1770 (80 
metros); el Tirdoul (Aveyron, 38 á 60 metros), por Carnus, del 
1780 al 1785; Allum-Pot (Yorkshire, 90 metros), y muchísimos 
otros escritos, casi todos ellos de investigadores alemanes y al- 
guno que otro francés, versando sobre la cordillera de los Alpes; 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1910. ' 



432 M. FAURA y SANS (8) 

los antes citados fueron los que más se distinguieron durante el 

siglo XVIII. 

En Hamburgo se dio á conocer Ch. W. Ritter al comienzo 
del XIX con la tan celebrada obra de Bcschrcibimg der grosten 
iind merkivürdigsten Hohlen des Erdbodeiis (1801-1S06). Luego, 
en lo que va de siglo, aparecen á millares las publicaciones de 
innumerables exploraciones realizadas; la añción al mundo de los 
encantos subterráneos se propagó extraordinariamente, siendo 
visitado á menudo por intrépidos exploradores. 

No tardaron en aparecer obras de gran mérito y esencialmen- 
te científicas consagradas á las cavernas, como los Recherdies sur 
les ossemcnts fossíles, del inmortal Cuvier (1821-1823), y los Re- 
cherches sur les ossenients fossiles des cavernes de la province de 
Liege^ por Schmerling (1833), obras las dos de gran provecho 
para la paleontología; Parandier escribió también algunas impor- 
tantes Memorias, como la Notice sur les causes de l'existence des 
cavernes^ A. d. scien. et arts de Besangon, 28 de Enero de 
1883, siendo también muy digna de mencionarse la publicación 
de Virlet d'Avourt Des cavernes, de Icur origine et de leiir mode 
de formatíojí (183Ó). Como referente á la hidrología, podríamos 
citar la noticia de Arago sobre los Puits artesiens (Annuaire du 
Bureau des Longitudes, 1835); L'Essai sur le ronplissage des 
cavernes a ossements (Harler, 1835, etc.), escrito por Marcel de 
Serres. Poco después, Catullo publicó una Memoria titulada Sur 
le cáveme delle province Venete (Venise, Antorelli, 1844). Se 
realizaron atrevidas exploraciones, como la de Linder al famoso 
pozo de Trebic (T840-1841), quien hizo un verdadero trabajo de 
ingeniería, que duró once meses; además, en 1 847 y 1 848, se re- 
conocieron los abismos 'de Allum-Pot (Yorkshire, 90 metros) por 
los famosos Birkberck y Metralfe, agregándose á esto las belle- 
zas descritas por Adolf Schmide, quien, entre otras muchas, des- 
cendió en 1852 al Piuka-Jama (Carniole, 65 metros). 

Desde la mitad del siglo pasado la Espeleología se va convir- 
tiendo en ciencia práctica, haciéndose una recopilación de datos 
por Denoyers, en el artículo de las cuevas del Diccionnaire d His- 
toire naturelle, de d'Orbigny (1845-1868, jip. 640 á 755 del 
tomo vi), resultando la mejor Memoria de conjunto hecha en 



(9) LA ESPELEOLOGÍA DE CATALUÑA 433 

Francia, llena de documentos é indicaciones que han servido 
mucho en lo sucesivo; el abate Paramelle, en su famosa obra 
L'Art de deconvrir les sonrces (1856), dio un positivo avance á 
la hidrología subterránea, y no tardó Fournet en publicar en la 
Academia de Ciencias de Lyon (1858) su Memoria sobre Hidro- 
graphie soitterraine; Fuhlrot, Die Grotten von Rheinland Wes- 
phalen (1869); Tietre, su JaJirtiich der oeste., geologisch. Reich- 
7'anstalt; Boyd-Dawkins. Cave Hunting, Londres, 1874. 

Si en todos los tiempos y en todas las edades las cavernas y 
los abismos han excitado el interés y la curiosidad, mucho más 
lo han hecho cuando ésta se ha hallado frente de innumerables 
tesoros proporcionados por la Espeleología. La propaganda hace 
cada vez nuevos progresos; y los austríacos, por indicación de 
Kraus, en 1 880, dieron por penetrar audazmente en las más obs- 
curas tinieblas, siguiendo las huellas del Dr. Schmill, hasta que 
en 1 879- 1 880 se fundó una Sociedad de estudio de cavernas 
(Verein für Hohlenkunde)., como sección del Club de tourístes 
austríacos, realizando importantes trabajos hidrológicos en Istrie, 
Carniolia y en la Bosnia-Herzegovina, y después desde 1883S e 
hicieron las anotaciones geográficas, mereciendo el título de tie- 
rra clásica de las cavernas de Austria-Hungría; se fundó ade- 
más el Cltcb AlpÍ7i atttrichien-allemand. En Francia, Lucandes 
dio á luz un Essai géographique sur les cavej'nes de Brance, et de 
Vétranger^ 1880-1882 (Bull. de la Soc. d'études scient. d'Angers). 

Nada de extraño tiene que por esos tiempos progresaran con- 
siderablemente la Prehistoria, la Hidrología, la Paleontología, la 
Zoología y la Botánica cavernícolas, y en 1 887 el eminente geó- 
logo M. Daubrée, de fama universal por sus geniales investiga- 
ciones, vino á resumir todo lo que anteriormente se había publi- 
cado de un modo disperso entre Memorias y artículos, trazando 
con su característica maestría las líneas por las que deberían 
seguir los derroteros de la física de las cavernas, fruto de cuya 
labor fué su obra intitulada Les eaiix souterraiiies a Vcpoque ac- 
iuelle et aux cpoqucs ancienncs. 

La constitución de esta disciplina, tal como hoy la entende- 
mos, es realmente obra del sabio y atrevido ]\I. Martel. El fué el 
que inauguró el verdadero contra-alpinismo con feliz éxito en 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat , vi, 1910. 



434 M- FAURA Y SANS (lo) 

1888, siendo agregado al tribunal del Comercio del Sena y ac- 
tuando en el teatro de los abismos de las Causses. 

Ha sido Martel, y continúa felizmente siendo, incansable pro- 
pagandista de todo lo referente á Espeleología, y con su carac- 
terística amabilidad, que contrasta con su severidad y arrogan- 
cia, instruye á sus discípulos en la exploración de los antros del 
mundo subterráneo. No quiero hacer su historia, por no ser éste 
el tema que me he propuesto, aunque es imposible pasar por alto 
los principales trabajos del padre de la verdadera Espeleología. 

En 1893 nos dio M. Martel la principal de sus obras, titulada 
Les Abiuies, resultado de todas sus exploraciones, inauguradas en 
1888, la que, del mismo modo que la obra de Daubrée , hizo 
verdaderos geólogos con su publicación, Martel ha formado es- 
peleólogos recolectores y observadores de todas las minuciosi- 
dades vivientes y artísticas que se alojan en la obscuridad sub- 
terránea. Se hizo entonces necesario la constitución de una So- 
ciedad de Espeleología completamente internacional, que se fundó 
en París en 1 895; la que para conservar todas las investigaciones 
particulares que por el mundo se hacían, empezó por publicar 
una revista ó boletín trimestral con el título de Spelunca con sus 
Memorias separadas, en las que van apareciendo los trabajos 
que continúan practicándose. 

A pesar de haber aparecido Spelunca^, que une á todos los es- 
peleólogos del mundo, no han dejado por esto de publicarse otras 
revistas especiales en varias naciones, que detalladamente expo- 
nen las exploraciones de sus respectivos países, aun los de menos 
importancia. Con la ley de la división del trabajo, los espeleólo- 
gos han aprovechado el sport que les es necesario para dedicarse 
al estudio serio de algunas de las ramas de la Historia natural y de 
otras ciencias; esto es, ocupándose unos de las plantas caverní- 
colas; otros de los animales; quienes de los estratos calizos y sus 
mineralizaciones; ó bien de los fósiles que en aquellas simas se 
encuentran. 

Ha conservado siempre Martel su carácter de espeleólogo ge- 
neral ó enciclopédico del mundo subterráneo; lo observa todo, 
lo recoge todo, y no deja de anotar ni un detalle de sus investi- 
gaciones; nos da sin cesar instructivas publicaciones, al mismo 



(ll) LA ESPELEOLOGÍA DE CATALUÑA 435 

tiempo que mantiene su labor de propaganda con su envidiable 
don de vulgarizaci(3n científica. 

En cambio, desde un principio ha dirigido sus especiales mi- 
radas á ciertos y determinados estudios espeleológicos el sabio 
M. Viré; f[ue, como tendremos ocasión de indicar con mayor 
detalle, se dedica exclusivamente á las investigaciones de la vida 
animal moradora de las cavernas. En los pocos años que lleva 
de asiduos trabajos, ha publicado muchísimas curiosidades acer- 
ca de las transformaciones orgánicas de los seres cavernícolas, 
realizando además curiosas experiencias. 

En el campo de la Espeleología existía una extensa laguna, 
que ha sido llenada por el distinguido espeleólogo M. Maheu; me 
refiero al estudio de las plantas que habitan en la obscuridad 
de los abismos. En igo6 apareció su importante Contribution a 
rétiide de la flore souterrain de France^ notabilísima tesis del 
doctorado de M. Jacques Maheu, quien, durante siete años (1899- 
1905), había descendido y escudriñado más de un centenar de 
cuevas, simas y minas de Francia, Italia y Bélgica, reuniendo los 
materiales en este completo trabajo, totalmente original. 

Estas tres personalidades: Martel, Viré y Maheu, son las que 
figuran en primer lugar en el terreno espeleológico, no sólo de 
Francia si que también del mundo entero. 

Fuera de Francia no han faltado tampoco notables cultiva- 
dores del ramo que nos ocupa. Alemania puede ostentar muchos 
geólogos que se han dedicado á las investigaciones subterráneas: 
Von Gümbel, Ranke, Zitíel, V/ehring, Kloos, Darius, Schawalbe, 
Erdriss, de Schwábischer Hohlen-Verein; \Valdschnidt, Gugern- 
han, Neischl, Lang, Gunter, etc.. 

Bélgica se distingue también por sus progresos en la Espeleo- 
logia, por Van den Broeck, Pradir, Harré, Fraipond, Doudou, 
D'Andrimon. 

En Suiza, con motivo del Simplón, Schandt ha hecho concien- 
zudos estudios hidroespeleológicos; pero contaba ya con los sa- 
bios Egli, José, Gauthier, Ritter, Sarasin, Dutoit. 

En Italia se citan, los Sres. Issel, ?klarinelli, Salmojraghi; el 
círculo espeleológico de Udine, de Brescia, de Milán (el Club 
Alpino), cuenta esta nación con cinco sociedades espeleológicas, 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1910. 



436 M. FAURA Y SANS (is) 

siendo sus adalides los Sres. Bensa, laramelli, Goggia, Musoni, 
Cacciomali, Regalía, Trebbi, etc.. 

Portugal está aún sin Espeleología^ aunque Choffat ha reco- 
nocido algunas cuevas. 

En Inglaterra se distinguen: Hernest Baker, Elden Hole, Cut- 
triss, Green, Anderson, Whiteker y Brodrick. 

Los rusos empiezan á estudiar las cavernas, siendo Padekas y 
Saloy los más científicos. 

Pero la nación de Europa que se distingue por los estu- 
dios más modernos de Espeleología ha sido, y sigue siendo, 
Austria-Hungría, siendo muchísimos los que han publicado tra- 
bajos de gran mérito, distinguiéndose: Absolon, Kriz, Salmo}- 
raghi, Kerner, Wentnel, Danés, Dimitz, Regelspesger, Mysko- 
vraky, Mihutia. 

América, después de Putnam y Packard, quienes estudiaron 
la fauna subterránea, tiene por campeones á H.-C. Hovey, Ells- 
worth Cali, H.-C. Mercer, Miss Owen, Cambell, Keith, Weed, 
Hay, Cruces, Kraus, etc., etc., estos en la América del Norte; 
pero en la del Sur apenas se ha empezado, si no fuera por los re- 
conocimientos de exploración hechos por Nordenskiold. 

África no cuenta más que con los exploradores extranjeros, 
que por otros fines han dado cuenta de alguna que otra sima ó 
caverna, guarida de fieras. Así Retut describe aquella estupenda 
entrada de una gran sima en la Rhodesia, y de Constantina se 
sabe algo más por De Lauzay. 

Esta clase de renacimiento ha tenido mayor alcance en Paran- 
oia, á la que se puede llamar cuna de la verdadera Espeleología 
de investigación científica^ aunque Austria anda poco distanciada 
en este progreso. 

En capítulo aparte esbozaremos lo que ha sido España en la 
Espeleología, y el papel que ha representado desde un principio. 



(13) LA ESPELEOLOGÍA DE CATALUÑA 437 



CAPÍTULO II 

HISTORIA DE LA ESPELEOLOGÍA ESPAÑOLA 

Cuando aún no se había constituido la ciencia de la Espeleolo- 
gía, sabios eminentes de España entraron en los antros de las 
cavernas, descorriendo el espeso velo de las tinieblas, y estu- 
diando los ricos ornamentos é ingeniosos útiles del hombre pri- 
mitivo, el nacimiento de las aguas, la constitución de los terre- 
nos, etc.. Es decir, que cuando ha aparecido la ciencia espeleo- 
lógica contábamos con numerosos datos, que nos acreditan de 
laboriosos, vi\Mendo en íntima relación con la más a\'entajada 
cultura científica europea. 

Yo quisiera mostrar el vadcmeciDU de la Espeleología españo- 
la á esos que, tras lejanas fronteras, tanto exageran nuestra apa- 
tía en los adelantos de la ciencia, para presentarles el conjunto 
de tesoros que nos han legado nuestros antepasados, junto con 
las que últimamente hemos conquistado los que á la Espeleolog'cc 
nos dedicamos. Mas, en las actuales circunstancias no estoy la 
suficientemente experimentado para emprender tan enorme ta- 
rea; son muchísimos los trabajos realizados, los que se hallan 
esparcidos en multitud de folletos, revistas y periódicos, al mis- 
mo tiempo que se han publicado obras de gran valer, en las 
que se encuentran descritas las más bellas arquitecturas de la 
España subterránea. 

Urge que un hombre de ciencia y de un talento privilegiado^ 
después de asidua paciencia, se apropie todo lo explorado hasta 
el presente, formando un cuerpo de doctrina, esto es: la Espe- 
leología española; y luego, con su clarividencia trace el plan 
general de las futuras aplicaciones para reconocer la totalidad 
de riquezas, hoy día escondidas en aquellos archivos de la Natu- 
raleza. 

Con el propósito de contribuir á dicha obra, emprendí un tra- 
bajo de recopilación de la Espeleología española^ siguiendo al dis- 
tinguido Puig y Larraz; y á la verdad, debo confesar mi insufi- 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., ti, 1910. 



438 M. FAURA Y SANS (14) 

ciencia ante las dificultades que se ofrecen para cotejar tantos 
Anales, Revistas, Memorias y demás publicaciones, donde exis- 
ten dispersas las observaciones inmediatas de una multitud de 
naturalistas, que, llevados por la curiosidad que inspira lo tene- 
broso, han penetrado por los túneles obscuros con que está mina- 
do nuestro suelo patrio. 

Ahora bien, no pudiendo realizar el propósito de reconstituir, 
al menos por ahora, el conjunto de la Espeleología española^ he 
pretendido al menos contribuir á ella hasta donde mis escasos 
conocimientos lo permiten, prestando auxilio á la Ciencia en ho- 
nor de la Patria. En este trabajo me limito á un territorio: Cata- 
luña; para que así, haciendo otros naturalistas lo propio en las 
restantes regiones ibéricas, no esté lejos la resolución del arduo 
problema de la constitución de la verdadera Espeleología es- 
pañola. 

Antes de entrar de lleno en el especial asunto de las caver- 
nas catalanas, creo necesario exponer siquiera un somero esbozo 
de lo realizado en toda España sobre este linaje de investiga- 
ciones. 

Desde los primeros tiempos en que se introdujo en España la 
Geología, aparecieron las aficiones particulares al reconocimiento 
de cavernas (l). Los antiguos geógrafos, como Madoz en su Dic- 
cionario Geográfico, describen algunas cuevas, si bien lo hacen 
con jan carácter nada científico, tan solo por lo que á la curio- 
sidad del geógrafo se refiere. 

Más tarde D. Casiano del Prado, en 1869, dejando á un lado 
todas aquellas fantásticas tradiciones con que la poesía popular 
ilustra las descripciones de estos palacios subterráneos, se ade- 
lantó á su tiempo haciendo un ensayo de recopilación en un 
apéndice á la Descripción física y geológica de la provincia de 
Madrid, titulándolo: Noticia sobre cavernas y minas primordia- 
les en España. A este primer catálogo se le ha querido poco me- 
nos que despreciar, siendo así que revela el esclarecido talento 
de su autor por estar hecho en aquellos tiempos en que serían 



(i) El primer artículo que se conoce es el de un autor anónimo, titu- 
lado El hombre fósil, y publicado en el Seniana?io Pintoresco Español. 



(15) LA ESPELEOLOGÍA DE CATALUÑA 439 

sumamente penosos los trabajos del naturalista experto, y dar, 
sin embargo, noticia de nids de 1 33 cuevas. 

Sólo figuraba el ingeniero del Prado en los preliminares de 
la Espeleología^ cuando vino en su ayuda el eminente geólogo 
é incansable propagandista \^ilanova, quien en la revista de Sa- 
nidad viiHtai% vol. III y iv, publicó algunos artículos acerca 
de La antigüedad del hombre. Siguió Vilanova de un modo espe- 
cial los derroteros de la Prehistoria, descubriendo una porción 
de cuevas, en las que yacían los restos del hombre primitivo. 

P2n muchas revistas el insigne geólogo publicó todas sus in- 
■vestigaciones cavernícolas, deduciendo de ellas una serie de con- 
clusiones á medida que estudiaba de cerca aquellos escritos mu- 
dos del silex y la cerámica mal labrada. 

Con \^ilanova se despertaron estas aficiones en España, y por 
doquiera se daban noticias de cuevas, en las que se hallaban ejem- 
plares parecidos á los hallados por aquel maestro. Así, entre 
otros muchos escritos, que deberá tener en cuenta el que quiera 
hacer un estudio más completo, podremos citar á Góngora, que 
con gran maestría dio á conocer en 1 868 sus Antigüedades pre- 
históricas de Andalucía. 

Tubino fué también varón de mérito relevante, por sus traba- 
jos especiales en beneficio de la Prehistoria española; adquirien- 
do gran fama por su obra Estudios prehistóricos, publicados en 
1868, que son de indiscutible mérito para la época en que apa- 
recieron. 

Así andaba la Prehistoria, y era precisamente la que más adep- 
tos había conquistado en la lucha de las innovaciones de la Cien- 
cia, cuando en 1 869, el Gobierno delegó á los sabios naturalistas 
Vilanova y Tubino para el tan celebrado Congreso de Copenha- 
gue, representando la vitalidad científica de nuestra nación aqué- 
llos ilustres campeones, que tantos conocimientos habían ya 
adquirido en sus diferentes excursiones, y que á su regreso acre- 
centaron en gran manera el material de estudio con nuevas ex- 
ploraciones. Se procedió á la reunión de los objetos hallados en 
diferentes cuevas de la Península, cuando Rada y Delgado di- 
rigía la nueva revista, que con el título de Museo Español de 
Antigüedades ^ empezó á ^■er la luz con la meritoria coopera- 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1910. 



440 M. FAURA Y SANS (l6) 

ción de Vilanova, Tubino y Villar, entre otros varios prehisto- 
riólogos. Además publicó Vilanova aquella excelente obra que 
lleva el sello de su clásica maestría, Origen., naturaleza y anti- 
güedad del hombre. 

Las Ciencias Naturales empiezan á tener carta de naturaleza 
entre nosotros, y por lo tanto, hízose indispensable que los 
hombres de preclara inteligencia que por sus aficiones persona- 
les se dedicaban al estudio especial de los seres de la Naturale- 
za, pudieran reunirse y aclarar sus dudas, al mismo tiempo que 
dividir el trabajo costoso que por ellos debía realizarse. Con un 
esfuerzo extraordinario pudieron por fin lograr sus anhelos y 
constituir nuestra Real Sociedad Española de Historia Natu- 
ral en 1872, que en los años que cuenta desde su existencia, 
ha sido la que más ha cooperado al adelanto de la observa- 
ción de la Naturaleza en la Península, sin olvidar lo que atañe 
á los estudios de las cavernas, publicándose no pocas notas y 
Memorias, estimables siempre, y á veces de indiscutible mérito. 
En ^v.^ Anales el esclarecido astrónomo Dr. Landerer, fué el que 
en 1873 dio á luz aquella extensa Memoria Explicación del cua- 
dro sinóptico de los tiempos primitivos^ que ha servido para mu- 
chas investigaciones acerca del hombre primitivo. 

Acrecentándose cada vez más los estudios sobre la prehisto- 
ria española, una porción de discusiones se empeñaban con mo- 
tivo de los nuevos hallazgos, y para darlos á conocer hizo apa- 
recer Vilanova otra nueva revista en la que colaboraron los 
más distinguidos naturalistas, ésta se titulaba Revista Antropo- 
lógica. 

Quedaron deslindados los campos y así seguía la ciencia em- 
brionaria de la Espeleología española, cuando en 1876, D- Mar- 
celino de Santuola dio á conocer el estupendo descubrimiento 
de las paredes de la cueva de Altamira, en Santillana, provincia 
de Santander, de verdaderos frescos representando varios ani- 
males (bisonte, caballo ) calificándolas como manifestaciones 

del arte prehistórico. Artistas y sabios, entre ellos M. liarle en 
1 88 1, se rieron de tales noticias, atribuyendo el hallazgo á su- 
percherías modernas. Persistiendo sin embargo el descubridor y 
Vilanova en la primera aserción, menudearon las excursiones á 



(17) LA ESPELEOLOGÍA DE CATALUÑA 44 1 

aquel museo natural de bellas pinturas, para cerciorarse de la 
veracidad del arte prehistórico; que después resultaron las más 
importantes pinturas de esta naturaleza, por su franca lineación 
y por la profusión de figuras, según reciente y modesta confe- 
sión de los mismos sabios franceses. 

Infinidad de artículos y notas vieron la luz, en las que se ex- 
presaban variadas y aun opuestas opiniones sobre la interpreta- 
ción histórica de las pinturas de Altamira. 

Los entomólogos españoles, dirigidos por el Profesor Pérez 
Arcas, exploraron desde 1870 las cuevas de la Península, hacien- 
do interesantes descubrimientos, de los que se da cuenta ya en 
el tomo primero de nuestros Anales. 

También el e-minente antropólogo Dr, Antón fué á reconocer 
aquellas cuevas de Santillana, publicando luego el resultado de 
sus observaciones. 

Los sabios hermanos Enrique y Luis Siret, tras largos y pro- 
lijos estudios, realizaron una de las más interesantes manifesta- 
ciones del saber humano, cuando en 1 890 dieron á conocer sus 
concienzudos trabajos de recolección y estudios especialísimos 
sobre Las primeras edades del metal en el Sudeste de España, por 
el que merecieron el gran premio Martorell del Ayuntamiento 
de Barcelona, el cual publicó luego lujosamente un volumen de 
texto explicativo y otro con 70 láminas en folio con esmero y 
primor en las reproducciones naturales. También se publicó 
entonces en la Revista belga de cuestiones científicas, una Me- 
moria por los mismos Siret, titulada L' Espagne prehistoriq^ie. 

La evolución natural del progreso científico impulsó al Sr. Ca- 
ñal á trabajar para la reforma de la Prehistoria española, publi- 
cando varias notas, y así, entre otras muchas, podemos citar la 
que dio á conocer en 1 893, titulada La preJiistoria en España. 
Notas histói'ico-bibliográficas . Además en 1894, ^1 '^'^' Cabrera 
y Díaz empezó sus trabajos científicos por Una cxctcrsión á los 
yacimientos prehistóricos de Cannona, que posteriormente han 
sido objeto de muchos estudios. También Capelle nos comunicó 
aquellas Acotas snr quelqiLes décoitvertes préhistoriques antour de 
Segobriga dans l'Espagnc Céntrale, que constan en los Anales de 
la Sociedad (1894-1895). Y, por fin, se debe tener en cuenta 

Memorias de la Real Sociedad española de Historia natural, tomo vi, 1910. 'J7 



442 M. FAURA Y SANS (1 8) 

otra importante Memoria de Cañal, titulada Nuevas exploracio- 
nes de yacimientos prehistóricos de la provincia de Sevilla. 

Los pueblos, como verdaderos peregrinos caminan derechos 
á la noble adquisición de un ideal; siguen su carrera impulsa- 
dos por una serie de tuerzas misteriosas, de vez en cuando se pa- 
ran, descansan y \'uelven la vista atrás para contemplar el tra- 
yecto recorrido, su historia. Esto es lo que ^^enimos realizando, 
pero hemos llegado á la cima de un gran monte, desde donde 
se domina un ^■asto panorama, distinguiéndose allá en los últi- 
mos confines del horizonte, algunos puntitos que nos señalan 
dónde quedó el principio de nuestra tarea; sin embargo, al girar 
nuestra mirada para adelante, vemos perfectamente los demás 
picos de aquella larga cordillera; mientras tanto, recobramos 
fuerzas para dar un recorrido y señalar los puntos más culmi- 
nantes, recibiendo prácticas enseñanzas para un lisonjero por- 
venir. 

Hemos llegado al año 1896, en el que el muy distinguido in- 
geniero de minas Sr. Puig y Larraz resume todos los trabajos 
realizados en su pasado, al mismo tiempo que España recibe en 
su territorio al leader de la Espeleología universal, á M. Marte), 
que con su autoridad de maestro y con el cariño de amigo, dio 
las más indispensables instrucciones para el levantamiento del 
edificio de la Espeleología española. 

La obra de Puig y Larraz, Cavernas y Simas de España, 
constituyendo el tomo xxi del Boletín de la Comisión del Mapa 
Geológico de España, ha servido de base para todos los trabajos 
que hasta el presente se han venido realizando. Está escrita con 
gran esmero y en ella procura el autor con la más especial clari- 
dad exponer todos los datos que llegaron á sus manos, men- 
cionando cerca de 2.000 cuevas y simas de nuestra Península, 
con la parte bibliográfica que le sirvió, y el itinerario para llegar 
á cada una de las perforaciones naturales, anotando el terreno 
geológico correspondiente. 

Podemos atribuir á Puig y Larraz el ser el topógrafo que ha 
trazado un extenso plano para que los operarios de la Espeleolo- 
gía supiesen por do andar y reconstruir la arquitectura científi- 
ca á que debe amoldarse, siendo éste el más apreciado elogio 



(19) LA ESPELEOLOGÍA DE CATALUÑA 443 

que podemos hacer de trabajo tan importante. En el mismo año 
publicó además en los Anales de la Sociedad un resumen de la 
misma ]\Iemoria, titulado Catálogo geográfico y geológico de las 
cavidades naturales y minas primordiales de España] y en el si- 
guiente, presentó un Ensayo bibliográfico de antropología prehis- 
tórica ibérica^ como apéndice á la importante Memoria de 
Graells, que constituye el tomo xvii de las Memorias de la Real 
Academia de Ciencias de Madrid, que comprende todas las 
publicaciones aparecidas sobre el asunto hasta el 1895 inclu- 
sive. 

A este período de producción científica nacional correspon- 
de, por último, la publicación del Sr. Hoyos y Sáinz, Anuario 
de bihliograjia antropológica de España y Portugal (1896 y 
1897), que en cierto respecto completa las anteriores publica- 
ciones. 

M. jMartel, el insigne espeleólogo, yo no se si estimulado por 
las noticias de Puig y Larraz, ó bien por su propia poderosa ini- 
ciativa, se decidió en 1896 á hacer un viaje por Cataluña y Ba- 
leares, reconociendo sus más renombradas cavernas y simas, en 
cuya expedición exploro las célebres cuevas de Arta y del 
Drach; en esta última navegó por el inmenso lago que limitaba 
el paso á los turistas, pero que Martel prosiguió hasta lo más 
recóndito de la caverna; y de esta tan célebre conquista espe- 
leológica, le ha quedado al dicho estanque subterráneo el nom- 
bre de Lago Mariel. Se fué luego á Montserrat, entrando en el 
templo de las cuevas del Salitre (ó Mansueto), que tiene la en- 
trada por la parte de Collbató, reputándolas como de las más 
importantes de España, y echó por tierra aquella superstición 
de que la montaña de Montserrat está hueca; además, entre 
otras exploraciones de menos importancia, fué á visitar el gran- 
dioso fenómeno hidrológico del Bonx de Bor (Cerdaña). Todas 
las descripciones correspondientes las publicó en el Boletín de 
la Ass. del Club Alp. Eranc, 1897 (l), y en la Spelunca^ tomo v, 
núm. 32. 

(i) Puig y Larraz: Exploraciones subterráneas en Baleares y Cataluña. 
«Bol. de la Com. del Map. Geol. de España», tomo xxiv, págs. 229-258, 
J89S. Es una traducción de la misma Memoria. 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vr, 1910. 



444 M. FAURA Y SANS (2o) 

Reconoció, además M. Martel, que era necesario hacer un 
resumen bibliográfico universal, para lograr una orientación de- 
terminada en la nuevamente creada Espeleología, y así publi- 
có el primer ensayo de Bibliographíe spelcologique (1895- 1897) 
que está en una de las Memorias de Spehinca^ tomo i (1897). 
Pero lo referente á la bibliografía española, es por extremo defi- 
ciente y somero, sin duda por desconocer el autor el gran nú- 
mero de trabajos con que contábamos; ó en caso de conocerlos,, 
porque quería solamente hacer un ensayo de bibliografía espc- 
leológica general; el caso es que España hace un papel poco 
menos que ridículo en dicha publicación (i). 

Durante estos últimos años, fué cuando en Cataluña hubo ver- 
dadero entusiasmo por la Espeleología, como tendremos ocasión 
de extendernos más adelante, dando cuenta detallada de todos 
aquellos trabajos, y siendo el Dr. Font y Sagué el que, como 
discípulo de Marte!, hizo aplicación de todas aquellas instruc- 
ciones que prácticamente le enseñó su maestro al ser recibido 
por el Centre Excursionista de Catalunya. 

Con cierta lentitud fué extendiéndose por el resto de España 
el modo de hacer las exploraciones de las cavernas, y aunque 
muchos han seguido realizando particulares descubrimientos, 
pocos han sido los que se han encargado de hacer pesquisas en 
provecho de todos los ramos de la Historia Natural. Pues según 
la expresión de Boule, cada caverna a son histoire propre et 
mérite une étude spéciale por ser un mundo nuevo y transforma- 
do; y en este sentido digo que, en el resto de España, según las 
exigencias de la moderna Espeleología, poco ó casi nada se ha 
llevado á cabo. 

(i) Martel: Bibliographie spéleologiqíie. 1S95-1897. — «Spelunca>, tomo i. 
1897. Cap. X, pág. 343. De España solamente trae lo siguiente: 

«Belloca (Emile): Les soiirces de la Garoime. A. C. A. F. pour 1896; 4S 
páginas. — Experiencias de coloración en el agujero deltrou del toro (Malatle- 
ta). Véase «Spelunca», núm. 9-10. 1897, pág. 11, 

Martel: Neuvicme campagne soiiterraitie. A. C. A. F. 1896. París, 1897; 47 
páginas. — Exploración de la cueva del Drach (Mallorca); descubrimiento de 
un lago subterráneo de 180 metros de largo; régimen hidrológico marina 
de la cueva, la más grande conocida, 2 kilómetros; en el terciario (mioce- 
no). — Cuevas de Arta (Mallorca). — Salitre (Montserrat), Foux de Bos (Cer- 
daña).» 



■(2 i) la espeleología de CATALUÑA 445 

Si la Espeleología ha de auxiliar á muchas otras ciencias, se 
requiere que el reconocimiento de las cavernas ó simas se rea- 
lice recogiendo los datos completos que de cada una de ellas se 
puedan obtener. Y para este proceder, que constituye la verda- 
dera Espeleología^ se necesita el esfuerzo aunado de todos los 
naturalistas que esparcidos residen por las provincias, único 
modo de llevar á cabo la verdadera Espeleología española como 
Martel hizo la Spélcologíe aii XX^ siecle. 

Entre los pocos que últimamente han trabajado entre nos- 
otros para dicha obra, podemos señalar al incansable naturalista 
D. Longinos Navas, quien en 1900 y 1901 publicó en el Boletín 
de esta Sociedad sus Notas geológicas. — La aieva de Maderiiela 
en Vera (provincia d: Zaragoza)^ y en 1903 La cueva de la Sima 
en Riela (Zaragoza) . Estas notas son de lo más completo con 
que cuenta la bibliografía espeleológica, pues en ellas figuran la 
parte geológica, paleontológica, zoológica y botánica, con una 
descripción bien detallada de las referidas cavernas, conociéndo- 
se que su autor bebió en las fuentes de Martel, Viré y otros ex- 
ploradores franceses, haciendo luego su aplicación respectiva. 

La parte de biospeleología se halla en sus comienzos, y sola- 
mente aparecen de vez en cuando algunas comunicaciones en 
diversas revistas, que sería muy conveniente se reunieran, al 
mismo tiempo que se dieran á conocer las notas inéditas que 
puedan tener algunos naturalistas en sus libretas de estudio. 
Y para animar á estos naturalistas que conservan estas joyas bio- 
espeleológicas, les recomiendo la nota de JNI. Racovitza (l), quien 
visitando las cuevas del Drach, y metiéndose por los más ignora- 
dos lugares de aquellos bellos salones, descubrió una rica fauna, 
en contra de la afirmación de Martel que la clasificó como po- 
bre; y en la nota á c¿ue me refiero consta la descripción de un 
nuevo género y especie de isópodo, exclusi\'o hasta ahora de 
aquella morada. Pues bien, si á imitación de Racovitza quisiéra- 
mos sacar provecho de las cavernas, ¿no serían innumerables las 



(i) Racovitza (Emile): Typhloc i rolaría Moragucsi n. g., n. sp. — Isopode 
aqiiatique cavernicole des grottcs da Drach. Baleares. «Bull. S. Zoologique 
de Fi-ance», tomo xxx. 1905. 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi. 1910. 



440 M. FAURA Y SANS (22) 

especies nuevas, muchos los géneros ignorados, y tal vez algu- 
nos grupos desconocidos, peculiares de las tinieblas subterrá- 
neas? ¡Ah!, de ser naturalistas, á nosotros nos toca luchar 

contra esas tinieblas y vencer los difíciles obstáculos que al paso 
del espeleólogo se presentan, para así posesionarse de lo escon- 
dido y guardado por aquellas supuestas hadas mitológicas, pres- 
tando un gran bien á la Ciencia. 

La obra monumental de Espeleología, como dijimos, es la que 
publicó Martel en 1 907, La Spclcologic aii XX' siecle (l), en 



(i) Martel: La Spéléologie au XX^ siecle. «Spelunca», tomo vi, núme- 
ro 41-46, 1907. — Los trabajos que cita y resume presentando la Espeleo- 
logía de España, en el presente siglo, son los siguientes: 

<íExploraítoiis souterraines de Al. Eont y Sagué en Caíalogne depuis iSgy. 

Font y Sagué: Sota-Terra (Aramprzmyd). — Sota-Teira (Priorat). — Sota- 
Terra (Sant-Hou). 

Martel: Montagtte de sel et grottes de Cardo/ie. Ext. «Nature», 1902, nú- 
mero 1. 512. 

Navas: La cueva de la sima en Riela. Ext. del «B. S. E. H. N.» 1903. 

La grotte de Gracia. Ext. «C. R. Ac. Se.» 1902. 

Almera y Bofill: Consideraciones sobre los restos fósiles cuaieniarios déla 
caverna de Gracia. Ext. «Mem. Ac. de C. y A. de Barcelona». 1903. 

Le Troii de Toro. Ext. <An. Soc. Alp. Fran.» 1896 y 1897. — Congres de 
socie'lc's savanles.Ncincy, 1901. «Spelunca», núm. 37, pág. 191. 

Saint-Sand: L>' Oviedo d Satitander, «An. du Club. Alp. Franc.» 21 volu- 
men. 1894. 

La grotte de Adria (Asturias). 1902. 

Tu7inel naturel de Debayo {Asturias). "^yX. «Bol. Soc. Geog.de Madrid»- 
1904, pág. 318. 

Navas: La cueva de Maderuela 021 Vera. Ext. < Act. Soc. Esp. de Histo- 
ria Nat.» 1900. 

Bentabol y Ureta: Las aguas de España y Portugal. Ext. «B. C. M. G. de 
España», tomo xxv. 1900. 

Llórente: Datos referejites d diversas cavernas de la provincia de Segovia. 

Puig y Larraz: Notas bibliográficas. Ext. «Bol. Com. Mapa Geol. de Es- 
paña», tomo xxv. 1898. 

Ribera: Las aguas subterráneas en Valencia. Ext. iBol. Soc. Esp. de His- 
toria Nat.» 1904. 

La grotte de V Ourrd Viella Catalogne. Ext. «B. .Sec. du sud. ouest. 
C. Alp. F.», núm. 58, pág. 84. 1905. 

Briet (Lucien): Quelques grottes du Aut-Aragón. Ext. «La Nature», nú- 
mero 1.542. 

Dereims: Recherches gcologiques daiis le S. d' Aragón. Ext. «An. Heberts-,. 
tomo II, pág. 190. 1898. 

Spéléologie rétrospective en Aragón. Ext. <Hist. Nat. de la Provence», 
tomo II, pág. 368. 1882. (Contintía la nota.) 



(23) LA ESPELEOLOGÍA DE CATALUÑA 447 

la que hace un resumen general de todos los trabajos hechos 
por los espeleólogos del mundo entero. Esta vez si que Martel se 
ha hecho cargo de lo que llevábamos realizado los españoles, 
durante lo que va de siglo; en ella constan las principales Memo- 
rias publicadas, constituyendo un todo, que, relacionado con lo 
hecho por otras naciones, demuestra que seguimos las corrientes 
del más aventajado progreso científico. Y en ella, al estudiar los 
trabajos de aplicación á cada una de las ciencias, se ocupa de un 
modo especialísimo de las pinturas de Altamira. 

El P. Carballo, diligente y entusiasta espeleólogo, acompaña- 
do del Sr. Alcalde del Río, han trabajado mucho en pro de esta 
Ciencia en la provincia de Santander, realizando continuas inves- 
tigaciones en aquel prodigio del arte prehistórico que se conser- 
va en las Cuevas de Altamira, en Santillana, y en las de Puente 
Viesgo, entre otras varias, que por el estilo siguen descubrien- 
do actualmente aquellos infatigables cultivadores de la Ciencia. 
Ellos, por su parte, van amablemente sirviendo de cicerones á 
los amateiirs y acogen las observaciones de uno y otro de los 
eminentes especialistas que todos los veranos acuden allí desde 
los recientes trabajos de AI. Cartailhac y el abate Breuil, hechos 
bajo la protección del príncipe de Monaco. 

En 1908 el P. Carballo introdujo en nuestra Sociedad el cono- 
cimiento de la verdadera Espeleología (i), y en una nota propuso 
la fundacfón de una Sociedad especial. En Octubre del mismo 
año, cuando la celebración del primer Congreso de naturalistas 
españoles en Zaragoza, se celebró una sesión especial, en la que 
se trató exclusivamente de Espeleología., estando encargado de 



Accidents aux groites de Landarbaro (San Sebastián). Ext. «La Gironde». 
Bourdeaux. 1906. 

Nicklés: Gcologie du Snd-esi de V Espagnc. Ext. « Ann. Hebert.», tomo i, 
página 158. 1892. 

Nouvelle exploraíton de la cueva del Drach. Ext. «But. Soc. Zoo!, de 
France», tomo xxx, pág. 73. 1905. 

Une 710 Hv elle g!-otte d Gibraltar. Ext. «The Times». 28 Agosto 1902. 

Dyke Aclaud: New Cave at Gibraltar. Ext. tQuarterey Journal of 
Geology». 15 f., pág. 30. 1904.» 

(1) Carballo: La Espeleología en España. «Bol. de la Soc. Esp. de His- 
toria Nat.», tomo viii, pág. 140. 1908. 

Mem. R Soc. esp. Hist. nat., ti, 1910. 



448 M. FAURA Y SANS (24) 

la parte española el P. Carballo, quien la expuso extensamente; 
mientras que el Sr. Có de Trióla, en representación del Chtb 
Montanyench., de Barcelona, resumió todos los trabajos hechos 
por los catalanes en exploraciones subterráneas; y al final de la 
sesión tuve yo el honor de dirigir la palabra á los congresistas, 
enalteciendo la importancia de la nueva Ciencia. 

Por último, la Real Sociedad Española de Historl\ Natural 
creó la Sección espeleológica de Santander en 1909, que cuenta 
con entusiastas consocios. 

Parece que todas estas manifestaciones de progreso hubieran 
de tener eco más allá de la frontera, y no es así, pues que en el 
año pasado leí en el Boletín de la Sociedad Geográfica de Madrid 
un artículo que tradujo D. Antonio de Alotta, del de M. Briet 
sobre Los Pirineos y la Espeleología, llenándome de rubor, al 
ver que eran casi totalmente ignorados estos trabajos de nuestro 
país, que muy ligeramente acabo de enumerar. 

Este fué el objeto de este escrito: dar á conocer en con- 
junto, lo que llevamos hecho los españoles, haciendo justicia y 
desagraviando á nuestros investigadores (l). El mismo M. Briet, 

(i) Motta (D. Antonio de), por traducción de M. Lucien Briet: Los Pi- 
rineos y la Espeleología. «Bol. Soc. Geog. de Madrid», tomo vi, núm. i, 
pág. ICO. 1909. — Esta Memoria, después de dar cuenta de los más impor- 
tantes trabajos realizados por eminentes espeleólogos extranjeros, con- 
cluye: 

«En la parte de España son todavía pocas las grutas exploradas, y las 
que lo están reclaman nueva visita. Los abismos descritos pudieran con- 
tarse con los dedos. Entre la bibliografía referente citaremos las obras de 
JMallada (1878) y Puig y Larraz (1896). El primero se limita á la provincia 
de Huesca, y el segundo cataloga cerca de 2.000 cavidades naturales en la 
Memoria titulada Cavernas y simas de España, que publicó la Comisión 
del Mapa Geológico. Igualmente debemos mencionar los escritos del abate 
Font y Sagué, de Barcelona, que desde 1897 se dedica á la exploración de 
las grutas y simas catalanas, habiendo llegado á descender á 160 metros 
en las honduras del avench del Bruch. El Boletín de la Real Sociedad 
española de Historia natural contiene varios artículos sobre Espeleología 
entre los cuales se encuentra un excelente informe de Escalera, quien se 
aventuró hasta Foula, en el Barranco de Pardina, recoleccionando insec- 
tos del género Bathyscia, y, por último, debemos señalar el Real decreto 
publicado en la Gaceta de Madrid qw 24 de Julio de 1905, sobre utiliza- 
ción de las corrientes subterráneas. 

¿Qué nos resta añadir á este corto tratado de Espeleología pirenaica? 
Sentaremos, como final, la conclusión siguiente: que lo anterior confirma 



(35) LA ESPELEOLOGÍA DE CATALUÑA 449 

más tarde, ha publicado una interesante Memoria sobre Les 
Grottes de Bartasas (Aiit-Áragon Espagne), que exploro en el 
verano anterior (l). 

Pero antes de terminar, debo hacer hincapié, en que lo más 
olvidado que tenemos es la flora cavernícola, y toda vez que 
el Dr. Lázaro é Ibiza (2) ha emprendido sus estudios de flora mi- 
cológica y de un modo especial de hongos microscópicos, así 
como también el Dr. Aranzadi y D. Manuel Paul y Arozarena, 
podemos ya realizar en nuestra Península esta clase de inves- 
tigaciones, antes que los extranjeros se nos apoderen de este 
campo, virgen de exploración. 

Por fin, me parece haber trazado las líneas generales de un 
esbozo de la Espeleología española, aunque sin presumir de haber 
cumplido satisfactoriamente mi prometido. Mas, estos defectos 
de lineación podrá subsanarlos ulteriormente el espeleólogo de 
mañana que, como pintor enamorado de las bellezas naturales, 
seguirá los trazos aquellos con el primor de sus pinceles, dándo- 
les el colorido más apropiado, presentándonos acabado y com- 
pleto el magnífico cuadro del mundo subterráneo localizado en 
nuestra Península. 

y corrobora todo lo efectuado hasta la fecha en las dos faldas de la cor- 
dillera pirenaica respecto al estudio é investigación de sus cavernas y de 
su hidrología, es insignificante con lo que resta por hacer. No puede de- 
searse mayor campo de experiencias; sus montañas son grandes, numero- 
sas y desconocidas. Mi convicción es absoluta cuando afirmo que el pri- 
mer espeleólogo que llegue con material ad lioc corre la suerte, muy pro- 
bable, en España sobre todo, de realizar sobre la marcha descubrimientos 
transcendentales que nada tengan de inferiores á cuantos desde hace 
pocos años y en ambos hemisferios han sido revelados, arrancándoles al 
encantado fondo de las grutas y al obscuro misterio de las simas.» 

Ugarte de Ercilla, en un artículo titulado La Espeleología y el Troglodis- 
íin, publicado en este año, en términos parecidos, cree que la Espeleología 
es nueva en España. 

(i) Briet (M. Lucien): Les grottes de Bartasas (Aut.-Arago'n, Espagne). 
«Spelunca», núm. 55, Marzo 1909. 

(2) Lázaro é Ibiza: Notas micológicas. Colección de datos referentes d los 
¡tongos de España. Primera parte. «M. S. E. H. N.», tomo 11, págs. ssgs^S* 
1903. Segunda parte. Id., tomo v, págs. 1-49. 1907. — Es conveniente que 
el lector se entere de las claras instrucciones que para la recolección de 
este material son convenientes, para así poder auxiliar al especialista de 
e^te grupo, pues que todos podemos proporcionarle interesantes objetos 
de estudio y así cooperamos al progreso de la ciencia. 

Mem. R. Soc. csp. Ilist. uat., vr, 1910. 



450 M. FAURA Y SANS (26) 

CAPÍTULO III 

HISTORIA DE LA ESPELEOLOGÍA EN CATALUÑA 

Existen relaciones de alguna que otra cueva de Cataluña en 
los documentos más antiguos, pero en casi todos ellos domina 
una fanática superstición, inspirada por el horror que nuestros 
antepasados tenían á los abismos. Más tarde se encuentran cier- 
tas descripciones fantásticas, que nada tienen que ver con la 
realidad, pero que la tradición las atesora, llegando á formar 
parte de la poesía montañesa, con aquella dulzura amena propia 
de los cuentos populares; hasta que por fin, Piferrer (l) y Ma- 
doz (2) tratan más seriamente de describir algunas de las cuevas 
más principales de Cataluña, no desapareciendo, con todo, de 
aquellas novelas populares. Sin duda, que estas nuevas publica- 
ciones atrajeran al inmortal Balaguer (3), que como ilustre cantor 
de la perla de Cataluña, hizo la más poética descripción que se 
conoce, hasta el presente, de las cuevas de Montserrat, y llevado 
por su creadora imaginación, dio nombre á casi la totalidad de 
aquellos salones, los cuales se conservan aún. Al poco tiempo 
apareció aquella supuesta leyenda histórica, que con gran maes- 
tría narró, con visos verdad, D. Manuel de Lasarte (4). 

Lo que podríamos considerar de más interés para nuestra his- 
toria, y que se presenta con carácter de verdadera Espeleología^ 
son los arriesgados trabajos del P. G. Joana, doctor en F"armacia 
y monje del Monasterio de Montserrat, quien en 1 824 descendió 
con todos los aparatos necesarios y gran número de operarios á 
las simas de los Pouetons, según consta por algunos documen- 
tos (5) que se pudieron salvar en aquellos incendios de que fué 

(1) Piferrer (D. P.) y Parcerisa (D. F. G.): Reaierdos y bellezas de 
España. 

(2) Madoz: Diccionario geográfico. 1846- 1850. 

(3) Balaguer: Guia de Montserrat y sus cuevas. 1859. 

(4) Lasarte (D. Manuel de): El maiisneto ó las cuevas de Motitserrat. 1860. 

(5) Muntadas (M. I. Sr. D. Miguel, Abat): Montserrat: su pasado, su pre- 
sente y su porvenir. Historia compuesta en vista de los documentos exis- 



(27) LA ESPELEOLOGÍA DE CATALUÑA 45 r 

víctima el Monasterio por los estragos revolucionarios; y no sola- 
mente descendió á aquellas y otras simas de la montaña, sino 
que hizo un recorrido por dentro de las célebres cuevas de [Mont- 
serrat, y que, según dice, después de muchos esfuerzos llegó de- 
bajo la ermita de Santa Ana, según que pudo determinar por los, 
aparatos que llevaba consigo en aquellas atrevidas exploraciones. 
Dudo del camino recorrido por el P. Joana, pues que hasta ahora 
no se ha llegado tan lejos; debemos, sin embargo, considerar al 
P. Joana como el iniciador de la Espeleología de Cataluña y aun 
de España entera. 

En 1825 el eminente naturalista D. ^Mariano de la Paz Graells (l), 
con aquel carácter investigador y con la robustez de la juventud, 
aprovechando una mala cuerda se atrevió á descender en el 
Avcnch de Castellet de Dalt (Farell), sorprendiéndole el hallazgo 
de restos humanos; acompañábanle en aquella atrevida explora- 
ción los distinguidos naturalistas y médicos militares franceses 
MM. Balard, Baerson y Galois, quienes quedaron satisfechos de 
aquellos hallazgos. 

Se pasaron los años y no se continuaban esta clase de traba- 
jos, hasta que D. Casiano de Prado publicó su lista de cuevas 
españolas, en la que solamente constan unas once correspondien- 
tes á Cataluña (2), catálogo que, como dijimos, es la primera lista 
de que se tiene noticia haberse publicado en España. 



tentes en el Archivo del Monasterio. 1866. Es de lamentar el extravío de 
los documentos del P. Joana y el Abnt. ÍMuntadas transcribe los que pudo 
hallar. 

(i) Graells (D. Mariano de la Paz): Fauna masiodológica ibérica (Antro- 
pología ibérica). «Mem. Ac. de C. y Art. de Madrid», tomo xvn. 1897. 

(2) Prado (D. Casiano): Noticias sobre cavernas y minas primordiales en 
España. 1864. 

En esta lista se encuentran las siguientes, correspondientes á las pro- 
vincias catalanas: 

«Barcelona. — La ermita de San Miguel del Fay se halla en una caverna. 

— Otra en Mongat, dos leguas de Barcelona. 
-- Otra famosa en Mura, una legua de Vich. 

— Salga, cerca de Monronis, convento edificado en la parte anterior de 
una grande y espaciosa caverna á orillas del Segre. 

— Otra, famosa, en el monte Monean, cerca de Savall, de mucha lon- 
gitud, con diferentes cámaras, (Continúa la nota.) 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1910. 



452 M. FAURA Y SANS (28) 

Por entonces, sólo de vez en cuando se daba alguna noticia 
referente á hallazgos prehistóricos; pero el que hizo algunas ex- 
ploraciones parciales fué Vayreda, el botánico, quien en busca 
de plantas desconocidas se aproximaba á las peligrosas entradas 
de simas ó bien de cue\'as, principalmente de las cercanías de los 
mares; llevaba á cabo muchas excursiones en parajes húmedos, 
escribiendo algunas memorias de gran interés (l), y que el botá- 
nico cavernícola debería repasar antes de hacer la flora subte- 
rránea catalana. 

La Comisión del Mapa Geológico de España, creada para ha- 
cer un mapa de conjunto, llamo á varios ingenieros del Cuerpo 
de Minas, distribuyendo el trabajo por provincias; publicando 
D. Luis !M. Vidal en 1875, entre los trabajos de dicha Comisión, 
aquella completa monografía (2) de la provincia de Lérida, en la 
cual aparecían citadas algunas de las más principales cuevas de 
aquella provincia. Más adelartte, con el mismo propósito y con 
idéntica forma, los ingenieros Sres. Maureta y Thos (3) escribie- 
ron la Memoria de la provincia de Barcelona; luego, el mismo 
D. Luis M. Vidal, diez años después de publicar la descripción 
geológica de la provir.cia de Lérida, nos dio á conocer, con aque- 
lla claridad y concisión que le son características, la correspon- 
diente á la provincia de Gerona (4); y por último, la cuarta pro- 
Gerona. — Unas admirables cavernas en Terrades, dos leguasde Figueras. 

— La llamada cueva del Drach, en el CoU de Canas; Valfogona. 

— La del Infierno, en el Cabo de Creus. 
Lérida. — (No cita ninguna). 

Tarragona. — Una inmensa caverna en el Montsant; Cornudella. 

— La llamada Cova Cambra, cerca de Tortosa. 

— Una mina muy honda en Torre de Font-avella, que allí llaman 
Avent.» 

(i) Vayreda y Vila: Plantas notables por su jUilidad ó rareza que crecen 
espontdncamenle eti Cataluña, ó sea apuntes para la flora catalana. «An. Soc. 
esp. H. N.», tomo viii, 1879; ix, 1880. 

(2) Vidal (D. Luis M.): Geología de la provincia de Lérida. «Bol. de la 
Com. del Mapa Geol. de España», tomo 11. 1895. Luego, en 1890, regaló un 
magnífico Atlas fotográfico de la provincia de Lérida á la Comisión, y en él 
constan algunas cuevas, 

(3) Maureta y Thos: Descripción física, geológica y minera de la provincia 
de Barcelona. «Mem. de la Com. del Mapa Geol. de España». 1881. 

(4) Vidal (D. Luis M.): Reseña geológica y /niñera de la provincia de Ge- 
rona. «Bol. de la Com. del Mapa Geol. de España», tomo xiii. 1886. 



(29) LA ESPELEOLOGÍA DE CATALUÑA 453 

vincia catalana, Tarragona, fué bosquejada por el ¡lustre ingenie- 
ro D. Lucas Mallada (l), teniendo en cuenta la anterior y sucinta 
descripción de Gombau (2). 

Aparte de estos trabajos oficiales se hicieron otros particula- 
res, algunos de ellos de gran interés, para la ciencia prehistóri- 
ca; muchas son estas publicaciones aisladas, y no puedo omitir 
las hechas por el Dr. Almera (3) al tratar de la formación de la 
montaña de Montserrat, como también en aquellos descubrí - 
mientes de Monteada (4), al estudiar los terrenos primarios- 
de aquel cerro. El Dr. Chía (5) también nos dio á conocer 
algunos detalles, y de un modo especial trató de la prehisto- 
ria de Caldas de Malavella; al mismo tiempo que Coroleu hizo 
similares descubrimientos en Vilanova y Geltrú (6). Pero el que- 
mas nombradla ha tenido y que hasta hoy ha sido objeto de mu- 
chísimas investigaciones y discusiones es el encuentro de una 
importante estación prehistórica en Serinyá, descubierta por don 
Pedro Alsius (7), estación que hoy día se ha comprobado ser del 
lorteciense. También debemos tener en cuenta los trabajos de 
D. Juan Teixidor y Cos (8), quien publicó algunas Memorias de 



(i) Mallada (D. Lucas de): Reconocimiento geográfico y geológico de la 
provincia de Tarragona. «Bol. de la Com. del Mapa Geol. de España >^ 
tomo XVI. 1890. 

(2) Gombau (D. Isidro): Reseña físico-geológica de la provincia de Tarra- 
gona. «Bol. de la Com. del Mapa Geol. de España», tomo iv. 1877. 

(3) Almera (Dr. D. Jaimej: Estudis gcologichs sobre la constitución origen^ 
antigüedad y pervenir de la montanya de Montserrat. Publicado en varios 
artículos en la Veu de Montserrat. 1880. 

(4) Almera (Dr. D.Jaime): Gruta prehistórica de Monteada; Crónica 
Científica. Tomo i, pág. 150. 1883. 

(5) Chía (D. Manuel de): Estación prehistórica de Caldas de Malavella. 
«Rev. de Cieñe. Hist.», tomo 11, págs. 520-526. 1S81. 

(6) Coroleu (D. José): Descubrimientos en Vilanova y Geltrú. «Bol. de la 
Real Acad. de la Hist.», tomo u, pág. 21. 1882, 

(7) Alsius (D. Pedro): Serinyá y Caldas de Malavella. «An. Assc. d'Exc. 
Catalana», tomo u. 1882. 

(8) Teixidor y Cos (D. Juan): Reseña geológica de la provincia de Gero- 
na. «Mem. de la Real Acad. de Cien, y Art. de Barcelona», 2.^ época, 
tomo I, págs. 289-297. 1883. — Descubrimientos prehistóricos en Cataluña 
(Monte de la Torre deis í;ncantats en Cnldetas). «Mem. de la Real Acá • 
demia de Cien, y Art. de Baicelona>, 3." cpoca, tomo i, págs. 477-484^ 
1889. 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., ti. 1910. 



454 ^- FAURA. Y SANS (30) 

especial importancia, lo mismo que D. José Pascual en Torroella 
ele Montgrí (l). 

Hizo Vidal particulares exploraciones de sumo interés para la 
Espeleología, aún no constituida en Cataluña. Siendo presiden- 
te del Centre Excursionista de Catalunya le imprimió carácter 
científico, con su celo especial, conquistando á la juventud entu- 
siasta; y en 1 894 publicó una excelente nota de las cuevas pre- 
históricas de la provincia de Lérida (2), con un plan perfecto 
y completo, exponiendo minuciosamente, entre otras, la explo- 
ración de la célebre cueva del Tabaco, en la que encontró mu- 
chos restos prehistóricos. 

Bajo la presidencia de tan entusiasta geólogo, el Centre Ex- 
cursionista realizó la verdadera introducción de la Espeleología 
en Cataluña; precisamente en aquel año en que Puig y Larraz 
publicó sus laboriosas obras (3); al mismo tiempo que el Dr. Pa- 
blo Teixidor hacía sus pesquisas en la provincia de Tarragona 
en la importante cueva prehistórica de la Cova Fonda de Vila- 
bella (4), fué cuando el padre de la Espeleología moderna, el 
gran Martel, por indicaciones especiales tuvo conocimiento de 
la cueva del Drach, de Mallorca. Yendo á explorarla M. Martel 
en 1896, se detuvo en Cataluña, y el Centre Excursionista reci- 
bió con los brazos abiertos al intrépido espeleólogo, acogiendo 
respetuosamente las instrucciones del eminente maestro, quien 
visitó algunas cuevas, así como de paso, á la ligera, tales como 
la de Montserrat (5). 



(i) Pascual y Prats (D. José): Descubrimientos prehistóricos en Torruella 
de Montgrí. «El Demócrata». Gerona, 1883. 

(2) Vidal (D. Luis M.): Coves prehistoriqíies de la provincia de Lleyda. 
■sButll. del Centre Exc. de Catalunya^), núm. 13. 1894. 

(3) f*^''» y Larraz: Cavernas y simas de España. «Bol. de la Com. del 
Mapa Geol. de España», tomo xxi, 1895. — Catálogo geográfico y geológico 
de las cavidades naturales y minas primordiales de España. «An. Soc. espa- 
ñola de Hist. nat.», tomo xxv, 1896; xxvi, 1897. 

(4) Teixidó (Dr. Pau): La cova Fonda (Vilabclla). «Biitll. del Centre 
Exc. de Catalunya», pág. 131. 1896. 

(5) INIartel: Neuvieme canipagne souterraine (Drach, Mallorca; Arta, Ma- 
llorca; Salitre, Montserrat). — Ca^a/íJ^Wt?, Foux de Bor (Cerdag7ie).—Y si 
bien Puig y Larraz duda de haber explorado las de Montserrat en una 
publicación posterior. Exploraciones subterráneas en Baleares y Cataluña 



(31) LA ESPELEOLOGÍA DE CATALUÑA 455 

Aprovechando estas circunstancias, Alsius (l) publicó alguna 
nota de relativa importancia; pero quien con más entusiasmo si- 
guió el camino indicado por Martel fué el Dr. Font y Sagué, en- 
tonces seminarista, quien con la robustez de la juventud y bajo 
la tutela de los eminentes geólogos catalanes Dr. Almera y don 
Luis M. Vidal , emprendió la ardua tarea de los estudios espe- 
leológicos y empezó á publicar calurosos artículos llenos de atrac- 
tivos científicos en la prensa de Barcelona (2), ayudándole mu- 
chos de sus consocios del Centre Exairsionísta de Catalunya; 
el empeño era difícil por tratarse de la introducción de la nueva 
ciencia de la Espeleología, pero factible por cuanto el Centro 
estaba en íntimas relaciones con su delegado en París M. Martel. 
Pero ¿qué iban á explorar aquellos entusiastas jóvenes si no sa- 
bían dónde dirigirse? — Con un plan de organización especial el 
Centro hizo un Interrogatorio para los delegados del mismo, y 
poder así recopilar todos los datos posibles de las cuevas y simas 
de Cataluña. Muchos contestaron, pero no obstante resultó mez- 
quino el caudal de datos adquiridos entonces. 

En estas precisas circunstancias aparecieron los catálogos de 
Puig y Larraz (3), y entonces el Dr. Font reunió todos los datos 
posibles, los ordenó y dio á luz aquel com.pletfsimo Catálogo (4) 
con 333 citas espeleológicas de otras tantas cuevas, simas ó fenó- 



(«Bol, de la Com. del Mapa Geol. de España», tomo xxiv, págs. 229-258), 
debo hacer constar que la cueva á que se refiere Martel, ó sea la del Sa- 
litre, es la misma que la del Mansueto, Collbató ó Montserrat... 

(1) Alsius: Espeleología catalana. «Butll. del Centre Exc. de Catalunya^, 
tomo VII, 1896. 

(2) Font y Sagué: M. Martel y L' Espeleología. «La Renaixensa», 18 
Octubre 1896. — L' Espeleología d Catalunya. «La Renaixensa», 25 Octu- 
bre 1896, etc. 

(3) Puig y Larraz: Opúsculos citados. En el Catálogo geográfico, etc., 
constan asi por provincias: Barcelona, 66; Gerona, 30; Lérida, 27; Tarra- 
gona, 32 = 155. 

(4) Font y Sagué: Catalech Espeleologích de Catalunya. Vol. de 78 pági- 
nas. 1897. —Este Catálogo está dividido por las antiguas comarcas catala- 
nas, prescindiendo de las divisiones territoriales administrativas; todos los 
fenómenos están numerados, llegando hasta el núm. 333; con el pueblo en 
cuyo dominio se encuentra la cueva ó sima, el nombre con que ésta es 
conocida, descripción y su situación geográfica; formación geológica del 
terreno, con su itinerario, bibliografía y el nombre de los exploradores. 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1910. 



45^ M- FAURA Y SANS (32) 

menos hidrológicos de la región. Con este Catálogo en la mano, 
que con tanta sencillez y claridad expuso el Dr. Font, se han 
emprendido aquella serie de exploraciones, aportando el gran 
caudal que hoy posee la Espeleología catalana. 

Belloch, por aquellos tiempos, hizo alguna importante explora- 
ción en los Pirineos (l), lo mismo que Aliarás en el Ampur- 
dán (2), y también Alsius (3) realizó otros nuevos reconocimien- 
tos de sitios prehistóricos en la provincia de Gerona. Además 
Puig y Larraz publicó un ensayo para la bibliografía antropoló- 
gica (4), en el cjue constan unas 2 5 /.publicaciones que compren- 
den hasta el 1 895, y de esas, 35 referentes á las provincias ca- 
talanas; en el mismo año Martel llevó á cabo aquella reunión 
bibliográfica (5) comprendida entre los años 1 895 al 1897, en la 
que poco dio conocer de lo publicado en España. 

El entusiasmo por la Ciencia puede llegar al heroísmo; prueba 
de ello nos dio el Dr. Font y Sagué al emprender aquella serie 
de exploraciones subterráneas. En Junio de 1 897 (6) recorrió los 
alrededores de Begues y (3laseta de Bonesvalls con el fin de 
hacer el sondaje de .todas aquellas simas y procurar el modo de 
explorarlas, entre ellas la tan renombrada Font d' Arniena., que 
exploró con gran éxito. En aquel mismo verano bajó en alguna 
otra de las simas de aquellas cercanías, pero todas ellas eran de 
poca importancia; consagrando íntegro para la Espeleología todo 
aquel verano. En la Font d' Armena mandó hacer provechosos 
trabajos de perforación para aumentar el caudal de la misma. En 
2"] de Diciembre del mismo año, sin duda para aprovechar las 



(1) Belloch (D. Emile): Les sources de la Garonne (Experiencias de colo- 
ración en el Troii del Toro-Maladeta). «An. Cl. Alp. Fr.». 1896. 

(2) Alfarás (D. Romualdo): Descubrimiento de habitaciones protohistóricas 
en el Amptirddn (Gerona). «Rev. de la As. Art.-Arqueológica de Barcelo- 
na», t. I, pág. 71. 1896. 

(3) Alsius (D. Pedro): Descubrimientos protoJiistorichs en VAmpordd^ 
«Semanario de Bañólas», núm. 139. 

(4) Puig y Larraz: Ensayo bibliogrdjico de antropología prehistórica ibéri- 
ca. «Mem. de la Real Ac. de Cien, de Madrid», t. xvii. 1897. 

(5) Martel: Bibliographie spclcoJogique (iSqs-iSq'J). «Mem. d. Spelun- 
ca», t. I. 1897. 

(6) Font y Sagué: Un descubriiuent espeleologich (Teoría déla Pont d'Ar- 
mená). 1898. 



(33) LA ESPELEOLOGÍA. DE CATALUÑA 457 

vacaciones de Navidad, se organizó una excursión, á la que asis- 
tió el dignísimo presidente del Centre Excursionista de Cata- 
hinya para dirigir unas exploraciones serias en simas de bastante 
profundidad, pues que el Sr. Vidal, como ingeniero de minas, 
siempre tendría más práctica en esta clase de maniobras. Al día 
siguiente estaban ya preparados para la exploración de la sima 
Avench de can Sadurní (l), término de Begues, de 75 metros de 
profundidad; la instalación, aunque asegurada, fué de lo más ru- 
dimentario y el material disponible se reducía á unas simples 
cuerdas. El Dr. Font y Sagué se sentó en un trapecio atado al 
cabo de una cuerda; luego tiró al abismo otra cuerda para que 
le sirviera de guía, y así bajó hasta los 75 metros; la cuerda en 
que se suspendió el explorador deslizábase por la canal de una 
polea colocada en el borde de la sima, y con las manos se guiaba 
con la otra. ]Mas los trabajos y apuros fueron para subir; las dos 
cuerdas se arrollaron, y el intrépido explorador, en aquellas lú- 
gubres profundidades, no hacía más que dar vueltas y balan- 
cearse á derecha é izquierda; púdose salvar, después de muchos 
peligros, merced á su serenidad y á la inteligencia práctica des- 
plegada por D. Luis M. Vidal. 

Viendo tan de cerca el Sr. Vidal los peligros que en la práctica 
se presentaban para cultivar la ciencia espeleológica, apreciando 
además aquel entusiasmo con que los socios del Centre Excur- 
sionista habían llegado al cumplimiento de las instrucciones de 
}»Iartel, con empeño se procuró, lo más pronto posible, un ma- 
terial á propósito, que resultó completísimo: escalera de cuer- 
da, 100 metros de cable especial, por cuyo interior pasaban los 
alambres de la comunicación telefónica, cinturones, cascos, fa- 
roles, etc. 

No se hicieron esperar grandes descubrimientos; en el verano 
próximo, ya se realizaron las más atrevidas exploraciones. En- 
tusiasmados por la adquisición de aquel material exprofeso, no 
pudieron demorar por más tiempo el bajar á algunas de las más 



(1) Con el nombre de Avench, en Cataluña, se designan las simas ó 
abismos, siendo esta palabra, según Vilanova, propia de los reinos de 
Valencia, Cataluña, parte de Aragón y en los Pirineos. 

Mcm R. Soc. csp. Hist. nat , vr, 1010. 28 



458 M. FAURA Y SANS (34) 

profundas simas de las muchas existentes en las costas de Ga- 
rraf; tales fueron: el Avench de la Feria de 1 1 1 metros de pro- 
fundidad, que continúa hasta más de los 200, y tuvieron que 
desistir de hacer la exploración completa para cuando tuvieran 
más material; otro fué el del Rruch, en 24 de Julio de 1 898, des- 
cendiendo hasta los 160 metros, á cuya profundidad pasa un 
gran caudal de agua, y que tampoco se pudo seguir. A estas 
profundidades llegó en la robustez de su juventud nuestro incan- 
sable consocio, el malogrado Font y Sagué, solo, sin más compa- 
ñía que el campesino Farret, quien como el Armand de Marte!, 
no dejó ni un momento al sabio espeleólogo; si bien en la super- 
ficie, al exterior, fueron un gran número las personas atraídas por 
la curiosidad que también prestaron sus auxilios. Y aquí tene- 
mos la verdadera encarnación de la Espeleología en España, en 
el sentido más altruista y científico. 

La prensa catalana y extranjera se ocupó con interés de tales 
hazañas y de los descubrimientos que estas habían proporcionado. 
Mil plácemes mereció l/'ont, comprometiéndosele además para 
otras exploraciones que siguió realizando los veranos siguientes, 
contando entre otras muchas excursiones la del Avench d' Esteles, 
l'^ontaubella, la Febró, Cova Fonda, l'Avench de vSant-Hou, etc. 

A la par que el Kdo. Font se preocupaba de la Espeleología, 
>se aficionaron otros, que también hicieron particularmente gran- 
des exploraciones, no pudiendo dejar de hacer mención siquiera 
de las más principales. El I)r. Pablo Teixidor, médico de Rodo- 
nyá, en sus aficiones particulares por las cosas antiguas y geo- 
lógicas, siguió la comarca del Camp de Tarragona é hizo impor- 
tantes hallazgos en diferentes cuevas prehistóricas, llamando la 
atención de I). Luis M. \"idal y Dr. Font, quienes cooperaron 
en las excavaciones que en las mismas se hicieron, siendo el 
Or. Teixidor, quien con paciencia estudió los objetos que se 
iban extrayendo y que pasaron en su mayoría á la hermosa 
colección del museo particular del Sr. Vidal; publicáronse todos 
estos descubrimientos en el Biitlletí del Centre Excursionista (i). 

(i) Teixidor (Dr. D. Pablo): Cova dd Manon. <Butll. del Ccn. Exc. de 
Catalunya», 1898-1899. — Nosires Coves. ídem id., 1899. — l'csfcHa. ídem 
ídem., 1900. — Exaa sid á ¡as Coves Rojes, 1901. 



(35) LA ESPELEOLOGÍA DE CATALUÑA 459 

Ivs ác lanu'iitar, sin embargo, que á su muerte se perdieran una 
serie de tesoros prehistóricos, que en vida tenía muy bien guar- 
dados; entre ellos tu\-e yo ocasión de admirar varios cráneos del 
hombre prehistórico en el estado más perfecto de conservación 
que imaginarse pueda. 

El eminente agrónomo I). Marcos Mir (l), de San Sadurní, dio 
también un buen impulso á la Espeleología, cooperando en aque- 
llas exploraciones del Dr. T^ont y Sagué, no dejando de prestar 
todas las facilidades que por su autoridad en el Panadés le eran 
factibles; publicó algunos artículos enalteciendo la importancia 
de la Espeleología para la Agricultura, y además dio á conocer 
la intermitencia de la Eouí Santa. 

Particularmente el P. Navas hizo una excursión por el Alont- 
sant (2), que resultó también de gran interés para la Espeleolo- 
gía, haciendo una buena rebusca en la Cova Santa. 

No de menos importancia fué la sorpresa de las cuevas des- 
cubiertas por el Dr. F"ont y Sagué (3) en el Park Güell, mientras 
se estaban realizando los trabajos de exploración y embelleci- 
miento de aquella vertiente. En la cima de una de aquellas lo- 
mas anejas, fué donde descubrieron una formación travertínica 
con abundancia de restos incrustados, ó mejor fosilizados, que 
han sido objeto de importantes estudios por parte de M. Depe- 
ret (4), Almera y BoñU (5), habiendo resultado del examen de 
aquellos ejemplares una porción de especies nuevas para la 
ciencia. 

Así fué propagándose la Espeleología en Cataluña, hasta el 
punto de que no sabemos cómo reunir aquella serie de publica- 



(i) Mir (D. Marcos): Xoías rurales, 1898. 

(2) Navas (P. Longinos): Utia excursión al Moiitsant (Tarragona). 
Notas geológicas. «Act. Soc. Esp. de Hist. Nat. », tomo xxviii, pági- 
nas 169-177. 1899. 

(3) Font y Sagué: Cueva con brecha huesosa descubierta en Gracia (Bar- 
celona). «Bol. Soc. Esp. de Hist. Nat.» 1901. 

(4) Deperet: La grolte de Gracia. «Comp. Rend. de la Acad. de Scienc», 
24 Noviembre 1902. 

(5) Almera y Bofill: Consideraciones sobre los restos fósiles cuaternarios 
de la caverna de Gracia (Barcelona). «Mem. de la Real Acad. de Cien, y 
Art. de Barcelona», 3.^ época, vol. iv, núm. 33. 1903. 

Mem. R. Soc. esp. Hist- nat-, ti, 1910. 



400 M. FAURA Y SANS (36) 

dones que, á menudo, durante lo que va de siglo, han ido apare- 
ciendo; no dejando de continuar trabajando al frente de este mo- 
vimiento científico el Rdo, Font y Sagué, quien en 1905 dio á luz 
la Geología de Cataluña (l), con la que ha hecho muchos geólo- 
gos, y en ella hay incluidos los ejemplos más clásicos que le ha 
proporcionado \2i Espeleología. En este mismo año, Martel publicó 
su obra monumental, de la que ya hemos dado cuenta otras ve- 
ces (2) y en la que tan bien representada queda la parte de Es- 
peleología española correspondiente á la región catalana. 

El «(Centre Excursionista» es el que ha conservado perenne y 
como propio lo referente á Espeleología de Cataluña; pero la afi- 
ción á ella y el número de excursionistas que hacían exploracio- 
nes, fué tan crecido, que en virtud de la ley de propagación se 
fundó una nueva Sociedad, con el sello de la Espeleología^ de la 
que los socios, con sus excursiones al mundo subterráneo, no 
buscaban otro premio que el de prestar un servicio á la Patria, 
Era tanto el entusiasmo, que un grupo de jóvenes, admiradores 
de las bellezas subterráneas, á los diez años de la introducción 
de la Espeleología en Cataluña fundaron la primera Sociedad 
exclusivamente -espeleológica «El Club Montanyench», la que 
hizo su debut en el Avench d' Ancosa en el verano de 1 907. Mi 
amigo D. Jaime Bages me propuso ir á explorar aquella sima, lo 
que realizamos el día 1 1 de Agosto con un éxito extraordina- 
rio, reanudándose las tareas espeleológicas con un buen número 
de diligentes aficionados. No tardaron en invitarnos D. Anto- 
nio Mir y su sobrino, D. Pedro, éste último presidente de la Cá- 
mara Agrícola de San Sadurní de Xoya, é hijo del malogrado 
agrónomo D. Marcos Mir; tal ofrecimiento, tenía por objeto 
hacer la exploración del magnífico Avench dEn Roca, lo que se 
realizó en 4 de Septiembre del mismo año. 

Una vez en marcha esta nueva Sociedad, menudearon las ex- 



(i) Font y Sagué: Ctirs de Geología diitátncca y estratigráfica aplicada d 
Catalunya. 1905. 

(2) Martel: La Spe'lcologie au XX^ siecle. En esta tan celebrada publi- 
cación de carácter universal ya vimos que Maitel tenía un buen criterio 
del desarrollo de la Espeleología española, siendo más las publicaciones 
que se refieren á Cataluña que al resto de Espaiía. 



{37) LA ESPELEOLOGÍA DE CATALUÑA 461 

ploracioiies subterráneas, contando con un caudal de conoci- 
mientos adquiridos en estas excursiones encaminadas á explorar 
el subsuelo patrio. Todos los años realizamos, durante el vera- 
nó, una serie de nuevos trabajos; así podremos llegar á hacer la 
verdadera Espeleología de Cataluña. Tales son los propósitos de 
aquella Sociedad: «El Club Montanyench». 

Sentíase la necesidad de un catálogo completo de las cuevas 
de Cataluña, pues el mejor y más descriptivo, el del Dr. Font y 
Sagué, estaba ya agotado; por lo que, aprovechando el tener que 
hacer un resumen espeleológico para la Geografía de Cataltmya, 
que se publica bajo la dirección del inteligente historiador Ca- 
rreras y Candi, reuní todos los datos posibles para presentarlos 
de la manera más sintética (l). Aquel índice consta de 357 fe- 
nómenos espeleológicos, expuestos por el orden de las respec- 
tivas comarcas en las investigaciones correspondientes. 

Aparte de estos trabajos, vino desde París el eminente y pri- 
mer botánico cavernóldgo M. Maheu, acompañado de madame 
Leontine, su esposa. M. Maheu halló tan interesante la flora 
subterránea catalana, que hizo el propósito de dedicar periódica- 
mente ciertas temporadas para realizar excursiones por nuestro 
suelo. Muchísimas son las memorias de esta especialidad exclu- 
siva que lleva publicadas M. Maheu, y entre ellas podemos con- 
tar la que presentó en el Congreso de las Ciencias correspon- 
diente al 1908 (2), que trata de la flora cavernícola de algunas 
cuevas de Cataluña, acompañada de la descripción de las evo- 
luciones por que han pasado algunas especies características de 
nuestro país. Podemos decir que esta es la primera Memoria 
que con cierta extensión trata de estos asuntos en España, aun- 
que haya alguna que otra indicación esparcida por entre mono- 
grafías de botánica española. Tuve el honor de acompañarle en 
el verano de igo8 por las montañas de Montserrat, sirviéndonos 
de guía el diligente consocio P. Marcet, benedictino de Mont- 



(i) Faura y Sans: Espcleoloi^ia. Index espdcologich de Caialiuiya. v^ Geo- 
grafía de Catalunj^a», págs. 249-278. 1908. 

(2) Maheu (M. Jacques): Étitdc gcologique el biologiqíie (Flore) de quelqnes 
caver7ies de la Calalog/ie. (Región du Montseri-at, de San Miguel et de San 
Llorenzo). Ext. «Compt. Ren. des Congrés des Soc. savantes». 190S-1909 

Mem. R. Soc. esp. Hist. uat., vi, 1910. 



462 M. FAURA Y SANS (38) 

serrat, quien conoce los más recónditos secretos de aquellas 
abruptas montañas. Esperamos que, á no tardar, dará á cono- 
cer otras muchas notas interesantes que recogió en aquellas ex- 
cursiones. ^ 

(oportunamente el benemérito socio del «Centre Excursionis- 
ta de Catalunya», D. Ceferino Rocafort, con el diligente Julio So- 
ler, dieron á conocer la bauma (i) del Can de Moros, con aque- 
llas pinturas rupestres en colores, que son las primeras y úni- 
cas conocidas en Cataluña, y que reprodujeron con exquisito 
primor en el Butlletí del Centre, haciendo un detenido estudio 
del período á que pueden corresponder estos tan originales 
frescos (2), 

(Otra publicación reciente y de la que también hicimos su co- 
rrespondiente nota bibliográfica (3), es la obra del Dr. D. Agus- 
tín M. Gibert, de Tarragona, en la que están compendiados to- 
dos los datos espeleo-prehistóricos de Cataluña, relacionados por 
la experta maestría del Dr. Gibert. Esta obra servirá de base 
para ulteriores descubrimientos y para llegar á constituir la más 
detallada narración de toda la prehistoria de dicha región. 

Y por último, estamos los españoles de enhorabuena con la 
aparición de un volumen consagrado exclusivamente á Espeleo- 
logía. Me refiero al primer tomo que acaba de publicar el Club 
Montanyench de las excursiones espeleológicas realizadas duran- 
te el año 1907 (4), primero de su constitución, resultando un 
trabajo rico, tanto por la abundancia de datos, como por su gran 
esmero en la parte artística para representar las bellezas sub- 
terráneas; la parte fotográfica está casi toda, admirablemente 
hecha, por el distinguido fotógrafo D. José M. Có de Trióla, 



(i) Bauma quiere significar en Cataluña las excavaciones naturales en 
las rocas, según la estratigrafía de las mismas; esta es una cueva muy an- 
cha y poco honda. 

(2) Rocafort (D. Ceferino): P'mtiires rupestres de Cogúl. «Butll. del Cen- 
tro Exc. de Catalunya >. 

(3) Faura y Sans: Nota biblios^rdjica: «Tarragona Prehistórica i Proto- 
histórica». 1909. «Bol. Soc. Esp. Hist. Nat.» Enero, 1909. 

(4) Club Montanyench: Sola-Tcrra. 1909.— Véase «Nota bibIiogr¿ífi- 
ca» del Sr. Calderón, publicada en el «Bol. Soc. Esp. de Hist. Nat. > Ene- 
ro, 1909. 



(39) LA ESPELEOLOGÍA DE CATALUXA 4 ';3 

quien llegó á poder sacar buen partido, en lo que á la parte 
fotográfica se refiere, de aquellas caprichosas formas de los pala- 
cios subterráneos; tuvo que vencer un sinnúmero de dificultades 
que en la práctica se presentan, y si bien han sido costosas para 
su obtención, no obstante, se puede enorgullecer el Sr. Có de 
ser un verdadero artista fotográfico en vistas de cavernas, pres- 
tando aquel auxilio que ?\Iartel recomienda para la Espeleolo- 
gía (l). En este volumen va otro resumen total de las cuevas y 
simas de Cataluña (2), extraordinariamente aumentado y corre- 
gido, por las muchas comunicaciones (3) que recibim.03 al publi- 
car aquel índice (4); en parte fueron corroboradas las indicacio- 
nes aquellas por nuestras particulares excursiones, pero ademas, 
el entusiasta aficionado D. Juan Rosáis, nos indicó más de treinta 
cavidades subterráneas del Bargadá; el P. Marcet nos comunicó 
algunas otras cuevas de Montserrat; el Sr. (31iva de ciertas co- 
marcas de la provincia de Tarragona, como también el señor 
Ferraté; D. Antonio Mir descubrió nuevas simas por el Pana- 
das, en las Costas de Garraf; el Sr. Aíasó, de la provincia de Ge- 
rona; y otras muchísimas citas para nosotros desconocidas. En 
esta forma pudimos hacer este nuevo Rccidl cspeleologich de 
Catalunya^ con cuatrocientas sesenta y tres citas de fenómenos 
referentes á cavernas, agrupadas por comarcas, cortando el terre- 
no en que se encuentran, con indicación de si han sido explo- 
radas, y la importancia de las mismas. 



* 



La Espeleología en Cataluña ha llegado ya al más completo 
desarrollo y se encuentra en un apogeo que dignifica á la cultu- 
ra nacional. 



(i) M^vieV. La Photographie souterraine. 1903. 

(2) Faura y Sans: Rccull cspeleologich de Catalunya. «Sota-Terra >. 

(3) Aprovechando la oportunidad, no puedo menos de expresar el 
más sincero agradecimiento por las indicaciones y comunicaciones, parti- 
cularmente recibidas, para aumentar el caudal de conocimientos que en lo 
referente á Espeleología catalana hemos adquirido. 

(4) Faura y Sans: Index cspeleologich de Catalunya. 1908. 

Mcm. R. Soc. csp. Ilist. nnt., vi, 1910. 



464 M. FAURA. Y SANS (40) 

No solamente contamos con aquellos meritorios impulsos par- 
ticulares, sino que se han formado varios núcleos corporativos 
en la región que se ocupan en explorar todas las cavidades cata- 
logadas. En varias Sociedades, una sección especial está encar- 
gada de las excursiones espeleológicas, y no hay para qué decir 
que el Centre Excursionista de Catalunya y el Club Monta- 
nyench, yzn al frente de este movimiento; pero además figura el 
Centre Excursionista del Pld de Bages^ con un Boletín propio, 
en el que se reseñan sus excursiones científicas; como también 
la Secció excursionista del <i. Centre de Lectura-»^ de Reus, que 
continuamente verifica fructíferas correrías, narradas en la pren- 
sa de aquella localidad (l); y por fin, entre otras entidades y 
Centros que se ocupan de este movimiento, podríamos contar 
una agrupación de Gerona y otras poblaciones, si bien ya no tie- 
nen un carácter marcadamente espeleológico, como las antes 
citadas. 

Con este afán de conocer el mundo subterráneo, es de espe- 
rar no tardaremos en ver constituida la Espeleología catalana, 
no quedando cueva por registrar, sima por explorar, ni fenóme- 
nos hidrológicos por recorrer; cuyo movimiento, dirigido por el 
patriotismo de los catalanes, no espera otra recompensa que el 
descubrimiento y contemplación de las cosas naturales del suelo 
patrio. 

Tenemos en cartera datos suficientes para hacer un nuevo ca- 
tálogo descriptivo de todas ó casi todas las maravillas subterrá- 
neas de Cataluña; pero para ello necesitamos tiempo para acla- 
rar dudas y completar lo más posible el número de fenómenos 
espeleológicos esparcit^los por la región. 

Mas, como los ejemplos clásicos de cada una de las ramas de 
la Espeleología, aparecen representados en nuestro suelo, por eso 
anticipo al catálogo espeleológico de Cataluña la presente sínte- 
sis doctrinal, metódicamente expuesta, según los planes de Mar- 
tel, y aplicada á Cataluña; aguardando para el próximo año la pre- 
sentación del referido Catálogo, que tanta falta hace para em- 
prender los trabajos que debemos realizar en lo sucesivo. Pues 

(i) Casi todas constan en el periódico El Fotmiiio. 



(41) LA ESPELEOLOGÍA DE CATALUÑA 465 

muchas son las exploraciones que hay que hacer, especialmen- 
te en simas, algunas ele tanta importancia, cual de las de más 
nombradla del mundo; para ello necesitamos de cierto capital, de 
que no disponemos, para llevar á cabo esta clase de reconoci- 
mientos en las mismas condiciones con que lo verifican en el 
extranjero. Confiamos, sin embargo, que con lentitud, y contan- 
do siempre con el desinteresado apoyo particular, podremos se- 
guir trabajando en bien de la Ciencia española. 

Antes de entrar, pues, en la exposición de la Espeleología ca- 
tataría, presentaremos á continuación la lista bibliográfica en que 
se fundará toda la materia, y que nos servirá de base para el Ca- 
tálogo que tenemos en preparación. Muchas son las publicaciones 
hechas, algunas de ellas de gran mérito; y si bien otras son sim- 
ples descripciones de alguna excursión, no obstante, relacionadas 
unas con otras, prestan el más eficaz apoyo para la empresa que 
hemos acometido. , 

BIBLIOGRAFÍA (i) 

1. Aldana (L.) — Apuntes geográficos sobre el valle de Aran. 

Rev. Min., tomo ii, pág. 545-556, 577-584- 185 1- 

2. Alfarás (R.) — Descubrimiento de habitaciones protohistó- 

ricas en el Ampurdán (Gerona). Rev. de la Asoc. Art.- 
Arg. de Barna., tomo i, pág. 71. 1896. 

3. Almera (J.) — Estudis geologichs sobre la costitució, ori- 

gen, antigüedad y pervenir de la montanya de ^lont- 
serrat. (Publicado en diferentes artículos en la Veu de 
Montserrat, y luego un folleto aparte). 1 880. 

4. — Geología de la montaña de Montserrat. Crón. Cient., 

tomo IV, pág. 411-415. 1 88 1. 

5. — Gruta prehistórica de Moneada. Crón. Cient., tomo vi, 

pág. 150. 1883. 

6. — Grottes du Monserrat (Espagne). Spelunca, tomo iv, nú- 

mero 22, pág. 148. igoo. 

7. — Cosmología y Geología. 2.^ edición. 1904. 



(i) En esta lista bibliográfica están citadas todas aquellas obras ó pu- 
blicaciones en que constan descripciones de cuevas ó datos interesantes 
para la Espeleología catalana. 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1910. 



465 M. FAURA Y SANS (42^ 

8. Mapa topográfico de la provincia de Barcelona, I/40.OOO 

(Hay publicadas tres entregas). 

9. Almera y Bofill. — Consideraciones sobre los restos fósiles 

cuaternarios de la Caverna de Gracia (Barcelona). Moii. de 
la R. Ac. de Cien, de Barcelona, 3.^ época, vol iv, núme- 
ro 33. 1903- 
10. Almirall. — Jardín de Alaría en el Principado de Cataluña 

(La Cisa). 
'II. Alsixa y Pou (P.) — Breve reseña de las Aguas y Baños 
minerales del Valle de Ribas. Barcelona, 1 885. 

12. Alsius (P. ) — Estudios geológicos sobre la región central 

de la provincia de Gerona. Rev. de Gerona^ tomos ii-in. 
1878-1879. 

13. — Ensaig historich sobre la vida de Banyoles. 1879. 

14. — I.- Hacha de piedra pulimentada de lísponeHá. — II.- 

Hacha de cobre de Palau de Rosas. Rev. de Cien. Ilist., 
tomo I, págs. 386-388, 2 grab. 1880. 
15- — Paleontología de la provincia de Gerona. Certamen de 
la Asoc. Lit. de Gerona. 1882. 

16. — Serinyá y Caldas de Malavella. An. de la Assoc. d'Exc. 

Catalana, tomo 11, pág. 531, una lámina. 1882. 

17. — • Serinyá. Monografía Histórica. Certamen de la Asoc. Lit. 

de Ger. 1894. 

18. — Espeleología catalana. Bntll. del Ccn. Exc. de Catalu- 

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20. Arabia. — Excursió á Sant Llorens de Munt. Mem. de la 

Assoc. d Exc. Cat., año 11. 1878. 

21. Armangué. — Trescant per l'-Vlt Bergadá. Bntll. del Cent. 

Exc. de Cat., año xv, núm. 121 y 122. 1905. 

22. Arnet. — Excursió colectiva á Sant Llorens de Munt, Mura 

y covas deis encontorns. Bntll. de la A^ssoc. dExc. Cat., 
año II, núm. 7. 1879. 

23. Artigues. — Mem. excur. mont. dunas y alcorno. — (tiro- 

na. 1883. 

24. .VuLESTiA. — Busa, Sant Pere de Grandescales, Sant Llorens 

de Morunys y Fonts del Cordoner. L Excursionista, 
año X, núm. 108. 1887. 

25. AuLESTiA Y Massó. — -Excursió particular á les valls altes del 



(43) LA ESPELEOLOGÍA DE CATALUÑA 467 

Llobregat. Balma de Trucafort (Castellar d'En Huch.)- 
L' Excitrsionista^ año v, núm, 48. 1882. 
2^. AuLESTiA, PüNS Y Massaveu. — ExcLirsió á Leyda, Trcmp, 
Agramunt y Targa. L'Exc,^ año ix, núm, 95. 1886. 

27. Balaouer. — Guía de ^Montserrat y sus cuevas. 1559- (•^) 

28. Balaguer, Turquets, Reig y Massó. — Excursió particular al 

Golf de Rosas. L' Excursionista. — Bntli. de la Assoc. Cat. 
dExc. Cien., año vm, núm. 80. 1885. 

29. Balmaña (A.) — Monuments primitius d'EspolIa. Mein, de la- 

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30. Barallat, Cardona, etc — Excursió particular al Castell 

d'Aramprunyá y á la ]\íorella. LExc, año v, núm. 45. 
1882. 

31. Barcón, Bru y Garrigosa. — Excursió particular á las co\-as 

del Turó de Moneada. BiUll. de la Assoc. d'Exc. Cat., 
año IV, números 36 y 37. 1881. 

32. Bayo. — Informe de los terremotos. 1845. 

33. Belloch (E.) — Descripció deis monuments megalitichs 

cromlechs, cercles de pedra ó tumulus de la segona épo- 
ca de la edad de la pedra polida, segons los mes moderns 
autors. Meni. de la Assoc. Cat. d'Exc. Cien., tomo iii. 
pág. 138-144. 1879- 

34. — Les sources de la Garonne, (Experiencias de colora- 

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36. Bertrand (F. de P.) — ^Exploratió de la Cova P'onda de W- 

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Z7. BoFiLL.— Nuria, Ribas, y Alt Llobregat (1883- 1 884). Bntll. 

de la Assoc. dExc. Cat., año xi, núm. 112 á 1 17. 1888. 

38. BoLcs. — -Estación proto-histórica en Cataluña. Crón. Cien., 

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39. Bordas y Carreras y Candi. — Excursió particular. Bntll. 

del Cen. Exc. de Cat., año 11, núm. 7. 1892. 

40. Briet (L.) y jMotta (A.) — Los Pirineos y la Espeleología. 

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pág. 10-20. Enero, 1909, 

41. Cadevall, — Flora del Valles. Bol. de la R. Ac. de Cien, y 

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Mein. K. Soc. esp. Ilist. nat , vr, 1910 



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gina 152. 1893- 

46. Carreras y Candi. — Excursió á La Roca. Butll. del Cen. 

Exc. de Cat.., año iii, núm. II. 1893. 

47. — Excursió al Pallars «Jussá» ó inferior y á Gerri de la 

Sal. Btitll. del Cen. Exc. de Cat.., año vi, núm. 21. 1896. 

48. Casades y Gramatxes. — Excursió á Banyolas, Porqueras, 

Besalú y Serinyá. Mem. de la Assoc. dExc. Cat.., to- 
mo vm. 1884. 

49. — Lo Lluganés. Excursió á dita comarca. 1897. 

50. Catarineu. — Excursió á Sant Llorens Savall y GaHífa. 

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52. — Explorado del Avench d' en Roca. Correo Cat., 3-xi. 

1907. 

53. — Explorado del Avench del Club á Sant Lloreng de 

Alunt. La Ven de Cat. 1908. 

54. — De la ^espeleología catalana. Primer Congreso de Na- 

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55. — L' Avene d'Ancosa. Sota- Terra, Club Montanyenc, 1 907 , 

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57- CoLL Y Bruoada. — Excursió particular á Sant Llorens de 
Munt y á Sant Pere de Terrassa. L Exc.., año v, núm. 44. 
1882. 

58. CoLL Y Masriera. — Excursió particular al Papiol. E Exc, 

año V, núm. 46. 1882. 

59. CoNANGLA, F0NTANILLAS. — Excursió al Castell de Moro, CoU 



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60. CoRDÓ Y Samboat. — Flors Velles. Butll. del Cen. Exc. de 

Cat., año VIII, núm. 40. 1898. 

61 . CoRDiER. — Alontagne de sel de Cardonne, Espagne. (1 5 píg-) 

1816. 

62. CoROLEU (J.) — Descubrimientos en Vilanova y Geltrú. 

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62). Chía (M. de). — Nuevos hallazgos en Caldes y Serinyá. 
Rev. de Gero^ia., tomo iii. 1879, 

64. — Apuntes geológicos sobre los terrenos terciario medio 

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1879. 

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68. Escalera. — Examen del grupo Bathyscicu de España. An. 

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69. Faura y Sans (M.) — Excursió á les coves d'en Merla. BntlL 

de la Tnst. Cat. d Hist. Nat., vol. vi, núm. 5. 1906. 

70. — Explorado de l'Avench d'Ancosa. La Ven de Cat.,. 

13-V111. 1907. 

71. — Exploració del Avench d'en Roca. La Ven de Cat.y 

6-ix. 1907. 
"¡2. — L'A\-ench d'en Viumala. Bntll. de l'Inst Caí. d' Hist. 
Nat., números 8 y 9. 1 907. 

73. — Sota-Terra (L'Avench del Escarrá). La Ven de Cat., 

4-V111. 1908. 

74. — Monsieur J. ?\Iaheu á Catalunya. (Avench de S. Joan, 

Avench deis Pouetons de les Agulles, Avench de Costa- 
Dreta y Coves de Montserrat). La Ven de Cat., i8-viiu 
1908. 

75. — Espeleología. (Index Espeleologich de Catalunya). Gco~ 

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Mem. H. Soc. esp. Hist. nat , vr, 1010. 



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1907, pííg. 43-52. 1909. 

78. — Les Coves del Balg de les Roquetes, Carme. Sota-Terra. 
Chib Montanyenc^ iQO/j p^g. 73-98. 1909. 

70. — Espeleología. Pera les pintures prehistoriques de Cata- 
lunya. La Ven de Cat., 6-vni, 1909. 

80. Ferraté (J.) — Espeleología de la provincia de Tarragona. 
(Conferencia dada en el local de la Secció Excursionista 
del Centre de Lectura de Rens, al 17-11 de 1909). — En pu- 
blicación. 

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de Catalunya. BiitU. de f List. Cat. d'Hist. Nat., números 
8-9, pág. 98-09. 1908. 

82. — Insectes reculüts al Avene d'en Roca. Comprendido en 
el artículo de Font y Sagué en Sota-Terra. Club Montan- 
yene, 1907, pág. 62-63. 1909. 

^3. Fita (F.) v \'ilanova (J.) — Espolia y Culera, antigüedades 
proto-historicas é históricas de aquella región pirenaica 
de la provincia de Gerona. Bol. de la R. Ac. de la Hist,, 
tomo XVII, con una lám. 1830. 

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1878. 

85. FoNT Y Sagué (N.) — ]\L Martel y l'Espeleología. La Renai- 

xensa, i8-x. 1896. 

86. — L'Espeleología á Catalunya Z^r 7?tv/íz/,t'6V/j"^, 25 -X, 1896, 
S/. — Catalech Espeleologich de Catalunya. Butll. del Cent. 

Exc. de Cat., año vii, números 24, 25, 26, 27, 29, 31, 
32, 33 y 35, y en folleto aparte. 1897. 
S8. — Sota-Terra. Butll. del Cent. Exc. de Cat., año vii, nú- 
mero 28. 1897. 

89. — Sota-Terra. La Renaixensa, 1,15, 30-viii. 1897. 

90. — Les abimcs de Catalogne. Spehinca, tomo iii, núm. il, 

pág. 145. 1897. 

91. — Les reservoirs d'Ardcgna (Catalogne). Font d'Armena. 

Spelimca, tomo iii, núm. 12, pág. 203. 1897. 

92. — La Speleología en Catalogne. Spelanca, tomo iv, núme- 

ro 14, pág. 84. 1898. 

93. — Excursió espeleológica á la Banco, les Barbotes y Sin- 



(47) lA ESPELEOLOGÍA DE CATALUÑA 47 1 

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meros 41, 42 y 43. 1898. 

94. l'oNT V Sagué (N.) — Un descubriment cspeleologich. 

(Teoría de la Font d' Armena). Biitll. del Cent. Exc. de 
Cat., año VIH, números 45, 46 y 47. 1898. 

95. — Excursió espeleológica á la Baronía d'Arampunyá. , 

Butll. del Cent. Exc. de Cat., año ix, núms. 57 y 58. 1899. 

96. -- La Font d'Armena (Catalogne). Speliinca, año v, nú- 

mero 17, p.ig. 23-29. 1899- 

97. — Excursió espcleologich- geológica al Priorat, mon- 

tanyes de Prades y Alt Panadés. Butll. del Cent. Exc. 
de Cat., año x, núm. 68-69. 1900. 

98. — P^xcursió espeleológica á Moneada. Butll. del Cent. 

Exc. de Cat., año xi, núm. 78. 1901. 

99. — ■ Cueva con brecha huesosa descubierta en Gracia (Bar- 

celona). Bol. de la R. Soc. Esp. de Hist. Nat., pdg. 363. 
1901. 

100. — L'exploració de l'avench de Sant-Hou (Montgrony). 

Butll. del Cent. Exc. de Cat., añoxiii, núm. 97 y 98. 1903- 

101. — Curs de Geología Dinámica y Estratigráfica aplicada 

á Catalunya. I905. 

102. — A\'ench d'en Roca. Ilustrado Catalana, l-xii. 1907- 

103. — L'Avench d'en Roca. Sota-Terra. Club Monianyench, 

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104. García- ViLAMALA . — Excursions al Montseny. L'Exc, 

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105. CiiBERT (A. M.) — Topografía médica de Vilascca de So- 

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106. — Excursions arqueologiques. Ciutats fócences del litora- 

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107. — Restes prehistorich del Bale, de les Roquetes (Carme). 

Complemento de un artículo de Faura y Sanz, publicado 
en Sota-Tcrra. Club Montanyench, 190/1 P^g- 9^-98. 
1909. 

loS. — Tarragona prehistórica y protohistórica. Barcelona, 
1909. 

109. Gispert. — Excursió á Prades, Montsant y Cardó. L'Exc, 
año XIII, núm. 1 37 y 144. 1889. 

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112. Guillen García (G. J. de). — Arqueología proto-histórica. 

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113. H. A. PoL. — AI. Alaheu á [Montserrat. (Exploració del 

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117. Lmbeaux (C.) — Les nappes equiíéres au bord de la mer: 

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cy. 1905. 

118. Jeanxel (R.) — Etude sur le genre Speonoinns ]ez.nn. (Sil- 

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119. JoANA (G.) — Datos inéditos en el -Monasterio de Montse- 

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120. Landerer (J.) — Explicación del cuadro sinóptico de los 

tiempos primitivos. An. Soc. Esp. de Hist. Nat., tomo 11, 
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121. Lasarte (AI. de). — El Alonsueto ó las Cuevas de Aíonse- 

rrat. Un folleto en 4.°. 1860. 

122. Lavigne (G. de).- — Guía de España. 

123. LouRDE (A.) — La grotte de l'Ourrá Vielle (Catalogne). 

Bull. Sec. dii siid-onest Club. Alp. Fran. núm. 58, pá- 
gina 84. 1905. 

124. Llanas. — La estación prehistórica de Vilanova y Geltrú. 

Crón. Cien., tomo vui, pág. 84. 1885. 

125. Llobet y Vallobeka. — (Cova del Comte). Museo Univ., \. 

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126. Madoz. — Diccionario geográfico. 184Ó-1850. 

127. AIaheu (J.) — PLtude géologique et biologique (Plore), de 

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(49) LA Espeleología de Cataluña 475 

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129. Mallada (L.) — Reconocimiento geográñco y geológico 

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Geol. de Esp., tomo xvi. 1890. 

130. Marcet (A.) — Coves de CoUbató-Avcnch deis Pouetons 

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131. — • Itinerari de la montanya de ^Montserrat. Publicado en 

la Revista Montserratina y del que se ha impreso un li- 
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132. jMartel (E. a.) — Neuviéme campagnesouterraine. Drach, 

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(Cerdagne). 1 886. Aun. Cl. Alp. Fran. 1897. 

133. — Bibliographie spéléologique (1895-1897). TJ/í";;/, ¿/í.'.S^^- 

htnca, tomo i. 1897. 

134. — Montagne de sel et grottes de Cardone. Nature, nú- 

mero 1. 512, pág. 371-374, 17-V. 1902. 

135. — La Spéléologie au xx.*' siécle. Spelitnca, tomo vi; nú- 

mero 41-46. 1907. 

136. ]\Lartel (E. A.) y Puig y Larraz (L.) — Exploraciones sub- 

terráneas en Baleares y Cataluña. Bol. de la Com. del 
Map. Geol. de Esp., tomo xxiv, pág. 229-258. 1898. 

137. Masó y Valentí (R.) — Una explorado espeleológica á 

les coves del cingle de Rocafesa. Diario de Gei'onay 
27-viii. 1909. 

138. ]\Iassó. — Excursió á Sant Llorens de Munt. Mein, de la 

Assoc. d'Exc. Cat., vol. 11. 1878. 

139. ALaureta (J.) y Thos (S.) — Descripción física, geológica y 

minera de la provincia de Barcelona. Mem. de la Com. del 
Map. Geol. de Esp. 1881. 

140. !MiR (M.) — Notas rurales. La Font Santa. 1898. 

141. Montsalvatje. — Notas históricas (Ridaura), Santa Pau y 

lugares que componían su antigua Baronía. 1 89 1. 

142. AIuntadas (M.) — Montserrat: Su pasado, su presente y su 

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tos existentes en el archivo del Monasterio. Un vol. en 
8.° 1866; 2.^ ed. 1 87 1. 

143. Naranjo y Garza. — El Tiempo. 1876. 

144. Navas (L.) — Una excursió al Montsant (Tarragona). No- 

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474 M. FAURA Y SANS (50) 

145. UsoNA (A.)— Guies itineraries. (Varios libritos, publica- 

dos en diferentes años.) 

146. — Excursió particular á Ripoll, Montgrony, Fonts del 

Llobregat, Begá y Berga. L'Exc, año v, núm. 41. 1882. 

147. — Excursió colectiva á Centellas, Selva Negra, Castellar, 

Sant Quirse Safaja per Sant Feliu de Codines á Caldas 
de Montbuy. Butll. del Cent. Exc. de Cat. año i, núme- 
ro I. 1889. 

148. Palet y Barba (D.) — Estudio del terreno plioceno de 

Tarrasa y sus relaciones con las formaciones contiguas. 
1896. 

149. Pascual y Prats (J.) — Apuntes para la fauna de la pro- 

vincia de Gerona. Revista de Gerona, tomo 11. 1878. 

150. — Descubrimientos prehistóricos. Una excursión á la 

cueva funeraria de Torroella de Montgrí. El Demócrata. 
Gerona. II-xi. 1883. 

151. Pella y Forgas (J.) — Historia del Ampurdán. 

152. PiFERRER (P.) y Parcerisa (F. G.) — Recucrdos y belle- 

zas de España. 1843. 

153- Pleyan DE Porta. — Álbum historich. 

154. Prado (C.) — Descripción física y geológica de la provin- 
cia de Madrid. Noticia sobre cavernas y minas primor- 
diales de España. 1864. 

155- Prat, Coll. — Las Fonts del Llobregat y Sant Jaume de 
Fi-ontanyá. L'Exc, año x, núm. 105. 1887. 

156. PuiG Y Larraz (L.) — Cavernas y simas de España. Bol. de 
la Com. del Map. Geol. de Esp., tomo xxi. 1896. 

157- — Catálogo geográfico y geológico de las cavidades na- 
turales y minas primordiales de líspaña. An. de la 
Soc. Esp. de Hist. Nat., tomos xxv y xxvi, págs. 255 
y 5. 1896. 1897. 

158. — Ensayo bibliográfico de antropología prehistórica ibé- 

rica. Mem. de la R. Ac. de Cien, de Madrid, tomo xvn. 

1897. 

159. PuiG Y Oliveras (J.) — L'Avench d' en Viumala. Sota- 

Terra. Club Montanyench. 1907. Págs. 65-71. 1909. 

160. Pujol y Camps (C.) — Descubrimientos arqueológico-pre- 

históricos en Caldas de Malavella. Bol. de la R. Ac. de Be- 
llas Art. de S. Fern. Madrid, tomo i, pág. 137-141. 1881. 

161. Renter. — Coves d'Ortal. Butll. del Cent. Exc. de Cat., 

año I, núm. I. 1891. 



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162. Ribera (B.) — Notes de Bergadá. Biitll. del Cent. Exc. de 

Caí., año XIV, núm. lio y III. 1904. 

163. RocAFORT (C.) — Pintures rupestres de Cogul. Biitll. del 

Cent. Exc. de Cat. 

164. Rubio de la Serna (J.) — Necrópolis de Cabrera, descu- 

bierta en 1 88 1. Biitll. de la Assoc. dExc. Cat., tomo vi, 
pág. 236. 1884. 
165 • — Ultimas excavaciones en la necrópolis ante-romana 
de Cabrera de Mataró. Butll. de la Assoc. d' Exc. Cat., 
tomo VIII, pág. 133. 1886. 

166. — Antigüedades descubiertas últimamente en Cabrera de 

Mataró. Bol. de la R. Ac. de la Hist., tomo xiv, página 
416. 1889. 

167. Ruiz (J.) y Cleviller (J.) — Descripción geográfica, his- 

tórica-estadística é itineraria que acompaña al mapa 
geográfico de la provincia de Tarragona. 1 846. 

168. Sagarra (F. de). — Descobriments Arqueologich de Puig- 

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169. Sampere y Miquel. — Contribución al estudio de los mo- 

numentos megalíticos ibéricos. Rev. de Cien. Hist., 
tomo II, págs, 434-519. 1 88 1. 

170. Segura (J.) — Cova prehistórica en la Valí de Serbes. 

Butll. del Cent. Exc. de Cat., año iv, núm. 15. 1894. 

171. — Sepultures prehistoriques de Santa Coloma de Queralt 

(Tarragona). Rev. de la Asoc. Art. Arq. de Barcelona, 
tomo I, págs. 16 1- 163. 1897. 

172. — Sepultures prehistoriques de Bellmunt (Gerona). 

Rev. de la Asoc. Art. Arq. de Barcelona, tomo i, páginas 
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173. Serradell (B.) — Nota deis Moluschs recullits en l'excur- 

sió espeleológica al avench d' en Roca (Corbera). 
Butll. de la Inst. Cat. d' Hist. Nat. 1908. 

174. — Completa exploració de las coves del Mansueto ó del 

Salitre (Collbató) y descensió ai Avench deis Pouetons 
de les Agulles (Montanya de Montserrat y terme d'El 
Bruch). La Vete de Catalunya, 22-viii. 1908. 
175' — L' Avench deis Pouetons de les Agulles á la montanya 
de Montserrat (terme del Bruc). Sota-Terra. Club MoU' 
tanyenc, 1907; págs. 117- 168. 1909. 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vr, 1910. 



47^ M- FAURA Y SANS ($2} 

1/6, Serradell (B.) — Moluscs qu' habitan a la montanya de 
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nas 133-144 (comprendido en el artículo anterior). 1909, 

177. — Nota deis Moluscs recullits en i'escursió espeleológica 

del avench d'en Roca. Sota-Terra. Chib MontanyenCy. 
1907, págs. 169-171. 1909. 

178. Támaso (A.). — Disertación sobre la naturaleza de las 

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179. Teixidó (P.) — La Cova-fonda (Vilabella). Butll. del Cent. 

Exc. de Cat., año vi, núm. 21, pág. 131. 1896. 

180. — La Cova-fonda. Vendrellcnse, núm. 210, 4-x. 1896. 

181. — Cova del Manou. Butll. del Cent. Exc. de Cat., año viii^ 

pág. 171. 1898. 

182. — Coves Rojes (Vespella), Butll. del Cent. Exc. de Cat. y 

año vm, pág. 319. 1898. 

183. — Les nostres coves. Butll. del Cent. Exc. de Cat.., año ix,, 

pág. 160. 1899. 

184. — La Cova del Manou. Butll. del Cent. Exc. de Cat., 

año IX, núm. 55, pág. 20I. 1899. 

185. — Vespella. Butll. del Cent. Exc. de Cat.., año x, núm. 70,. 

pág. 262. 1900. 

186. — Excursió á las Coves Rojes. Butll. del Cent. Exc. de 

Cat., año XI, núm. 79, pág. 20I. 1 90 1. 
187., Texidor íJ.) — Notas geológicas tomadas de la provincia 
de Gerona. Rev. de Gerona, tomos iii y iv. 1879-1880. 

188. — Reseña geológica de la provincia de Gerona. Mem. de 

la R. Ac. de Cien, y Art. de Barcelona, 2."- época, tomo i, 
págs. 289-297. 1883. 

189. — Descubrimientos prehistóricos en Cataluña (]\Ionte de 

la Torre deis Encantats en Caldetes). Mem. de la R. 
Ac. de Cien, y Art. de Barcelona, 3."" época, tomo i, pá- 
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191. Torras (C. A.) — Excursió á Argentona, Burriach y Mont-- 

cabré. Mem. de la Asoc. dExc. Cat., vol. 11. 1878. 

192. — Cova del Macari. La Renaixensa. 1880. 

193. — La Fou de Bor. L'Exc, año viii, núm. 84. 1885. 

194. — De cap-á-cap de la Serra de Cadí. Butll. del Cent. 

Exc. de Cat., año xiv, núm. 119. 1904. 

195. — Lo Bergad.á. 1906. 



1(53) ^^ ESPELEOLOGÍA DE CATALUÑA 477 

196. Ursul (J. J.) — Hidrología de la Montanya de Montserrat. ■ 

197. Vavreda (L.) — Monumento celta. — La piedra del diablo 

(cercanías de Olot). La I/usiracióu, de Madrid, tomo m, 
pág. 55. 1S72. 

198. — Plantas notables por su utilidad ó rareza que crecen es- 

pontáneamente en Cataluña, ó sea apuntes para la flora 
catalana. An. de la Soc Esp. de Hist. Nat., tomo viii, 
pág. 344, tomo IX, pág. 53. 1 879- 1 880. 

199. — Excursión botánica á Tossa. Crón. Cicnt.^ tomo xiii, 

págs. 204-407. 1890. 

200. \"erdaguer (x\.) — Antigüedades ante-romanas de Cabre- 

ra. Excursió coUectiva á Caldetas y á Sant Andreu de 
Llevaneras y visitas á la collecció de U. Juan Rubio de 
Serna, Biitll. de la Assoc. d'Exc. Cat., tomo vi, pági- 
na 231. 1884. 

201. Verdaguer (J.) — Excursió al Alt Pallars. Mem. de la 

Assoc. d'Exc. Cat., vol. viii. 1884. 

202. Vergés. — Excursió particular al Puig de Besagoda y Colls 

de Llistoná y Malrem. L'Exc, año v, núm. 47. 1882. 

203. Vidal (L. M.) — Geología de la provincia de Lérida. Bol. 

déla Com. delMap. Geol. de Esp. ^ tomo 11. 1085. 

204. — Estudio geológico de la estación termal de Caldas de 

Malavella. Bol. de la Com. del Map. Geol. de Esp., 
tomo IX, pág. 65, con cinco grabados. 1 882. 

205. — Reseña geológica y minera de la provincia de Gerona, 

Bol. de la Com. del Map. Geol. de Esp.., tomo xiii. 1886. 

206. — Atlas fotográfico de la provincia de Lérida, depositado 

en la Comisión del Mapa Geológico de España. 1 890. 

207. — Coves prehistoriques de la provincia de Lleyda. Biitll. 

del Cent. Exc. de Cat., año iv, núm. 13. 1894. 

208. — Más monumentos megalíticos en Cataluña. Bol. de la 

R. Ac. de Cien, y Ari. de Barcelona, Octubre. 1894. 

209. — Excursió á la Pica d'Estats. Exi. del Bittll. del Cent. 

Exc. de Cat., Agosto de 1895. 1896. 

210. — Excursió á Cadaqués y Sant Pere de Roda. Butll. del 

Cent. Exc. de Cat., año viii, núm. 40, 1898. 

211. — Discurs de la sesió inaugural de 1 898, al 21 Janer 

de 1898. Ext. Cent. Exc. 1898. 

212. — Excursió al Castell de Requesens, Agullana, Besalú, 

Olot y Sen-as de Collsacabra. Butll. del. Cent. Exc. de 
Cat., año IX, números 54-55- 1899. 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1910. 



478 M. FAURA Y SANS (54)' 

213. ViLA CúÑEz. — Montsech. Biitll. del Cent. Exc. de Cat.y 

año XII, núm. 94. 1902. 

214. ViLANOVA Y PiERA (J.) — Origen, naturaleza y antigüedad del 

hombre. 1872. 

215. — Cueva de Alcoy: cuevas de la provincia de Gerona. 

Crón. cient., tomo viii. 1885. 

216. — Necrópolis prehistórica de Piles (Tarragona). Bol. de 

la R. Ac. de la Híst.^ tomo xxii, pág. 105. 1893. 

217. ViLASECA. — Excursió colectiva á las costas de Garraf y 

Castelldefels. Biitll. de la Assoc. d Exc. Cat., año iv, nú- 
mero 28. 18.81 

218. VuiLLiER. — Sierra de Majorque et nouvelles cavernes de 

Manacor (iles Baleares). A. Cl. Alp. Franc.^ P^gs- 431- 
452. 1898. 

219. X (Anónimos). — Situación minera de la provincia de Ta- 

rragona (aprovechamiento de los excrementos de las ca- 
vernas). Estadística viin. de España^ pág. 81. 1873. 

220. — Excursió espeleógica al avench d'Ancosa. Ilitstració 

Catalana^ 15-'^. 1907. 
22 T. — Conferencia de M. Maheu. Correo Cat.^ 24-viii; Zíz Ven 

de Catalunya, 25-viii. 1908. 
222. — Mapa topografich de la Montanya de Montserrat y de 

ses vessants, publicat per la Redacció de la Revista Mont- 

serratina; escala 1/20.000. 1909. 



CAPITULO IV 

ESPELEOLOGÍA ESPECIAL APLICADA Á CATALUÑA 

Generalidades. — El asunto de la Espeleología es el estudio de 
las cavernas y simas naturales en todos sus aspectos. 

Sirve además la Espeleología de importante auxilio á otras mu- 
chas Ciencias; he aquí el por qué se nos hace imprescindible 
considerarla, según sean éstas, teniendo en cuenta el conjunto de 
esta disciplina, esto es, hacer las investigaciones completas de 
un mundo nuevo, el mundo subterráneo. 

No hay para qué decir que la extensión de dicho tratado es 
por extremo considerable é imposible de trazar con toda exac- 
titud en las breves páginas de esta Memoria; pues que hacer 



(55) LA ESPELEOIX)GÍA DE CAT.\LU;<A 479 

las debidas subdivisiones y quererlas estudiar en detalle es so- 
ñar, desde el momento que no conocemos ni siquiera una déci- 
ma parte de su contenido; pero con lo observado tenemos bas- 
tante para deslindar los respectivos campos. Y por este motivo, 
dividiremos esta parte de la Espeleología especial, según el orden 
de formación, reconstitución, sedimentación y aprovechamien- 
to de las cavidades que presenta la corteza terrestre en los si- 
guientes grupos: 

l.° Geología. — Trataremos de investigar las íntimas relacio- 
nes que con esta ciencia ofrece la Espeleología, tales como la 
formación y origen de las cavernas, y luego los diferentes efec- 
tos de los principales agentes geológicos: atmósfera, agua, vol- 
canismo y movimientos tectónicos. 

2.° Mineralogía. — Estudia y trata de reconocer los elemen- 
tos constitutivos de ciertos materiales inorgánicos y orgánicos, 
depositados ó incrustrados en aquellas cavidades naturales ya 
formadas, suministrando así valiosos datos al mineralogista. 

3.° Paleontología. — La última página del libro de oro que re- 
lata la historia de los seres que vivieron en los períodos geológi- 
cos, nos describe los antiguos moradores de los abismos subte- 
rráneos, por los restos de individuos que habitarían las cavernas 
y que hoy encontramos petrificados. 

4.^* Prehistoria. — Como capítulo aparte de la Paleontología, 
separa todos los restos que al hombre se refieren por cuanto 
hanse hallado en las cuevas, sus primitivas viviendas, y en ellas 
los objetos y útiles de las antiguas tribus. 

5.° Biospeleologia. — Investiga este tratado la vida actual ó 
presente de aquellos antros ó cavernas, descubriendo nuevas 
faunas y floras, y apreciando las condiciones del medio en que 
pueden vivir. 

6." Hidrología. — Procura el aprovechamiento de estos cau- 
dales subterráneos para atender á las necesidades del hombre, 
y si bien parece una nueva rama de la Geología, no obstante, es 
de absoluta necesidad hacer de ella un capítulo aparte, en cuan- 
to procura reconocer la existencia de estas corrientes para las 
exigencias de la vida humana. 

7," Higiene. — Cuando estos aprovechamientos se refieren di- 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi, 1910. 



480 M. FAURA Y SANS (56) 

rectamente al hombre, esto es, á las relaciones de su existencia 
inmediata, la compete analizar la calidad y cantidad de los ma- 
nantiales de que ha de surtirse aquél. 

En todos estos diferentes conceptos, trataremos en el presen- 
te estudio de hacer la debida aplicación á la Espeleología en Ca- 
taluña, con los datos que de aquella región hemos adquirido, 
después de algunos años de obser\'ación constante. Si los ejem- 
plos que de nuestro país tenemos no cumplen los requisitos de 
claridad y precisión, recurriremos á los expuestos por eminentes 
espeleólogos de otras naciones; no por cierto, más aventajadas 
que la nuestra en estas primordiales tareas de la nueva ciencia 
espeleológica, puesto que tan sólo la bibliografía precedente, que 
se refiere á la Espeleología de una región de unos 32.000km.^ 
indica ser, en proporción, de las más completas conocidas. 

GEOLOGÍA 

El concurso en condiciones extraordinarias de varias fuerzas 
ó agentes dinámicos, produce de un modo constante diferentes 
fenómenos que determinan la morfología^ que podríamos llamar 
terrestre. Por la persistencia de aquellas causas, con el tiempo y 
en el espacio, queda perfectamente determinada la forzada con- 
tracción de nuestro globo; y en virtud de esta reducción de vo- 
lumen, se producen ciertas resquebrajaduras ó simples diaclasas 
que son, como dice Dana, el principio de los movimientos tectó- 
nicos y orogciiicos. 

Muchas cuestiones se han traído á contribución para dilucidar 
ó esclarecer diversos fenómenos tectónico-estratigráñcos; mas, 
como todas aquellas corresponden á la Geología general, nos- 
otros solamente tomaremos en cuenta aquellos principios de los 
fenómenos más principales que á la tectónica-espeleológica se 
refieran. 

Movimientos alternantes de las costas. — Clásicas son las cé- 
lebres columnas del templo de Serapis, cerca de Ñapóles en Poz- 
zuoli, que, como es sabido, han tenido épocas de estar ocultas, en 
parte, por las aguas del mar, por efecto del movimiento de ba- 
lance de las costas. liste fenómeno se ha observado en otras eos- 



(57) LA ESPELEOLOGÍA DE CATALUÑA 48 1 

tas, y el Dr. Almera (i) también lo ha patentizado con una gran 
clari\-idencia en las costas catalanas; pues que mientras siguen 
levantándose las fantásticas costas de Garraf, las de Levante, van 
continuamente hundiéndose, amenazando á los pueblos conti- 
guos con la invasión del mar, siendo el fiel de esta geo-balanza la 
montaña de Monjuich. Nada inverosímil es suponer que muchas 
de las litoclasas ó diaclasas, que tanto abundan en la formación 
cretácica de las costas de Garraf, se deban, en su principio, á 
este movimiento lento, continuo y alternante. 

Movimientos orogcnicos. — Desde que el P. Feijóo observó por 
primera vez que la torre de la iglesia de una población inmedia- 
ta al convento en que residía iba desapareciendo, dedujo que 
debíase al movimiento de las montañas, teoría hoy día acepta- 
ble, por el sinnúmero de confirmaciones, debidas á eminentes 
geólogos. El suelo catalán presenta una gran complejidad en lo 
que á tales movimientos se refiere, y muchos son los terremotos 
locales á que dan lugar continuamente. El Sr. Macpherson (2) en 
sus diferentes Memorias trató de la tectónica general de España, 
señalando las más principales líneas de hundimiento y levanta- 
miento, que en distintas y opuestas direcciones se observan. 
Y muy recientemente el Dr. Almera (3) ha hecho un perfecto 
estudio de los procesos orogénicos de Cataluña, y de un modo 
especial de la provincia de Barcelona, como lo hemos indicado 
ya en otra ocasión (4). 

Todas estas e^^oluciones orogénicas están basadas en una ri- 
gurosa observación, sirva de ejemplo el que aduce el Dr. Font 
y Sagué (5), al decirnos que los habitantes de Covarriu de la 
Llosa (Lérida), después de no poder ver más que la cruz del 



(ij k\m.cxa: Descripción de los terrenos pliocénicos de la cuenca del bajo 
Llohregat y llano de Barcelona. 1908. 

(2) Mac pherson: Del carácter de las dislocaciones de la península ibérica.- 
«An. Soc. Esp. de Hist. Nat.», tomo xvii, láni. lu. 

(3) Almera: Ensayo de una síntesis de la evolución geológica de la comar- 
ca de Barcelona. «Mem. de la Acad. de Cien, de Baro 1909. 

(4) Faura y Sans: ■ Origen geológico de los manantiales de la fiont de la 
Pólvora (Gerona). «Bol. Soc. Esp. de Hist. Nat.» Diciembre, 1909. 

(5j Font y Sagué: Curs de Geología dinámica y estratigrájica aplicada 
á Catalunya, pág. 150. 1905. 

Mem. R. Soc. esp. Hist. uat., vi, 1910. 



482 M. FAURA Y SANS (58) 

campanario de la iglesia de Llés, por existir una montaña en 
medio, hoy, transcurridos veinte años, distinguen perfectamente 
toda la torre. 

Importancia extraordinaria tiene el conocimiento de los movi- 
mientos orogénicos de un país para interpretar su Espeleología. 
En Cataluña, y de un modo especial en los Pirineos, vemos, no 
ya simples diaclasas de centenares de metros de cortes trans- 
versales, sino que también hay un sinnúmero de fallas primor- 
diales; además, es de especial interés el presentarse en toda 
la estratificación de la caliza eocénica, unas fisuras paralelas 
de N. á S. y que cortan por completo aquella sedimenta- 
ción, debiéndose á este fenómeno la mayoría de las simas de 
San Lloreng de Munt y Montserrat; y por último, se observan 
no ya estas pequeñas grietas ó fisuras, sino que á lo mejor 
se abren considerablemente formando verdaderos escarpados, 
como sucede en algunas de las rocas inmediatas á.San ]\Iiguel 
del Fay. 

Queda esbozado con lo dicho el origen de muchas cavernas y 
simas bajo la influencia del constante destructor de la dinámica 
externa; si bien algunas veces pueden quedar los estratos en 
discontinuidad por no seguir al movimiento anticlinal, como en 
las Caves de Bolet. 

Pueden darse otros casos de más interés, como una amplia- 
ción de las roturas referentes á los plegamientos de la corteza 
terrestre. No me refiero á los hundimientos de estratos geoló- 
gicos, sino á que á lo mejor se resiste al movimiento parte de 
una montaña, mientras que la otra queda al arbitrio de la gra- 
vedad; y la combinación de las dos fuerzas trae consigo, no ya 
la rotura, sino el deslizamiento, encontrándose con base de sus- 
tentación falsa. En Cataluña tenemos varios ejemplos; de sim- 
ple deslizamiento, el de Serchs, que se llevó consigo casi toda la 
población, sin darse cuenta de ello los vecinos de la misma; pero 
lo más común es que este movimiento sea lento, como sucede en 
el Papiol, donde, en las calizas miocénicas, hay unas grietas (lá- 
mina xx) de gran espesor y que tienen la profundidad de más 
de 20 metros; en la montaña de Montserrat, en término de Mar- 
ganell, á consecuencia de un gran desprendimiento de piedras 



(59) 



LA espeleología de CATALUÑA 



483 



de la montaña se formó la Cova Roja que tiene más de 60 metros 
de altitud por muy pocos de fondo. 

Volcanismo. — Conviene distinguir las antiguas erupciones que 
rellenaron los filones de las verdaderas erupciones volcánicas anti- 
guas y modernas. De unas y otras tenemos clásicas manifestacio- 
nes en Cataluña, y en lo que á Espeleología se refiere, se puede 
asegurar que algunas cuevas, no solamente deben su origen á las 
simples diaclasas ó grietas de formación tectónica, sino que ave- 
ces ésta ha ido acompañada de erupciones. A mi juicio, las cue- 
vas de Montserrat, si bien en cuanto á su total desarrollo corres- 
ponden á las cuevas de hundimiento, no obstante en su génesis 
pertenecen á grietas debidas á antiguas erupciones geológicas; 
así, del conjunto estratigráfico de la montaña (fig. t), observado 
desde la carretera de Esparraguera al Bruch, distinguimos per- 
fectamente una libera inclinación N. de los estratos eocénicos de 







Terra d*t CcjrJf^ 



jjg^ ' 5 • í, 3 Z í ir 

Fig. i. — Corte estratigráfico de la montaña de Montserrat. 

I. Pizarras paleozoicas.— 2. Arenisca roja yesosa. — 3. Caliza con con Fu- 
co/des (nivel de la Natica gregarea). — 4. Capas margosas y presianas (?). 
5. Margas eocénicas. —6. Formación eocénica fluvio-lacustre. — 7. Are- 
nisca, alternando con capas de conglomerado. — 8. Formación mari- 
na. — 9. Conglomerado de formación flnvio-lacustre. — 10. Capa caliza 
con anélidos. — 1 1. Capas del Luteciense, con su terminación lenticu- 
lar de los estratos (muy fosilíferos). — 12. Conglomerado oligocéni- 
co.— -. Erupción de pórfido cuarcífero. 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., ti, 1910. 



484 M- FAURA Y SANS (60) 

la montaña; pero hacia el extremo S. de la misma, esto es, en el 
corte del río Llobregat, las capas muestran un levantamiento más 
pronunciado, y las cuevas corresponden precisamente al lugar 
donde se inicia esta pequeña discordancia; por tanto, donde ce- 
sara la tensión se produciría la primera grieta, invisible al exte- 
rior, agrandándose en las profundidades. Aquella diferencia de 
inclinación indica que la erupción porfídica que existe pasando 
por la Puda, debajo de la torre del Mas Cartells, corresponde por 
su dirección á una gran falla; esta, posteriormente á la sedi- 
mentación terciaria, ha continuado en sus movimientos tectóni- 
cos, levantando aquella mole del Monserrat, por lo que se ven 
todos los estratos buzando en dirección al NNE. En los Piri- 
neos hay muchos ejemplos parecidos en cuevas y simas que 
deben su origen á acciones geológicas semejantes. 

Cataluña corresponde á una zona de excesiva actividad volcá- 
nica en épocas geológicas modernas, y tal extensión es univer- 
salmente conocida por la región volcánica de Olot. Muchísimos 
geólogos se han ocupado de los restos de aquellas erupciones 
que datan de los comienzos de la era cuaternaria; siendo de suma 
importancia para la Espeleología, por las numerosas cavidades que 
en ella se asientan, cual la región francesa de la Auvernia. Los 
efectos producidos por el volcanismo son muy interesantes por 
comprender una extensión superficial de 197 kilómetros cuadra- 
dos, siendo los volcanes apagados más importantes unos 35, con 
sus cráteres correspondientes, algunos de los cuales presenta en- 
tradas ó cavidades interiores no exploradas hasta el presente. 
De las erupciones explosivas, podremos citar los más importan- 
tes cráteres: el de Margarita, Garrinada, Montsacopa, etc., habien- 
do, además, grandes mantos de basalto surgidos por roturas del 
terreno, con una multitud de grietas y hendiduras. Por debajo de 
las formaciones lávicas, un sinnúmero de corrientes de agua han 
producido otras cavidades más inferiores. 

Actualmente existe una remanencia de aquella acti\'idad, y 
por eso en algunos sitios hay los conocidos btifadors, que son 
en gran número, y que dan salida á una fuerte corriente de aire, 
y en algunos con predominio de gas carbónico; los más cono- 
cidos son los de la montaña de la Garrinada de Olot y en algu- 



(6 i) la espeleología de CATALUÑA 485 

ñas casas de la calle del Pont, tales como las de Ferrer, Jesús^. 
Bernés, etc. A más de estas emanaciones se encuentran otras 
en muchos manantiales de aquella comarca, y se llaman de agua- 
picante por efecto del anhídrido carbónico, como la Font de la 
Pólvora, Caldas de Malavella, etc. 

Atmósfera. — El aire y el agua que envuelven la Tierra, son 
los dos principales agentes externos, confundiéndose su influen- 
cia en los fenómenos de denudación; ya sea por los cambios de 
temperatura ya por la naturaleza de los mismos. 

Erosión cansada por el viento. — Universal podremos conside- 
rar á la presión barométrica; más esta por otras causas meteoro- 
lógicas experimenta sus descensos ó aumentos de temperatura, á 
las que se deben las corrientes atmosféricas que tienden á esta- 
blecer un equilibrio; pretensión frivola tratándose de este elemento- 
tan sutil como el aire, por lo que no dejan de ser constantes sus 
circulaciones respectivas, á lo que llamamos viento, que, como- 
dice muy bien el poeta, es el viento el aire en movimiento. El 
i'iento levanta las pequeñas y finas partículas de polvo para cons- 
tituir depósitos de finas arcillas al pie de las montañas que se 
oponen á su paso; arrastra los granos de arena para formar las 
dunas; es un agente de erosión aérea en los desiertos y produce 
una desecación del suelo en los países donde tiene su imperio. 

La cueva del Drach (lám. xxi), situada en la Montaña de Sart 
Llorens del Alunt, en la provincia de Barcelona, es quizá la más 
típica que se conoce, donde la acción del viento ha cooperado 
con la del agua en el fraguado de una cavidad en la roca; á 2 ki- 
lómetros del monasterio, en dirección al N., se levanta una mole^ 
próximamente cúbica, formada por cuatro rocas colosales sobre 
puestas, que dejan entre sí un paso estrecho con una entrada la- 
teral y tres aberturas, y su altura total tiene unos 25 metros. Es 
un paraje combatido continua y velozmente por el viento. 

Humos de las cavernas. — Una diferencia de radiación calórica,, 
á través de las capas del subsuelo, motiva en el mismo diversi- 
dad de temperatura; aunque no debe confundirse este cambio 
termométrico con el geotérmico antes expuesto, y totalmente 
interno. 

Algunas grietas ó entradas á grandes simas, en invierno, dan. 
Mem. R. Soc. esp. Hlst. nat., vr, 1910. 



486 M. FAURA Y SANS (62) 

unos humos espesos, que reciben en Cataluña el nombre de 
fui'ats biifadors. Estos fenómenos son muy frecuentes en los 
terrenos calcáreos ó de rocas duras. El hecho no es tan fácil de 
explicar como parece á primera vista, porque se tropieza con 
otras causas que complican el fenómeno; es, no obstante, proba- 
ble que una de las más principales es que en invierno á pocos 
metros de profundidad se nota un aumento extraordinario de 
temperatura con relación al exterior, lo que motiva cierta canti- 
dad de evaporación del agua allí infiltrada, con los gases que la 
acompañan, debido á un aumento de volumen. Al romperse el 
equilibrio barométrico, salen al exterior esos vapores, y encon- 
trando una temperatura baja durante el invierno, se condensan 
y se hacen entonces perceptibles. Pero más modernamente, 
M. Sarasin en Suiza y M. David, atribuyen el fenómeno á una 
fuerte ionización del aire en las cavernas; por lo demás se de- 
ben tener en cuenta las leyes que estableció M. Martel corres- 
pondientes á la meteorología interna de las cavernas, esto es: 
I.^, que la temperatura del aire no es constante, y 2.*, que la 
temperatura del aire no es uniforme en las mismas partes de una 
caverna; lo que hemos podido observar en algunas de nuestras 
exploraciones subterráneas. 

Es muy común este caso en casi todas las grietas ó simas de 
Cataluña, principalmente en aquellas que pasan ya de lOO me- 
tros, y más aún en las pequeñas; notándose en su interior unas 
verdaderas corrientes de aire, según en qué período del año, y 
condiciones de la natural excavación. Podemos citar en Tortosa 
los Bufadores de P>ancesch; en S. Üuirse Safaja, el Forat del 
Pich; la Costa del Vidal, en la montaña de Puiggraciós; á Deu- 
da, el Bufador del Far; á Pallejá, en la Plana de Muntmany; á 
Montserrat y á Sant Lloreng del Munt, en la mayoría de sus si- 
mas, etc.. 

Naturaleza del aire subterráneo. — El aire interior está en una 
directa comunicación con el exterior; mas no es el aire puro de 
la atmósfera el existente en las cavernas. Entre los agentes quí- 
micos de denudación no hay otro que esté tan extendido como 
el gas carbónico; todas las materias animales y \-egetales en vías 
de putrefacción lo desprenden. 



(63) LA ESPELEOLOGÍA DE CATALUÑA 487 

Según Calderón indicó hace años (l), el aire de las caver- 
nas de escasa circulación y cuyas paredes están revestidas de 
humedad se depura de los corpúsculos que flotan en el aire libre, 
y esto le comunica ciertas propiedades, entre ellas la de no 
transmitir la luz, á lo que se debe la escasa propagación de ésta, 
aun sirviéndose de antorchas y otros focos luminosos. 

Toda el agua que corre por la superñcie terrestre está cargada 
de anhídrido carbónico; la lluvia se impregna de él al través de 
la atmósfera, y los ríos reciben todavía parte del mismo en su 
curso por la tierra. A veces penetra esta agua en el interior de 
las galerías subterráneas, y como arrastra consigo una gran can- 
tidad de materias orgánicas que deposita en algunos rincones, 
entrando al poco tiempo en descomposición, se provoca un 
gran desprendimiento de anhídrido carbónico con otros gases 
deletéreos; convirtiéndose aquella estancia, principalmente en 
invierno, en un foco de corrupción, con una atmósfera irrespira- 
ble para el hombre y que apaga la luz de la bujía. Cuando ocu- 
rre este fenómeno el más temible para el explorador, irremi- 
siblemente pierde en aquella atmósfera viciada las fuerzas, y 
es de temer un funesto acontecimiento si no procura salir sin 
pérdida de tiempo; como ya se encontró en tales apuros el 
Dr. Font y Sagué al principio de sus expediciones subterrá- 
neas por las costas de Garraf. 

Este proceso de formación de gas carbónico que rellena algu- 
nas cavidades, á pesar de no existir descomposiciones orgánicas, 
es digno de detenidos estudios que podrá encauzar la Espeleolo- 
gía. Encuéntranse, además, con minuciosos análisis, otros gases; 
M. Gaupillat encontró aire mefítico en las cuevas de Ardéche, 
y en otras, AI. Alartel, cita el hidrógeno sulfurado. 

En general todos estos gases están confundidos con el nom- 
bre de gristí, el gas de los pantanos, ó sea el metano, que pre- 
cisamente abunda en los terrenos hulleros, y que mezclado con 
el aire en cierta proporción es detonante, por lo tanto, es una 
emanación artificialmente provocada en la explotación de las 
minas. 

(i) The Jarknees of caverns, Nature, London, 1878. 
Mem. R. Soc. esp. Ilist. nat , vi, 1910. 



488 M. FAURA Y SANS (64) 

En Cataluña se conoce con el nombre de guilla, el gas carbó- 
nico que ocupa las partes más bajas de las simas, merced á su 
densidad. En el verano apenas existe en las cuevas y simas, por- 
que como es baja la temperatura interior y hay más humedad, 
la mayor parte de gas carbónico queda disuelto en las aguas de 
infiltración, á la par que apenas hay evaporación ni corrup- 
ciones orgánicas; lo contrario de lo que sucede en invierno, 
cuando abundan las fumarolas. Hemos encontrado guilla en la 
cueva de la Casa Vella de Castellcir, en la sierra Carbassa; en 
el fondo de la sima del Avench d'en Roca, al último de la explora- 
ción, notamos un exceso de anhídrido carbónico; también se cita 
de la Cova Trabada de Tortosa, que en algunas de sus galerías 
hay tal emanación, que debe atravesarse corriendo por no asfi- 
xiarse. 

Radiactividad del aire del subsuelo. — Estudios de MM. Elster 
y Geitel hechos en I903, prueban la radiactividad del aire del 
subsuelo, por lo que se le atribuye un poder enérgico de des- 
composición de las rocas. El aire de un terreno arcilloso ó calizo 
se presenta menos activo que el de un terreno silíceo, según en- 
sayos del aire de diferentes cuevas; siendo de suponer, que este 
poder activo implica la influencia de otros agentes. 



CAPÍTULO V 

EL AGUA COMO AGENTE DE DENUDACIÓN SUBTERRÁNEA 

El agua de lluvia, al precipitarse sobre el terreno en pequeñas 
gotitas ó bien en copos de nieve, obra de dos modos enteramente 
opuestos según las condiciones del suelo: si es permeable y re- 
tiene para sus adentros alguna cantidad más ó menos conside- 
rable de agua, ésta se llama de inñltración; y si, por el contrario, 
se escurre por la superficie, precipitándose á los valles y de éstos. 
á los ríos, se le designa con el nombre de as^ua de escurrimienío^ 

Unas y otras producen, además, otros fenómenos: según su 
acción química, que entonces serán de cori'osióii, dependiendo 
en parte del ácido, carbónico que las acompaña, de lo que han 



(65) 



LA espeleología DE CATALUÑA 



489 



hecho especialísimos estudios los Sres. Renard, Squinabol, Rahiz 
y Bailly; y por la acción mecánica de las aguas, erosión, muy 
bien relacionados, según los casos, por los Sres. Ecker, Wright, 
Fournier y Dosh; mientras que de unas y otras M. Martel ha 
sacado una pluralidad de causas y circunstancias que confunden 
la corrosión con la erosión. 

Por la influencia preponderante de las grietas y fallas que exis- 
ten en el suelo, con relación á las diaclasas y pequeñas resque- 
brajaduras de las rocas, al utilizarlas el agua, da origen en el ex- 
terior á variadas formas en los picos, y en su interior en las ca- 
vernas. La acción mecánica del agua, en cumplimiento de las 
leyes de erosión de las corrientes, es la que deja libres á estos 
grandes peñascos, y á ella se debe la formación de aquella ciii- 
dad encantada de la provincia de Cuenca, como también en Ca- 
taluña hay la típica mole de la montaña de Montserrat, con sus 
afiladas agujas que parecen desafiar al firmamento (fig. 2). 




FiG. 2. — Un paisaje de Montserrat. Les Agulles. 
Memorias de la Real Sociedad española de Historia natural, tomo vr, 1910. 



490 M. FAURA Y SANS (66) 

Variados son los efectos de erosión y corrosión del agua en 
cuantas mil circunstancias diferentes se combinan la naturaleza 
del terreno, la disposición estratigrñfica y las relaciones tectóni- 
cas. Mas, de todos ellos prescindiremos á pesar de tener en Ca- 
taluña ejemplos admirables de monolitos, piedras en equilibrio 
inestable, gargantas, puentes naturales (lám, xxii), etc.. 

Siguiendo á M. Daubrée (l), pasaremos á indicar los fenó- 
menos físicos y químicos del agua en el subsuelo, teniendo 
en cuenta que las primeras roturas de los estratos señalan las 
directrices generales de las cavernas. Y como en el agente agua 
podemos afirmar que se sintetizan los tres antes citados, tectó- 
nica, volcanismo y atmósfera, nosotros deberemos extendernos 
en este capítulo en las diferentes clases de fenómenos siguiendo 
el proceso general de formación. 

Muy complicado resulta el querer exponer de un modo sinté- 
tico todo lo que se refiere al agua en cuanto á la energía pri- 
mordial de las perforaciones terrestres; cuestión que ya había 
preocupado á los antiguos, quienes forjaron las más extrañas hi- 
pótesis, para explicar las formaciones de las cavernas, y aun 
vemos discrepancias en los mismos naturalistas contemporáneos; 
así BufFon invoca los temblores de tierra; en 1833, M. Paran- 
dier, en la Academia de Ciencias y Artes de Besangon, lo atri- 
buye á antiguas corrientes de aguas calientes; por expansiones 
de gas MM, Malbos et Lecoq; Boué las atribuye á emanaciones 
de los gases por descomposición de materias orgánicas dentro 
de los abismos, etc 

Nosotros seguiremos el proceso evolutivo que siguen las aguas 
de infiltración. Dadas ya las condiciones del terreno, se veri- 
fica en él una penetración de parte del agua exterior, que va- 
ría naturalmente en cada caso particular, en cumplimiento de 
leyes físicas que la dirigen. A las infiltraciones dentro del te- 
rreno, sigue la denudación subterránea, que agranda más ó me- 
nos las galerías Subterráneas, formando, según sea ésta simples 
baumas, cuevas ó simas, para salir después el agua otra vez al 
exterior en grandes ó pequeños manantiales, ó bien en fuentes 

Ti) Daubrée: Les eaux soulerraines. 



(67) LA ESPELEOLOGÍA DE CATALUÑA 4()1 

intermitentes, y según la temperatura que encuentren en el ex- 
terior podrá el agua convertirse en hielo; esto en lo que á aguas 
telúricas se refiere, pero también merecen estudiarse los fenóme- 
nos de erosión y corrosión del agua del mar. He aquí, pues, tra- 
zado el camino que seguiremos al exponer todos los datos 
espeleológicos de este capítulo, sin duda, el más importante de 
todos. 

hi filtraciones. — M. Daubrée, que tanto se ha distinguido por 
sus estudios prácticos en lo referente á hidrología subterránea, 
ha establecido algunos principios referentes á la formación de 
cavernas, atribuyéndolas á la preexistencia de grietas en las rocas 
y luego al trabajo de las aguas de infiltración; por lo cual las ca- 
vidades naturales del suelo se encuentran en casi todas las for- 
maciones geológicas. 

Debemos distinguir aquí la infiltración propiamente dicha, del 
desagüe de grandes caudales fluviales. Aquélla puede ser en las 
altas montañas, donde están situadas las nieves perpetuas que 
lentamente penetran por las rocas, pasando á grietas más pro- 
fundas. En los Pirineos, en verano, se forma un sinnúmero de 
estanques, llamados ibones^ que son debidos al efecto erosivo de 
la nieve, como los de Carlit (fig. 3) y Carengá, teniendo algunos 
de ellos, en su fondo, algunos agujeros de regular profundidad. 
Otras infiltraciones de las aguas corresponden al lecho de los 
arroyos ó rieras, como sucede en la de Aiguafreda, cuyas aguas 
son las que, según opinión popular, corren subterráneas apare- 
ciendo de nuevo en la de Riells del Fay. En Castellar del Riu 
hay un sitio llamado Font de Tagas., donde se sumen las aguas 
por completo, ignorándose la salida. También son infiltradas las 
aguas de los ríos, según los terrenos que atraviesan, como suce- 
de en el Ebro y también en el Ter; asimismo, estudios especiales 
de D. Luis M. Vidal, hacen suponer que el lago de Bañólas es 
alimentado por infiltración de aguas del Ter. 

Además de estos casos de infiltración, vemos que algunas ca- 
vidades de las ya formadas, sirven de desagüe á algunos torren- 
tes más ó menos caudalosos, como sucede con las primarias 
corrientes de los altos Pirineos, siendo digno de notarse l'Embut 
del Juheu en el V^alle de Aran, que es una gran sima donde se 

Mem. R. Soc. esp. Hist. nat., vi. 1010. 



492 



M. FAURA Y SANS 



(68) 



precipita el río Juheu, y que después de haber recorrido un kiló- 
metro bajo tierra, aparece en la Gola del Juheu; y á ésta tam- 
bién van á parar las aguas del Trou del Toro, procedentes de los 
picos de Aneto. El río Malo desaparece también en una gran 






íSS^,=i 



Cliché de L. Llagostera. 
FiG. 3. — Estanque de Carüt. Pirineos. 

caverna, seguida de grandes simas interiores. Y podemos decir, 
de un modo general, que casi la totalidad de las simas sirven de 
desagüe. 

Denudación subterránea. — La acción de las aguas de infiltra- 
ción ha sido, y es aún, mecánica y química á la vez (l), y produ- 
ce el triple efecto de erosión, corrosión y una proporcional 
presión hidrostática. El agua exterior empieza por rozarse si- 
guiendo las diaclasas ó fallas, como vemos en San Miguel del 
Fay (lám. xxni), penetrando por infiltración parte del agua que 
se escurre; ahora bien, siguiendo el raciocinio de M. Belgrand (2), 
las aguas de infiltración forman una capa que sigue el perfil de 



(i) Daubrée: Eaux soiderraines^ tomo i, pág. 299. 
(2) Belgrand: La Seine. Études hydrologiqucs^ pág. 92. 



(69) LA ESPELEOLOGÍA DE CATALUÑA 493 

la superficie exterior y que se acercará más ó menos á ella, se- 
gún la abundancia de condensaciones atmosféricas; en los valles 
aparecerán como absorbentes, de modo que el agua infiltrada se 
escurrirá hacia allá por aspiración, y si la depresión del terreno 
es muy baja nacerá una fuente. 

Siendo constante este curso, no tardará el agua en ensancharse 
al paso, recibiendo los auxilios de la energía lenta del anhídrido 
carbónico. Sobre este proceso, el eminente geólogo Lappa- 
rent (l) establece tres principios como definitivos: 1° La corro- 
sión actúa en la destrucción de rocas solubles, como el yeso y 
la sal gema. 2° La erosión domina en la formación de rocas ma- 
rinas y de ciertas cavernas volcánicas. 3.° Pero estos dos efectos 
se producen generalmente en conjunto y no se deben estudiar, 
por lo tanto, separadamente. 

El resultado de semejantes acciones depende, en general, de 
la clase de terreno que atraviesa el agua, la cual, como es natu- 
ral, acarrea más fácilmente las capas más deleznables, dejando 
como esqueléticas las duras, tomando direcciones variadísimas. 
Inñuye además la orientación de los estratos ó buzamiento, que 
hace más pronunciadas determinadas corrientes. 

A nuestro juicio, si se realizaran expediciones á las grandes 
simas de los Pirineos y especialmente en el Valle de Aran, por 
las grandes corrientes que por allí circulan subterráneamente 
y los desniveles orográficos, propios de aquellas alturas, habría 
ocasión de estudiar fenómenos sorprendentes, ignorados hasta 
el presente. Así, por ejemplo, al Trou del Toro, que es una sima 
que pertenece hoy día á Aragón, van á parar las aguas del Ane- 
to, que en vez de ir á aumentar las del Ribagorzana y el Essera, 
conforme exigen las condiciones orográficas del terreno, atra- 
viesan subterráneamente la serranía que sirve de límite entre el 
Valle de Aran y el Ribagorzana, apareciendo en la Go/a del Jii- 
hcn^ después de un recorrido subterráneo de 4 kilómetros y de 
un desnivel de 600 metros. 

Si fuera dado llegar á lograr el descenso en las profundas si- 
mas de las costas de Garraf, es de creer que hallaríamos también 

(1) Lapparent: Cours de geogr. phys., pág. 228. 
Mem. R. Soc. esp. Hist. uat., vi, 1910. 



494 



M. FAURA Y SANS (70) 



exceso de erosión subterránea, si diéramos con la supuesta co- 
rriente que las atraviesa. 

Por la denudación subterránea se pueden clasificar las cuevas 
y simas en distintas clases, según su forma, orientación, disposi- 
ción de las cámaras internas, etc Mas nosotros prescindire- 
mos de todas estas clasificaciones y daremos á conocer las bau- 
mas, cuevas y simas á medida que vayamos siguiendo el proce- 
so general establecido. 

Baumas. — En Cataluña se da este nombre á ciertas cavidades 
que tienen más de ancho que de fondo, variando independiente- 
mente la altura. 

Corresponden las baumas á una denudación externa debida al 
deslizamiento natural de las aguas sobre las rocas de terrenos 
más ó menos cortados, cuando encuentran capas que se prestan 
á los fenómenos de corrosión. Son abundantísimas en los terre- 
nos de estratificación horizontal y de capas alternantes de mar- 
gas con calizas, como sucede en Montserrat, Sant Llorens del 
Munt, etc.; la cueva de San Ignacio de Manresa; la célebre Bau- 
ma de Lluria, en la comarca del Cardones, pueblo de Saldes, etc. 
En los Bajos Pirineos son muy comunes y las aprovechan los 
pastores para guarecer los rebaños; así, pues, nada de extraño tie- 
ne que el diligente aficionado á la Espeleología catalana, Sr. Ro- 
sáis, solamente de la comarca del Bargadá, me comunicara más 
de quince de estas baumas importantes por sus dimensiones. 

Generalmente tienen poco interés para la Espeleología en ge- 
neral, por no presentar condiciones especiales para tenerse 
como totalmente subterráneas, y por eso M. Martel las considera 
como un tránsito del mundo exterior con el interior ó de las 
cavernas: mas pregunto yo: ^'dónde está el límite que separa estos 
dos mundos opuestos? 

Cuevas. — El agua en movimiento constituye el agente de de- 
nudación más poderoso, al mismo tiempo que es el más extre- 
mo. Penetrando las aguas de infiltración en el subsuelo verifican 
lenta y enérgicamente sus estupendos efectos de corrosión inteV- 
na, dando origen á grandes cavidades subterráneas. 

En general se da el nombre de cuevas á las cavidades, que co- 
munican al exterior por una boca más ó menos ancha, por la que 



(7l) LA ESPELEOLOGÍA DE CATALUÑA 495 

se puede entrar sin necesidad de cuerdas, por estar orientada en 
dirección horizontal. Muchísimos son los nombres que reciben, 
según las formas ó grandiosidades internas y las disposiciones 
de relación con el exterior; pero los más corrientes son los de 
cueva y griita^ que nosotros usaremos indistintamente. En Cata- 
luña se llaman grutes^ coves, balges, esplugties, etc., según las 
diferentes comarcas y las formas de las mismas. 

M. Martel divide las cuevas, atendiendo á su especial forma- 
ción, en estas clases: de arrastre^ como en las arenas margosas 
de Fontainebleau y en las dolomías de Cannes; de disolución en 
los yesos y en los estratos de sal; y por último, de explosión^ y 
enfriamiento^ frecuentes en los terrenos volcánicos. Mas, á nos- 
otros no nos satisface esta división por parecemos algo confusa 
si se atiende al verdadero origen de las cu